Archives de Tag: Barbara

Artisons #24 : « Journaux »

Voici les résultats pour l’artisons « Peur » 🙂 merci de votre participation…

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KathWho (fan-art)

zagreus

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Marie D. (texte)

C’était une plaine avec, au milieu, un TARDIS. Un peu plus loin, une adolescente, deux professeurs et un vieil homme observaient, étudiaient, caressaient… ce qui semblait être la race paisible locale.

Ils sortaient des ruisseaux avec des petits bruits de ventouse et s’ébouriffaient pour sécher leurs poils. Ian constatait que ces créatures semblaient être des petits poulpes… au visage félin. Barbara les avait nommés « Chat-Poulpe », et c’était resté.

Susan, quant à elle, se contentait de s’occuper d’eux, de les papouiller, de jouer a les faire courir (si on peut appeler ça ainsi). Son grand-père regardait le spectacle d’un air très doux… et il ne faudrait plus longtemps pour qu’il cède aux demandes de Susan. « Grand-père, il est si mignon ! je peux le garder ? Je peux ? »

Il s’apprêtait à lui répondre lorsque quelque chose saisit sa cheville. Lui qui avait tous ses sens en éveil, qui savaient parfaitement ou se trouvaient la moindre fourmi sur cette plaine, quelque chose venait de lui saisir la cheville, la serrer, et le tout par surprise. Un mauvais souvenir le prit, un frisson l’empêcha de répondre.

Un sursaut.

Que dire d’autre… Ian du y mettre toutes ses forces pour empêcher le Docteur d’écraser à coup de canne le Chat-poulpe, coupable de la surprise, et la petite chose s’enfuit en couinant vers le ruisseau.

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Umanimo (texte)

Je n’ai pas peur (350 mots)

C’est ce soir. Je n’ai pas peur. Bien entendu que je n’ai pas peur ! Je ne suis pas comme ce froussard de Thêta, toujours à pleurnicher dans les coins. Il croit que personne ne s’en aperçoit, mais moi, je le sais.

Papa sera fier de moi.

« Tu vas nous faire honneur, n’est-ce pas, Koschei ? » m’a-t-il dit, quand je suis parti pour l’Académie.

C’était… un peu difficile de quitter la maison. Mais je n’ai pas eu peur. Non, je n’ai pas eu peur.

***

Je vais devenir un Seigneur du Temps. Enfin, pas encore tout à fait, mais sans le regard dans le Schisme Démesuré, on ne peut y parvenir.

Seigneur du Temps ! Je vais changer le monde. Je vais changer l’univers ! Je ne vais pas rester sur cette petite planète. Avec Thêta, on en rêve souvent. On en parlait déjà en courant dans les champs, près de la maison. L’univers sera à nous !

***

Il fait noir, mais je n’ai pas peur. Les professeurs sont là, derrière moi. Que pourrait-il m’arriver ? Ce sont des adultes. Ils me protègent. Sont-ils toujours là ? Je ne les entends pas dans cette herbe qui étouffe les bruits. Je vais me retourner un petit peu. Juste un petit peu. Oui, ils sont là. Je n’ai pas peur.

***

Des torches éclairent la nuit. Nous arrivons. C’est comme un gros œil qui me regarde. J’ai… j’ai un peu le cœur qui bat quand même. Mais je n’ai pas peur.

Plus près ? D’accord… plus près. Ce… ce n’est pas un œil, c’est une bouche dévorante, c’est un vide qui m’attire. Je n’ai pas peur. Ainsi, c’est ça ? Le temps et l’espace ? Ce n’est rien… qu’un vide. Non ! C’est un affreux tourbillon qui va m’aspirer. Qui m’aspire !

« Rends-nous fier de toi, Koschei. »

« Sois l’honneur de notre famille. »

Oui papa ! Je ne bougerai pas. Je ne fuirai pas. Je serai la fierté des Oakdown*.

Je n’ai pas peur ! Je n’ai pas peur ! Je n’ai pas peur ! Je n’ai pas peur !

*[Maison du Maître/Koschei, comme Lungbarrow est celle du Docteur]

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Le règlement reste le même. Vous avez jusqu’au Mardi 30 septembre a 20h00 🙂  (pour la France. Au Quebec, prenez en compte le décalage horaire. Sorry!) A envoyer à : romanatrelundarIV@gmail.com

Pour la semaine prochaine, le thème est :

« Journaux »

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Artisons #21: « Occupation »

Voici les résultats pour l’artisons « Téléphone » 🙂 merci de votre participation.

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Béa Leuleu (photomontage)

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KathWho (fanart)

« Urgent Calls »

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Laureline D. (Texte + photomontages)

Téléphone, number A

A l’école Coal Hill, octobre 1963.
Susan Foreman tomba malade, elle du appeler son grand-père pour qu’il vienne la rechercher. Arrivée devant le téléphone, celle ci se figea.
La secrétaire lui demanda :
– Un problème, vous avez oublié le numéro?
– Non, comment utilise-t-on ce téléphone?

