Archives de Tag: Koschei

Artisons #35 « Illumination »

Nos villes sont illuminées en ces périodes de changement d’année et de célébration religieuse. Soudain, dans mon esprit qui se torturait pour trouver un thème pour cette semaine, ce fut « L’Illumination » !

Que le grand cric ne vous croque pas, mais vous illumine de son inspiration.

Le résultat de l’Artisons « Cycle » est très visuel. Beaucoup de Fanarts et de Photomontages, cette fois-ci.

(Cliquez sur les images pour les afficher en plus grand)

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Béa Leuleu (Photomontages)

Sylvester McLloyd

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Clémence Beauregard (Texte)

La course des tricycles

Par un bel après-midi d’été gallifreyen, deux petits garçons s’amusaient joyeusement sur leurs tricycles.

« C’est moi qui vais gagner, nananère ! lança le petit brun à son ami d’un ton moqueur en pédalant à toute vitesse.

– Attends que je te double ! »  lui rétorqua le petit blond tout en essayant de le rattraper.

Les deux enfants continuèrent leur course avec acharnements, ils se dépassaient à tour de rôles, mais finalement ce fut le garçon aux cheveux d’or qui remporta la course. Celui-ci cria fièrement sa victoire.

« Ouais !! Je suis arrivé le premier !! C’est moi le plus rapide !

– Ne te réjouis pas trop vite Thêta ; j’ai un autre défi à te proposer répliqua le perdant. Tu vois la colline là-bas ? On l’appelle  » La Pente des Enfers » très peu de gens ont réussi à la descendre sans se blesser ou sans casser leur tricycles. Si tu réussis à arriver le premier en bas de cette colline je te donnerais 4 paquets de Jelly Babies mais si tu perds tu devras m’en donner 8 paquets ! ajouta t-il avec un sourire malicieux.

– J’accepte ton défi Koshei ! » répondit-il, bien décidé à montrer qu’il était le plus rapide de l’univers.

Ils remontèrent la côte avec difficulté car elle était l’une des plus raides pentes de la planète. Arrivés tout les deux au sommet, ils se mirent en position de départ. Thêta pas franchement rassuré à l’idée de dévaler la pente demanda :

« Mais tu crois pas que c’est un peu dangereux? On pourrait se faire mal comme tous les autres qui ont essayé avant nous.

– Fais pas ta poule mouillée ! Soit courageux pour une fois ! » s’exclama le brun en le tapant dans le dos amicalement.

Mais je n’ai pas peur du tout !Tu va voir je vais les remporter ces Jelly Babies ! »

Et il s’élançât dans la descente sans attendre le top départ.

« Hey! Attends-moi Theta ! » s’écria Koschei avant de pédaler à son tour.

Les deux jeunes Gallifreyens dévalaient la pente à une vitesse folle tout en évitant les trous du chemin. Soudain, une des roues du tricycle de Thêta passa dans un des trous et lui fit perdre le contrôle de son véhicule. Koschei hurla :

« Attention Thêta !!! »

Le blond tomba et s’étala sur l’herbe rouge. Quant au tricycle, il alla se fracasser contre un arbre. Le brun arriva quelques secondes plus-tard en freinant.

« Ça va ?! demanda-t-il à son ami allongé sur le sol.

– Moi oui mais mon tricycle est complètement cassé, répondit-il en se relevant et en époussetant ses vêtements.

– Bon tant pis pour la course, on doit rentrer ça va bientôt être l’heure du couvre-feu », abrégea Koschei. Et les deux amis partirent chacun en direction de leur maison.

Quelques jours plus tard, les deux garçons se retrouvèrent au pied de l’arbre argenté où ils s’étaient quittés la dernière fois.

Koschei regarda Thêta avec admiration et s’exclama :

« Ne me dis pas que c’est le nouveau tricycle sonique !?

– Si ! Mes parents me l’ont acheté vu que l’ancien était irréparable, répondit-il joyeusement

– La chance ! Et si on allait l’essayer ? Sur une pente moins dangereuse cette fois,

– Bien sûr! C’est parti ! »

Et ils partirent trouver un nouveau terrain de jeu.

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Kathwho (Fanart)

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Laureline Duroman (Fanarts)

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Umanimo (Fanarts + Texte parodique)

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Le cycle de la Mort

(à partir de la chanson Le Cycle de la Vie dans Le Roi Lion)

Tous les jours de ta vie dans ton TARDIS
Aigri par l’indifférence du Docteur
À l´infini, tu imagines des astuces
Pour le tuer, l’humilier, le faire souffrir.

Tu as tant de choses à conquérir
Pour franchir la frontière du pouvoir
Recueillir la puissance
Qui vient du fond des âges
Dans le chaos d´une chaîne de haine.

C´est l´histoire de la mort
Le cycle infernal
D´un enfant de Gallifrey qui toujours renaît.

La ronde infinie
De ce cycle infernal
C´est l´histoire, l´histoire de la mort.

C´est l´histoire de la mort
Le cycle infernal
D´un enfant de Gallifrey qui toujours renaît.

La ronde infinie
De ce cycle infernal
C´est l´histoire, l´histoire de la mort.

[Texte original :
Au matin de ta vie sur la planète
Ébloui par le Dieu Soleil
A l´infini, tu t´éveilles aux merveilles
De la terre, qui t´attend et t´appelle

Tu auras tant de choses à voir
Pour franchir la frontière du savoir
Recueillir l´héritage
Qui vient du fond des âges
Dans l´harmonie d´une chaîne d´amour

C´est l´histoire de la vie
Le cycle éternel
Qu´un enfant béni, rend immortel

La ronde infinie
De ce cycle éternel
C´est l´histoire, l´histoire de la vie

C´est l´histoire de la vie
Le cycle éternel
Qu´un enfant béni, rend immortel

La ronde infinie
De ce cycle éternel
C´est l´histoire, l´histoire de la vie.]

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Le règlement reste le même. Vous avez jusqu’au Mardi 13 janvier à 20h00 (pour la France. Au Québec, prenez en compte le décalage horaire. Sorry!) À envoyer à : umanimo@live.fr

Pour la semaine prochaine, le thème est :

« Illumination »

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Artisons #24 : « Journaux »

Voici les résultats pour l’artisons « Peur » 🙂 merci de votre participation…

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KathWho (fan-art)

zagreus

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Marie D. (texte)

C’était une plaine avec, au milieu, un TARDIS. Un peu plus loin, une adolescente, deux professeurs et un vieil homme observaient, étudiaient, caressaient… ce qui semblait être la race paisible locale.

Ils sortaient des ruisseaux avec des petits bruits de ventouse et s’ébouriffaient pour sécher leurs poils. Ian constatait que ces créatures semblaient être des petits poulpes… au visage félin. Barbara les avait nommés « Chat-Poulpe », et c’était resté.

Susan, quant à elle, se contentait de s’occuper d’eux, de les papouiller, de jouer a les faire courir (si on peut appeler ça ainsi). Son grand-père regardait le spectacle d’un air très doux… et il ne faudrait plus longtemps pour qu’il cède aux demandes de Susan. « Grand-père, il est si mignon ! je peux le garder ? Je peux ? »

Il s’apprêtait à lui répondre lorsque quelque chose saisit sa cheville. Lui qui avait tous ses sens en éveil, qui savaient parfaitement ou se trouvaient la moindre fourmi sur cette plaine, quelque chose venait de lui saisir la cheville, la serrer, et le tout par surprise. Un mauvais souvenir le prit, un frisson l’empêcha de répondre.

Un sursaut.

Que dire d’autre… Ian du y mettre toutes ses forces pour empêcher le Docteur d’écraser à coup de canne le Chat-poulpe, coupable de la surprise, et la petite chose s’enfuit en couinant vers le ruisseau.

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Umanimo (texte)

Je n’ai pas peur (350 mots)

C’est ce soir. Je n’ai pas peur. Bien entendu que je n’ai pas peur ! Je ne suis pas comme ce froussard de Thêta, toujours à pleurnicher dans les coins. Il croit que personne ne s’en aperçoit, mais moi, je le sais.

Papa sera fier de moi.

« Tu vas nous faire honneur, n’est-ce pas, Koschei ? » m’a-t-il dit, quand je suis parti pour l’Académie.

C’était… un peu difficile de quitter la maison. Mais je n’ai pas eu peur. Non, je n’ai pas eu peur.

***

Je vais devenir un Seigneur du Temps. Enfin, pas encore tout à fait, mais sans le regard dans le Schisme Démesuré, on ne peut y parvenir.

Seigneur du Temps ! Je vais changer le monde. Je vais changer l’univers ! Je ne vais pas rester sur cette petite planète. Avec Thêta, on en rêve souvent. On en parlait déjà en courant dans les champs, près de la maison. L’univers sera à nous !

