Artisons #7: « Spécial Premier Docteur »

Avant de lancer le prochain défi, voici les participations du précédent appel sur le thème « Attraction ». On voit que c’est les vacances hein! Merci à tous!

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Florent F. (Fanart)

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Laureline D. (Photomontage)

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 Kathwho (BD)

Ace et Seven

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Marie Devigne (100 mots)

C’est un endroit fluide, doux et tourmenté. Les couleurs irisées attirent son œil, et elle se perd dans la contemplation ce cet univers-bulle minuscule à l’échelle de son monde, mais si vaste, qu’il lui faudrait peut-être une ou deux régénérations pour en faire le tour.

« Romana, tu ne viens pas avec nous ? » demanda Adric, les sourcils froncés d’inquiétude. Elle secoua la tête. « K9 dit qu’il m’accompagnera… »

Le Docteur embrassa une dernière fois Romana et K9 avant qu’ils ne s’en aillent. Il était temps pour la jeune Time Lady de suivre son chemin… Loin de Gallifrey.

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Stéphanie Louastron (300 mots)
Cette journée d’automne avait été froide et triste, et son professeur de mathématiques lui toujours si rigide et si strict, s’était même laisser aller à quelques larmes lors du cours, chose impensable et dont elle ne l’aurait jamais cru capable.

“Un grand homme nous a quitté hier, et le monde ne sera plus jamais tout à fait le même mes enfants “dit il d’une voix blanche et tremblante .
Après l’école, dans le bus à impériale qui la ramenait chez elle , là aussi que de mines maussades et que de regards tristes ou perdus dans le vague.

A l’avant, une vieille dame éclata brusquement en sanglot et ce spectacle tout à fait inhabituel voire surréaliste de la part d’une grande personne, la mis profondément mal à l’aise.
Une fois arrivée à la maison, qu’elle ne fut pas sa surprise de constater que le modeste salon familial était plein à craquer.

Mais point de fêtes ou de mines réjouies !

Toute sa famille ainsi que quelques voisins scrutaient les images du poste de télévision dans un silence quasi monacal.

Sa mère apporta le thé et quelques biscuits, mais personne ne sembla pourtant y prêter la moindre attention.
Les informations prirent finalement fin, quand tout à coup une image étrange et fascinante dansa sur l’écran au son d’une musique comme elle n’en avait jamais entendu auparavant.

D’une brume épaisse émergeât un policier semblant chercher quelque chose ou quelqu’un.

Un grand portail s’ouvrit alors sur une sorte de hangar où se trouvait toute sorte d’objets hétéroclites ainsi qu’une cabine de police abandonnée….
Cinquante ans plus tard le souvenir de cette journée pleine d’émotion et l’attraction exercée par ces simples images resteraient parfaitement intactes dans sa mémoire.

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Umanimo (1000 mots)

[Il vaut mieux avoir lu mon histoire précédente (M…) dans sa version complète ici : https://www.fanfiction.net/story/story_edit_property.php?storyid=10181883 pour profiter pleinement de celle-là. Elle peut se lire aussi de façon indépendante, mais elle contient des spoilers sur l’autre histoire.]

« Maître ! Maître ! Calcule ton coup avant de faire un bond ! Il ne faut pas sous-estimer la gravitation, sinon elle se venge. »

Dans la profonde forêt de Brocéliande, un vieil homme, vêtu d’une longue robe d’un bleu délavé et d’un haut chapeau pointu de la même couleur et identiquement fatigué, regarde un écureuil sauter gaiement de branche en branche.

« Je sais tout ça, lui répond l’animal de sa petite voix fluette. Je connaissais sur le bout des doigts la loi de l’attraction universelle, alors que tu n’étais qu’un marmot bavant dans ses couches. »

Il dégringole le long d’un gros chêne en tournoyant autour de son tronc, et vient planter son museau rose à quelques centimètres du nez du vieillard.

« Tu oublies que j’ai plus de sept cents ans, Merlin, précise-t-il. J’en sais mille fois plus que toi.

– Oui, oui, grommelle l’enchanteur. Connaître la théorie ne te donne pas la science infuse de la pratique. Il vaudrait mieux que je te retransforme, maintenant que le danger est passé.

