Artisons #13: Spécial « Superstition »

Avant de lancer le prochain défi, voici les participations du précédent appel sur le thème « Manipulation ». Participation peu nombreuse, mais en période de pré-examen, ce n’est peut-être pas si étonnant.

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Alda Rana (Fanart)

« Les deux Susans »

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David P. (Fanart)

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Eridann (250 mots)

Doctor who and the Jaffa 

«Science fiction is an existential metaphor that allows us to tell stories about the human condition. Isaac Asimov once said, « Individual science fiction stories may seem as trivial as ever to the blinded critics and philosophers of today, but the core of science fiction, its essence, has become crucial to our salvation, if we are to be saved at all. » » (Teal’c)

« Arey’kree kal’ko’na gan mo’a kree tal shal’mac (Restez où vous êtes, que faites-vous ici ?  Les mains en l’air, Identifiez-vous ! )

–  Jaffa ya’ol’wa ? Tel nol te’ak, matal semmoun (Jaffa, que se passe-t-il ? je suis des vôtres, je suis un ami)

–  Ajak ti’ma’fa yei’roy (Idiot, tu vas connaître le châtiment divin !)

– Shel’o tel yuwai’wadat’ko me matal yuna’sede (Inclinez-vous! J’étais mort, mais je suis de votre espèce)

– Ha’taaka, ket tal schre shel pac herac Apophis ! Jaffa sha’lokma’kor  (Traitre, tu mens, tu vas connaître la colère d’Apophis ! Jaffa tuez le)

– Nok’tel’ko lo komoc! (Au secours, laissez-moi passer), dit-il s’enfuyant en courant.

Parvenant à ouvrir la porte du Tardis, esquivant les tires des Jaffas, le Docteur coloré se réfugia dans le Tardis.

– Peri, c’est la dernière fois que je vous laisse piloter le Tardis. Non seulement, tu as désactivé la fonction de traducteur et j’ai du parler Goau’ld , mais pire encore tu m’as posé sur Chulak alors que je voulais aller sur la station Babylone V pour saluer l’ambassadeur Koch. Elle risque d’exploser avant que nous y arrivions ».

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Florent F. (fan-art+1000 mots)

         Le silence et l’obscurité régnaient depuis des millénaires sur l’antique pyramide lorsque, dans un bruit d’aspirateur, le TARDIS se matérialisa. Les deux battant s’ouvrirent en grinçant et un Docteur tout sourire, vêtu d’une veste verte et d’une chemise à jabot, en sortit d’un pas conquérant, immédiatement suivi par un homme en uniforme militaire à fine moustache brune.

– « Ah ! L’Egypte pharaonique ! – s’exclama le Docteur – Ses mystères, ses pyramides… »

Sans se départir de son flegme britannique, le brigadier Alistair Gordon Lethbridge-Stewart l’interrompit. Ils étaient là pour une raison bien précise: retrouver l’Amulette de Seth, un légendaire artefact osirien aux pouvoirs immenses que convoitait le Maître pour asseoir ses ambitions. Il s’agissait de s’en emparer avant lui pour la mettre en sécurité.

– « Et comment allons-nous reconnaître ce bijou? » s’enquit le brigadier en jetant un coup d’œil circulaire aux milliers d’objets et de joyaux entreposés dans la chambre mortuaire.

– « Elémentaire, mon cher Alistair: il est serti d’un saphir de Metebilis III. Vous ne pouvez pas le rater. »

– « Si vous le dites… »

Le brigadier commence juste à farfouiller que son compagnon l’arrête. L’objet n’est pas dans cette salle.

– « Petite erreur de matérialisation » ajoute le Docteur avec un sourire gêné.

– « Ah oui? Et comment allons-nous procéder pour trouver un pendentif dans le labyrinthe d’une pyramide de l’ancienne Egypte?

– « J’ai un plan! » répond triomphalement le Docteur en sortant un parchemin de sa veste.

Le brigadier ne peut s’empêcher de hausser un sourcil suspicieux.

– « Est-il fiable? »

– « Parfaitement fiable! Je le tiens de l’architecte Numérobis en personne! Suivez-moi! »

L’antique parchemin en main, le Docteur s’engouffre dans un couloir, suivi par un brigadier résigné… avant de faire brusquement demi-tour.

– « Vous allez rire: je tenais le plan à l’envers! »

Les deux compagnons déambulent de longues minutes dans les corridors de la pyramide, gravissant des escaliers, traversant d’immenses salles ornées de peintures et de hiéroglyphes. Durant ces interminables minutes, le brigadier supporte vaillament le non moins interminable monologue du Docteur, lui comtant ses courses de char avec Ramsès II.

Soudain, alors qu’ils s’apprêtent à quitter une énième chambre, le Docteur s’immobilise. Des pas résonnent dans le couloir. Sans un bruit, le Docteur et le brigadier se placent en embuscade de part et d’autre de la porte, retenant leur souffle.