***

Il fait noir, mais je n’ai pas peur. Les professeurs sont là, derrière moi. Que pourrait-il m’arriver ? Ce sont des adultes. Ils me protègent. Sont-ils toujours là ? Je ne les entends pas dans cette herbe qui étouffe les bruits. Je vais me retourner un petit peu. Juste un petit peu. Oui, ils sont là. Je n’ai pas peur.

***

Des torches éclairent la nuit. Nous arrivons. C’est comme un gros œil qui me regarde. J’ai… j’ai un peu le cœur qui bat quand même. Mais je n’ai pas peur.

Plus près ? D’accord… plus près. Ce… ce n’est pas un œil, c’est une bouche dévorante, c’est un vide qui m’attire. Je n’ai pas peur. Ainsi, c’est ça ? Le temps et l’espace ? Ce n’est rien… qu’un vide. Non ! C’est un affreux tourbillon qui va m’aspirer. Qui m’aspire !

« Rends-nous fier de toi, Koschei. »

« Sois l’honneur de notre famille. »

Oui papa ! Je ne bougerai pas. Je ne fuirai pas. Je serai la fierté des Oakdown*.

Je n’ai pas peur ! Je n’ai pas peur ! Je n’ai pas peur ! Je n’ai pas peur !

*[Maison du Maître/Koschei, comme Lungbarrow est celle du Docteur]

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Le règlement reste le même. Vous avez jusqu’au Mardi 30 septembre a 20h00 🙂  (pour la France. Au Quebec, prenez en compte le décalage horaire. Sorry!) A envoyer à : romanatrelundarIV@gmail.com

Pour la semaine prochaine, le thème est :

« Journaux »

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Artisons #23 : « Peur »

Voici les résultats pour l’artisons spécial « La Rani » 🙂 merci de votre participation…

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Bea Leuleu (fan-art)

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Laureline D. (texte)

Suite à leur fuite pour échapper a la justice gallifreyenne promise par le Docteur, le Master et la Rani se retrouvèrent à voyager dans le même TARDIS.

Par une chaude nuit d’été, le TARDIS de la Rani se matérialisa en plein milieu d un jardin, sous la forme d’une fontaine.

La Rani sort de son véhicule afin de vérifier si son camouflage fonctionne encore, cet empêcheur de travailler de docteur aurait aussi pu abimer son circuit caméléon.

Le Master sort du TARDIS.

– Ah la Terre, encore, je pourrai y retrouver mon TARDIS, mais ne t’es tu pas trompée d’époque ? On se croirait au XIXème siècle.

Des gardes armés arrivèrent :

– Au nom du master de cette contrée, que faites vous au milieu du palais de la Rani? et qui êtes vous?

– Nous sommes le Maître et la Rani, vous allez nous montrer votre stock d’or, pour réparer les dommages subit par notre vaisseau. dit le Master

– Oui maître. Venez Rani, nous allons vous montrer vos appartements et vous présenter aux autres ranis.

(Je ne sais pas dessiner alors… Imaginez la tête vexée de la Rani )

Notes : en inde, reine se dit rani, un maharadja pouvait en avoir plusieurs

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Umanimo (fan-art)

Rani-Baker

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Le règlement reste le même. Vous avez jusqu’au Mardi 23 septembre a 20h00 🙂  (pour la France. Au Quebec, prenez en compte le décalage horaire. Sorry!) A envoyer à : romanatrelundarIV@gmail.com

Pour la semaine prochaine, le thème est :

« Peur »

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Artisons #20: « Téléphone »

Voici les résultats pour l’Artisons « Gourmandise » 🙂 merci de votre participation.

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Arthur « Chroniques soniques » (photomontage)

Image Artison Gourmandise

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Béa Leuleu (fanart)

(comme je le considère comme légèrement coquin, je l’ai mis en petit, vous pouvez cliquer pour voir plus. MIAM)

four gourmandise

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Florent F. (fanart)

Artisons gourmandise

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KathWho (fanart)

kandyman

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Laureline (photomontage)

Peter_Davison

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Marie D. (texte, 100 mots)

Elle lui tendit un bol de cacao amer

« Je l’ai fait à la mode aztèque »

Il hésita à le goûter, et observa le breuvage. « Je sais que ce n’est pas du tout le style de chocolat que je fais d’habitude…»

Le Docteur la regarda dans les yeux.

« Evelyn, tu sais, je t’aime beaucoup, mais… je n’aurais jamais imaginé que…
-Mais de quoi parlez-vous ? »

Il devint aussi rouge qu’une partie de son costume.

« Ce n’était pas une demande en mariage ? »

Elle éclata de rire.

« Je ne comprendrais jamais les Humains. »

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Umanimo (trois textes et deux dessins)

Convoitise (100 mots)

Inspirés par le dessin et le texte de KathWho pour l’Artison Maître

Un lapin ! Une boule de poils recouvrant une chair tendre, juteuse. Et des os… des os qui craquent sous la dent et dégorgent leur succulente moelle.

Il bondit sous mon nez, sous mes narines frémissant de son odeur exquise. Sa queue blanche me nargue, sautillant sur le sol brun.

Je le regarde avec gourmandise.

Tous mes muscles sont prêts pour la course. Ma bouche salive déjà…

Non !

Je ne suis pas un animal, guidé par son instinct. Je suis un Seigneur du Temps.

Je ne chasserai pas le gibier qui me fascine. Je resterai là, assis, comme un Roi majestueux entouré de ses sujets.

 Gourmandise-Umanimo

Choix (240 mots)

« Le Coronas Gigantes de Bolivar, monsieur.

– Hum, parfum subtil de moka et de cacao… Séduisant. Un peu trop peut-être. Et ensuite ?

– Le Maduro 5 Genios de Cohiba. Je le recommande pour plus de douceur. Léger goût de cèdre, lorsqu’on aime les saveurs boisées.

– Non, pas assez puissant.

– Si vous voulez de la puissance, je vous présente le Château Margaux de Davidoff. Beaucoup d’amateurs s’en détournent, parce qu’il ne paye pas de mine et qu’il n’est pas très grand, mais il pourrait vous surprendre.

– J’ai déjà essayé. Pas mauvais en effet. Cependant, je préfère quelque chose de plus imposant.

– Alors, j’ai ce qu’il vous faut : le Sir Winston de H.Upman. Permettez-moi de vous le faire essayer. C’est une vitole qui demande une grande habitude pour en saisir toutes les subtilités, mais lorsqu’on y parvient, c’est un enchantement. »

Un silence durant lequel on n’entend plus que quelques bruits discrets. Craquements de feuilles de tabac entre les doigts, crissement d’une allumette, aspiration de lèvres sur le bout d’un cigare.

« Oui, il est excellent.

– Vous prenez celui-ci, alors ?

– Certainement. Qu’avez-vous en stock ?

– Vous voulez tout mon stock ?

– Tout à fait. »

Pendant que le commerçant gagne son arrière boutique, le client sort de sa poche un cylindre en métal noir mat. Sa forme rappelle celle d’un cigare.

Peu après, lorsqu’il sort du magasin, plusieurs grosses boîtes marquées H.Upman sous le bras, il remet l’objet à sa place.

« Paiement immédiat », murmure-t-il.

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Jelly Babies (330 mots)

« Veux-tu un Jelly Baby ? »

Le Docteur tend un sachet de papier blanc au Maître.

Le Seigneur du Temps renégat, occupé à attacher le Docteur, jette à peine un coup d’œil aux friandises colorées qui remplissent la pochette.

« Je ne suis pas gourmand, répond-il. Tes tentatives pour retarder le moment fatidique sont pathétiques et ridicules.

– Je te recommande les noirs. Ils sont délicieux. De plus, c’est ta couleur.

– Garde tes stupides sucreries ! Ce que je veux, c’est ton corps et toutes tes régénérations.

– Allez ! Juste un seul. Accorde-moi un dernier vœu. Tout condamné à mort y a droit.

– Je me moque du droit…

– Au nom de notre ancienne amitié, alors.

– Amitié ? Ah !

– Un seul.

– Oh… d’accord. Pour ne plus entendre tes jérémiades. »

Le Maître plonge la main dans le sachet et en ressort un bonbon de couleur noire. Il le contemple avec méfiance.

« Allez, insiste le Docteur. Goûte-le. Tu verras, c’est exquis. »

Avec un soupir, le Maître met le Jelly Baby dans sa bouche.

« Alors ?

– Pas mauvais. Les jaunes, c’est à quoi ?

– Citron je crois.

– Oui, citron. Le orange devrait être à l’orange, je suppose.

– Essaye.

– Gagné ! Voyons le vert. Succulent : citron vert.

– Mes préférées à moi sont les roses, indique le Docteur, en retirant doucement une de ses mains des menottes métalliques.