Les professeurs présents, Ian Chesterton et Barbara Wright se regardèrent médusés devant que cette jeune fille si intelligente en cours ne sache pas utiliser un téléphone.

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Téléphone, number B

Dans le TARDIS
Un compagnon du Docteur, tenant absolument à téléphoner chez lui pour demander des nouvelles de ses amis.avait persuadé le Doctor de le laisser passer cet appel et suivi ses directives pour retrouver son chemin dans le TARDIS.
Il arriva enfin à la phone room, pleine de sortes de téléphones.
Certains n’avaient même pas de quoi composer un numéro, d’autres n’avaient pas de fils, ou semblaient trop plats pour être des téléphones. Le pire des téléphones était un où elle n’aurait ni su où parler, ni su où écouter. Il n’aurai su se servir d’aucun.
Le Docteur l’avait encore manipulée.
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Marie D. (Texte, 100 mots)

Le Docteur extirpa du TARDIS un transat, une serviette de plage, un matelas pneumatique double et un parasol. Il regarda sa montre, mis le matelas dans les bras d’Adric en lui conseillant d’aller le remplacer par deux autres serviettes.

1974, en France, un beau soleil. Des jeunes qui jouent au ballon, les platines portables qui chantonnent sur le sable…

Il ne fallu pas longtemps pour que le Docteur soit entouré d’une bonne dizaine de filles, 45 tours en mains. Il s’en saisit d’un. A coté de la photo d’un bel homme blond, le titre : « Le téléphone pleure ».

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Umanimo (Texte)
Le téléphone sonne (600 mots)
[Attention, spoilers sur plusieurs épisodes de la série classique (et explication à la fin).]« Je suis là, dit le Docteur en prenant le téléphone des mains de Martha.

– Docteur… souffle la voix du Maître à l’autre bout du fil.

– Maître, répond le Docteur.

– J’aime lorsque tu m’appelles par mon nom. »

Titip ! Titip ! Titip !

« Attends, j’ai un autre appel.

– Quoi ? s’indigne le Maître.

– Allô, oui ? Qu’y a-t-il ?

– Allô Docteur, est-ce toi ? demande une voix que le Docteur n’a plus entendu depuis sa troisième incarnation.

– Qui est-ce ? Que voulez-vous ? s’enquiert-il prudemment.

– Juste te dire au revoir, Docteur, reprend la voix familière.

– Maître ? s’étonne-t-il. Mais comment peux-tu… »

Titip ! Titip ! Titip !

« Attends, j’ai un troisième appel.

– Mais je… » commence le Maître.

Le Docteur prend la nouvelle communication.

« Docteur, félicitations ! s’exclame une voix rauque, râpeuse, qu’il a connu durant sa quatrième incarnation. Tu arrives juste à temps pour la fin.

– Maître ? répète le Docteur encore une fois. D’où m’appelles-tu, cette fois-ci ? Cela ne peut pas être de Gallifrey… »

Titip ! Titip ! Titip !

« Oh non… désolé, mais on dirait que j’ai un autre appel. »

Le Docteur regarde Martha.

« Combien de communications en parallèle peut-on avoir avec ce téléphone ?

– Pas plus de trois, normalement, répond-elle. Sinon, ça coupe la première.

– Hum, alors je reprends… Maître ? Excuse-moi, je vais devoir te rappeler dans cinq minutes.

– Quoi ? s’exclame le Maître, furieux. Je… Oh ! Il a raccroché !

– Allô qui est-ce ? demande le Docteur à ce quatrième interlocuteur.

Sharaz sharaz, tumal. Balor, balor. Enfin, vous voilà, Docteur.

– Hein ?

– Je suis Kalid.

– Maître ! Je sais qui tu es, inutile de me jouer cette comédie.

– Kalid ne peut-il pas voyager là où l’esprit l’emmène ?

– Cesse cette stupide mascarade.

– Fais attention, Docteur. Je peux rassembler des furies et des démons, une troupe de chérubins ou Lucifer lui-même.

– Arrête de… »

Titip ! Titip ! Titip !

« Désolé, je te reprends en ligne dans une minute. »

Le Docteur change à nouveau d’interlocuteur. Il bascule la conversation vers le Maître qu’il connaissait lorsqu’il était exilé sur Terre à la fin du vingtième siècle.

« Allô, Maître ? Ah, il n’est plus là. Bon, voyons qui d’autre appelle, mais je commence à le soupçonner… Allô ?

Allô Docteur ? Sais-tu que cette petite planète que je déteste va bientôt cesser d’exister ?

– Encore toi… soupire le Docteur, en entendant cette voix au fort accent américain.

Et je me suis habillé pour cette grande occasion.

– Je sais », grince le Seigneur du Temps.

Titip ! Titip ! Titip !

« Je raccroche, gronde-t-il, sentant sa patience s’effriter.

– Hé ! Tu ne peux pas me laisser… J’ai gâché toutes mes vies à cause de toi ! Docteur !

