When I say run, run like a rabbit!

Quoi de mieux pour titre de cet Artisons spécial Deuxième Docteur qu’une de ses phrases préférées ?

Peu de participations, mais de grande qualité. Voici donc…

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Son compagnon Flavichou Bacca et sa nouvelle Le Peuple en Trop.

« Vous êtes sûr de vous ? » demanda en insistant le Docteur. Jamie lui assurait qu’il n’y avait aucune chance que nous changions d’avis, ce à quoi j’acquiesçais derrière lui. Le Docteur levait les yeux au ciel en disant « si même toi, Zoé, tu es contre moi, je ne peux rien faire », et il se mit à trifouiller sur la console du TARDIS.

Vous voyez, le Docteur s’était mis en tête que la destination rêvée pour nous remettre de notre altercation avec le maître (Jamie se regardait encore tous les jours dans le miroir de peur de changer encore une fois de visage) était une planète colonisée par l’homme et spécialisée depuis dans les loisirs en tous genres.

Cela ne nous disait rien, à Jamie et à moi et nous avons fait front tous les deux pour partir en excursion, comme d’habitude sur une planète inconnue et que le TARDIS choisirait dans sa banque de données.

Le Docteur trifouillait et une fumée apparut. J’avais un QI bien supérieur à la moyenne, mais je n’avais jamais compris comment fonctionnait cette maudite machine. J’en étais arrivée à l’hypothèse qu’elle ne répondait qu’au Docteur, qui touchait boutons et autres manettes juste pour se donner en spectacle. Ceci dit, je me demandais si cette hypothèse était la bonne devant le spectacle enfumé que je regardais, les yeux écarquillés.

« -Docteur ? » disais-je «  Docteur ? »

(Aucune réponse)

« – Docteur ? »

Je m’en doutais ! Il boudait car sa proposition avait été refusée. Il boude toujours dans ce genre de cas ! La fumée venait donc d’une mauvaise manipulation car le Docteur avait été rude avec sa pauvre console pour se passer les nerfs, et voyant la fumée, il était tout penaud, et ne voulait pas me regarder car il ne voulait pas assumer sa bêtise ! Je vous jure ! Ce Docteur ! Il faut le supporter tous les jours !

Il remit en place son nœud papillon, appuya sur deux-trois boutons et la fumé cessa (mon hypothèse était donc qu’il venait de s’excuser auprès du TARDIS dans leur langue secrète et que le vaisseau avait accepté ses excuses, cessant la fumée).

« Bon, on est arrivés » dit le Docteur « ne lambinez pas, c’est vous qui avez voulu aller ici, ou que ce soit, donc maintenant que nous sommes ici, profitez-en ! ». Si le Docteur continuait de bouder, ça allait être une visite sympathique !

Je n’eus pas le temps de me tracasser longtemps avec la mauvaise humeur du Docteur car, à la seconde où il passait la porte du TARDIS, il se mit à courir, tout content de découvrir une nouvelle planète ! Jamie et moi rigolions très fort devant les grimaces et les figures acrobatiques que le Docteur faisait. Cela ne dura pas car je sentis quelque chose dans mon dos. Un homme brandissait un sceptre.

« – Qui êtes vous ? » me dit-il

« – Je… Zoé… mais… » répondis-je perdue

« – Il ne semble pas que vous ayez les papiers pour séjourner sur cette planète !

– Mais nous visitons juste, nous ne séjournons nullement ici ! » tentais-je de dire.

« – Je ne veux pas le savoir, nous avons une politique très stricte ici. Si vous ne montrez pas le pass visite, vous n’avez pas plus le droit de visiter que de séjourner. »

Décidément, c’était bien mal engagé. Jamie eu la bonne idée, la brillante idée de rouler des mécaniques et de faire preuve du tact écossais.

« – Oy ! Nous visitons et vous ne pouvez pas nous l’interdire, partez avant que je m’énerve ».

Avant que je puisse dire quoi que ce soit, il serra le poing pour prouver qu’il ne rigolait pas et qu’il pouvait mettre ses menaces à exécution. La scène se déroula devant mes yeux au ralenti : Jamie serrant son poing, l’individu se sentant en danger agitant son sceptre, ce qui immobilisa Jamie, devenant inerte et tombant au sol, et pour conclure le tout, le Docteur qui revenait vers nous et qui hurla :

« Jamie ! Ho qu’est-ce qui vous prend ».

Bien évidement, le sale individu ne chercha pas à comprendre et il agita son sceptre en direction du Docteur, qui s’affala à son tour par terre. L’individu pointait à présent son arme vers moi et me dit d’un air menaçant :

« A présent, vous allez me suivre si vous voulez que vos amis se réveillent un jour ».

L’instant de joie du Docteur grimaçant me semblait bien loin et même les instants où le Docteur boudait ou se plaignait du fait que j’étais plus intelligente que lui me manquaient. J’obtempérais pour espérer qu’ils se réveillent et qu’on puisse s’en sortir, tout à fait diplomatiquement, et rejoindre le TARDIS au plus vite afin de quitter ce lieu de malheur. Mais pourquoi Jamie et moi avions insisté pour visiter une planète !

