Artisons #29 « Remplacement »

Bonjour à tous! merci pour vos créations du sujet « Huitième docteur ». Le renouvellement des joueurs se confirme…

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Florent F. (texte)

– « Et voilà ! Le Far West ! »

Le Docteur a à peine ouvert les portes du TARDIS qu’Anji et Fitz, vêtus à la mode des pionniers de l’Ouest, le bousculent pour sortir, un sourire radieux aux lèvres.

– « Ah, les Terriens ! Steven et Dodo étaient aussi enthousiastes que vous. Pourquoi un tel engouement pour cette période ? »

– « Pourquoi ? – s’étonne Fitz – Vous n’avez jamais vu les films avec John Wayne ? »

Le Docteur fait la grimace.

– « La dernière fois que je suis venu jouer les cow-boys, je me suis fait arracher une dent par Doc Holliday… »

A l’évocation de ce déplaisant souvenir, le Seigneur du Temps masse douloureusement sa mâchoire, tandis qu’Anji le coiffe d’un sombrero sans qu’il n’y prête réellement attention.

Fitz Kreiner, un stetson noir vissé sur le crâne, observe les alentours avec curiosité. Le TARDIS s’est matérialisé dans des collines sauvages, mais l’on aperçoit une ville à proximité.

– « Où sommes-nous, Docteur ? »

– « Deadwood, dans le Dakota du Sud, en 1876. En pleine ruée vers l’or ! »

Bientôt, les trois voyageurs déambulent dans les rues noires de monde de Deadwood. Une foule de prospecteurs poussiéreux côtoie de cow-boys convoyant des troupeaux de bétail vers le Wyoming ou le Montana, des aventuriers sans foi ni loi et des prédicateurs illuminés prêchant la bonne parole à un auditoire bien peu réceptif.

– « Et les femmes, dans tout ça ? » questionne Anji.

– « C’est un univers très machiste… Il est bien difficile pour une femme de s’y faire une place lorsqu’on ne veut être ni fermière, ni prostit… »

Le Docteur n’a pas le temps de terminer sa phrase qu’une détonation retentit derrière eux. Une balle siffle au-dessus de leurs têtes, envoyant rouler dans la poussière le sombrero du Docteur. Tous trois se retournent lentement pour se retrouver face à une femme rousse vêtue d’une veste de trappeur et tenant dans ses mains une carabine encore fumante.

– « Cela fait des jours que je traque l’assassin de mon mari, mais je ne pensais pas qu’il aurait le culot de revenir à Deadwood, qui plus est en osant porter les vêtements de sa victime ! »

– « Je vous assure, Madame – hasarde le Docteur sans grande conviction – que j’ai trouvé ces habits à San Francisco, plus de cent ans dans votre futur… »

***

San Francisco, le 31 décembre 1999. Dans le vestiaire du personnel d’un hôpital, Ted, très indigné, prend à témoin son collègue Pete.

– « Non mais tu te rends compte ! Quelqu’un a volé mon costume de Wild Bill Hickok dans MON placard ! Ne me restent que le chapeau et les bottes ! Qu’est-ce que je vais mettre, moi, pour le réveillon ? »

– « Moi, j’ai vu un mort sortir de la chambre froide avec un nouveau visage. Plus rien ne peut me surprendre. »

Retour à Deadwood. Le Docteur et ses compagnons n’en mènent pas large. Sans grande surprise, les explications du Seigneur du Temps n’ont pas convaincu la rouquine.

– « Même moi, je n’aurais pas osé inventer une pareille histoire, et pourtant je suis une sacrée conteuse ! – Elle crache sa chique aux pieds du Docteur – Maintenant, tu vas payer pour la mort de mon Bill ! »

Soudain, une nouvelle détonation retentit, et c’est cette fois le chapeau de Mme Hickok qui en fait les frais. Tous se retournent vers un cow-boy nonchalant, un brin de paille aux lèvres, vêtu d’une chemise jaune et coiffé d’un stetson blanc d’où s’échappe une longue mèche brune. Une fine fumée s’échappe de son colt déjà rengainé. Le Docteur, avec son exceptionnelle acuité, remarque que l’ombre du nouveau venu, moins rapide, a encore l’arme au poing.