Deux silhouettes sortent de l’ombre. Le premier, un homme d’âge mûr à collier de barbe, portant veste en tweed et nœud-papillon, n’a pas le temps d’apercevoir nos héros que déjà le Docteur lui assène un coup dont il a le secret!

– « Ca, c’est de l’aïkido vénusien! » fanfaronne le Seigneur du Temps.

– « Et ça, c’est de la boxe anglaise! »

Vif comme l’éclair, le second individu vient de décocher un puissant direct du droit à l’infortuné Docteur qui s’effondre sur sa victime. Le brigadier s’apprête a intervenir lorsqu’il remarque l’uniforme de son adversaire.

– « Goog grief! Mais vous êtes officier britannique!

– « Capitaine Francis Percy Blake, du MI-5.

– « Brigadier Alistair Gordon Lethbridge-Stewart, de UNIT. »

Les deux hommes se serrent respectueusement la main alors que se relèvent péniblement le Docteur et le barbu – le professeur Mortimer – tâtant douloureusement l’un sa nuque, l’autre sa mâchoire. Il se trouve que Blake et Mortimer cherchent également à contrecarrer les plans d’un génie du mal convoitant l’Amulette de Seth. Sans hésiter, ils choisissent d’unir leurs forces.

Or l’Amulette de Seth est justement en passe de tomber entre de mauvaises mains. Pendue au coup d’une statue à l’effigie du sinistre dieu, l’Amulette de Seth brille d’un éclat bleuté surnaturel. Une silhouette furtive, vêtue de noir, s’en approche. L’homme avance ses mains gantées vers le joyau lorsqu’une voix l’arrête.

– « Halte! Cette amulette m’appartient! »

Le colonel Olrik fait volte-face pour se trouver face à face avec le Maître, qui le regarde fixement. D’une voix qui n’admet nulle réplique il ordonne:

– « Vous allez me la remettre calmement. »

Il vous faut à ce propos savoir que le Maître, double maléfique et éternel rival du Docteur, maîtrise à la perfection l’art de l’hypnose. Il en use et en abuse volontiers.

– « Mon cul, oui! » rétorque – discourtoisement, je vous l’accorde – Olrik.

Il vous faut à ce propos savoir que l’art de l’hypnose du Maître se révèle parfois totalement inefficace. Olrik empoigne son Browning mais le Maître, téméraire, se jette sur lui.

Toujours progressant à travers les corridors, le Docteur, le brigadier Lethbridge-Stewart, le capitaine Blake et le professeur Mortimer entendent une détonation et prennent le pas de course. Ils font bientôt irruption dans la salle où a lieu l’affrontement pour découvrir le Maître et Olrik, coincés, entremêlés dans une improbable lutte contorsionniste, s’invectivant mutuellement. Un large sourire éclaire le visage du Docteur.

– « Messieurs, il semblerait que nos ennuis soient terminés. »

Triomphant, les quatre compagnons libèrent les malfaiteurs de leur étreinte, les ficellent solidement et – après que le Docteur a tourné et retourné plusieurs fois son plan – reprennent le chemin de la sortie. Fort civilement, les deux agents de UNIT proposent à leurs homologues du MI-5 de les raccompagner en TARDIS, ce qui ne manque pas d’impressionner Philip Mortimer et Francis Blake (qui ont pourtant vu bien des choses étranges durant leurs différentes missions).

L’amulette de Seth, objet de tant de convoitises, a retrouvé le silence éternel de la pyramide. C’est alors qu’à pas furtifs, mi marchant, mi rampant, s’avance une petite créature chétive restée prudement cachée jusqu’ici. Ses yeux jaunes luisent légèrement dans l’obscurité. D’un bon, elle grimpe sur la statue de Seth et s’empare du pendentif, admirant le joyau bleuté avec un sourire émerveillé et édenté. Dans un souffle elle murmure:

– « Mon précieux… »

et:
Malédiction
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Laureline D. (Texte et Images)

LE PIQUE NIQUE DU DOCTOR

Le doctor Valérian et sa compagne volaient depuis un moment à bord du TARDIS-fugit, conduisant de concert. Le doctor désespèrait toujours que son contrôle temporel était toujours en panne et râlait de cette malchance, qu’il rêvait de retourner à son époque initiale.

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Intrigué par une planète plate, le Doctor demanda le nom de ce monde à l’ordinateur de bord. Celle-ci l’informa qu’il s’agissait de Gallifrey. Cette planète les intrigua au point qu’ils choisirent d’atterrir sur un des continents de celle-ci.

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Après moult disputes, le TARDIS–fugit atterrit sur le continent de gauche qui avait l’ait plus verdoyant.
Guidé par une lumière dorée, ils atterrirent près de deux beaux arbres.