* * *

Jamie se réveilla une dizaine de minutes après que nous aillons intégré une cellule sombre et sale. Il avait l’air hagard et eu du mal à comprendre comment nous avions pu atterrir là. Le Docteur suivi quelques temps après. Je leur exposais la situation. Nous nous mîmes d’accord pour la jouer finement, diplomatiquement. Jamie nous avait juré de se taire quoi qu’il arrive, et de nous obéir quoi qu’on dise. Le Docteur avait été élu chef des opérations. Il était le plus à même de négocier.

Nous attendions depuis 3 bonnes heures quand un homme se décida enfin à nous libérer. Il nous demanda de le suivre, ce que nous avons fait en silence. En passant dans les couloirs, un spectacle des plus triste se présenta devant nous : des milliers de personnes vertes et rouges étaient entassés dans des cellules bien trop petites. Ils étaient parqués par dizaine dans des cellules vraisemblablement faite pour n’accueillir pas plus de 5. Je m’essayais à demander au Docteur « Docteur… », il me fit un geste pour me faire comprendre que ce n’était pas le moment mais qu’il était choqué par ce qu’il voyait.

Nous arrivions dans un bureau. Le Docteur s’assit, Jamie et moi restions à l’arrière. L’individu commença :

« – Bon, je vois que vous êtes calmés. Vous voulez vous expliquez ?

– Je tiens à m’excuser de la part de mon ami, qui est sanguin mais nullement méchant » répondit d’abord le Docteur avant de continuer : « nous ne connaissions pas la réglementation de cette planète ? Voyez-vous, nous voyageons dans un machine qui nous emmène partout dans l’espace et le temps, et nous sommes arrivés ici purement par hasard. Si vous nous laissez sortir, nous vous assurons que nous allons partir sur le champs et qu’on ne vous importunera plus.

– Fort bien. Je veux bien accepter cela pour cette fois. Je vous demanderai quand même de remplir ces fiches sur vous. La prochaine fois, s’il y a une prochaine fois, nous aurons des preuves dans nos fichiers et vous ne vous en sortirez pas si facilement.

– Merci de votre compréhension. Jute une question monsieur…

– Oui ? » Il avait l’air grognon « Je vous préviens. Ma patience a des limites, n’abusez pas !

– Qui sont ces gens que nous avons vu dans vos cellules !

– Des Etrabes. Leur planète est en train d’exploser. Ils ont cru pouvoir venir chez nous pour se réfugier. Mais vous comprenez ! On ne peut pas accueillir toute la misère de la galaxie ! Ils ne sont pas en règle, ils vont subir la loi : ils seront bientôt envoyés dans l’espace, et tant pis s’ils décèdent, ils ont cherchés. » Je sentais la nausée montée en moi, tout comme je voyais Jamie s’énerver à côté de moi, mais qui tenait à résister pour tenir sa promesse de se taire. Le Docteur posa une autre question :

« – Mais pourquoi leur planète explose-t-elle ?

– Heu ». Notre fonctionnaire semblait fort embarrassé mais fini par grommeler « c’est notre peuple. On… Enfin ils ont colonisé la planète pour des ressources il y a des années. Mais ce n’est pas une raison. Ce n’est pas de notre faute. Pourquoi devons-nous gérer une crise dont nous ne sommes pas responsables directement ? »

A ces mots, le Docteur bondit de sa chaise comme un diable et nous cria de le suivre. On risquait à tout moment de se faire arrêter par les sceptres de nos geôliers. D’un coup, le Docteur vit un levier et l’activa. Les portes de toutes les cellules s’ouvrirent d’un seul homme. Le Docteur hurla à tout le monde de le suivre. Dans la cohue, les gardes ne purent rien faire, à part abattre à coup de sceptre trois ou quatre etrabes.

Nous entrèrent tous dans le TARDIS. Le Docteur tapa vigoureusement sur les boutons de la console. Le TARDIS se posa sur une nouvelle destination et le Docteur déclara :

« Cette planète est vierge de tout peuple et pourtant les conditions ne sont pas trop mauvaises à défaut d’être excellentes. Faites en bon usage. »

Les étrabes remercièrent chaleureusement le Docteur et lui secouèrent la main avant de sortir. Une larme à l’oeil, le Docteur nous emmenèrent vers une nouvelle destination.

«  – Docteur… Bravo… » dis-je

«  – Quand un peuple perd sa solidarité et se renferme sur lui, cela n’est jamais bon et il court lui-même à sa perte, je plains ce peuple plus que je lui en veux, c’est dire si je le plains ! Mais vous mes enfants, vous les terriens, j’espère que votre peuple ne perdra jamais l’humanité qui l’habite et choisira toujours d’être solidaire ».

A ces mots, nous filèrent finalement sur cette planète des loisirs, et ni Jamie ni moi ne rétorquèrent quoi que ce soit.

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Son compagnon Florent Fayolle et son fanart crossover avec Les Enfants de la Terre. (cliquez sur les images pour les voir en plus grand)

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Son compagnon Tristan Viala et ses deux fanarts.

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Sa compagne Umanimo et son fanart, illustration (attention spoiler) de The Dark Path.

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