Artisons! #3 « Réconfort »

Voici les textes et images que j’ai reçu cette semaine, sur le thème « Arrogance ». Merci a tous! Les drabbles et images vous seront présentés par ordre alphabétique.

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Alda Rana

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Amane Matsuo

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(cliquez pour voir la petite BD)

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Kathleen « KathWho » (200 mots)

Bam! Les portes du lounge s’ouvrent brutalement.

D’un pas militaire, avance un homme de forte stature et le torse bombé.  Après avoir dévisagé les occupants de la salle de son regard vif, il fait une moue hautaine, soupire,  puis traverse la salle avant de s’arrêter devant la fontaine. D’un geste impérieux, il dégage son épaule de sa cape rouge, et se prend un petit verre conique en carton dans le distributeur. En une rasade, il engloutit l’eau qu’il venait de se servir et tourne les talons. Sans même regarder derrière lui, il jette avec assurance le carton qu’il avait écrasé dans sa main, et celui-ci tombe directement dans la corbeille prévue à cet effet. Il fait claquer sa cape puis retourne d’où il vient, les bouclettes de sa chevelure paille, flottant, du à son pas rapide et déterminé.

Attablée un peu plus loin, Leela regarde la scène se dérouler devant elle. Intriguée, elle se retourne vers Romana, qui finit de siroter sa tasse de thé parfumé.

-Pour qui se prend-il lui… Est-il toujours comme ça? fit-elle, dégoutée.

– Oh…Maxil? Non il est comme ça seulement depuis qu’il a rencontré l’incarnation future d’un certain Prydonien, lui répond Romana, le sourire énigmatique.

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Marie Devigne (100 mots)

Le Docteur expliqua avec un certain enthousiasme à quel point les modifications récentes de son TARDIS l’avaient rendu stable et sûr. Au risque de blesser son arrogance et sa fierté, Harry répliqua que, de toute manière, il avait déjà ses billets de train pour Londres, et qu’il n’avait donc pas besoin d’être raccompagné.

C’est finalement une ombre de peine qu’il vit passer dans les yeux du Docteur, mais il ne céda pas. Il avait déjà un long trajet de retour à faire, et si le TARDIS se trompait carrément de planète, il serait fort ennuyé. Tant pis pour son égo…

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Sebastien Faron (200 mots)

Il l’avait poussé à bout. Cette fois, le Docteur était allez trop loin. Il avait jusqu’ici supporté son arrogance, mais là, c’était le mot de trop.

« J’en ai assez, Docteur, que vous nous regardiez de haut sans cesse, ainsi que de vos manières ! J’aimerais que vous nous rameniez immédiatement chez nous. Et tâchez de ne pas vous tromper cette fois ! »

Le Docteur était piqué au vif. Il n’appréciait plus les remontrances de Chesterton. Il appuya sur certains boutons de la Console du TARDIS, actionna d’autres leviers, et ils atterrirent.

« Très bien, sortez et ne revenez plus ! »

« Grand-père, s’il vous plaît, laissez-leur une seconde chance ! »

« Susan, cet homme ne cesse, depuis qu’il est monté clandestinement à bord de mon TARDIS, de me manquer de respect. De plus, je pense être ici la personne la plus saine d’esprit. Ainsi, je vous prierais de quitter mon vaisseau sur-le-champ ! »

« Très bien ! », répliqua Ian. « Allez, viens, Barbara, laissons ce vieux fou s’amuser avec sa machine infernale. Au revoir, Susan, et fais attention à toi. »

Ian et Barbara partirent, mais Susan savait que le Docteur reviendrait les chercher.

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Stéphanie Louastron (100 mots)

-Londres est en ce moment même sous le coup d’une invasion imminente, donc arrêtez vos enfantillages que vous appelez comment ? Ah oui ! Selfie et photobomb… Vous perturbez mes hommes Docteur !

– Détendez-vous Brigadier, et joignez-vous plutôt à moi. Jamie Zoe et Isabel reviendront bientôt de leurs escapades dans les égouts et ce n’est pas quelques malheureuses photos qui changeront la situation maintenant.

– Bon très bien Docteur vous avez gagné, mais faites au moins en sorte cette fois-ci que vos clichés ne soient pas trop flous, car je compte bien offrir le plus réussi au sergent Benton.

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Umanimo (700 mots)

M…

Un des principaux défauts du Maître, parmi tant d’autres, c’était l’arrogance. Il était toujours sûr de lui, dédaignant Seigneurs du Temps et autres espèces, et aimait les écraser de sa supériorité.

