Artisons #30 « Dalek(s) »

Bonjour à tous ! Merci pour vos créations sur le sujet « Remplacement ». Voici le résultat : un texte et quelques fanarts.
« Oh, mon Dieu, que vois-je ? Qu’entends-je ? »

« exterminez ! Exterminez ! EXTERMINER ! »

Excusez-moi, mais je vous laisse… face à quelques Daleks. Voyons comment vous allez vous en sortir. Mouhahahaha !

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Florent F. (Fanart)

7 boules

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KathWho (Fanart)

Master_Remplacement

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Umanimo (Texte + Fanart)

(Drabble 1000 mots)

Tu veux me remplacer ?

« Vous avez vu, Docteur, cette étrange petite annonce ? »

Jo Grant est plongée dans la lecture des quotidiens, pendant que le Seigneur du Temps bricole les pièces de son TARDIS en chantonnant une petite romance, comme à son habitude.

« Hmm ? grommelle-t-il distraitement. Qu’est-ce que c’est ?

– Je vous lis : « Super méchant cherche super gentil pour joutes amicales et mortelles ».

– Une plaisanterie, Jo. Ou quelqu’un qui a fait un pari. Ça ne peut pas être sérieux.

– C’est signé de façon très bizarre. Un étranger, probablement.

– Et quel est le nom de ce farceur ?

– « Pää… », « Päälli… », « Päällikkö ». C’est difficile à prononcer.

– Quoi ? »

Le Docteur bondit de sa chaise et vient se pencher sur l’épaule de Jo.

« C’est lui, Jo ! Päällikkö veut dire Maître en finnois. À quoi joue-t-il ? Je n’aime pas du tout ça.

– Cela vous est certainement destiné, Docteur. Une façon de vous attirer dans un piège.

– Hmm, oui. C’est possible. C’est très possible.

– Et qu’allez-vous faire ?

– Y répondre, bien entendu. Je veux savoir ce qu’il mijote.

– Mais Docteur, cela peut être dangereux. Laissez-moi vous accompagner…

– Non Jo, l’interrompt le Docteur. Si tu viens avec moi, il aura un moyen de pression. »

La jeune fille pousse un soupir.

« Oui, Docteur. Un ou deux de nos gars, alors ?

– Non, merci, Jo. Je préfère l’affronter seul. Ne t’inquiète pas, je sais comment m’occuper du personnage. »

***

Une discrète silhouette se glisse dans ce quartier mal famé de Londres. Elle est enveloppée d’une grande cape en satin violet foncé. Un chapeau haut de forme la coiffe et on voit scintiller un monocle, par moment.

Elle entre dans un bouge et elle se dirige immédiatement vers le comptoir où un gros homme aux cheveux gras et à l’œil torve, essuie vaguement des verres sales.

« Monsieur Päällikkö, annonce brièvement le nouveau venu.

– Oui monsieur, c’est par ici », répond le tenancier en le gratifiant d’un sourire sournois où il manque pas mal de dents.

Il le conduit par un étroit couloir, puis par un escalier branlant, et le fait entrer dans une petite pièce. On a essayé de la rendre confortable en y mettant un tapis douteux, une console supportant deux chandeliers et une petite table accompagnée de deux fauteuils. Une bouteille d’alcool fort et deux verres trônent sur celle-ci.

Tournant le dos à la porte, les mains croisées dans le dos, apparemment plongé dans la contemplation de la rue par une fenêtre couverte de poussière, un homme habillé tout de noir attend le visiteur.

Il se retourne, montrant un visage au grand nez impérieux, aux cheveux et à la barbe grise bien taillés. Deux mouches blanches ornent les commissures de ses lèvres.

« Bonsoir et bienvenu, susurre-t-il avec une légère inclinaison de la tête. À qui ai-je l’honneur ?

– Je suis le Professeur. Et vous êtes Monsieur Päällikkö, je suppose.