– Désolé, je dois y aller. »

Le Docteur change à nouveau de destinataire.

« Docteur ! Tu ne peux pas me raccrocher ainsi au nez !

– Ah oui, j’oubliais que tu es Premier Ministre, maintenant », lance ironiquement le Docteur.

Ignorant le sarcasme, le Maître répond, enchanté.

« Ouii ! C’est bien, n’est-ce pas ? »

Titip ! Titip ! Titip !

« J’ai un autre appel.

– Encore ? Mais qui donc te harcelle comme ça ?

– Eh bien, tu ne me croiras pas, mais c’est… toi.

– Moi ? Mais je te parle à l’instant, je ne peux pas… oh…

– Oui, tu as compris. J’ai en attente, en ce moment même : toi, toi, toi et toi. »

Pendant ce temps, à travers le temps et l’espace, on entend :

« Docteur ? Réponds-moi.

– Docteur, es-tu là pour la fin ?

– Mon cher Docteur, je t’attends pour diriger l’univers avec toi.

– Docteur, nous n’avons plus beaucoup de temps… »

[Tout le monde aura reconnu, je pense, la conversation téléphonique entre le Maître et le Docteur dans l’épisode The Sound of Drums. Pour les autres conversations, j’ai utilisé le plus possible de vraies répliques tirées des épisodes : Terror of the Autons, The Deadly Assassin, Time-Flight, et le film de 1996, Doctor Who, the Enemy Within.]

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Le règlement reste le même. Vous avez jusqu’au Mardi 2 septembre a 20h00 🙂  (pour la France. Au Quebec, prenez en compte le décalage horaire. Sorry!) A envoyer à : romanatrelundarIV@gmail.com

J’ai fini mon mémoire aujourd’hui. Pour la semaine prochaine, le thème sera donc…

« Occupation »

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Artisons #10 « Graine »

Avant de lancer le prochain défi, voici les participations du précédent appel sur le thème « Soulagement ». Merci à tous pour vos participation, et également pour votre soutiens à la pétition!

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Adrien B. (100 mots et qui a en plus fait un super combo)

– … L’Espèce, L’Arrogance, Le Réconfort, La Délinquance, La Mémoire, L’Attirance, Le Premier Docteur, La Ruine…, murmurait le docteur tout en pilotant négligemment  le Tardis,

– Quoi? soupira Péri, se demandant dans quel délire méta-orgueillant était encore tombé le Docteur

– Pas quoi, Qui, lui répondit-on sèchement

– Qui quoi? insista Péri

– Il s’agit jeune demoiselle de la liste des surnoms que me donnait mes camarades de l’académie, où je fus envoyé fort jeune…

– Autre chose? demanda-t-elle

– Oui, Savez-vous comment m’appelez le Maitre? vous connaissez le Maitre ?

– Oui, non

– Il, haussant les yeux, fut le premier à m’appeler le Soulagement, car j’étais toujours celui qui acceptait de me tourner vers lui, quand il faisait fuir les autres par son orgueil. Dans le fond j’ai toujours été un humaniste, conclut-il.

– quel soulagement, lui répondit-on.

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Alda Rana (Fanart)

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Florent F. (500 mots + quelques fanarts)

– « Bien sûr, Docteur, je vous suis reconnaissant d’avoir sauvé mon atelier de ces… Comment dites-vous, déjà ?

– « Zygons.

– « Zygons. Mais ce que vous me demandez là, vraiment, ce n’est pas possible !

– « Allons, un artiste tel que vous ne peut passer à côté d’une telle opportunité », insiste le Docteur, se redressant de toutes sa hauteur, fièrement campé sur ses jambes dans une posture se voulant avantageuse.

– « N’insistez pas – bougonne l’artiste – je ne suis pas portraitiste ! Je ne représente pas, je présente. Je ne dépeins pas, je peins ! Et puis cela irai à l’encontre de mon art.

– « Je vous demande pardon ?

– « Enfin, regardez-vous, Docteur. Vous êtes bien trop…

– « Bien trop quoi ? » Les narines du Docteur frémissent, signe qu’il n’est pas loin de piquer l’une de ses spectaculaires crises de colère. Peri hésite entre se jeter entre les deux hommes pour éviter un drame, ou courir se réfugier à l’intérieur du TARDIS.