– Les roses ? À la framboise. Et les rouges sont à la fraise. »

Sous le regard ébahi de Lee et de Grace, le Maître et le Docteur piochent à qui mieux-mieux dans la petite pochette de papier qui a l’air sans fond – ou plus grande à l’intérieur, peut-être.

« Non, décidément, ce sont les noirs, ceux au cassis, que je préfère, annonce le Maître.

– Ils sont tous excellents de toute façon, réplique le Docteur. La quintessence délicate du goût. »

Il se tourne vers les deux Humains et leur fait un clin d’œil.

« Quelqu’un qui aime les Jelly Babies ne peut pas être foncièrement mauvais, non ? » prononce-t-il silencieusement.

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Le règlement reste le même. Vous avez jusqu’au Mardi 2 septembre a 20h00 🙂  (pour la France. Au Quebec, prenez en compte le décalage horaire. Sorry!) A envoyer à : romanatrelundarIV@gmail.com

En hommage au mémoire de Laureline, le prochain thème sera…

« Téléphone »

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Artisons #19: « Gourmandise »

Je suis libre! mais j’ai négocié ma liberté: Je dois poster les artisons du Maitre…

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Arthur L. (vidéo)

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Florent F. (texte) (et fan-art hors-concours)

Une fois de plus, son plan machiavélique, pourtant longuement muri, avait lamentablement échoué. Et une fois de plus, ce fiasco était entièrement du fait de cet imbécile de Docteur qui avait stupidement choisi de prendre la race humaine sous son aile. Seul point positif: il était parvenu à s’enfuir et, à l’abri dans son TARDIS, le Maître réfléchissait déjà à un énième coup tordu. Un léger bourdonnement gênait sa concentration. Il leva les yeux, à la recherche d’un insecte invisible, la main déjà posée sur sa bombe de Super Timor, produit primitif mais efficace conçu par les humains pour abattre ces sales bestioles volantes. Ses yeux s’écarquillèrent soudain à la vue d’un disque lumineux se formant au-dessus de sa tête et atteignant rapidement la dimension d’une plaque d’égout. Brandissant instinctivement sa bombe insecticide, le Maître regarde interdit un faisceau de lumière l’entourer. Avec un sifflement strident, le Seigneur du Temps est proprement volatilisé, laissant la machine spatio-temporelle totalement vide.

Quelque peu déboussolé, le Maître atterrit lourdement sur un sofa rouge, installé dans un couloir aux murs métalliques, dont les extrémités se perdent dans le lointain. L’œil aux aguets et la bombe insecticide toujours à la main, il observe à droite, puis à gauche: personne. Au sol: un chemin fléché. Convaincu d’être tombé dans quelque traquenard, le Maître se lève, digne, et suit les flèches d’un pas qui se veut assuré. On verrait bien. Après une longue marche, le Seigneur du Temps arrive face à une porte qui s’ouvre automatiquement devant lui et pénètre dans ce qui semble être une salle de réunion. Une vaste table ronde occupe la majeure partie de la pièce. Trente-et-un personnages disparates y sont assis. Un siège reste libre. Une voix, provenant d’un haut-parleur invisible, résonne dans la salle.

– « Voici enfin notre dernier invité. Prenez place, je vous prie. »

Le front haut et le visage hautain, le Maître s’avance vers son fauteuil et s’assoit. Il sourit courtoisement à sa voisine de gauche, une jeune femme blonde à la robe richement ouvragée garnie de dentelles. Ses yeux verts, dans lesquels le Maître peut lire une volonté hors du commun, le fixent intensément. Comptant sur le charme irrésistible de son bouc poivre-et-sel, le Gallifreyen s’incline légèrement et déclare:

– « Mes hommages, chère Madame. On m’appelle le Maître. »

– « Très honorée. Je suis Milady de Winter. » répond la jeune femme avec un sourire moqueur.

Le Maître se tourne vers son voisin de droite, un homme à fine moustache, un mince fume-cigarette aux lèvres.

– « Vous ! » s’étrangle le Maître en reconnaissant le colonel Olrik.

– « Le monde est petit, n’est-ce pas ? Comment allez-vous depuis notre mésaventure égyptienne ? »

Au souvenir de cette défaite – encore une fois due au Docteur – le Maître se renfrogne. C’est alors que la mystérieuse voix se fait à nouveau entendre.

– « Mesdames, Messieurs, vous avez été réunis ici parce que vous êtes les êtres les plus vils, les plus abjects et machiavéliques de l’univers. »

A ces mots, plusieurs intéressés opinent du chef d’un air approbateur et satisfait.

– « Il s’agit maintenant de vous départager ! Bientôt, l’un de vous sera sacré Champion des Génies du Mal ! »

Un grand échalas albinos, drapé dans une robe noire, se lève brusquement.

– « Inutile d’attendre plus longtemps ! C’est moi, le plus terriblement méchant ! »

Il lève une baguette noueuse et, de sa voix sifflante, prononce une incantation.

– « Adava kedavra ! »

Un éclair déchire la salle et le sorcier est soudain projeté en arrière, heurtant violemment le mur. L’énigmatique voix reprend.

– « Toute tentative de tricherie est vouée à l’échec, Lord Voldemort. Vous devrez vous affronter selon MES règles. Et pour commencer, vous allez être divisés en groupe de quatre. Par poules, pour ainsi dire. Comme lors d’une coupe du monde de football sur la planète Terre. Seuls les premiers de chaque groupe poursuivront la compétition. »

Un homme dégarni, la cinquantaine énergique, au collier de barbe noir, risque:

– « A la coupe du monde, ce sont les deux premiers de chaque poule qui… »

– « Taisez-vous, Zorglub ! » coupe sèchement la voix.

Alors que Zorglub se rasseoit un grommelant un « Ej t’edremme » inaudible, la voix forme les poules. Le Maître est confronté à un étrange bossu ronchon arobrant une excroissance dans le dos, une seconde sur le ventre, et nommé Polichinelle ; un certain Charles Montgomery Burns, vieillard cynique au regard fourbe ; et un homme à l’impassible masque de latex bleu ponctuant chacune de ses phrases d’un rire caverneux: Fantômas. Le Maître ne sait que penser. Il exècre cette situation dans laquelle il n’a pas toutes les cartes en main, mais être confronté à ces être qu’il sait plus retors et mauvais les uns que les autres a également quelque chose de stimulant. Et puis, être sacré Champion des Génies du Mal, quelle consécration ! Ses trois concurrents et lui attendent déjà depuis un long moment dans une sorte de salon. Burns et Polichinelle ont depuis plusieurs minutes entamé une partie de cartes dans laquelle chacun triche à qui-mieux-mieux. Fantômas, le visage toujours aussi dépourvu d’expression, attend, parfaitement immobile. Sans réellement le connaître, c’est lui que le Maître craint le plus. Il tourne et retourne nerveusement sa bombe insecticide qu’il n’a toujours pas lâchée depuis sons départ non-consenti du TARDIS. La chanson idiote du spot publicitaire de Super Timor lui trotte dans la tête sans qu’il parvienne à s’en défaire.

La porte par laquelle ils sont entrés s’ouvre soudain. Elle ne donne plus sur un long couloir mais sur une campagne verdoyante. Le Seigneur du Temps hausse un sourcil: on a beau être habitué aux phénomènes étranges, cela surprend toujours. Il est le premier à sortir, suivi de Fantômas. Les deux grippe-sous ne semblent pas décidés à abandonner leur partie jusqu’à ce que l’étrange maître du jeu lâche dans la pièce des vapeurs toxiques. Burns et Polichinelle sortent enfin, crachant leurs poumons. La voix – que tous détestent maintenant – se fait à nouveau entendre. Les quatre génies du mal devront disputer… une course en sac ! Malgré les protestations véhémentes des quatre coureurs, le mystérieux maître des lieux est intransigeant et tous finissent par obtempérer à contre-cœur. Assez rapidement, le Maître et Fantômas distancent leurs deux adversaires et sautent aussi dignement que faire se peut, se toisant du regard.

– « Si Fandor et ce bouffon de commissaire Juve me voyaient, quelle humiliation ! » soupire Fantômas.

Le Maître ne peut s’empêcher d’imaginer le Docteur et son inséparable Miss Grant s’esclaffer en le voyant dans cette course grotesque. Si au moins il avait son TCE-cigare, il aurait tôt fait de régler son compte à ce Fantômas. Mais il n’a que cette stupide bombe insecticide. Bombe insecticide ? Avec un air mauvais, le Maître pulvérise une bonne dose de Super Timor dans le visage de Fantômas qui, à moitié aveuglé, s’étale de tout son long en vociférant, empêtré dans son sac. Dans un ricanement de triomphe, le Maître saute vaille que vaille jusqu’à la ligne d’arrivée et remporte la première épreuve.