– « Lucky Luke ! Ne te mêle pas de ça ! »

– « Cet homme à droit à un procès équitable, Calamity. »

– « Ouais ! Et descendre Wild Bill d’une balle dans le dos à sa table de poker, c’est équitable, peut-être ? – Elle se tourne vers le trio – Et voilà, ils en ont profité pour filer ! »

– « Tu veux que je donne le sombrero à flairer à Ran-Tan-Plan ? »

Haletants, le Docteur, Fitz et Anji ont regagné la sécurité du TARDIS.

– « Cette femme, Docteur… C’était… ? »

– « Oui, Anji… C’était Calamity Jane… »

Un peu d’Histoire: Wild Bill Hickok, l’une des plus fameuses légendes de l’Ouest, a été assassiné à Deadwood le 2 août 1976, dans les circonstances décrites ici, par un certain Jack McCall. Son assassin ayant été identifié le jour même (il fut jugé, innocenté, le jugement cassé, capturé, jugé à nouveau, condamné et finalement pendu le 1er mars 1877), on supposera, si l’on tient à faire coïncider cet artisons à l’Histoire, que Calamity Jane connaissait le nom du tueur mais pas son visage. La légende veut que Calamity Jane ait été la femme de Wild Bill Hickok, mais l’acte de mariage n’ayant jamais été retrouvé (et Bill étant marié à une autre), il faut se contenter des récits de l’aventurière, qui avait furieusement tendance à mêler réalité et fiction. Si leur mariage parait improbable, leur relation est en revanche établie.

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Jelly Sweet (design de t-shirt, retrouvez ses créations par là-bas: http://insydmycreations.wordpress.com/ ) (et texte)
T-shirt eight

Il y avait une file d’attente interminable au guichet, le Docteur attendez patiemment son tour.

Sortant de sa poche un sachet de bonbon il commença a mastiquer ses jelly babies en soupirant. Les personnes devant lui commençaient à se dandiner d’un pied sur l’autre. Ils étaient là depuis des heures.

Sortant sa montre a gousset il regarda l’heure passer puis se décida à remédier au problème.

Il sortie de la file, se dirigea droit vers le guichet en dépassant tout le monde. Arrivé devant l’agent d’accueil il lui tendit son paquet de bonbon.

-Un bonbon ?

L’agent prit un bonbon et le mastiqua.

-Puisque nous avons fait connaissance je vais vous dire quelque chose !

Il se racla la gorge et d’une voix déterminé mais calme dit :

-Dépêchez vous ou je vous frappe avec ma chaussure !

Soudain le Docteur se réveilla en sursaut, il s’était assoupie dans son fauteuil . Le cauchemar certainement causé par l’abus de bonbon l’avait secoué.

Jamais il n’avait pensé se servir de « SES » chaussures comme arme de dissuasion.

Il se leva fit quelques pas, puis avec un grand sourire s’exclama :

-Ses chaussures elles me vont à la perfection.

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KathWho (texte)

Entre une machine à barbe-à-papa et un kiosque de concours de tir de fléchettes dont les prix étaient constitués de peluches de chatons, s’ouvrit d’un coup  la porte d’une boîte téléphonique bleue. Le soleil jouait à cache-cache entre les nuages, et le temps frais était idéal pour une journée où le Docteur et ses compagnons passeraient celle-ci dehors.

– Blackpool! Oh Docteur, quelle idée magnifique! Je n’y suis pas allé depuis l’époque où j’étais sous la tutelle de ma gouvernante! Hmm oh, et vous sentez cette odeur? Des pommes d’amour!

Charley avança d’un pas gai et regarda tout autour d’elle, excitée et enchantée par le jeu des couleurs et le son des manèges. Le Docteur sortie à son tour, un sourire en coin, puis C’Rizz le suivie d’un pas plutôt hésitant.

-Pourquoi dois-je absolument porter ses trucs? Pourquoi TOI tu ne changes jamais de costume partout où tu vas et moi, il y a toujours des règles spéciales à suivre…

-C’est tout simple! Je suis un Seigneur du temps, ma peau n’a pas la fascinante propriété de pouvoir changer d’apparence en fonction mon environnement, donc mes vêtements non plus!

-Bien sur…

C’Rizz poussa un soupire, il n’était pas du tout convaincu par le ‘’déguisement’’ que lui avait préparé son amie. Du fond de teint partout où la peau était apparente, cette pâte rosée lui donnait déjà des démangeaisons, et il avait du mal à voir son reflet sans grimacer avec cette ridicule casquette, de quoi déjà? Bêse-balle? Tout ça pour dissimuler ses excroissances osseuses et ses yeux.

-Si j’ai bien compris, cet endroit a pour principale utilité de créer des fausses situations de stress intense dans un but de … divertissement?