– « Bien trop bariolé ! »

– « Bariolé ? BARIOLÉ !!! Tu entends ça, Péri ? Moi, le Docteur, bariolé ? Et je dois entendre ça de la bouche d’un barbouilleur humain incapable de faire la différence entre son facteur et un éclaireur Zygon ? Michel-Ange m’a supplié – supplié entendez-vous ? – de lui servir de modèle pour son David ! J’ai été la muse de Fra Angelico, du Caravage, du douanier Rousseau et d’Andy Warhol ! Et Monsieur me trouve trop bariolé ! A-t-on jamais vu plus arrogant? »

Le peintre, qui a prudemment trouvé refuge derrière Péri, fini par consentir au caprice du Docteur, à la condition expresse que le portrait ne soit dévoilé qu’une fois le TARDIS en vol, pour qu’aucun regard – sinon celui de l’artiste – ne se porte sur la toile sur Terre. Après une séance de pose plutôt éprouvante durant laquelle le Docteur ne tient pas en place, prétextant que le peintre l’a regardé de travers, qu’il a entendu le « Uiii, uiii, uiii » caractéristique d’une colonie de Zarbis ou que le présence de Péri le déconcentre dans sa pose – sans parler d’interminables monologues durant lesquels le Seigneur du Temps affirme qu’Arcimboldo avait exécuté son portrait bien plus rapidement que celà – les deux voyageurs spacio-temporels repartent avec la toile tant désirée, soigneusement empaquetée, sous l’œil rassuré du peintre. Trépignant d’impatience, le Docteur démarre le Tardis en toute hâte, puis se jette sur l’emballage qu’il a tôt fait de réduire en charpie. Interdit, il hausse un sourcil dubitatif, observant une étrange masse de peinture noire, à la texture épaisse et rugueuse, constellée de reliefs, entailles et sillons.

– « Non, je ne comprends pas » finit-il par lâcher, après un long silence, sans quitter son air perplexe.

– « Vous savez, Docteur, – risque timidement Péri – l’art moderne, le temps qu’on le comprenne, ça devient de l’art ancien. »

Pendant ce temps, accoudé à la fenêtre de son atelier parisien, le facétieux peintre observe le ciel en souriant et murmure:

– « Règle numéro un, Docteur: Soulages ment. »

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(cliquez pour agrandir)

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Laureline D. (5 montages photos)

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(c’est du nuwho mais ça faisait partie de la série de montage donc)

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Marie D. (200 mots)

« Quel soulagement de vous revoir parmi nous !
-C’est certains, nous étions tous si inquiet… »
Ils étaient entouré de leurs collègues et amis qui leur avait organisé une petite fête pour leur retour.
« Enfin, moi, j’ai toujours pensé qu’ils s’étaient enfuit ensemble, en amoureux… »
Barbara rougit plus que de raison.
« Tu ne vois pas que tu l’ennuie ? Par contre, vous avez perdu vos appartements, mais vous avez récupérer vos affaires, et c’est bien gentil de la part du directeur de Coal Hill de vous reprendre à vos postes…
-Oui, oui. » Répondit Ian, ne sachant que dire de plus.
« Ta sœur, Barbara, pensait que vous étiez mort tout les deux et qu’on ne retrouvait pas vos corps, sauvagement assassiné… Qu’est-ce qu’elle a pu pleurer en pensant à votre enlèvement ! »
Les deux amis se sentait de plus en plus mal à l’aise. Ils finirent par s’éclipser de la petite soirée.
« On a raté tellement de choses en deux ans… cette réforme scolaire à laquelle je ne comprends rien*…
-Oui. Mais je suis soulagée, personne n’a osé demander ou nous étions. Je ne sais vraiment pas ce que j’aurais pu répondre… »

*Note de l’auteur : il y a eu une réforme scolaire en 1964 au Royaume-Unis « permettant aux autorités locales de mettre sur pied des établissements polyvalents rassemblant tous les élèves sans tenir compte de leur origine sociale. » selon Wikipedia.

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Stéphanie L. (200 mots)
Il avait eu beau supplier de toutes ses forces les Daleks mais rien n’y avait fait  et il avait du regarder impuissant et hébété  la destruction de cette navette spatiale.

Combien de fois encore devrait il assister à la mort d’un des ses amis , pauvres victimes collatérales  dans sa lutte contre la folie mégalomaniaque et destructrice de cette race  sans merci.

Le souvenir douloureux de Katarina et de Sarah lui revint en mémoire ainsi que la colère  et la tristesse qu’il avait ressenti  alors… et maintenant … non  cela en était trop !

Bien sûr détruire ce Dalek  qui lui tenait lieu de geôlier avait été certes satisfaisant voir même plaisant mais n’avait malheureusement en rien adoucit sa peine.

Oh que oui il allait aider les Thals pour tenter d’annihiler ces monstres qui se regroupaient sur cette planète dans l’attente de conquérir et asservir le reste de l’univers !

Il en était là de ses réflexions internes lorsqu’il entendit une voix qu’il ne pensait plus jamais entendre, crier son nom.

Il tourna la tête et lui même s’écria :

Jo !!!

Tant de soulagement d’espoir et de bonheur retrouvés dans ces deux simples lettres.

FIN

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Umanimo (200 mots)

Le Maître marche avec précaution dans les ruelles de Killingforth. Il vient d’enlever son déguisement d’épouvantail et brosse ses habits d’une main, les débarrassant des derniers brins de paille qui y adhérent encore.

« J’ai un décès à organiser », murmure-t-il en se dirigeant vers la fosse de ce petit village minier.

