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Artisons #39 : « Sontarans »

Les signes dans le ciel me disent que nous avons eu de bonnes participations à l’Artisons « Zodiaque ». En voici donc le résultat. Pour la semaine prochaine, nous attendons de pied ferme les Sontariens, un des ennemis récurrents du Docteur.

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Florent Fayolle (Texte)

« Hue, Chrysomallos ! Plus vite !

– Eh oh ! Je fais ce que je peux moi ! »

Obéissant à l’ordre de Zeus lui commandant de voler au secours de Phrixos et Hellé, menacés par leur belle-mère Ino (puisqu’il est de notoriété publique que les belles-mères recherchent la perte de leurs beaux-enfants), le bélier volant Chrysomallos bougonne. Le frère et la sœur, agrippés à son pelage doré, pèsent leur poids. De plus, le vent de face soufflant sur la Mer Noire ne cesse de lui envoyer des giclées d’eau salée sur le museau. En effet, ces messieurs-dames souffrant du vertige, il est contraint de voler à quelques centimètres au-dessus de l’eau. Il s’ébroue pour dégager les mèches trempées lui retombant sur les yeux lorsqu’un obstacle imprévu se dresse devant lui. Qu’est-ce donc que cette cabine bleue sortie de nulle part, semblant flotter à la surface ? Lancé à pleine vitesse, Chrysomallos tente d’éviter la collision. En vain. Le choc est terrible ! Le bélier se retrouve propulsé dans les airs, Phrixos fermement cramponné à sa laine, tandis qu’Hellé tombe à l’eau. Il apparaît très clairement que la jeune fille ne sait pas nager lorsqu’elle sombre corps et bien.

À ce moment, la porte de l’étrange cabine s’ouvre. Un vieil homme aux longs cheveux blancs risque un regard au dehors.

« Tu te trompes, mon enfant, il n’y a rien à l’extérieur.

– Je vous assure grand-père, il m’a bien semblé ressentir un choc. »

***

Jamie et Victoria sont les premiers à sortir du TARDIS. Cette fois-ci, aucun doute, ils sont bien sur Terre.

« En Sicile – précise le Docteur – au VIème Siècle avant J.C. »

Tout de suite, l’attention des trois compagnons est attirée par d’horribles cris. Homme, bête ou envahisseur extra-terrestre ? Il semble bien difficile de le dire. Une foule compacte se masse autour de l’origine des hurlements. Jouant des coudes, ils se frayent un chemin jusqu’au premier rang pour découvrir un immense taureau de métal, posé au-dessus d’un brasier le chauffant à blanc. C’est de cette statue que proviennent ces plaintes déchirantes.

« Qu’est-ce que c’est, Docteur ? Comment ce truc en fer peut-il mugir ? »

Le visage du Docteur s’est soudain assombrit. Il lutte visiblement pour contenir ses larmes.

« Le taureau est creux, Jamie. Ce que nous entendons, ce sont les hurlements d’un supplicié… »

***

Les deux jeunes hommes avancent à pas prudents dans l’antique forteresse. Le maître des lieux s’est certes absenté pour une virée aux Enfers, il n’empêche que l’endroit fourmille sans nul doute de gardes. Il ne sera pas facile de libérer leur sœur, la belle Hélène, enlevée par le légendaire Thésée.

« Passe devant, Pollux. Je couvrirai nos arrières.

– Et pourquoi serait-ce à moi de m’exposer le premier aux dangers, Castor ?

– Parce que tu es immortel, pardi ! Moi je n’ai pas la chance d’être fils de Zeus ! »

Pollux allait répliquer lorsque les bruits d’une cavalcade dans les couloirs se firent entendre. Les demi-jumeaux* tirent leur glaives, guettant l’arrivée des soldats. Soudain jaillit devant eux un homme tout de noir vêtu, aux sourcils épais et au bouc poivre et sel, courant éperdument et les bousculant au passage, sans même un « pardon ». Castor et Pollux se regardent, interloqués, lorsqu’un second personnage fait son apparition. Coursant visiblement le précédent, ce nouveau venu, à la tignasse blanche, porte une veste rouge et une cape flottant derrière lui. Après avoir à son tour bousculé les deux frères, il se retourne pour les saluer en un semblant de révérence avant de poursuivre sa course. Une jeune femme blonde fait alors son apparition, leur adresse un sourire timide avant de partir à la suite des deux hommes.

« Docteur, attendez-moi ! »

* Demi-jumeaux ? Qu’est-ce que c’est que ça ? C’est bien simple : Zeus, qui est un chaud lapin, s’enticha un jour de Léda, la femme de Tyndare, roi de Sparte. Afin de la séduire, le roi des Dieux, qui malgré sa position sociale semble manquer de confiance en lui, décide de se métamorphoser en cygne (nous noterons que Zeus séduit beaucoup en se métamorphosant). Après avoir fricoté avec le divin volatile, Léda pond deux œufs, l’un engendré par Zeus, le second par Tyndare. Du premier naquirent Pollux et Hélène, du second Castor et Clytemnestre.

***

Cela fait plusieurs jours que le Docteur bricole sans discontinuer, penché sur une table de travail installée dans un coin de la salle de commande du TARDIS.