Bientôt, les huit vainqueurs de poules sont réunis. Le Maître a la satisfaction de constater l’absence du colonel Olrik (ainsi que celles de Zorglub et de Lord Voldemort, qui s’étaient fait remarquer plus tôt) et la présence de Milady de Winter. Décidément, cette Terrienne ne le laisse pas indifférent.

– « Toute mes félicitations, Milady. Je vois que vous aussi avez remporté votre course en sac. »

– « Je ne vois pas de quoi vous parlez, cher ami. Pour ma part, j’ai triomphé au bridge. Le professeur Moriarty s’y est révélé un adversaire des plus coriaces. »

Ainsi donc, lui seul aurait été contraint à cette épreuve ridicule ? Le Maître enrage et peste dans sa barbe contre ce mystérieux hôte qui semble se jouer de lui. Justement, la voix se fait à nouveau entendre.

– « Messieurs-dames, si vous êtes toujours ici, c’est que vous faites à présent partie des huit êtres les plus mauvais de l’univers, et ce n’est pas peu dire. Je sait que l’égoïsme et l’une de vos qualités principales. C’est pourquoi, lors de la seconde épreuve, vous vous affronterez par équipes. »

Par équipes ? Et puis quoi, encore ? Le Maître n’a aucune envie de s’associer à l’un des autres concurrent. Sauf, peut-être, avec le belle Milady de Winter.

– « Mais avant toutes choses – poursuit la voix – il y a un détail à mettre au point immédiatement. Maître ? »

Le Maître se redresse, le sourcil interrogatif. Tous les regards se tournent vers lui.

– « J’ai apprécié la manière inattendue avec laquelle vous vous êtes débarrassé de Fantômas. Mais à présent, vous devrez vous passer de votre insecticide. »

Sans un mot, le Maître pose sa bombe de Super Timor sur une table. Sans perdre de temps, la voix forme les équipes. Le Maître prie intérieurement pour être le partenaire de Milady, mais le sort en décide autrement. L’intrigante anglaise fera équipe avec un jeune dandy à catogan, frimant avec sa cape noire, et se faisant stupidement appeler « le Méchant ». C’est pas un nom, ça ! S’insurge le Maître dans sa barbe. Quant à lui, il devrait faire équipe avec un certain Calvera, une espèce de pistolero mexicain affublé d’un immense sombrero, et qui n’a même pas de colts, confisqués comme toutes les armes.

– « Né vous en faîte pas, amigo ! Avec oun parténaire comme moi, vous pouvez êtes sour dé gagner, caramba ! – s’exclame joyeusement Calvera en donnant au Gallifreyen une vigoureuse tape dans le dos. – Oun cigare, compadre ? »

– « Vous m’obligeriez, mon ami. »

Au moins, ce Calvera a du savoir vivre, en dépit de sa familiarité. Et c’est le cigare au bec que le Maître et Calvera font face à leurs adversaires. L’un d’eux est un colosse a machoire carrée, les yeux caché derrière ses lunettes noires, vêtu d’un perfecto tout aussi noir. Le second, drapé dans une cape violette à capuchon, a curieusement un crâne pour visage. Ils ont pour nom Terminator et Skelettor. Ca rime, ne peut s’empêcher de songer le Maître.

– « Intéressant votre look. » ironise le Maître. Aucune chance qu’on le voie un jour attifé de la sorte.

Une porte s’ouvre automatiquement – tous en ont maintenant l’habitude – et la voix ordonne.

– « Messieurs, allez vous préparer pour votre seconde épreuve. Le catch à quatre. »

Du catch, à présent ! Le Maître enrage en se dirigeant vers les vestiaires qui leur ont été assignés. L’escrime, les échecs, ça oui, il connait, il excèle. Mais ce sport de brute, quelle horreur ! Pire: il est de coutume de pratiquer le catch torse nu, et le Maître n’a aucunement l’intention de se dévêtir. L’énigmatique maître de céans, que personne n’a encore vu, n’insiste pas. Calvera, accepte de tomber la chemise mais tient à conserver ses cartouchières, et ne laisse qu’à grand regret le sombrero au vestiaire.

Un ring a été installé, sur lequel Skelettor et Terminator attendent déjà. Si le second est torse nu, exhibant sa monstrueuse musculature, le premier est toujours enveloppé de sa cape. La voix donne rapidement les règles: seuls deux adversaires simultanément sur le ring. Pour passer le relais à son compagnon, qui attend sagement derrière les cordes, il suffit de lui taper dans la main. Un curieux arbitre – une monstruosité velue au regard vide – est là pour veiller au respect des règles. Calvera propose vaillement d’entamer les hostilités.

– « Yé né voudrais pas té vexer, compadré, mais tout n’a pas l’air d’oun castagneur. »

Il en faut plus pour vexer le Maître qui s’asseoit aussi confortablement que possible sur son tabouret, regardant d’un air détaché son compagnon se faire malmener par Terminator. Malgré tous ses efforts, Calvera ne fait pas le poids. Après de longues et douloureuses minutes, il tend désespérément la main vers le Maître qui, d’un air las, la tape mollement et enjambe les cordes.

– « Méfie-toi, compadre ! Il cogne comme oun taureau ! »

– « Mon ami, vous auriez du remarquer qu’en dépit des apparences, il s’agit d’une simple machine, et qu’une simple pression sur le point idoine vous aurait évité bien des maux. »

Joignant le geste à la parole, le Maître enfonce vigoureusement son index dans l’oreille droite de son adversaire qui, instantanément, s’affaisse sur ses genoux, faisant des moulinets desordonnés avec ses énormes bras. Dans un ultime effort, il frappe dans la main de son acolyte et Skelettor entre en scène. Ménageant ses effets, la terreur de la planète Eternia laisse lentement glisser sa cape au sol, révélant une musculature insoupçonnée chez un être au visage squelettique.

– « A nous deux, Seigneur du Temps »

La voix d’outre-tombe du seigneur de la destruction résonne lugubrement. Skelettor se jette sur le Maître qui esquive nonchalament l’attaque. Sans laisser le temps à son adversaire de se retourner, le Maître applique une pression du pouce sur l’occiput de l’Eternian qui s’effondre.

– « Eh oui, moi aussi j’ai suivi des cours d’aïkido vénusien à l’académie de Gallifrey. » fanfaronne le Maître, sous l’œil médusé et admiratif de Calvera.

Sous une douche délassante – quoique le combat fut peu éprouvant -, le Maître réfléchit. Le voici maintenant convaincu que tout ceci est un jeu de dupes dont la finalité lui échappe encore et n’a aucune envie de poursuivre la compétition. D’autant plus qu’il est désormais à peu près certain de l’identité de ce mystérieux et invisible personnage tirant les ficelles. L’apparence de l’arbitre de catch ne laisse pas place au doute. S’il n’avait encore jamais croisé une telle créature, elle correspond parfaitement à la description qu’on lui en a fait ; ses souvenirs ne le trompent pas.

Il y a déjà plusieurs années, il a reçu une carte postale – car les Seigneurs du Temps ont développé un système de postes inter-TARDIS – en provenance de la Terre.

« Cher vieux camarade,

je passe un agréable séjour à Londres, sympathique bourgade de la planète Terre, avec mes amis Jamie et Victoria. Nous nous amusons bien et y avons à nouveau rencontré ces drôles de Yétis que nous avions déjà croisés au Tibet. Tu peux voir sur la carte la photographie d’une de ces mignonnes mais agressives créatures. L’entité qui les contrôlait – qui se faisait pompeusement appeler « Grande Intelligence » – a été vaincue mais est malheureusement parvenue à s’enfuir dans les limbes intersidérales. Transmets mes amitiés à ces vieilles barbes de professeurs de l’Académie et ne fais pas trop de bêtises.

Ton éternel ami,

le Docteur. »

L’arbitre, cela ne fait aucun doute, était bien l’un de ces Yétis et cette horrible voix est donc la Grande Intelligence. Un adversaire redoutable. Un adversaire à sa mesure. Pour le vaincre, il lui faudra des alliés. Calvera, impressionné par ses performances sur le ring, ne sera pas bien difficile à rallier à sa cause. Reste à savoir qui seront les deux derniers concurrents. Stoppant le jet d’eau et s’emparant d’une serviette-éponge, le Maître ricane. Enfin il va pouvoir prendre les rènes du jeu. Peu après, Calvera et lui retrouvent l’espèce de salle d’attente ainsi que l’autre binôme gagnant : le Méchant et Milady de Winter. Ils avaient remporté leur course en tandem contre le cyclope Polyphème et le flibustier Long John Silver. Il faut dire que le tandem n’est pas vraiment conçu pour un géant et un unijambiste. La voix, que l’on sait à présent être celle de la Grande Intelligence, se fait à nouveau entendre.