De loin, il voit le Docteur et sa stupide compagne passer la grille pour entrer dans le périmètre bien gardé. Elle est tout aussitôt solidement refermée. Un homme s’y poste, portant un fusil. Cependant, son chien suit les visiteurs.

Le Maître pointe quelque chose vers le garde. En une seconde, il n’est plus un problème. Puis il s’approche du portail et entreprend de l’ouvrir. Mais le molosse l’entend et revient sur ses pas à toute vitesse. Il se jette sur les barreaux en aboyant férocement.

Le Maître fait un bond en arrière. Il a toujours eu peur des chiens. Ces créatures terrestres le haïssent, et il le leur rend bien.

« Parlez-moi plutôt des chats », grommelle-t-il.

Il lève son arme. Dans un couinement, l’animal se réduit à la taille d’un gros hanneton. Le Maître soupire de soulagement, puis il a un bref ricanement.

Il tapote le TCE avec un sourire satisfait.

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Le règlement reste le même. Vous avez jusqu’au Mardi 20 mai a 20h00 🙂 (pour la France. Au Quebec, prenez en compte le décalage horaire. Sorry!) A envoyer à : romanatrelundarIV@gmail.com (plus sécurisant que les messages facebook, car les mails je peux les épingler… pas les messages facebook)

Le sujet de cette semaine:

Graine

 

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Artisons #8: « Ruine »

Avant de lancer le prochain défi, voici les participations du précédent appel sur le thème « Spécial Premier Docteur ». Cela vous a bien inspiré!

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Eridann (100 mots) !

Le Jour d’avant

« Il est temps pour moi de me reposer, nous allons rester ici dans ce vieux Londres en reconstruction, là même où sont tombés tant de bombes pendant le Blitz, là aussi où se déclencha le grand incendie. Je n’aurais hélas pas la chance en décidant de rester ici d’aller rencontrer Churchill, mais peut-être la nouvelle reine acceptera-t-elle de me recevoir. Enfin, seul l’idée d’aller voir Robespierre pourrait me faire changer d’avis et reprendre le tardis pour voyager dans le temps et l’espace » grommela le vieil homme qui pris sa canne et sorti d’un air décidé.

Une jeune adolescente, saisissant son sac, sortis. Elle avait sans doute hâte de voir comment madame Wright avait apprécié son essai sur la Révolution Française qu’elle avait tant entendu raconter.

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Florent F. (700 mots + 2 fanarts) !

First Susan Dupondt

– «Où sommes-nous, grand-père ?»

Engoncée dans une combinaison spatiale orange à casque jaune, Susan avance à pas prudents, suivant son aïeul qui, comme toujours, n’avait pu s’empêcher de quitter la protection du TARDIS pour s’aventurer sur l’astre désert et inconnu sur lequel ils s’étaient matérialisés.

– «Il semblerait que nous nous trouvions dans le système solaire, mon enfant, bien loin de Gallifrey.»

– «Et cette planète, quelle est-elle? Ce paysage c’est… un paysage de cauchemar, un paysage de mort, effrayant de désolation…»

– «Mmm… Ce n’est pas une planète à proprement parler, Susan. Nous sommes sur le satellite de cette planète, que nous apercevons dans le ciel. Ses autochtones l’appellent la Terre et cet astre, que nous foulons, la Lune. Si les données du TARDIS sont exactes – et elles le sont généralement – la Lune n’abrite aucune forme de vie. Quant aux Terriens, ils n’ont pas encore développé le voyage sidéral, mais cela ne saurait tarder car la recherche spatiale bat son plein sur Terre. Nous sommes en l’an terrestre 1954. Dans six ans, l’Homme ira dans l’espace et neuf ans plus tard, il posera le pied sur la Lune. Mais pour l’heure, tu n’as pas à t’inquiéter Susan, nous sommes parfaitement s…»

Mais Susan coupe brusquement le discours magistral de son grand-père et le pousse à l’abri d’un monticule rocheux. Avant que le vieil homme n’ai le temps de protester, la jeune fille lui désigne un point sur la surface désolée, constellé d’impacts de météores. Deux silhouettes, encore lointaines, s’approchent en bondissant.

– «C’est absolument impossible!» s’insurge le Docteur, comme pour nier l’évidence «La Lune et déserte et le restera encore pendant des années!»

Les deux créatures sont maintenant suffisamment proches pour être parfaitement distinguées. Deux êtres à l’apparence humaine, semblables tels des jumeaux, aux épaisses moustaches noires. Eux aussi portent des combinaisons spatiales, également orange – signe manifeste de bon goût, selon le Docteur.

– «Vois l’antenne qui dépasse de leur paquetage: ils utilisent probablement un système de communication radio élémentaire. Ce sera un jeu d’enfant de s’y brancher dessus. Ainsi, nous ne perdrons pas un mot de leur conversation.»