Citation longue d’un livre :

[L’un avait des feuilles vert sombre, dont l’envers brillait comme l’argent, et il répandait de ses fleurs innombrables comme une inépuisable rosée de lumière argentée qui baignait le sol tacheté d’ombres frémissantes. L’autre avait des feuilles vert tendre comme celles du hêtre nouveau, bordées d’une lisière d’or, ses fleurs se balançaient comme des grappes de flammes dorées, cornes lumineuses qui déversaient une pluie d’or sur la terre, et toute cette efflorescence inondait les alentours de chaleur et de lumière. L’un s’appelait Telperion dans le langage de Valinor, et Silpion, et Ninquelótë, et d’autres noms, le second s’appelait Laurelin, et Malinalda, et Culúrien, et fut chanté sous beaucoup d’autres noms.

Au bout de sept heures, chaque arbre allait au plus fort de son éclat puis déclinait jusqu’à s’éteindre et renaître à la vie une heure avant que l’autre ne cesse à son tour de briller. À Valinor, il y avait ainsi deux fois par jour une heure paisible de lumière plus douce où l’éclat pâli des deux arbres mêlait les rayons d’or et d’argent. Telperion, l’aîné, fut le premier à grandir et à fleurir: la première heure qu’il répandit sa lumière, une blanche lueur d’aurore argentée, les Valar ne la comptèrent point dans la suite des heures mais l’appelèrent l’Heure Inaugurale et comptèrent dès ce moment les années de leur règne sur Valinor. À la sixième heure du premier jour, et de tous les jours joyeux qui suivirent jusqu’au Déclin de Valinor, Telperion voyait pâlir ses fleurs et, à la douzième heure, Laurelin sa lumière. Chaque journée des Valar d’Aman comptait douze heures et prenait fin avec la deuxième période où les lumières mêlées faiblissaient, Laurelin sur son déclin et Telperion sur son aurore. Et la lumière qu’ils répandaient se conservait longtemps avant d’être emportée dans les airs ou dissipée dans la terre; la rosée de Telperion comme la pluie de Laurelin s’amassaient dans des réservoirs grands comme des lacs qui étaient les sources d’eau et de lumière du pays des Valar.] (1)
C’était l’heure de manger. La compagne sorti le panier de pique nique, une couverture, du cake au cèleri, des jelly babies, jamie dodgers, cacao, cafetière, etcetera et installa le tout sous l’arbre doré qui était le plus lumineux des deux à ce moment là.

Ils s’installèrent sous  l’arbre doré et mangèrent.

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Au bout d’un moment, des formes avançaient vers eux, ils ne purent définir lesquelles précisément. Par précaution, doctor Valérian cria : « RUN » et prit sa compagnon par la main.

Ils coururent au plus vite vers le TARDIS-fugit, montèrent à bord et partirent au plus vite de cette planète plate

NOTES :
La compagnon du Doctor s’appelle Laureline. Les images de BD et de série animé e sont issues de la bande dessinée réalisée par le scénariste Pierre Christin, le dessinateur Jean-Claude Mézières et la coloriste Évelyne Tranlé. (2)

Le vaisseau s’appelle, dans Valérian et Laureline, le tempus fugit , permet aussi de voyager dans le temps, mais le moteur temporel est en panne à certains moments.

Les formes : ce sont des Valar, qui pouvaient choisir leur apparence. (vf : Le Silmarillion de Tolkien)

(1)    Tolkien, silmarillion : http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Silmarillion

(2) Valérian et Laureline,  http://fr.wikipedia.org/wiki/Val%C3%A9rian_et_Laureline.

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Lucille (Fanart + 1000 mots)

C’est une nuit froide de février 1899. Les corbeaux croassent au dessus de la campagne normande, dans ce pays de Caux saisit par le gel. La quiétude de ce paysage nocturne est brusquement interrompue par la course d’un jeune homme d’une vingtaine d’années, hors d’haleine, poursuivit par une meute de chiens dont les babines retroussées laissent apparaître des crocs luisants. Alors que les fauves semblent être sur le point de le rattraper, le jeune homme aperçoit au détour du chemin un objet étrange dont il peut jurer n’avoir pas remarqué la présence précédemment. C’est une sorte de petit cabanon bleu surmonté d’une lanterne affichant au dessus de la porte « Police public call Box ».

– C’est ma chance, se dit il, si ce truc est ouvert, je m’enferme dedans et j’attends que les chiens se calment pour élaborer un plan…

Il se précipite sur la porte qui s’ouvre avec si peu de résistance que le garçon perd l’équilibre en s’appuyant dessus et se retrouve par terre, sur le sol d’un… d’un quoi au juste ? Le jeune homme n’en croit pas ses yeux… Ce qu’il croyait être une toute petite cabane s’avère en réalité contenir une pièce immense. Les aboiements des chiens lui font immédiatement reprendre ses esprits. Il se relève et referme promptement la porte pour s’y adosser et reprendre son souffle.

C’est alors qu’il remarque dans la pièce la présence de deux êtres humains qui le regarde d’un air déconcerté. Le premier est un homme vêtu d’un manteau aux couleurs extravagante et le second est une jeune femme brune (et très charmante, selon sa propre appréciation), du même âge que lui.

