Spécial Anniversaire d’Umanimo

Je suis toute émotionnée. Je ne m’attendais pas du tout à cet Artisons spécial. Merci à toutes et tous ceux qui y ont participé, ainsi qu’à celles et ceux qui me l’ont souhaité et aux autres aussi d’être là et de faire vivre ce groupe de Classics Whovians dans lequel je me sens comme chez moi.

Par contre, j’ai trouvé étrange que tous ces Artisons aient pour personnage principal le Maître. Aurait-il usé de ses pouvoirs hypnotiques pour s’infiltrer dans les crayons et les claviers ?

(Cliquez sur les images pour les afficher en plus grand)

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Béa Leuleu (Fanart)

Anniv-Uma-Bea

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Booboo (ou booster ou Laurent O.) (Texte)

Meta Procrastination

Le Maître (ou plutôt l’idée du Maître) en avait assez.

Depuis qu’il avait pris conscience de n’être qu’un personnage imaginaire à la merci de quiconque ait un tant soit peu de créativité, il rageait. Tout le malheur qu’il avait connu dans son « existence » n’était causé que par des misérables insectes… De satanés Humains ! Et pas seulement par les plus brillants… les scribouilleurs du dimanche, les midinettes ne sachant pas écrire un mot sans faire une faute, ou même les spécialistes des… des… « fanfictions ». Ceux là étaient les pires. Sous prétexte qu’ils croyaient le connaître, ils se permettaient de lui faire faire des choses qui, « pensaient-ils » correspondaient à son personnage… Ils avaient toujours faux, et le Maître n’était jamais heureux de ce qu’ils lui faisaient faire. Il n’était qu’une maudite marionnette.

Personne ne pouvait le comprendre. Il avait enduré mille maux, des morts et des résurrections dans des circonstances souvent atroces… par des gens qui prenaient plaisir à le voir souffrir !

Et ces souffrances-là, quelqu’un devait les payer.

Le Maître avait choisi sa victime. Celle qui lui avait fait le plus mal : les sentiments, les excuses à son comportement, des moments infernaux de tourments physiques et mentaux, il avait l’habitude. Mais elle lui avait fait subir ce qu’il ne pourrait jamais pardonner : cette suite horrible d’histoires dans lesquelles il vivait en couple avec un Docteur femme… et qu’il aurait aimé ça !

Le Maître avait longtemps mûrit son plan. Il avait accepté les farces qui sortaient de la tête de ses bourreaux, et il allait accomplir sa vengeance.

Tu vas payer, Umanimo !

A cet instant précis, le Maître jubilait. Son arme était prête et dirigée directement sur le centre créatif du cerveau d’Umanimo. C’est très difficile pour une idée de faire son chemin. Elle doit être obsessive, constante, et ne doit surtout pas se faire attraper par l’envie d’écrire. Et pour cela, le Maître avait créé l’arme parfaite : le pistolet à procrastination. Une simple décharge, et toute envie d’écrire, toute idée, toute imagination déserterait l’esprit de cette personne. Où, pour formuler plus simplement, « la création commencera demain ».

Dans un grand éclat de rire machiavélique, le Maître tira.

La décharge de pure procrastination atteignit sa cible, et rebondit directement sur le Maître, qui s’étala au sol.

Il se releva en grommelant, se mit en joue pour recommencer, mais il n’en avait plus envie.

« Je le ferai plus tard »

Si le Maître avait voulu étudier ce qu’il s’était produit à ce moment là, il pourrait en déduire que la créativité de l’auteur était tellement active qu’elle s’était protégée toute seule, et adapter son arme à cette nouvelle donnée. Mais il voulait penser à ça demain.

Il ne lui est d’ailleurs jamais venu à l’esprit que, en tant qu’idée, c’est un autre écrivain qui lui a fait subir cette humiliation de plus. Heureusement.

(Note de l’auteur: Je ne voulais pas prendre de risques… on ne sait jamais)

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Florent F. (Fanart)

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Il faut une petite explication sur ce dessin, pour les personnes qui ne connaîtraient pas le personnage de gauche. C’est le personnage principal de mon livre Petit Prince. Il s’appelle Landry et il est originaire de Montauban.

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Kathwho (Fanarts)

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CrispyMaster

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Laureline (Texte)

Le voyage aléatoire

Le TARDIS du Maître avait atterrit dans des mondes étranges – le Docteur lui avait volé la pièce lui permettant de contrôler sa destination. Dans un premier, des gens voulaient absolument lui faire avaler de la bouillabaisse, une sorte de soupe de poisson au goût pouvant faire reculer même des Daleks. Il avait refusé de manger, et s’était enfuit loin, attendant qu’il y ait moins de monde sur le bord de mer où il était garé. Un être humain de sexe féminin l’avait suivit, l’appelant Maître et lui demandant de la prendre en apprentissage. Bizarre coïncidence s’était-il dit. Il l’avait semée dans une partie de la ville remplie d’une multitude de ruelles. En revenant à son vaisseau, il avait trouvé bizarre de trouver la porte ouverte et non fermée à clef.