Même devant le Docteur, la seule personne dans l’univers pour laquelle il n’éprouvait pas un total mépris, il ne pouvait s’empêcher de plastronner et de se proclamer plus intelligent et plus malin.

Ce jour-là, il avait matérialisé son TARDIS sur Terre, dans l’intention d’y mettre un peu de désordre pour ennuyer son vieil ennemi. Une petite récréation dans ses plans de conquête de l’univers. Un peu de congé en quelque sorte.

Il avait atterri à une époque reculée de l’histoire de l’humanité. Une époque obscure, pleine de mystères et de légendes. Sortant de sa machine, il regarda autour de lui. Une forêt sombre, pleine d’arbres centenaires et de halliers touffus, dont le sol était couvert de mousse humide.

« Si je me souviens bien, murmura-t-il, comme s’il hésitait à parler à voix haute dans ce lieu inquiétant, le château doit être par là. »

Il épousseta une poussière inexistante sur sa manche de velours noir, et se mit en route sur un sentier courant au milieu des buissons.

Dans un espace que l’on pouvait à peine qualifier de clairière, au bord du chemin, une masure dressait ses murs lépreux et son toit de chaume. Sur son seuil, une très vieille femme fumait une pipe odorante. Le Maître allait passer devant elle sans lui prêter attention, lorsqu’elle l’interpella :

« Mon bon monsieur, seriez-vous assez aimable pour donner un coup de main à une pauvre femme solitaire ? »

Le Maître s’arrêta, étonné qu’elle ait seulement osé lui adresser la parole.

« J’ai mieux à faire aujourd’hui, la vieille », marmonna-t-il avant de poursuivre sa route.

Lorsqu’il arriva au donjon du roi légendaire qui régnait sur la contrée, il s’adressa au garde posté à la poterne, avec le ton condescendant qu’il prenait avec les sous fifres :

« Mon cher monsieur, s’entendit-il prononcer avec étonnement, pourriez-vous avoir l’extrême obligeance d’annoncer à votre maître que je désire humblement le voir. »

Il posa la main sur sa bouche et fronça les sourcils. Il avait eu l’intention de dire : « Je suis le Maître et tu dois m’obéir. Vas chercher le roi, je veux le voir sur le champ. »

Mais sa requête semblait avoir été entendue, car le garde appela un de ses camarades et celui-ci partit en courant vers l’habitation principale.

Quelques instants plus tard, on l’introduisait auprès du souverain. Sans comprendre comment, il se retrouva à genoux devant lui, la tête respectueusement courbée.

« Ô très grand roi, prononça-t-il avec difficulté, car tentait en vain d’articuler d’autres paroles. Je ne suis qu’un obscur voyageur qui vient présenter ses misérables hommages au majestueux suzerain de ce pays. »

Charmé par cette attitude – elle était plutôt inhabituelle en ces temps et en ces lieux, le monarque descendit de son trône pour le relever lui-même, et l’invita à partager un rafraîchissement avec lui.

« Mon doux seigneur, lui répondit-il, une fois qu’ils furent installés devant la cheminée, un hanap de bière à la main. Votre mise indique un haut rang, et vos manières une éducation raffinée. Je ne crois pas vous connaître cependant. Pouvez-vous m’indiquer votre nom ?

– Je suis le M… » commença le Maître.

Il toussota comme s’il avait avalé une poussière. Le mot ne voulait pas franchir ses lèvres.

« Je suis le M…, reprit-il, toujours sans succès.

– Le M… quoi ? s’enquit le roi, d’un ton encourageant.

– Je suis le M…alheureux le plus M…auvais, M…échant et M…éprisable que vous puissiez imaginez, continua le Maître, son regard fou balayant la pièce à la recherche de ce qui pouvait ainsi l’obliger à dire ce qu’il ne voulait pas dire. Je suis le M…isérable le plus M…inable, M…alhonnète et M…iteux qui existe.

– Allons ! Allons ! susurra le souverain. Vous êtes beaucoup trop dur avec vous-même. Je suis certain que vous n’êtes pas si terrible que ça.

– Je vous assure, affirma le Maître, des larmes dans la voix et les yeux. Je suis la vermine la plus vile de l’univers.

– Vous êtes trop M…odeste, voilà tout », conclut Arthur.

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Pour la semaine prochaine, le règlement reste le même. Vous avez jusqu’à Mercredi prochain a 0h01 🙂 (pour la France. Au Quebec, je pense que ce sera 18h01 du Mardi. Sorry!) A envoyer à : romanatrelundarIV@gmail.com

Le sujet de cette semaine m’a été suggéré par un ami:

Réconfort

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