– Qui êtes vous et pourquoi le Tardis vous a t’il laissé entrer ? demande l’homme d’un ton furieux.

– Je m’appelle Raoul d’Andresy, répond le jeune homme en reprenant ses esprits. Je ne sais pas qui vous êtes, mais il faut que vous m’aidiez… Ils…

– Bien, bien, calmez vous, reprend l’homme. Asseyez vous ici. Peri, allez lui chercher une bonne tasse de thé, voulez vous ? Je suis le Docteur et voici ma compagne Peri. Vous n’avez rien à craindre avec nous. Racontez nous ce qui vous arrive.

– Les chiens que vous venez de voir forment la meute du comte d’Ypreville. Cet homme possède un bijou qui a appartenu à ma mère, avant qu’elle ne se fasse chasser de la famille pour avoir épouser un roturier. Ce bracelet de diamant est mon héritage, je refuse de le laisser à ce gros sanglier malappris d’Ypreville. Hélas, en voulant récupérer ce qui m’appartient de droit, je suis tombée sur sa femme insomniaque qui a trouvé bon de venir chasser ses cauchemars dans les couloirs du manoir. Elle a crié, je me suis enfui, le compte a lâché ses chiens…

– Il se trouve que j’ai la possibilité de vous aider, jeune homme, mais qui me trouve que ce bracelet est bien celui de votre mère, hum ?

– C’est bien simple, Docteur, il porte sur le fermoir le blason de notre famille, ainsi que les initiales de ma mère, Henriette d’Andresy.

– Hum, puisque le Tardis vous a fait confiance en vous laissant entrer, laissons nous suivre sa décision. Très bien, savez vous où se trouve le manoir, à partir d’ici ?

– A peine un demi kilomètre, au bout de se chemin, derrière la rangée d’arbres.

A ces mots, le docteur s’approche de la table surmontée d’une sorte de colonne et constellée de boutons de leviers. Il se met à en actionner quelques uns. Les yeux ébahis de Raoul sont alors témoins d’un phénomène étrange : la colonne centrale se met à lors à se soulever et à se rabaisser en rythme, alors que toute la pièce semble trembler en émettant une cacophonie digne d’un joueur de trombone ivre mort un soir de 14 juillet. Une fois la manœuvre effectuée, la salle un peu plus calme et Raoul ayant retrouvé sa stabilité, le Docteur se précipite pour ouvrir les portes. A la grande surprise du jeune homme, le cabanon bleu se trouve… devant le coffre d’Ypreville !

– Oh, et bien, et bien… Je ne suis pas peu fier de mon atterrissage cette fois, pile au bon endroit. Merci ma fille ! Dit il en caressant le bois de son étrange boite.

– Dépêchons nous de récupérer le bracelet, Docteur, avant que les habitants de cette maison se posent des questions sur la nature du bruit qu’ils viennent d’entendre.

– Brillante idée, Peri, peut être as tu une suggestion concernant l’ouverture de ce coffre ? Hum ?

– Pour ça, faites moi confiance, dit Raoul, un sourire en coin.

Le jeune homme colle son oreille contre l’acier du coffre fort et commence à faire tourner les boutons. Au bout de quelques tâtonnements, la porte blindée s’ouvre sur une impressionnante collection de bijoux et de titres bancaires.

– Vite, prenez le bracelet, Raoul, et partons d’ici ! Chuchote précipitamment le Docteur.

Alors que la petite troupe regagne le Tardis, un gros bonhomme armé d’un fusil arrive, en robe de chambre, l’air furibard. Raoul lui adresse un petit signe de la main goguenard accompagné d’un sourire narquois avant de refermer les portes derrière lui.

– Merci beaucoup pour votre aide, Docteur. Je n’oublierai jamais la façon dont vous m’avez aidé à regagner un peu de mon trésor familial. Quand à vous, Peri…

Il lui glisse au doigt une petite bague ornée d’un magnifique saphir.

– Cette pierre est loin de rendre hommage à la magnificence de vos yeux, mais j’espère qu’elle comble un petit morceau de l’énorme dette à laquelle je vous suis redevable. M’autorisez vous à pensez à vous quand j’admirerai la couleur de l’océan ?

La jeune femme rougie et se met à glousser alors que son compagnon serre la main du jeune homme.

Tandis que la porte du tardis se referme, laissant le jeune homme s’éloigner, le Docteur se dirige vers la bibliothèque. Il en ressort quelques minutes plus tard, un petit livre de poche en main sur lequel on peut lire « La comtesse de Cagliostro, par monsieur Maurice Leblanc ». Il feuillette l’ouvrage en marmonnant. Ses yeux s’éclairent alors qu’il tombe en arrêt sur une page :

–  Ah ah ! Je le savais ! Bon voyage, monsieur Arsène Lupin* !