– « Félicitations, Messieurs-dames, vous voici arrivés dans le dernier carré et la victoire finale est toute proche. A présent…

– « A présent, il serait temps de vous présenter à nous, ne croyez-vous pas ? – interrompt le Maître avec un sourire moqueur – Je crois que nous aimerions tous savoir à qui nous avons l’honneur.

– « Je n’aime ni les questions, ni votre ton sarcastique, ni votre nom prétentieux, Maître.

– « Mon nom prétentieux, dites-vous ? Sur la planète Terre, il existe une expression appropriée: c’est l’hôpital qui se fout de la charité. Qu’en dîtes-vous, Monsieur Grande Intelligence ? »

A ce nom, les trois autres demi-finalistes pouffent de rire, ce qui a le don de mettre la Grande Intelligence dans une colère noire. Le Maître, Milady de Winter, Calvera et le Méchant sont téléportés et se retrouvent dans une vaste salle pourvue d’une immense verrière donnant sur l’espace (cette simple vue suffit à impressionner les trois Terriens). Un trône sombre se dresse au centre de la pièce. Le Maître ouvre des yeux grands comme des assiettes en reconnaissant celui qui y siège : le Docteur ! Avec un sourire goguenard, son éternel adversaire descend lentement les marches du trône, visiblement ravi de la stupéfaction de son vieil ennemi. Arrivé au bas des marches, le corps du Docteur semble se distordre et se divise en quatre, les trois nouveaux venus se métamorphosant et adoptant de nouveaux traits.

– « D’artagnan !

– « Chris Adams!

– « Mon frère! »

Le Maître est le premier a reprendre sa contenance.

– « Vos tours de passe-passe font leur petit effet. Est-ce là tout ce que vous savez faire ? »

Avec un rictus de dépit, les quatre corps s’évaporent et la voix de la Grande Intelligence résonne dans la salle.

– « Vous vous croyez très malin d’être parvenu à m’identifier, mais vous oubliez que tout ici répond à MES règles. Vous avez osé  me défier, et pour cela vous serez détruits !

– « Vos pouvoirs son moribonds, Grande Intelligence. Vous n’êtes même plus capable de vous emparer de nos esprits, sans quoi vous l’auriez fait depuis longtemps. Vous êtes arrivés à faire de ce vaisseau votre terrain de jeu, soit. C’est un vaisseau rill, conçu pour des êtres exclusivement télépathes et où une entité spirituelle comme vous est comme dans un cocon. Mais vos pouvoirs sur nous sont à peu près nuls.

– « Vous oubliez el hechicero, cé Voldémort dont lé sortilège a fait oun lamentable fiasco.

– « La magie est une force toute spirituelle, señor Calvera, sur laquelle notre hôte à tout pouvoir. A présent, c’est à mon tour de faire ma petite démonstration. »

D’un pas assuré, le Maître ce dirige vers un panneau de commande, sous l’œil interrogatif de ses compagnons et les vaines menaces de la Grande Intelligence. Le Seigneur du Temps actionne une série de boutons et de leviers.

– « La technologie des Rills – je les connais bien pour les avoir jadis combattus – permet d’isoler de toute communication télépathique un individu indésirable. Vous voilà confinée dans cette salle, Grande Intelligence. A présent, il ne me reste plus qu’à nous téléporter dans une autre partie de vaisseau, puis de désintégrer à distance votre prison, pour que vous erriez à nouveau sans fin dans l’espace.

– « Attendez un instant, cher ami. »

Le Maître esquisse un sourire en reconnaissant la voix de la blonde Milady de Winter. Il se retourne et son visage ce fige. L’espionne de Richelieu s’est confortablement installée sur le trône d’où elle domine la scène.

– « Laissez moi profiter encore quelques instant de cette position royale.

– « Quittez ce siège immédiatement, malheureuse ! » hurle le Maître.

Mais l’ordre vient trop tard. Déjà des anneaux de métal jaillissent du trône et entravent les poignets et les chevilles de la jeune femme tandis qu’une couronne pleine de cables et d’électrodes ceint son front. Les voix de Milady et de la Grande Intelligence s’entremêlent.

– « Après ces siècles d’attente, enfin une forme physique ! Vous avez perdu, Maître ! Désormais, vous ne pourrez plus m’arrêter. »

L’esprit du Maître carbure à plein régime mais ne voit aucune solution pour contrer cette nouvelle menace, alors que le corps de Milady, toujours prisonnière, est parcouru de spasmes tandis qu’un halo lumineux se forme autour de sa tête. Il distingue soudain le Méchant sortir un petit objet de sa manche. Une pistolet miniature lui semble-t-il. Une détonation retentit. La couronne psychique vole en éclat. La lueur disparait dans un flash lumineux. Milady chancelle et s’effondre… dans les bras du Méchant qui a gravi quatre à quatre les marches du trône.

– « Mon héros… » murmure-t-elle dans un souffle.

En grommelant dans sa barbe poivre et sel, le Maître actionne le téléporteur.