Sitôt dit, sitôt fait. Mais le Docteur et Susan n’entendent que des rires joyeux, les deux hommes semblant prendre un plaisir enfantin à bondir sur le sol lunaire, jusqu’à ce que l’un d’eux se reprennent brusquement:

– «Allons, sois sérieux ! Si les gens nous voyaient !»

A ces mots, Susan blêmit. Et s’ils avaient été repérés?

– «Les gens ! … Ah ha! … LES GENS ! Mais il n’y a personne sur la Lune, mon pauvre ami !»

– «Et comment sait-on qu’il n’y a personne, puisque personne n’y est jamais venu? D’ailleurs, regarde !!»

L’homme indique à son compère deux traces de pas parallèles sur le sol lunaire.

– «Nos empreintes !» s’écrie Susan. «Ils vont nous trouver!»

– «Du calme, mon enfant. Ils n’ont pas l’air hostiles mais s’il s’agit des premiers explorateurs venus de la Terre, mieux vaut qu’ils ne nous trouvent pas. La découverte de voyageurs spatio-temporels venus d’une autre galaxie risquerai d’interférer considérablement dans l’Histoire terrienne et irai à l’encontre de tous nos principes.»

Susan ne peut réprimer un léger rictus, pensant à toutes les fois où son grand-père et elle on bouleversé l’Histoire d’autres planètes en repoussant des aliens envahisseurs ou chassant des tyrans galactiques. Il n’empêche que la situation est préoccupante. Déjà les deux spationautes alertent leurs camarades, restés à bord de leur vaisseau.

– «Nous avons fait une découverte sensationnelle… Sen-sa-tion-nelle, vous entendez ! Tenez-vous bien: il y a des hommes sur la Lune !»

Par bonheur, l’incrédulité générale de leurs équipiers met fin aux explorations des deux moustachus.

– «Je parie que vous êtes revenus sur vos pas et que ce sont donc vos propres traces…»

Susan et le Docteur reprennent prudemment le chemin du TARDIS tandis que les deux hommes s’éloignent en bougonnant vers une fusée à carreaux rouges et blancs.

– «Patience, Dupond. On verra bien à qui l’avenir donnera raison…»

– «Je dirais même plus: sapience, Dupont…»

[ Bien entendu, ce drabble fait directement référence à l’album des aventures de Tintin On a marché sur la Lune de Hergé. Les dialogues ont été repris presque à l’identique, et Susan emploi les mêmes mots que Tintin lorsqu’elle décrit le paysage lunaire. ]

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Laureline D. (photomontage)

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Marie D. (100 mots) !

On your way then you cowboys… Il entendait une chanson qui flottait dans les couloirs du TARDIS, presque irréelle. Il ne comprenait pas bien les paroles.

The time will be soon… Le Docteur sortit de la salle des commandes pour se diriger vers le couloir des chambres, d’où venait la mélodie.

When there’s blood on the sawdust… Derrière la porte de la chambre de Dodo, sa petite voix claire s’élevait… mélancolique et lointaine, malgré le ton joyeux de la chanson.

In “The Last Chance” Saloon… Souvenir d’une aventure, du temps ou ils étaient trois. Il préféra se détourner. Oublierait-elle Steven?

http://www.youtube.com/watch?v=AKSocNFdsbc évidemment

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Mina M. (Fanart) !

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Pour expliquer rapidement la présence du crabe sur ce dessin : c’est en fait une partie d’un plus gros projet d’illustration qui est de créer un zodiaque avec tous les Docteurs, et chaque Docteur se voit attribuer un signe du zodiaque en fonction de son caractère. Je trouvais que Cancer allait bien avec le Premier Docteur. Je parlerai de ce projet un peu plus tard sur le groupe Facebook (avec des croquis, quand j’en aurai plus a montrer).
Niveau détails techniques : c’est colorié avec des crayons aquarellables.
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Stéphanie L. (100 mots)

Air Drabble en hommage à Maximus Pettulian de Corinthe

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FIN

Note de l’auteur : Vous sachant tous fins connaisseurs en matière de belles lettres  je sais que vous apprécierez ce texte à sa juste valeur 😉
(Note de Marie : ben moi j’ai bien ris 😀 )

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Umanimo (200 mots)

Recette du cacao aztèque

Ingrédients :

Un Seigneur du Temps, de préférence un peu fou, ayant fuit sa planète en volant un TARDIS, se faisant appeler le Docteur.

Une femme aztèque charmante et pleine de sagesse, de préférence s’appelant Cameca.

Un joli jardin, avec un banc public pour les amoureux.

Des fèves de cacao qui tombent d’un pot sur le banc dans le joli jardin.

Deux bols décorés.

Recette :

Faites se rencontrer le Docteur et Cameca dans le joli jardin.

Mettez le pot contenant les fèves de cacao dans les mains de Cameca.

Faites en sorte qu’elle les renverse sur le banc.

Le Docteur devrait alors parler de ces graines, et dire à Cameca qu’il va lui-même préparer la boisson au cacao pour tous les deux.

Peu de temps après, le Docteur devrait revenir avec les deux bols remplis de la boisson cacaotée.