-Oui tout-à-fait. J’aime particulièrement les montagnes russes et la tour donne une vue des plus de remarquable…Ah, Charley nous fais un signe, je crois qu’elle nous a trouvé des places pour ta première expérience! Vite!

Le trio s’installa dans une cabin, la structure centrale se mit à tourner lentement puis de plus en plus vite. Attachée à celle-ci, il y avait des poutres en métal qui étaient reliées aux cabines qui elles-mêmes tournoyaient de manière un peu aléatoire. Charley se mit à crier avec enthousiasme quand la musique changea pour indiquer une accélération soudaine juste avant le changement de sens. Le Docteur, pour sa part, lisait un livre d’une main, et s’appuyait sur la barre de protection de l’autre. Visiblement, cette attraction était pour lui à peine au-dessus de la chaise berçante. C’Rizz regardait le sol, les dents serrés, espérant que l’expérience finisse rapidement. Quelques minutes plus tard ses souhaits furent exhaussés.

-Tu peux relâcher la barre, elle va se lever automatiquement C’Rizz. Vite, on va essayer celui-là!

-Ehm Docteur, j’imagine que tu vas me dire qu’il faut en essayer plusieurs avant de dire qu’on n’aime pas?

-Ta mère t’as bien appris les bonnes manières, en effet, il existe toute sorte de jeux ici, je suis sûr que vas t’habituer et trouver ton niveau de confort.

-Ma mère est morte.

-Oui, oui oui oui oui, c’est vrai. Mon erreur, mon erreur. Ne restons pas ici. Hop!

Ils rejoignirent Charley qui faisait la file un peu plus loin, leur gardant les places. Une brise rafraichissante fit gonfler sa jupe-pantalon, qui était apparemment à la mode ses quelques décennies après ‘’son temps’’. Le Docteur suivi des yeux la mini rafale qui anima les fanions multicolores.

-Hmm…

Ils firent quelques manèges, puis alterna aussi avec les diverses attractions autres, tel que les arcades, les concours, maisons hantés et animation de clowns et mascottes.  Plus la journée avançait, plus C’Rizz se sentait mal. Au début Charley avait tenté de le rassurer en lui disant que c’était probablement surtout ceux de type rotatif qui lui donnaient des malaises et que d’autres types seraient moins pire. C’est pourquoi le Docteur et elle semblait avoir migré peu à peu vers des manèges plus doux, pour l’épargner, voir s’arrêter complètement. Attablé dans une foire alimentaire, Charley réchauffait ses mains autour d’une bonne tasse de thé. Le début de l’automne se faisait sentir en cette fin d’après-midi. Le Docteur piochait en alternance entre un sac de jelly babies et un cornet de frites.

-Regarde, tu n’es pas obliger de nous suivre partout non plus, tu peux rester ici pendant quelques temps, repose-toi, mange un peu, ça va te redonner des couleurs.

-Docteur! s’exclama Charley.

-Pardon, c’est une expression. Charley et moi allons essayer certains gros calibres avant qu’il soit trop tard. S’il y a quoi que ce soit, on se rejoint au Tardis d’accord?

– Oui oui.

C’Rizz se releva lentement puis alla regarder à nouveau les différents menu de restauration rapide. Le Docteur pris la main de Charley et lui fit un grand sourire.

-Montagnes russes! NOUS VOILÀ!

Puis tel des gamins, ils coururent jusqu’à la plus grosse, la plus haute et la plus terrifiantes des structures de Pleasure Beach, Blackpool.

La file d’attente était ridiculement trop longue.  Il faisait de plus en plus frais. Charley commençais à en avoir accès de d’entendre le Docteur expliquer une énième fois en quoi, tel ou tel manège utilisait la force centrifuge, centripète et la gravité ainsi que d’autre termes de plus en plus technique. (Dont certains, elle en était presque sûr, étaient inventés, au besoin, pour illustrer ses propos.)

-… lorsque le premier wagon descend le long du rail, non seulement il traîne avec lui le second dans son élan, mais les roues n’ont même pas besoin d’une traction motorisé, c’est uniquement la force de…

-Docteur regardez!

-…bien sûr ils y a toujours un système palliatifs si jamais…

-Docteur!!

-Quoi!

-Je crois qu’il commence à pleuvoir…

-Et alors? Tu n’es pas fait en chocolat que je sache? J’avais déjà observé que la température allait dans cette direction. C’est plutôt une bonne nouvelle en fait, la foule va se disperser, nous auront vite le champ libre, n’est-ce pas excitant?