Le reste n’avait été qu’une formalité. La Grande Intelligence avait été abandonnée dans l’immensité galactique. Puis il avait renvoyé chacun des concurrents à son époque et sur sa planète d’origine (étrangement, la plupart appartenait à cette insignifiante race humaine qui fascine tant cet idiot de Docteur). Le plan de l’entité n’était pas mauvais : faire s’affronter les pires canailles de l’univers puis placer le vainqueur sur le trône pour s’emparer de son esprit et de son corps. Seule satisfaction : l’amourette de Milady de Winter et de ce bellâtre de Méchant (qui portait une chemise à froufrous comme ce crétin de Docteur) avait été de courte durée ; les quelques décennies seulement qui les séparent sont une éternité pour les humains. De retour dans son TARDIS, non sans avoir oublié de récupérer sa fidèle bombe de Super-Timor, le Maître peut reprendre sereinement son activité favorité : échaffauder de nouveaux coups tordus (en espérant que cette andouille de Docteur ne vienne pas encore lui mettre des bâtons dans les roues).

~~~

Vous aurez bien entendu remarqué que cet artisons contient de très nombreux cross-overs. Comme tout le monde ne connait pas forcément tous les personnages intervenant dans cette histoire, voici de quoi éclairer votre lanterne:

                Espionne au service du cardinal de Richelieu, Milady de Winter est la principale antagoniste du roman d’Alexandre Dumas « les Trois mousquetaires » (1844). Elle vit une étrange relation d’amour/haine avec d’Artagnan.

                Le colonel Olrik est le principal adversaire de Francis Blake et Philip Mortimer dans la série de bande-dessinée « Blake & Mortimer » d’Edgar P. Jacobs. Il fait sa première apparition dans le premier album de la série: « le Secret de l’Espadon » (1950). Sa rencontre passée avec le Maître évoquée ici fait référence à un autre de mes artisons, lors du thème « cross-over ». https://classicwhovianfrancophones.wordpress.com/2014/06/04/artisons-13-superstition/

                Lord Voldemort, de son vrai nom Tom Elvis Jedusor, est un sorcier maléfique, chef des Mangemorts, et ennemi de Harry Potter dans la série littéraire du même nom, de la romancière J.K. Rowling.

                Zorglub est un savant fou, maître des Zorglhommes, inventeur de la zorglonde et de la zorglangue, apparaissant dans la série de bande-dessinée « Spirou et Fantasio ». Le personnage, créé par André Franquin, fait sa première apparition en 1959 dans l’album « Z comme Zorglub ».

                Charles Montgomery Burns est un milliardaire sournois et cynique, propriétaire de la centrale nucléaire de Springfield et principal méchant de la série d’animation « les Simpson ».

                Polichinelle (Pulcinella en italien) est un personnage de la commedia dell’arte, aussi laid qu’antipathique, doublement bossu et symbolisant la fourberie.

                Fantômas est un génie du crime inventé en 1911 par les romanciers Marcel Allain et Pierre Souvestre qui le mettent en scène dans une trentaine de romans. Le personnage connaît de multiples incarnations au cinéma. Je l’ai ici présenté tel qu’il apparaît dans la trilogie de films comiques d’André Hunebelle (adaptation très libre de l’œuvre d’origine), sortis dans les années 60, avec Jean Marais dans le double rôle de Fantômas/Fandor et Louis de Funès dans celui du commissaire Juve.

                Calvera est le chef d’une bande de desperados apparaissant dans le film de John Sturges « les Sept mercenaires » (1960). Il est incarné par le brillant Eli Wallach, décédé cette année à l’âge respectable de 98 ans. Chris Adams, le chef des « gentils » mercenaires, est quant à lui interprété par Yul Brynner.

                Skelettor, seigneur de la destruction, est le grand méchant de la série animée « les Maîtres de l’univers », diffusée durant les année 80. Toute mon enfance !

                Terminator (Terminator T-800, modèle 101, pour les puristes) est un robot-tueur incarné par Arnold Schwarzenegger dans le film « Terminator » (1984) de James Cameron, qui connaîtra plusieurs suites.

                Le professeur Moriarty est l’ennemi juré de Sherlock Holmes. Imaginé par sir Arthur Conan Doyle, il apparaît pour la première fois dans la nouvelle « le Dernier problème » (1893).

                Vous me pardonnerez sans doute d’avoir introduit le Méchant, personnage qu’aucun d’entre vous ne peut connaître puisqu’il apparaît dans une bande-dessinée de mon cru, réalisée il y a une dizaine d’années, et intitulée « les Aventures du Gentil ». Si le cœur vous en dit, voici le lien pour la lire mais elle est faite « à l’arrache » et la qualité d’image laisse à désirer. http://fayolle.over-blog.com/30-categorie-10411323.html

                Polyphème est un cyclope, fils de Poséidon. Il apparaît pour la première fois dans « l’Odyssée » (vers 850 / 750 av J.C.) d’Homère où il est vaincu par Ulysse.

                Long John Silver est un pirate unijambiste, redoutable malgré son infirmité, imaginé par Robert Louis Stevenson dans son roman « l’Île au trésor » (1881).

                On termine en musique avec le spot publicitaire de l’insecticide Super Timor : https://www.youtube.com/watch?v=sk0ARmuGvjY

et

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Julien D. (photo)

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Kathwho (texte et fan-art)

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Je dois…dominer.

Jamais cette pensé ne m’a semblé aussi forte et cruciale qu’en ce moment fatidique. Ma concentration est au maximum, j’arrive à me contrôler, et un peu ces indigènes, je crois comprendre ce qui ce passe.

***

Sur cette planète ou l’instinct règne et les passions primaires sont mise à nu, je suis rudement mis à l’épreuve. Je me sens envahis par un désir de destruction plus fort que jamais. Et cette faim qui me tiraille, un appétit qui ne peut qu’être assouvis par la chasse, du gibier, du GROS gibier. Mais je suis au-dessus de tout cela. Je contrôle.  Il me faut plus qu’une émission psychique pour me distraire de mes véritables aspirations, aussi puissante soit-elle. Ses pauvres fou à l’esprit faible se sont totalement abandonné à celle-ci et sont devenue des hommes-bêtes. Mais je ne suis PAS un animal, je suis un Seigneur du Temps, le plus grand et le plus brillant que Gallifrey ait connu. J’ai tant de chose à accomplir, et si peu de temps devant moi. Je dois trouver une solution pour sortir d’ici.

***

Les rayons de ce soleil mourant caressent les coquillages, ossements et autres grigris suspendus à ma tente. Mon œil est attiré par ceux-ci, ma main se tend vers elle. J’entends un feulement de félin. Un nuage passe. Je me rends compte que je suis seul dans cette tente. Le feulement, c’était moi.  J’ai dû relâcher ma vigilance un instant. Je ne peux me permettre ce type de négligence.

***

Je dois sortir d’ici, quitter cette planète au plus vite. Chaque jour, je sens l’emprise de la planète affaiblir mon esprit, et le réduire à cet état de barbarisme. Mais je suis rusé, je saurai tirer profit de cette force qui m’envahis, la canaliser et la retourner contre elle. Je ne serai que haine, férocité et pouvoir. Un Lion parmi les Cheetah.

***

Une énergie nouvelle coule dans mes veines, je sens toute la puissance de cette planète circuler en moi, ce monde est le mien. Ce que j’ai toujours voulu. Il ne me reste qu’à trouver une proie digne de mon rang. Hmm le Docteur bien sur… Viens jouer avec nous. Laisse-moi te dévorer!

***

Sort-moi d’ici, aide-moi…je ne sais plus qui je suis. Viens, que je t’attrape. Qu’est-ce qu’il m’arrive? CETTE PLANÈTE EST LA MIENNE! Docteur, ne me fais plus attendre, sauve-moi. JE contrôle Cheetah, JE SUIS CHEETAH.

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Laureline D. (texte)

Dans le TARDIS, K9 revient à toutes roues d’un des corridors de la salle principale.

– Master, Master, expliquez expliquez. dit K9

– T’expliquer quoi K9? dit le Docteur

– Dans la remise , il y a un colis marqué K9 III. C’est pour quoi faire? Vous voulez me renvoyer à mon fabricant, je vous déplait?

– Non K9, ce sont des pièces de rechange si tu tombes en panne.

– Négative Master, toutes les pièces nécessaires sont dans la réserve à coté de votre chambre.

– Ce sont d’autres pièces, au cas où je te perdrai totalement.

– Vous me REMPLACERIEZ? vous êtes pire que le Master, au moins lui n’a pas été fourbe avec Kamelion. A la moindre occasion, je file vivre avec le Master, Master.

Et K9 retourne dans un autre corridor sans un mot.

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Manon « Bernace » (tableau)

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Sébastien F. (texte)

« Ma tête … »

Le Docteur se réveilla. Sa tête lui faisait horriblement mal. Il esseya de se lever, mais en vain, comme s’il n’était pas habitué à son corps. Une pensée lui traversa alors l’esprit.

« Me serais-je régénéré ? »

Après de nombreux efforts pour se lever, le Seigneur du Temps se dirigea, difficilement, vers la piscine du TARDIS.

Comment me suis-je retrouver ici ?, pensa-t-il. Je me souviens … Je me souviens cette fille. Quel était son nom déjà ? Clara ? Non … C … Cass ! Cass, où est-elle ?

   « Cass ?! Êtes-vous là ? »

Sa tête lui faisait mal, mais il continuait d’appeler Cass. Pourtant, leur vaisseau s’était écrasé. Il s’en souvenait ! Cass avait verrouillé la porte, refusant de le suivre dans le TARDIS. Et les condamnant tous les deux. Elle l’avait pris pour un de son espèce, se donnant corps et âme à cette guerre, cette horrible Guerre du Temps qui se propageait à présent dans tout l’Univers.