– Oh, cesse d’être rabat-joie ! réplique la petite bête. Laisse-moi profiter un peu de cette forme. Elle a l’air bien amusante. »

L’écureuil remonte vers les frondaisons à toute vitesse, avant que le magicien ait pu seulement lever sa baguette.

***

Revenons un peu plus tôt. Nous avions quitté le Maître, après sa rencontre avec un paysan, lequel lui avait affirmé que la vieille femme qui l’avait fait trimer pendant plus d’une semaine, jour et nuit, n’existait pas.

Toujours déboussolé, le Seigneur du Temps tentait en vain de retrouver sa machine. Il ne voyait pas la personne qui le suivait dans les buissons, un mince sourire aux lèvres. Une pipe plantée au coin de la bouche, la silhouette chenue traînait ses chaussures éculées et ses jupes reprisées qui s’accrochaient aux branches. Puis elle marmonna quelque chose et sa forme changea. Ses membres s’étirèrent et ses vêtements devinrent ceux d’un mage. Son visage ridé s’orna bientôt d’une longue barbe blanche, tandis que le bonnet se transformait en chapeau pointu. Merlin épousseta ses manches, poussa un « ah ! » satisfait, et rangea la pipe dans une de ses vastes poches.

Cependant, pendant qu’il reprenait son aspect habituel, sa victime, toujours titubante, venait juste de choir dans un étrange bourbier. Un de ces pièges mortels que les divinités, pas toujours bienveillantes, de la forêt enchantée tendent à l’imprudent qui a l’audace de fouler ce sol qui leur appartient.

« Au secours ! »  cria le Maître, après s’être débattu en vain dans le trou de boue qui l’aspirait.

L’enchanteur s’était précipité, mais il était trop tard pour agir de manière directe. Sortant, non sans quelques difficultés, sa baguette des profondeurs de sa houppelande, il prononça quelques mots abracadabrants. À la place de l’homme qui se débattait dans la vase pernicieuse, il n’y eut plus qu’un petit être à la fourrure brune et à la longue queue fournie. Lui tendant une branche, Merlin lui permit de sortir de la chausse-trappe où il était tombé. Sans un remerciement, l’animal bondit sur l’arbre le plus proche, et nous nous retrouvons au début de ce récit.

***

Merlin pousse un soupir.

« Voilà quelqu’un qui n’apprend jamais de ses mésaventures », marmonne-t-il, essayant de suivre la course rapide de l’écureuil dans les feuillages.

Sa fourrure brun foncé se perd dans l’ombre des branches, mais son museau plus clair apparaît par moment entre deux rameaux. Des poils sombres dessinent curieusement une moustache et une barbichette sous son nez rose.

« Titii ? »

Le Maître-écureuil se trouve soudain truffe à truffe avec un autre écureuil, totalement roux celui-là. L’animal semble fort intéressé par ce congénère très spécial. Il lui bloque le passage et n’a pas l’air de vouloir le libérer.

Le Seigneur du Temps tente une sortie par le dessous, mais se heurte à nouveau au petit rouquin. Une course poursuite s’engage entre les deux rongeurs. Coincé contre un tronc, le Maître repousse l’autre bestiole en lui disant dans son langage humain :

« Mais laissez-moi tranquille ! Qu’est-ce que vous me voulez ? »

Il tente de fouiller ses poches à la recherche de son TCE, mais un corps d’écureuil ne possède pas ce genre d’accessoires.

« Ouhou ! » exhale son poursuivant, en battant des paupières.

Puis il pousse à son tour le Maître, qui manque tomber de sa branche.

« Merlin ! appelle-t-il. La magie ! Retransformez-moi ! »

L’enchanteur assiste avec amusement à ce petit jeu.

« Oh non ! réplique-t-il. La magie ne peut pas résoudre ce problème. C’est un phénomène naturel. Ça s’appelle l’attraction universelle d’un individu pour un autre.

– Quoi ? Vous voulez dire que…

– Quand une dame écureuil se choisit un époux, c’est pour la vie. À toi de te débrouiller.

– Écoutez, tente d’expliquer le Maître, je ne suis pas un homme… je veux dire, je ne suis pas un écureuil, mais un homme. Je suis un Seigneur du Temps ! Pas un écureuil.