* En français dans le texte

et:

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Marie D. (fanart)

 

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Umanimo (beaucoup de mots)

La Mort

[Avec le Maître et le 13ème Docteur de The Curse of the Fatal Death]

Dans les salons du palais Farnese.

Le Maître regarde la foule en délire, qui remplit le bâtiment de l’ambassade et déborde dans les jardins. Tous ces messieurs très sérieux et ces dames très distinguées, sont aussi déchaînés que les enfants sortant d’une école au moment des vacances. Bousculé de toutes parts, il pose la coupe de champagne qu’il vient de vider, sur le plateau d’un serveur au visage inexpressif. Le domestique slalome avec aisance entre les croupes des rombières et les ventres des milliardaires.

Il étouffe un bâillement. Non qu’il ait sommeil, mais il s’ennuie. Poliment, avec affabilité, mais fermement. Côtoyer tous ses Humains et ne pas pouvoir leur jouer quelques tours à sa façon, afin de tromper sa lassitude, c’est mettre le loup dans la bergerie avec interdiction de goûter à un agneau.

Une fois qu’on a visité toutes les pièces, même les plus secrètes, et qu’on est entré dans l’intimité des maîtres de maison, il n’y a plus rien à faire. Sinon avaler des petits fours et liquider tous les verres d’alcool qui passent.

« Comment suis-je tombé dans ce traquenard ? » songe-t-il avec désespoir.

Le Docteur bien sûr ! Il n’y a qu’elle pour être capable de lui soutirer la promesse de l’accompagner à un bal du Jour de l’An. Il redoute particulièrement le moment où tout le monde embrassera son voisin ou sa voisine, sous le prétexte qu’on vient de passer en l’an 2014 après la naissance d’un prêcheur juif. Il a d’ailleurs prévu de s’éclipser juste avant, quitte à revenir après.

« OH, PARDON ! JE SUIS DÉSOLÉ ! »

Un des invités vient de le bousculer en lui envoyant un coude particulièrement pointu dans les côtes.

« Vous ! s’exclame-t-il.

– QUI MOI ? QUOI MOI ? VOUS ME VOYEZ ?

– Bien entendu que je vous vois ! Je ne risque pas de vous oublier. Pour qui êtes-vous venu, cette fois-ci ? Pour moi ?

– HEIN ? OH NON, NON ! RASSUREZ-VOUS. JE NE SUIS PAS EN SERVICE. JE… M’AMUSE UN PEU. ATTENDEZ… JE ME SOUVIENS, MAINTENANT ! LE MAÎTRE ! VOUS M’AVEZ SOUVENT ÉCHAPPÉ DE PEU. VOUS ÊTES TENACE, HEIN ?

– Et vous avez emmené le Docteur.

– OUI. QUE VOULEZ-VOUS… C’EST LE TRAVAIL. MAIS VOUS L’AVEZ RÉCUPÉRÉE À CE QUE J’AI ENTENDU DIRE. BEAU BOULOT ! TRÈS FORT D’AVOIR SU S’OPPOSER AU DIEU DES ENFERS.

– Alors, vous n’êtes pas ici pour quelqu’un ?

– NON, JE ME DISTRAIS. ENFIN, J’ESSAYE DE COMPRENDRE CE QUI PEUT ÉGAYER LES HUMAINS. UNE FÊTE COSTUMÉE DU JOUR DE L’AN, JE N’AVAIS JAMAIS TESTÉ.

– À minuit, quand tout le monde enlèvera son masque, vous enlèverez le vôtre ?

– IDÉE AMUSANTE. JE NE SAIS PAS ENCORE. DE TOUTE FAÇON, MÊME SI JE L’ENLÈVE, PERSONNE NE VERRA MON VRAI VISAGE, VOUS LE SAVEZ BIEN.

– Je le vois, moi.

– VOUS ÊTES SPÉCIAL.

– Parce que je suis un Seigneur du Temps ?

– NON, PARCE QUE VOUS ÊTES VOUS. VOUS M’AVEZ ÉCHAPPÉ SI SOUVENT QUE VOUS AVEZ APPRIS À ME VOIR. »

Tout en devisant, ils se sont rapprochés du buffet. Cela a été étonnamment facile, alors que quelques instants auparavant, l’endroit était assiégé par la foule. Un espace dégagé entoure la Mort, lequel avance ainsi sans difficulté au milieu du troupeau humain.

Le Maître le voit surcharger une assiette de petit fours et enfouir trois bouteilles de champagne dans les plis de son vêtement.

« VOUS VENEZ ? demande-t-il au Time Lord. J’AVOUE QUE JE M’ENNUIE UN PEU. CE N’EST PAS AUSSI AMUSANT QUE CE J’AVAIS IMAGINÉ. UN COMPAGNON À LA CONVERSATION INTÉRESSANTE NE SERRAIT PAS DE REFUS. »

***

Dans un recoin des jardins du palais Farnese.