Se sentant légèrement attiré par cette charmante femme, il devrait lui faire quelques compliments.

Cameca devrait alors, si la recette est délicatement menée, lui dire qu’elle accepte sa proposition.

Résultat final :

Un Docteur abasourdi, se rendant compte qu’il vient de se fiancer à une femme aztèque.

Laissez doucement reposer cette jolie scène dans vos cœurs.

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Le règlement reste le même. Vous avez jusqu’au Mardi 6 mai a 20h00 🙂 (pour la France. Au Quebec, prenez en compte le décalage horaire. Sorry!) A envoyer à : romanatrelundarIV@gmail.com (plus sécurisant que les messages facebook, car les mails je peux les épingler… pas les messages facebook)

Le sujet de cette semaine:

Ruine

 

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Artisons! #3 « Réconfort »

Voici les textes et images que j’ai reçu cette semaine, sur le thème « Arrogance ». Merci a tous! Les drabbles et images vous seront présentés par ordre alphabétique.

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Alda Rana

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Amane Matsuo

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(cliquez pour voir la petite BD)

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Kathleen « KathWho » (200 mots)

Bam! Les portes du lounge s’ouvrent brutalement.

D’un pas militaire, avance un homme de forte stature et le torse bombé.  Après avoir dévisagé les occupants de la salle de son regard vif, il fait une moue hautaine, soupire,  puis traverse la salle avant de s’arrêter devant la fontaine. D’un geste impérieux, il dégage son épaule de sa cape rouge, et se prend un petit verre conique en carton dans le distributeur. En une rasade, il engloutit l’eau qu’il venait de se servir et tourne les talons. Sans même regarder derrière lui, il jette avec assurance le carton qu’il avait écrasé dans sa main, et celui-ci tombe directement dans la corbeille prévue à cet effet. Il fait claquer sa cape puis retourne d’où il vient, les bouclettes de sa chevelure paille, flottant, du à son pas rapide et déterminé.

Attablée un peu plus loin, Leela regarde la scène se dérouler devant elle. Intriguée, elle se retourne vers Romana, qui finit de siroter sa tasse de thé parfumé.

-Pour qui se prend-il lui… Est-il toujours comme ça? fit-elle, dégoutée.

– Oh…Maxil? Non il est comme ça seulement depuis qu’il a rencontré l’incarnation future d’un certain Prydonien, lui répond Romana, le sourire énigmatique.

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Marie Devigne (100 mots)

Le Docteur expliqua avec un certain enthousiasme à quel point les modifications récentes de son TARDIS l’avaient rendu stable et sûr. Au risque de blesser son arrogance et sa fierté, Harry répliqua que, de toute manière, il avait déjà ses billets de train pour Londres, et qu’il n’avait donc pas besoin d’être raccompagné.

C’est finalement une ombre de peine qu’il vit passer dans les yeux du Docteur, mais il ne céda pas. Il avait déjà un long trajet de retour à faire, et si le TARDIS se trompait carrément de planète, il serait fort ennuyé. Tant pis pour son égo…

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Sebastien Faron (200 mots)

Il l’avait poussé à bout. Cette fois, le Docteur était allez trop loin. Il avait jusqu’ici supporté son arrogance, mais là, c’était le mot de trop.

« J’en ai assez, Docteur, que vous nous regardiez de haut sans cesse, ainsi que de vos manières ! J’aimerais que vous nous rameniez immédiatement chez nous. Et tâchez de ne pas vous tromper cette fois ! »

Le Docteur était piqué au vif. Il n’appréciait plus les remontrances de Chesterton. Il appuya sur certains boutons de la Console du TARDIS, actionna d’autres leviers, et ils atterrirent.

« Très bien, sortez et ne revenez plus ! »

« Grand-père, s’il vous plaît, laissez-leur une seconde chance ! »

« Susan, cet homme ne cesse, depuis qu’il est monté clandestinement à bord de mon TARDIS, de me manquer de respect. De plus, je pense être ici la personne la plus saine d’esprit. Ainsi, je vous prierais de quitter mon vaisseau sur-le-champ ! »

« Très bien ! », répliqua Ian. « Allez, viens, Barbara, laissons ce vieux fou s’amuser avec sa machine infernale. Au revoir, Susan, et fais attention à toi. »

Ian et Barbara partirent, mais Susan savait que le Docteur reviendrait les chercher.

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Stéphanie Louastron (100 mots)

-Londres est en ce moment même sous le coup d’une invasion imminente, donc arrêtez vos enfantillages que vous appelez comment ? Ah oui ! Selfie et photobomb… Vous perturbez mes hommes Docteur !

– Détendez-vous Brigadier, et joignez-vous plutôt à moi. Jamie Zoe et Isabel reviendront bientôt de leurs escapades dans les égouts et ce n’est pas quelques malheureuses photos qui changeront la situation maintenant.

– Bon très bien Docteur vous avez gagné, mais faites au moins en sorte cette fois-ci que vos clichés ne soient pas trop flous, car je compte bien offrir le plus réussi au sergent Benton.