Dans un autre, il était arrivé au sommet d’une grande tour non droite. Des êtres humains à chapeaux pointus lui avaient criés dessus et parlaient de Magie de la Grande Hattuin. Il n’avait rien compris.

Il avait réussi à leur faire croire qu’il était un envoyé puis, voyant qu’il risquait de perdre sa raison, il avait fuit : systématiquement, les personnes à qui il ordonnait de faire des actions précises le faisaient mal et rien n’aboutissait. Une des personnes de ce monde lui rappelait étrangement celle qui l’avait suivi au pays de la bouillabaisse. Inutile de rester dans un tel monde.

Sa visite suivante était dans un pays qu’il connaissait mieux. Il s’était retrouvé dans une petite salle avec un homme qu’il connaissait bien : une des incarnations du Docteur, celle qui porte une tenue de cricket en général, mais plus âgée et habillée autrement. Ce dernier s’était montré féroce et l’avait empêché de sortir de cette salle, ni la persuasion, ni l’hypnose, ni la force n’avaient pas fonctionné. Il disait avoir des « fans » à protéger. Il ne savait pas comment, tout d’un coup, ils étaient trois dans la pièce. Une personne très brûlée et couverte de noir, avec une écharpe dorée avait essayé de s’impliquer dans la dispute, mais le Docteur l’avait faite sortir et rejoindre les « fans ». Fatigué de se battre, il reprit son TARDIS et repartit, mais sans savoir où.

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Marie D. (Texte)

Parc Borely

Les belles dames en crinolines promenaient leurs landaus sous l’ombre bienvenue des arbres, les gardiens regardaient les jeunes garnements jeter du pain aux cygnes d’un œil sévère, et l’orchestre entamait une douce valse au kiosque.

Ce cadre idyllique semblait immuable, des grands bis qui passaient en sonnant aux bancs vernis où se rencontraient les amoureux. Et cela rendait presque malade le Maitre, qui aurait bien eu envie de faire s’arrêter le petit carrousel de chevaux de bois, que les enfants faisaient tourner à quelque pas du banc ou il attendait. Pour s’occuper, il imagina une douzaine de projets visant à l’annihilation de ces chevaux, à partir de la classique dynamite jusqu’au particulièrement original plan d’arrosage d’eau acidifiée issue du petit étang afin de le dissoudre, puis le tout récupéré et recyclé (il n’avait rien contre la biodiversité).

Enfin, il vit sa cible. Une chevelure blanche et bouclée, un port altier, une gourde qui le suivait comme un petit chien… Pas de doute, c’était ce maudit Docteur. Il ajusta devant lui un appareil photographique, charmant camouflage pour un rayon désintégrant, et plaça la tête sous les tissus noirs pour ajuster le viseur (et pour ne pas être reconnus, effectivement).

Ils s’étaient arrêtés pour acheter une glace au vendeur ambulant, et il y avait un temps d’attente. Parfait, cet appareil n’était tout de même pas pratique en mouvement. Il visait astucieusement le premier canon sur l’endroit logique du premier cœur, et le second canon à l’opposé. Bien. Ne restait qu’à actionner une pression…

Une petite main saisit sa veste et la tira, l’obligeant à s’armer de patiente et désarmer son pistolet avant de sortir la tête de sous le tissu.

« Monsieur, vous êtes assis sur mon banc. »

Juste histoire de vérifier, le Maitre tourna la tête, et repéra au moins trois bancs libres à proximité.

« Je connais le propriétaire du parc Borély, monsieur, et je pourrais vous faire expulser de ce banc.

-Marcel ! On ne parle pas comme ça aux étrangers ! » Cria l’une de ses Humaines en crinolines interchangeables. Excédé, il tendit une pièce au pénible gamin.

« Bon, va t’amuser sur le carrousel, je n’en ai que pour quelques minutes de prendre une photo, je vous laisse ce banc ensuite. » Il s’éloigna en boudant un peu, mais au moins, il en était débarrassé.

Il regarda dans son viseur : Envolées, les cibles. Peuchère !

Note : Il s’agit d’un crossover avec « La gloire de mon père » de Marcel Pagnol.

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À bientôt pour un nouveau sujet d’Artisons…

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