Trois bouteilles de champagne plus tard, la Mort et le Maître sont assis derrière un arbuste taillé en boule, qui les dissimule au reste de l’assistance. Ils entendent des bruits divers qui proviennent des autres buissons autour d’eux : des soupirs ou des rires de plaisir.

« LES HUMAINS SONT DES CRÉATURES ÉTRANGES. JE N’AI JAMAIS PU LES COMPRENDRE. ET POURTANT, J’ESSAYE, HEIN ? ÇA FAIT TRÈS LONGTEMPS QUE J’ESSAYE.

– Pourquoi vous donnez-vous cette peine ? répond le Maître. Ils sont tout à fait inintéressants. Celle que j’essaye de comprendre moi depuis longtemps, c’est le Docteur. Sa passion pour les Humains, justement. Ils sont idiots, faibles, lâches, violents, avides, sournois, cruels. Elle fait preuve d’une stupide indulgence envers eux.

– TIENS, remarque la Mort qui n’a pas vraiment écouté ce que disait son compagnon, NOUS AVONS FINI LES BOUTEILLES. ATTENDS ! NE BOUGE PAS, JE VAIS EN CHERCHER D’AUTRES. »

Tandis que le squelette enveloppé de sa houppelande se lève et se dirige vers le buffet, le Maître écoute les bruits alentours en se demandant si leurs ébats, au Docteur et à lui produisent des sons aussi ridicules.

‘Sûrement pas, songe-t-il. On dirait des gorets.’

***

Six bouteilles de champagne plus tard, la Mort tapote le genou du Maître de sa main dure et lui marmonne :

« CHUIS TOUJOURS TOUT SEUL, TU COMPRENDS ? PEUX PAS ME FAIRE D’AMIS AVEC MON MÉTIER. C’EST PAS QU’J’EN AI VRAIMENT BESOIN, MAIS QUAND MÊM’ DES FOIS, J’AIM’RAIS BIEN DISCUTER L’BOUT D’GRAS COMM’ JE LE FAIS M’TENANT AVEC TOI.

– J’suis souvent seul aussi. El’ est toujours partie, voir des merveilles soi disant, ou sauver des mondes. Quelle idée, hein ?

– TU RESTES DANS TON SSAISSEAU, ENCHIN, ENFIN… MACHINE LÀ, QU’EST PLUS GRAND DEDANS ?

– Ouais, tout seul. J’bricole, je m’occupe, mais je m’ennuie. Et quand el’ revient, el’ me raconte ses histoires : « et j’ai sauvé untel ! », « et ils me tiraient d’ssus, mais j’passais entre les balles ! », etc. com’ si ça m’intéressait !

– OH, DIS DONC ! ON EST À SEC À NOUVEAU ! J’REVIENS ! »

Le Maître voit son compagnon de beuverie zigzaguer au milieu de la foule. Le vide qui l’entoure habituellement ne suit pas ses mouvements aussi rapidement qu’il le faudrait, aussi heurte-t-il parfois les gens au passage. Lesquels regardent autour d’eux avec étonnement, se demandant par quoi ils ont été ainsi bousculés.

Lorsqu’il revient, quelques minutes plus tard, il dépose une collection diverse de bouteilles d’alcool sur le sol devant eux.

« Y’AVAIT PUS D’CHAMPAGNE. J’AI TROUVÉ TOUT ÇA. J’AI PRIS TOUT CE QU’ILS AVAIENT. ET MÊME… »

Il a un petit ricanement en produisant un flacon d’un joli vert émeraude.

« DE L’ABSINTHE ! »

La Mort se laisse tomber lourdement à côté du Maître. Il débouche maladroitement un carafon de whisky et enfourne le goulot entre ses dents ouvertes en un sourire permanent. Tout en tétant lui-même une bouteille de kirsch, le Time Lord regarde l’alcool disparaître dans la bouche de son compagnon. Malgré l’absence de chair, le liquide s’évanouit immédiatement. Il ne dégringole pas le long de la colonne vertébrale en franchissant les mâchoires, comme on pourrait s’y attendre.

« Bien sûr, pense le Maître. Ce que je vois n’est que l’apparence qu’il veut bien se donner. Une… personnification anthropomorphique, comme il le dit lui-même. »

Il a le souvenir douloureux de s’être retrouvé avec un aspect semblable et de ses propres difficultés, alors, pour avaler quelque chose. Cette réminiscence ne l’aide pas à se sentir mieux. Pour oublier ce pénible moment, il vide les bouteilles les unes après les autres.

***

D’innombrables litres d’alcool titrant un minimum de 20° plus tard, la Mort donne une accolade osseuse au Maître. Il lui souffle dans la figure un air – un air ? – puissamment alcoolisé.