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Umanimo (700 mots)

M…

Un des principaux défauts du Maître, parmi tant d’autres, c’était l’arrogance. Il était toujours sûr de lui, dédaignant Seigneurs du Temps et autres espèces, et aimait les écraser de sa supériorité.

Même devant le Docteur, la seule personne dans l’univers pour laquelle il n’éprouvait pas un total mépris, il ne pouvait s’empêcher de plastronner et de se proclamer plus intelligent et plus malin.

Ce jour-là, il avait matérialisé son TARDIS sur Terre, dans l’intention d’y mettre un peu de désordre pour ennuyer son vieil ennemi. Une petite récréation dans ses plans de conquête de l’univers. Un peu de congé en quelque sorte.

Il avait atterri à une époque reculée de l’histoire de l’humanité. Une époque obscure, pleine de mystères et de légendes. Sortant de sa machine, il regarda autour de lui. Une forêt sombre, pleine d’arbres centenaires et de halliers touffus, dont le sol était couvert de mousse humide.

« Si je me souviens bien, murmura-t-il, comme s’il hésitait à parler à voix haute dans ce lieu inquiétant, le château doit être par là. »

Il épousseta une poussière inexistante sur sa manche de velours noir, et se mit en route sur un sentier courant au milieu des buissons.

Dans un espace que l’on pouvait à peine qualifier de clairière, au bord du chemin, une masure dressait ses murs lépreux et son toit de chaume. Sur son seuil, une très vieille femme fumait une pipe odorante. Le Maître allait passer devant elle sans lui prêter attention, lorsqu’elle l’interpella :

« Mon bon monsieur, seriez-vous assez aimable pour donner un coup de main à une pauvre femme solitaire ? »

Le Maître s’arrêta, étonné qu’elle ait seulement osé lui adresser la parole.

« J’ai mieux à faire aujourd’hui, la vieille », marmonna-t-il avant de poursuivre sa route.

Lorsqu’il arriva au donjon du roi légendaire qui régnait sur la contrée, il s’adressa au garde posté à la poterne, avec le ton condescendant qu’il prenait avec les sous fifres :

« Mon cher monsieur, s’entendit-il prononcer avec étonnement, pourriez-vous avoir l’extrême obligeance d’annoncer à votre maître que je désire humblement le voir. »

Il posa la main sur sa bouche et fronça les sourcils. Il avait eu l’intention de dire : « Je suis le Maître et tu dois m’obéir. Vas chercher le roi, je veux le voir sur le champ. »

Mais sa requête semblait avoir été entendue, car le garde appela un de ses camarades et celui-ci partit en courant vers l’habitation principale.

Quelques instants plus tard, on l’introduisait auprès du souverain. Sans comprendre comment, il se retrouva à genoux devant lui, la tête respectueusement courbée.

« Ô très grand roi, prononça-t-il avec difficulté, car tentait en vain d’articuler d’autres paroles. Je ne suis qu’un obscur voyageur qui vient présenter ses misérables hommages au majestueux suzerain de ce pays. »

Charmé par cette attitude – elle était plutôt inhabituelle en ces temps et en ces lieux, le monarque descendit de son trône pour le relever lui-même, et l’invita à partager un rafraîchissement avec lui.

« Mon doux seigneur, lui répondit-il, une fois qu’ils furent installés devant la cheminée, un hanap de bière à la main. Votre mise indique un haut rang, et vos manières une éducation raffinée. Je ne crois pas vous connaître cependant. Pouvez-vous m’indiquer votre nom ?

– Je suis le M… » commença le Maître.

Il toussota comme s’il avait avalé une poussière. Le mot ne voulait pas franchir ses lèvres.

« Je suis le M…, reprit-il, toujours sans succès.

– Le M… quoi ? s’enquit le roi, d’un ton encourageant.

– Je suis le M…alheureux le plus M…auvais, M…échant et M…éprisable que vous puissiez imaginez, continua le Maître, son regard fou balayant la pièce à la recherche de ce qui pouvait ainsi l’obliger à dire ce qu’il ne voulait pas dire. Je suis le M…isérable le plus M…inable, M…alhonnète et M…iteux qui existe.

– Allons ! Allons ! susurra le souverain. Vous êtes beaucoup trop dur avec vous-même. Je suis certain que vous n’êtes pas si terrible que ça.

– Je vous assure, affirma le Maître, des larmes dans la voix et les yeux. Je suis la vermine la plus vile de l’univers.

– Vous êtes trop M…odeste, voilà tout », conclut Arthur.

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Pour la semaine prochaine, le règlement reste le même. Vous avez jusqu’à Mercredi prochain a 0h01 🙂 (pour la France. Au Quebec, je pense que ce sera 18h01 du Mardi. Sorry!) A envoyer à : romanatrelundarIV@gmail.com

Le sujet de cette semaine m’a été suggéré par un ami:

Réconfort

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