– C’est le nom que j’ai pris pour passer mon annonce, mais appelez-moi simplement le Maître. Veuillez vous asseoir, cher ami. Cela ne vous dérange pas que je vous appelle « cher ami », n’est-ce pas ? Je sens déjà que nous allons nous entendre.

– Je n’en doute pas », répond le Docteur en lissant la fine moustache noire qui orne sa lèvre supérieure.

***

Quelques heures plus tard, les cadavres d’une dizaine de bouteilles jonchent le sol de la petite pièce. Malgré sa physiologie plus solide de Seigneur du Temps, le Maître est presque ivre mort. Il a levé le coude plus souvent qu’à son tour, tandis que le Docteur se contentait de quelques gorgées de temps en temps.

Les yeux noyés d’alcool, il bredouille à son interlocuteur :

« C’est finli… fini. Vous comprenez, je laize tomber. C’est pour ça que je gèrche… cherche un autre super héros à comb… ips ! Combattre. On a sa dig… mité, nité tout de même. C’est vrai za. Je fais des z’efforts pour trouver toujours des plans élégants et particu… heu, lièrement machiaviques, non machia… véliques. Et qu’est-ce qu’il fait ? Hein ? J’vous demande c’qu’il fait ?

– Il les déjoue ?

– Ouais… mais j’veux dire. Il reconnaît jamais ma valeur… voilà ! Vous croyez qu’il me montre un peu de respect ? Pas du chou… du tout ! Tiens un n’ai… n’ai… n’exemple : il m’appel’ jamais par mon nom ! »

Le Maître glisse à terre et attrape le Docteur-Professeur par les revers de son habit de soirée. Il lui souffle au visage une haleine fortement alcoolisée.

« Y’m’dit jamais « Maître ». Jamais ! Moi j’aim’ bien lui donner son p’tit nom. C’est gentil, non ? C’est r’spectueux, hein ? « Docteur » par-ci, « mon cher Docteur » par-là. Lui non ! Rien du tout ! Alors, j’m’suis dit : « pisque c’est com’ ça, j’vais en trouver un autr’ ». Là ! Ça lui apprendra !

– Tu veux me remplacer ?

– Hein ? »

Le Maître se redresse abasourdi, presque complètement dessaoulé.

« Docteur ? balbutie-t-il, en regardant de plus près la face jeune aux cheveux noirs lissés en arrière et à la fine moustache soigneusement cirée, un monocle coincé dans l’orbite.

– Oui, c’est moi. Qui crois-tu qui allait comprendre ce que signifiait ta « discrète » signature et répondre à ton annonce ?

– Hum… oui… bien sûr. Je le savais, n’est-ce pas ? Je l’ai fait exprès. Et tu y as cru. Ah, ah ! Tu t’y es laissé prendre, hein ? Incapable de résister à la curiosité, mon cher Docteur.

– Tu es encore plus tordu que d’habitude. C’était quoi cette comédie ? Quel jeu joues-tu donc ?

– Tu verras », réplique le Maître en finissant de remettre de l’ordre dans sa tenue, qui s’était légèrement dérangée pendant qu’il avalait verre sur verre.

Il lisse soigneusement ses tempes grisonnantes, et sort dignement, bien que d’une démarche encore un peu chaloupée. Le Docteur se précipite derrière lui et le questionne :

« Qu’as-tu fait ? Dis-le-moi. »

Le Maître se contente de repousser la main que le Docteur a posée sur son bras. Il commence à descendre l’escalier en se tenant fermement à la rampe.

« Maître ! » appelle le Docteur.

Un fin sourire étire les lèvres du Maître.

(Fanart)

fuck-you

Variations

hmm

giddy-aunt

reverse

jelly-baby

must-dash

carott

tea-cold

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Le règlement reste le même. Vous avez jusqu’au Mardi 2 décembre à 20h00 (pour la France. Au Québec, prenez en compte le décalage horaire. Sorry !) À envoyer à : umanimo@live.fr

Pour la semaine prochaine, le thème est :

« Dalek(s) »

Ne vous laissez pas exterminer.

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