– Pipétii ! » lui répond la demoiselle, en se cachant le visage derrière sa queue déployée.

Puis elle saisit les mains du Maître et l’attirant à elle, l’embrasse frénétiquement. Il lui échappe en grimpant plus haut, mais elle le suit de près.

« Oh, grogne-t-il. Elle a de drôles de façons !

– Tu lui plais, explique Merlin. C’est la nature qui parle. C’est difficile de lui faire comprendre que tu n’es pas de son espèce.

– Mais je ne vais pas rester écureuil toute ma vie, n’est-ce pas ? s’inquiète le Maître.

– Elle l’ignore. Tout ce qu’elle voit, c’est que tu es toi, qu’elle est elle, et que tu lui plais. »

Une nouvelle poursuite s’engage entre la tenace rouquine et l’écureuil brun à barbiche. À chacun de ses bonds, elle en fait un semblable, et profite de chaque occasion pour lui voler une caresse.

« Entre chaque être, il y a une symétrie qui ne cesse de les attirer, pontifie Merlin, tandis que le Maître saute à nouveau de branche en branche, non plus pour le plaisir, maintenant, mais pour fuir son admiratrice. Tu comprendras bien vite que si tu lui plais, plus tu prends la fuite et plus elle te court après. C’est un jeu brutal de la vie. Pas de règles, tout est permis.

– Merlin ! crie le Maître en sautant sur l’épaule du magicien. Je ne veux plus être un écureuil, on a que des embêtements ! »

Aucun des acteurs de cette petite comédie n’a remarqué la silhouette hérissée d’un loup efflanqué qui suit déjà les deux rongeurs depuis un moment. Il se lèche les babines avec gourmandise.

La demoiselle écureuil rejoint son amoureux sur le dos de l’enchanteur, qui les chasse d’un revers de main.

« Allez-vous-en ! grogne-t-il. Allez vous bécoter ailleurs.

– Mais je ne veux pas être bécoté », proteste le Maître en repoussant une fois de plus les assauts de sa partenaire.

Il regarde autour de lui.

« Là, ce bouleau, mais c’est mon… » marmonne-t-il.

Il tente un saut vers l’arbre, mais ses petits doigts n’accrochent pas l’écorce trop lisse. Il tombe droit dans la gueule ouverte du prédateur qui n’attendait que ce moment.

« Alakazam ! » s’exclame Merlin à cet instant, la baguette pointée.

Le loup recrache à toute vitesse cette proie qui devient soudain trop grande pour son gosier. Le Maître se dresse devant lui, dans toute la splendeur de sa forme originelle.

« Sale bête ! » gronde-t-il, en le gratifiant d’un coup de pied qui le fait fuir en couinant.

Sans un regard pour le magicien ou la petite écureuil, il entre dans le bouleau. Celui-ci disparaît dans une cacophonie de bruits déconcertants.

« Titiit ? gémit tristement la demoiselle rousse, perchée sur une haute souche.

– Et oui, soupire Merlin. Ce n’était pas un coup de foudre réciproque, je le crains. »

[Je pense que beaucoup de personnes auront reconnu une scène du dessin animé Merlin l’Enchanteur des studios Disney (https://www.youtube.com/watch?v=6UTgG48OTn4). Je me suis non seulement inspirée de cette scène, mais j’en ai repris certains dialogues textuellement.]

Umanimo une deuxième fois! (fanart)

Attraction

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Voila, c’est fini  🙂 J’espère que toutes les œuvres vous ont plu. On remet le couvert pour la semaine prochaine:

Le règlement reste le même. Vous avez jusqu’au Mardi 29 avril a 20h00 🙂 (pour la France. Au Quebec, prenez en compte le décalage horaire. Sorry!) A envoyer à : romanatrelundarIV@gmail.com (plus sécurisant que les messages facebook, car les mails je peux les épingler… pas les messages facebook)

Le sujet de cette semaine:

« Spécial Premier Docteur »

J’en avait prévu un autre, et puis on m’a suggéré que pour commémorer l’anniversaire de son départ (aujourd’hui) ce serait une bonne idée…)

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