-Pas en chocolat, idiot mais tu oubli le maquillage de C’Rizz!

Soudainement la pluie de mit à tomber dru. Le Docteur et Charley  se retrouvèrent pris dans une marée humaine de gens qui se cherchait un abri.  Un craquement et un éclat de lumière traversa le ciel. Ils cherchèrent à retourner directement au Tardis, C’Rizz les y attendait surement. Le kiosque de tir était couvert et les toilettes n’était pas loin non plus. Le Docteur fit le tour de la place mais ne parvint pas à trouver leur ami Eutermesan.

-Docteur, vous croyez qu’il lui est arrivé quelque chose?

-Nah, il est brillant, il n’a probablement juste pas eu le temps de se rendre jusqu’ici. Il doit être caché près de la foire alimentaire. Attendons que le pire passe.

La pluie s’arrêta près d’une demi-heure après, sauf quelque gouttes ici et là. Le Docteur et Charley se rendirent près de la foire. Mais encore une fois, pas de trace de leur ami. Ils demandèrent alors aux commerçants puis finalement aux gardiens.

-Oh! Vous parlez surement du type qui a eu une intoxication alimentaire! Venez avec moi, il est à l’infirmerie.

-Intoxication? C’est grave? Demanda Charley alors qu’ils emboîtèrent le pas.

-Non, enfin, je ne pense pas, sinon ils auraient appelé l’ambulance. Voilà c’est ici.

Le gardien ouvrit la porte d’une petite pièce pâle avec une croix rouge. Il y avait deux paramédic et un lit en métal pliable où était couché C’Rizz.

-Écoutez, je vais bien, je vous assure, vous pouvez me laissez partir! Je dois rejoindre mes amis.

-Monsieur, vous êtes tout enflé et votre peau n’a toujours pas retrouver son teint naturel.

-Ce n’est pas grave, je …ah Charley, Docteur!

Le Docteur regarda la scène avec amusement, le fond de teint avait presque entièrement coulé du visage de son ami, on y voyait très bien ses yeux reptiliens et la forme atypique de son crâne, mais la couleur de sa peau naturel reflétait le bleu pâle de la pièce.

-C’est bon je suis le Docteur, je l’amène avec moi. Je m’occupe de le soigner, il doit avoir un peu d’hypothermie dû à l’orage, si je peux vous emprunter une couverture…

Ils firent vite de ramener leur ami au Tardis. Heureusement pour eux, la nuit commençait à tomber, le déplacement se fit sans incident.

-Alors C’Rizz, tu nous raconte? C’est quoi cette histoire d’intoxication? Fit Charley.

-Ouf! Content d’en avoir fini avec cet endroit, quelques minutes de plus sous ses lumières et ses couleurs délirantes et j’aurais fait une autre crise!

-Une crise?

-Oui, ce n’était pas les manèges le problème, mais le parc lui-même! Tout cet amalgame d’excitation visuel, c’est ça qui me rendait malade. Je ne m’en étais pas rendu compte avant qu’il commence à pleuvoir. Quand la pluie s’est mise à tomber, j’ai vu ma vraie peau devenir toute sorte de couleur. J’ai compris que mon corps n’arrivait pas à gérer le tout. Je commençais à aller mieux, mais quand la pluie a dévoilé mon corps multicolore, ils ont cru que j’étais malade, dans la semi-panique de la tempête ils m’ont trainé jusqu’à l’infirmerie, et voilà.

-Hahaha, j’aurais dû y penser, mon pauvre ami, la prochaine fois, nous irons dans un parc datant d’avant les années 40.

-Pourquoi ça Docteur? fis Charley en haussant un sourcil.

-Parce que c’est bien connu que la vie y était en noir et blanc! Comme dans le film

Charley se tapa le front avec la main et laissa C’Rizz ne rien comprendre.

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Laureline D. (photomontage)
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Lulu Whovian (McGalek)
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Le règlement reste le même. Vous avez jusqu’au Mardi 25 Novembre a 20h00 🙂  (pour la France. Au Quebec, prenez en compte le décalage horaire. Sorry!) A envoyer à : romanatrelundarIV@gmail.com

Pour la semaine prochaine, le thème est:

« Remplacement »

En effet, à partir de la semaine prochaine je donnerais à Umanimo les clés de l’Artisons, je prend quelques temps de repos 🙂

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