Arrivé à la piscine, il se laissa tomber sur les genoux, et regarda son reflet dans l’eau de la piscine. Il s’était effectivement régénéré. Il était à présent un peu plus grand, sa peau était très claire, très pâle, et ses cheveux noirs commençaient à blanchir.

« Et de neuf, dit-il à haute voix. Je ne me rajeunis pas. »

Le Docteur se rendit alors dans la Chambre Zéro pour se reposer un peu après cette régénération. Pendant qu’il se reposait, toutes ses fibres de son corps se connectaient avec le TARDIS. De par son nouvel esprit, la Salle de la Console se réaménagea, de nouveaux vêtements l’attendaient à présent à la sortie de la Chambre Zéro, et certains arrangements se firent à la demande de l’inconscient du Docteur.

Quelques heures plus tard, l’enfant de Gallifrey se réveilla, bien plus en forme qu’auparavant.

« Décidément, cette Chambre Zéro fait des merveilles. »

Il sortit de ladite Chambre, regarda les vêtements qui l’attendaient en dehors et les enfila. C’était une longue veste noire, surmontée d’une cape verte.

« Si c’est mon esprit qui le veux … »

Revigoré grâce à sa « sieste », le Docteur couru alors vers la Salle de Commande. Pour cela, il dû descendre un long escalier en colimaçon dont la largeur était plus grande que celle de la Console qu’il apercevait en contrebas.

Cependant, il voyait quelque chose d’autre en bas. Ou du moins, quelqu’un d’autre.

Cass ? se demanda-t-il. Peut-être s’était-elle cachée tantôt, et elle s’est retrouvée ici, pensant me voir !

   Cependant, une fois arrivé au bout de l’interminable escalier, le Docteur se rendit compte que c’était un homme qui se tenait, dos à lui, devant la Console.

« Tu es enfin réveillé. J’ai cru que j’allais devoir moi-même te lever. » dit l’homme étrange, d’une voix étrangement lointaine mais familière.

« Qui êtes-vous ? » demanda le Docteur à l’homme qui lui tournait toujours le dos.

« Pendant que tu te reposais dans la Chambre Zéro, le TARDIS s’est connecté à ton esprit fraîchement régénéré afin de remodeler entièrement la décoration pour rendre ton réveil plus agréable. Tu as ainsi remarqué que la Salle de la Console a bien changé, n’est-ce pas ? Magnifique Console, et cet escalier, du grand art ! Quoique … C’est un peu sombre, je trouve. Peut-être voulais-tu remédier à cela avec des bougies pour une ambiance plus … tamisée. »

« Assez ! s’écria le Docteur, furieux que l’homme cache son identité. Qui êtes-vous ?! »

« Le TARDIS a lu dans ton esprit. Tu ne veux pas être seul. Peut-être que tu te dis le contraire, mais c’est faux : tu veux – non, tu as besoin – de quelqu’un avec toi. C’est pourquoi j’ai été créé. Pour que quelqu’un t’accompagne. Oui, créé : je ne suis qu’un modeste automate, et tu peux m’arrêter quand tu le voudras. En attendant, je suis là pour te servir. Cependant, je ne puis quitter la Salle de la Console, bien que nous puissions rester en communication télépathique si tu sors. Quant à mon image, à ma personnalité, elle a été choisie en fonction de tes désirs les plus profonds, les plus inconscients. »

L’homme se retourna alors pour faire face au Docteur, qui découvrit devant lui un des Seigneur du Temps les plus fous qui ait jamais existé : le Maître.

« Qu’est-ce que tu fais ici ?! Je croyais que tu avais fuis la Guerre du Temps en te réfugiant aux extrêmes limites du Temps lui-même ! »

« En ce qui est des responsabilités par rapport à la Guerre du Temps, je ne pense pas que tu sois biens placé pour les leçons de moral, Docteur. Quant à ce que je fais là, je te l’ai dit : je ne suis pas le vrai Maître, mais un automate, un robot, avec l’esprit du Maître, bien qu’il parait que mon esprit soit moins belliqueux que celui du vrai Maître. En attendant, mon cher Docteur, ne devrions-nous pas partir ? Explorer l’Univers, juste toi et moi ? »

« Non, nous avons d’abord quelque chose à faire avant de partir. »

Le Docteur s’avança alors vers le Maître, tandis que des bougies rouges s’allumèrent d’elles-mêmes tout autour de la Console.

Une fois arrivé au niveau du Maître, le Docteur se pencha et l’embrassa.

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Thierry B. (texte)

La nuit sur Gallifrey tombait tard en cette saison et la clarté du soleil couchant donnait au ciel des teintes merveilleuses… le plus grand spectacle de la galaxie.

Alors qu’il contemplait ce spectacle, Koschei se remémorait les moments passés avec Dulinda dans ces plaines sans fin. Il se rappelait comment les pleines de son enfance étaient devenues les terrains de ses amours d’adolescent, comment ses amours d’adolescent s’étaient transformés en passion adultes…

Des larmes coulaient le long de ses joues tandis que son regard se perdait dans le lointain… tout cela, c’était le passé… son futur et ses rêves lui semblaient bien ternes maintenant. Tout cela à cause de cette idiot. Cet innommable Docteur!

Docteur, docteur, docteur… il a bien choisi son nom…. le salaud. Il prétend avoir choisi ce nom en raison de son grand coeur, de sa générosité, de son côté peace and love… faites l’amour, pas la guerre… le salaud! Et dire que je le pensais mon ami… Faites l’amour, pas la guerre? Docteur?

J’aurais dû m’en douter qu’il jouait au Docteur avec ma Dulinda chérie… ma tendre et chère épouse… Tout ce temps ou ce prétendu ami me narguait avec son pseudo donc il était si fier….

Des centaines d’année de mariage, des centaines d’années d’amitié… depuis combien de temps me dupiez-vous? Et toi, Docteur, qui t’es abaissé à voler un Tardis pour échapper à mon courroux…

Lorsque tu raconteras ton départ de Gallifrey, raconteras-tu cette histoire en te ventant du vilain tour fait à ton ami d’enfance?

Ma tendre Dulinda… je regarde ces étoiles et je me rappelle celles que je voyais dans tes yeux… ces étoiles étincelantes, preuve de ton amour pour moi…. cet univers rien qu’à moi…

Ses sanglots cessèrent soudain… Alors que ses dernières larmes coulaient le long de ses joues, le visage de Koschei se fit plus sombre, se ferma, même… soudain, d’un voix froide, glaciale, il murmura….

Cet univers rien qu’à moi… mais bien sûr… Tu m’as tout prit, Docteur, et tu vas le payer. Je te retrouverai et à ton tour tu perdras tout ce que tu aimes… Ensuite, lorsque tu me supplieras, je t’éliminerai, très lentement, savourant la fin de chacune de tes vies… mais ce ne sera que le début… Tu m’as volé cet univers, mon univers… je vais par conséquent moi aussi voler cet univers que tu affectionnes tant, que tu aimes tant visiter. Le voler, et le faire mien, de sa création jusqu’à sa fin… être un Seigneur du Temps ne me suffit plus désormais… Que m’importe d’être un Seigneur si je ne puis partager cette pseudo-noblesse… Je vais en devenir le Maître… le Maître du temps, de l’espace, de toute chose en ce monde…. et une fois mon but atteint, jamais rien, ni personne, ne me dépossèdera de nouveau…

Koschei sorti soudain un poignard de sa poche. Regardant sa lame, il continua… « Mais avant j’ai besoin d’être plus fort, moins émotif… si je veux arriver à mes fins, je ne peux le faire sous ma forme actuelle… je dois mourir, comme sont morte mes amours et mes amitiés… Koschei n’a plus de raison d’exister… mais que l’univers se tienne prêt à accueillir son nouveau maître. »

Tandis qu’il dit cela, sa lame s’enfonça lentement dans sa poitrine, perforant un poumon et s’enfonçant dans un de ses coeurs…. il tourna la lame pour être certain de son fait… il senti son coeurs s’arrêter, sentiment étrange… son deuxième coeur battait à tout rompre pour compenser…. mais au bout de quelques instants, il se tût lui aussi… Koschei se senti lentement disparaître tandis que son être se mit à changer…

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Les gagnants sont…

1. KathWho

2. Florent F.

3. Arthur L.

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Le règlement reste le même. Vous avez jusqu’au Mardi 19 août a 20h00 🙂  (pour la France. Au Quebec, prenez en compte le décalage horaire. Sorry!) A envoyer à : romanatrelundarIV@gmail.com

Le sujet de cette semaine:

« Gourmandise »

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Artisons #5: « Mémoire »

Tout d’abord, voici les résultats du défi « Délinquance ». Merci à vos participation.

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Alda Rana (300 mots + Fanart)

 

Les soleils achevaient de se coucher derrière les étals du grand marché d’Agoraia quand les deux Seigneurs du Temps, étourdis de couleurs et d’objets exotiques, poussèrent la porte du TARDIS. Romana lâcha ses achats en pile sur le sol et se laissa tomber sur un siège, tandis que le Docteur fouillait nerveusement ses poches.

« Ah… mais… où sont passés mes jelly babies ? Romana ! C’est vous qui m’avez encore fait les poches ?

– Moi, non, répondit la jeune femme avec un grand sourire. Mais vous avez beaucoup intéressé les petits pickpockets qui traînaient sur le marché.

– Vous les avez vus faire ? Et vous ne m’avez rien dit ? A quoi servez-vous, enfin ? »

A vrai dire, Romana avait été plusieurs fois tentée d’attirer l’attention de son compagnon sur la procession de gamins dépenaillés qui l’avaient suivi à la trace d’un bout à l’autre du marché, s’approchant l’un après l’autre pour lui voler paquet de jelly babies, flûte à bec, pelotes de laine, monnaies d’une douzaine de civilisations différentes, cuillères, vieux sandwichs, carnets, clé de douze et Rassilon savait quoi encore. Mais au bout de la troisième fois, elle avait décidé que le spectacle était trop amusant pour être interrompu, et qu’il aurait été cruel de priver les pauvres mômes, condamnés à une vie de vol à la tire sur le plus grand marché des trois systèmes, du seul client qu’ils croiseraient jamais avec des poches plus grandes à l’intérieur.