« T’ES UN COPAIN, TOI ! TU M’JUGES PAS ! FAUT DIRE AUSSI… HIPS ! QU’ON EST UN PEU PAREIL… HEU, TOUS LES DEUX… ENFIN… PAS VRAIMENT PAREIL… MOI, J’FAIS QUE PRENDRE LES GENS… HIPS ! QUAND LE TRAVAIL EST FAIT. TOI, TU M’AS ASSEZ SOUVENT FOURNI DES CLIENTS. ENFIN, PUS TROP DER’NIÈR’MENT, FAUT BIEN L’AVOUER.

– J’ai pormis… heu promis de pplus fair’ d’mal ! J’l’ai pormis… oh zut ! Bref, j’l’ai dit au Docteur… hips ! C’est pas… c’est pas com’ si j’avais pas l’habitud’ de pas faire c’que je dis. Hein ? Tu m’as compris ? Non ? Enfin, moi… j’me comp… p… prends. Mais cet’ fois-ci, c’est différent, tu vois ? C’est bizarre, hein ? J’peux pas… j’peux pas lui mentir. Hips ! C’est plus fort qu’moi. Elle me r’garde avec ses yeux bleus et j’suis plus moi-mêm’.

– J’VOIS C’QUE TU VEUX DIRE. ÇA M’A FAIT PAREIL AVEC HIPS ! J’VEUX DIRE… YSABELL. J’AVAIS PAS D’AUTORITÉ SUR CET’ GAMINE.

– Ysabell ?

– YEP ! MA FILLE… ADOPTIVE ‘VIDEMMENT.

– J’aurais jamais ‘maginé qu’la Mort pouvait avoir un’ fille.

– EL’ M’FAIT TOURNER EN BOURRIQUE. ENFIN, ELLE M’FAISAIT. J’L’AI CASÉE, MAINT’NANT. SACRÉ CARACTÈRE !

– J’croyais pas… hips ! qu’la Mort pouvait avoir une fille.

– TU L’AS DÉJÀ DIT. J’CROIS BIEN QU’T’ES SAOUL, MON COLLÈGUE !

– Moi ? Pas du chout… du tout ! C’est toi qui en tiens une bonne !

– J’PEUX PAS… J’PEUX PAS ÊT’ SAOUL. FAUT AVOIR DE LA CHAIR ET DES GLANDES POUR ÇA. MOI, CHUIS JUSTE UNE PERZO… PERZO… NINIFI… HEUUU… CATION ANTHROPO… HEU… ANTHROPO…

– Anthropophagique !

– OUAIS ! NON ! C’EST PAS ÇA. C’EST ANTHROPO… GRAPHIQUE !

– Ça son’ pas trop… trop… juste non plus anthroporno… graphique.

– T’AS RAISON, C’EST PAS ÇA NON PLUS. BREF, JUST’ POUR TE DIRE QUE J’PEUX PAS ÊT’ SAOUL. S’PAS POSSIB’ »

À cet instant, la Mort fait un sourire encore plus large que d’habitude et s’abat d’un coup en arrière dans un fracas d’ossuaire.

« Ah ! Ah ! Ah ! ricane le Maître. J’te l’avais dit que t’étais bourré ! Moi non ! J’tiens encor’ le coup ! »

Il saisit le flacon d’absinthe et en avale une gorgée. Puis il s’affaisse doucement sur son acolyte.

***

Toujours dans le palais Farnese. Minuit, le 31 décembre 2013 ou bien zéro heure, le 1er janvier 2014.

« Cinq ! Quatre ! Trois ! Deux ! Un ! Bonne Année ! »

Les baisers claquent sur les joues. Ceux qui, la veille, se détestaient, s’embrassent et se souhaitent tous bonheur et santé. On enlève les masques et on rit en apercevant celui ou celle qui est dessous. Les confettis et les serpentins fusent de tous les cotés.

Une jeune femme blonde, déguisée en marquise de Pompadour, cherche dans la foule un homme barbu, vêtu en dandy du XIXème siècle.

« Où est-il passé ? ronchonne-t-elle. Je ne l’ai quasiment pas vu de toute la soirée. Je parie qu’il s’est esquivé, encore ! Incapable de tenir une promesse, comme toujours. »

Elle furète dans toutes les pièces, puis finit par sortir dans les jardins. Ici aussi, c’est le délire. Une farandole s’est formée et elle y est entraînée un instant. Elle arrive finalement à s’échapper et fouille dans les buissons, découvrant des scènes qui auraient été classées triple X par les jurys les moins pointilleux sur la question.

Sans même s’excuser, elle passe à l’arbuste suivant en appelant à voix basse :

« Maître ? Où es-tu ? Si tu as filé en douce, tu me le paieras ! »

Au moment où elle va abandonner, persuadée qu’il doit être retourné dans le TARDIS, elle bute sur quelqu’un qu’elle reconnaît aussitôt.

Inquiète, elle s’accroupit près de lui pour constater qu’il ronfle, bras dessus bras dessous avec une autre personne. Autour d’eux, une multitude de cadavres de bouteilles, champagne et alcools mêlés. Écartant les pans du manteau du compère, elle voit un masque en forme de crâne humain.

« Quel déguisement ridicule ! » pense-t-elle.

Mais sous le masque qu’elle soulève, un autre crâne. Celui-ci est authentique et elle reconnaît le visage de la Mort. Deux petites étincelles bleues tournoient au fond des orbites sombres. Le squelette se redresse d’ailleurs, et il regarde le Maître qui a passé un bras autour de son torse et posé une jambe sur les siennes.

« IL TIENT PAS L’ALCOOL, ON DIRAIT.

– Évidemment ! s’insurge le Docteur. C’est facile pour vous, vous n’avez pas de système digestif. L’alcool ne doit avoir aucun effet. Dans quel état vous me l’avez mis ! ajoute-t-elle, furieuse. S’il a des problèmes à cause de ça…

– NE VOUS ÉNERVEZ PAS. JE VAIS VOUS AIDER À LE RAMENER DANS VOTRE MACHIN LÀ, VOTRE TARDIS. ÇA VA ALLER POUR LUI, JE NE L’AI PAS SUR MA LISTE.

– Vous n’avez pas intérêt ! Sinon, je vais faire un scandale à tout casser chez les Immortels ! Et j’en touche un mot aux Contrôleurs.

– NON, NE FAITES PAS ÇA ! s’exclame la Mort, alarmé.

– Je vais me gêner ! grince le Docteur entre ses dents.

– BON SANG ! CE QUE VOUS ÊTES PROTECTEURS L’UN ENVERS L’AUTRE ! JE NE VOULAIS PAS L’ABÎMER VOTRE CHÉRI, ON S’EST JUSTE LAISSÉS EMPORTER. DANS QUELQUES HEURES, IL N’Y PARAÎTRA PLUS. LE TEMPS QU’IL CUVE. »

Le Docteur et la Mort – dont l’une a un nom masculin, mais est une femme et l’autre un nom féminin, mais est un homme, au cas où vous ne l’auriez pas remarqué – attrape le Maître, l’un par les pieds, l’autre par les épaules et l’emmènent au milieu des fêtards qui s’écartent sur le passage du grand squelette.

***

Dans le TARDIS.

« Là ! Attention à sa tête ! »

Ils déposent le Time Lord ivre sur son lit. Le Docteur lui enlève ses chaussures, desserre ses vêtements et va chercher dans la salle de bain une serviette qu’elle a mouillée et qu’elle pose délicatement sur son front. Pendant ce temps, la Mort la regarde faire avec intérêt.

« COMMENT ÇA S’APPELLE CE QUE VOUS ÊTES EN TRAIN DE FAIRE, LÀ ? demande-t-il.

– Pardon ? répond le Docteur. Je ne suis pas sûre d’avoir bien compris ce que vous vouliez dire.

– EH BIEN, DE LUI ENLEVER SES CHAUSSURES, ET TOUT LE RESTE QUOI.

– Je le mets à l’aise pour qu’il se sente mieux.

– PARCE QUE VOUS VOUS SOUCIEZ DE SON BIEN-ÊTRE, C’EST ÇA ?

– Oui.

– C’EST LA MÊME FORCE QUI L’A POUSSÉ À RISQUER SA VIE POUR ALLER VOUS RÉCUPÉRER EN ENFER, N’EST-CE PAS ? »

Le Docteur réfléchit quelques instants. Puis elle confirme :

« Oui, c’est pareil. Ça s’appelle l’amour.

– CERTAINS DISENT QU’IL EST PLUS FORT QUE MOI.

– Il l’a bien prouvé il n’y a pas si longtemps, non ?

– OUI, EN EFFET… POUR UN MOMENT, conclue la Mort. CEPENDANT, JE GAGNE TOUJOURS.

– C’est vrai », murmure le Docteur.

Elle se penche pour ramener sur le lit le bras du Maître qui a glissé. Lorsqu’elle se redresse, son visiteur a disparu.

Elle s’assoit au chevet de son compagnon avec un soupir.

« Chu comp… comprends, chu comprends, bredouille celui-ci en s’agitant dans son sommeil éthylique. Ch’l’aime… d’puis toujours… j’crois. ‘lors quand el’ m’r’garde z’avec zes yeux bleus… peux pas lui résizzzzzz… »

***

[La Mort est un personnage emprunté à Terry Pratchett et qu’on trouve dans les Annales du Disque-Monde]

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Le règlement reste le même. Vous avez jusqu’au Mardi 17 juin a 20h00 🙂 2 semaines cette fois-ci pour causes d’examens (pour la France. Au Quebec, prenez en compte le décalage horaire. Sorry!) A envoyer à : romanatrelundarIV@gmail.com (plus sécurisant que les messages facebook, car les mails je peux les épingler… pas les messages facebook)

Le sujet de cette semaine:

Superstition

 

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1 commentaire

Classé dans Artisons

Une réponse à “Artisons #13: Spécial « Superstition »

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