« Vous devriez arrêter de manger ça, de toute façon. C’est mauvais pour les dents et ça vous excite. Oh, ne faites pas cette tête ! Je vais nous faire du thé. Tenez, j’ai acheté ce superbe mélange aux épices de Raxon-6, là, dans mon sac… ah mais… où est passé mon sac ? »

 ET:

onrecherche

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Amane Matsuo (audio imaginaire)

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L’Académie de Gallifrey est hantée. C’est, du moins, ce que prétendent les étudiants : certains d’entre eux auraient en effet aperçu une silhouette étrange errer dans les couloirs à certaines heures de la nuit, celle d’un vieil homme affolé, vêtu d’un vieux costume victorien et assisté d’une canne.
Le Professeur Messalyn est déterminée à prouver que le fantôme n’est que le produit de l’imagination de ses élèves. Mais tandis que son enquête suit son cours, elle réalise bientôt que l’apparition est bien réelle, et, plus important encore, semble rechercher avec ferveur un étudiant Gallifreyien bien particulier.
Quel lien relie l’homme qui se fait appeler le Docteur et le jeune Theta-Sigma ? Et pourquoi le Docteur semble t-il obsédé par la «Fontaine de Jouvence», un des plus vieux artefacts de Gallifrey ? Messalyn est au moins certaine d’une chose : le sort de l’Académie repose désormais entre les mains de son élève le plus turbulent et incontrôlable. Ce qui n’est pas pour la rassurer…

Theta-Sigma – Tom Felton
Professeur Messalyn : Tinda Swinton
Ki-Delta – Jake McGann
Le Gardien – John Banks
Penelope – Olivia Coleman
Koschei – Iwan Rheon

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KathWho (Fanart)

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(ShalkaNine and 8)

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Manon Whovian, qui  nous offre le plaisir d’admirer ses jolies balles en bois… qu’elle offrira bientôt à notre « délinquante » préférée!

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Marie D. (100 mots)

Il regarda à droite, puis à gauche. Le tunnel sous le passage du train était vide et sombre. Il saisit son feutre et commença à tracer 4 lettres sur le mur.
Soudain, un mouvement dans l’obscurité. Un étrange être qui le frôle, à la peau froide, reptilienne. Puis un homme d’un certain âge, à la chevelure blanche et bouclée, qui court derrière la créature. Il se sent paralysé. L’homme le dépasse, pour revenir ensuite sur ses pas.
« Ecrire de ses insanités sur les murs ! Petit délinquant ! »
Comme l’autre s’éloignait à nouveau, le jeune homme effaça l’insulte.

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Stéphanie Louastron (100 mots)

Que n’aurait t’ il pas fait pour pouvoir s’échapper de ce monde ne serait ce même qu’un instant.

C’est alors qu’il l’aperçut trônant dans la cour et une idée lui vint. Au diable son illustre propriétaire !! Cette lourde machine bleue, grotesque et stupide ferait tout aussi bien l’affaire.

N’écoutant déjà plus que distraitement ce que son ami lui disait, l’envie irrépressible de la voler pour pimenter son triste quotidien s’affirmait comme une évidence.

D’une voix déterminée et sans appel il lança: Allez Hippo vient nous allons faire un tour.

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Umanimo (1000 mots)

« Voyous ! »

« Chut ! »

Les deux jeunes gens se faufilent dans les couloirs de l’Académie.

Celui qui ouvre la marche est grand et mince. Sa chevelure blonde se hérisse d’épis indisciplinés, tandis que ses yeux noisette, au regard vif, épient les mouvements suspects dans l’ombre. L’autre est plus petit, d’une corpulence plus ramassée. Ses cheveux noirs, coupés en frange droite, effleurent des yeux bleus à l’expression inquiète.

« C’est interdit, chuchote-t-il, pas certain d’avoir fait le bon choix en suivant son ami dans ses sorties nocturnes.

– Bien entendu que c’est interdit ! réplique l’autre, indigné. Ce ne serait pas amusant, sinon. Tais-toi maintenant, nous arrivons. »

Il grimpe sur le bord d’une balustrade qui longe la coursive à ciel ouvert. Puis il s’agrippe au poteau de soutènement de celle-ci, et murmure :

« Suis-moi. »

Le jeune homme le voit disparaître vers le bas, glissant rapidement le long de la colonne. Il hésite un instant. C’est la première fois qu’il fait preuve de désobéissance envers ses professeurs, et cela le perturbe. Mais Theets lui a vanté les plaisirs de la débauche avec les Shobogans, et il est vraiment tenté. Ce qui le décide, c’est de se retrouver seul dans cette partie inquiétante du grand bâtiment. Il enjambe à son tour la barrière et s’accroche au poteau, se laissant prudemment descendre.

***

« C’est qui celui-là ? »

Le Shobogan regarde le garçon brun avec méfiance.

« C’est un ami, affirme Thêta Sigma.

– Hum, sa bobine ne me revient pas. Il va pas nous faire des ennuis ?

– Non, ne vous inquiétez pas. Koschei sait garder un secret.

– Tu as trop une tête de premier de la classe pour me plaire, mon gars, mais si Theets se porte garant pour toi, c’est lui qui aura les emmerdes en cas de coup fourré. Venez ! »

Les ruelles tortueuses de la Ville Basse ne sont pas éclairées, et seule la lueur orange sale du ciel nocturne rend les ombres plus sombres. Le groupe se déplace rapidement, s’enfonçant sous le socle du dôme. Dans une des masures, une petite porte s’ouvre, leur livrant passage dans un corridor qui sent la fumée et l’alcool de mauvaise qualité.

Ils débouchent dans une pièce au plafond noir de suie. Elle est bondée, et Koschei a la surprise d’y voir les visages connus de certains de leurs camarades des classes supérieures. Leurs regards les scrutent et semblent les défier de rapporter leur présence ici.

« Drax ? » chuchote-t-il, apercevant un jeune homme maigre qui discute passionnément avec un grand Shobogan barbu.

Ce troisième membre de la Deca semble avoir ses habitudes dans ce lieu, car il claque des doigts, et une femme lui apporte nonchalamment deux bocks qu’elle pose sur la table.

Les deux garçons s’assoient à une tablée nombreuse. Il y a autant de filles que de gars, et elles ne se montrent pas moins acharnées qu’eux à lever le coude. À un des bouts, il y en a d’ailleurs deux qui font un concours. Les cris des autres les encouragent.

« Allez Sula, tu es la meilleure !

– Elle flanche, Labli, tu vas la noyer ! Encore un godet et elle roule sous la table ! »

***

Koschei regarde le fond de son verre avec étonnement. Lorsque l’énorme bock de bière avait été placé devant lui, il pensait ne jamais arriver à le finir. Mais il s’est vite pris au jeu des discussions avec ses compagnons et compagnes de soirée, et gorgée après gorgée, il avait ingurgité la boisson mousseuse et légèrement amère.

« Les professeurs de l’Académie sont tous des imbéciles qui ne savent rien et nous en apprennent encore moins ! » assène Theets, après un hoquet aux relents de houblon.

Un murmure d’approbation général accompagne ces paroles.

Son camarade se lève et réplique – plus par esprit de contradiction que par véritable conviction :

« C’est faux ! Certains sont… sont… »

Il essaye de trouver un qualificatif qui exprime son avis, mais les mots fuient sa pensée, comme le sol semble se dérober sous ses pieds.

« Sont gentils… finit-il par dire lamentablement, incapable de trouver mieux.

– Gentils ? »

Le rugissement de Thêta retentit dans toute la salle, pourtant particulièrement bruyante. Toutes les têtes se tournent vers eux, friandes d’incident – la soirée avait été un peu trop tranquille jusqu’à présent.

« Ouais ! » affirme Koschei en se plantant devant son ami.

Il tangue d’avant en arrière. Sa tête est légère tout à coup. Il a l’impression qu’elle va toucher les poutres tordues par l’âge.

« Je te laisserais pas dire ça ! » rétorque le jeune homme blond.

Il lance un coup de poing qui rate sa cible, laquelle esquive en bousculant une jeune fille fluette qui se trouve derrière lui.

« Hé ! » s’exclame la victime de l’accrochage.

Elle le repousse violemment et il tombe sur Thêta, qui choit sur un gros homme aux sourcils touffus.

Le reste se perd dans un tourbillon où Koschei essaye de taper sur tout ce qui se présente devant lui. Il lui semble même à un moment avoir dû se défendre contre six Shobogans qui faisaient le double de sa taille, et ne pas s’en être si mal sorti.

***

« Qu’allons-nous appliquer comme sanction ? »

Le conseil de discipline dans son entier hoche la tête, embarrassé. Les gardes de la Chancellerie, qui n’interviennent habituellement jamais dans la Ville Basse, avaient dû y traîner leurs bottes rouges et or pour récupérer les deux délinquants. Drax et les élèves plus âgés avait miraculeusement disparus.

« Ce qui est ennuyeux, avait murmuré Borusa, c’est que nous savons lequel des deux a entraîné l’autre. Koschei est notre élève le plus doué et le plus obéissant… habituellement. C’est son condisciple, dont nous connaissons le mauvais esprit, qui l’a débauché. Cependant… c’est le plus sage qui a fait le plus de dégâts. J’ai peu de sympathie pour cette lie que sont les Shobogans, mais le nombre de mâchoires cassées et d’épaules démises était plutôt impressionnant. »

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Voila, c’est fini  🙂 J’espère que toutes les œuvres vous ont plu. On remet le couvert pour la semaine prochaine:

Le règlement reste le même. Vous avez jusqu’au Mercredi 9 avril a 0h01 🙂 (pour la France. Au Quebec, je pense que ce sera 18h01 du Mardi. Sorry!) A envoyer à : romanatrelundarIV@gmail.com (plus sécurisant que les messages facebook, car les mails je peux les épingler… pas les messages facebook)

Le sujet de cette semaine:

Mémoire

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