« Allez-vous enfin m’expliquer ? » s’impatiente Sarah Jane.

Le Docteur lève un instant la tête de son fouillis électrique. Il porte d’énormes lunettes, dont la journaliste ne saisit pas bien l’utilité, lui donnant l’aspect d’un insecte. Pour toute réponse, le Docteur se contente de tendre la main en réclamant un Jelly Baby orange. Sarah s’exécute en soupirant, tandis que le Docteur met la touche finale à sa création.

« Et voilà ! Qu’en dites-vous ? Il est beau, non ? »

Le Seigneur du Temps brandit triomphalement un petit robot ressemblant à un crabe. Avec ça, affirme-t-il, il pourra s’adonner à l’observation animalière.

« Une créature extrêmement rare habite ici, en Argolide. Grâce à mon ingénieuse invention, nous allons pouvoir l’observer à loisir, sans que notre présence ne vienne la perturber. »

Face à un écran retransmettant en temps réel la « vision » du crabe-robot, le Docteur, une manette à la main, dirige les pas de sa création. Bientôt, une créature reptilienne apparaît sur l’écran. Un immense monstre serpentaire doté de multiples têtes.

« N’avez-vous jamais vu plus merveilleuse création de la Nature, Sarah Jane ? Il est même possible qu’elle soit la dernière de son espèce. Nous avons une chance inouïe !

– Dites, Docteur… J’ai l’impression que quelqu’un ne partage pas votre fascination pour cette merveilleuse création de la Nature… »

En effet, un homme à la musculature herculéenne, armé d’un large glaive, combat rageusement le serpent polycéphale. Son combat semble voué à l’échec car, pour chaque tête tranchée, deux autres repoussent. Il n’empêche que le Docteur ne peut s’empêcher de prêter main-forte à la bête.

« Ne vous inquiétez pas, Sarah Jane, mon robot-crabe va détourner l’attention de cette brute en lui pinçant les guibolles. »

L’homme ne semble guère goûter la plaisanterie. Au premier coup de pince, il lance un regard noir au crabe. La dernière image transmise par l’écran est un talon s’écrasant rageusement sur le robot.

***

« Regardez, mes amis… N’avez-vous jamais vu plus merveilleuse création de la Nature ? »

Embusqués derrière des rochers, le Docteur, Adric, Nyssa et Tegan observent un lion énorme, paresseusement étendu à l’entrée de sa tanière, ses griffes acérées brillant à la lumière des étoiles. Nyssa tend soudain l’index.

« Docteur, regardez ! »

Un homme avance farouchement vers le lion et le visage du Docteur se décompose immédiatement.

« Oh non ! Encore lui !? »

L’homme, celui-là même qui bien des années plus tôt avait détruit son robot-crabe flambant neuf, se jette sur le fauve et, sous les mines consternées des quatre voyageurs, l’étouffe sans autre forme de procès !

***

Un pingouin gambade joyeusement sur le mont Olympe, tandis qu’un homme vêtu d’un incroyable manteau multicolore monologue face à une jeune fille le fixant de ses grands yeux perplexes.

« Mademoiselle Astrée, en tant que déesse de la Justice, vous serez bien d’accord avec moi : lors d’un procès, il est impensable que l’accusé et son accusateur soient une seule et même personne. Aussi, après avoir découvert que le Valeyard n’était autre que moi même, mais dans le futur, j’étais bel et bien dans mon bon droit en exigeant l’annulation de l’ensemble de la procédure judiciaire. D’autant plus que ce tricheur avait contrevenu à toutes les règles en falsifiant les images d’une aventure qui ne m’étais pas encore arrivée.

– Je ne vous suis pas très bien Docteur… Souffririez-vous d’une forme de dédoublement de personnalité ?

– Mais pas du tout… Frobisher, peux-tu lui expliquer ? »

Astrée s’éloigne lentement à reculons de son interlocuteur.

« Vous parlez à… un pingouin ? … Je crois que je ferai mieux d’y aller…

– Attendez, ne partez p… ! »

Mais il est trop tard, la jeune déesse, fille de Zeus et de Thémis, a déjà pris la poudre d’escampette. Frobisher remarque alors un objet à l’éclat métallique.

« Regardez, Docteur… On dirait qu’elle a oublié ceci. »

***

Les sourcils froncés, Ace pèse méticuleusement ses différentes fioles. Acide sulfurique, acide nitrique, glycérol… Les flacons et les poids se succèdent sur les plateaux cuivrés d’une antique balance. La moindre erreur pourrait avoir des conséquences fâcheuses. Pendant que la jeune femme se concentre sur ses dosages, le Docteur lui fait la conversation, sans remarquer les regards agacés de sa compagne d’aventures.

« T’ai-je déjà dit, Ace, comment je suis entrré en possession de cette balance ? C’était bien avant notrre rrencontrre, du temps de ma prrécédente incarrnation. J’étais en compagnie de la déesse Astrrée lorrsqu’elle prit soudainement la fuite. Je crrois qu’elle était un peu zinzin. Dans sa prrécipitation, elle a même oublié sa balance. Je l’ai rrécupérée – dans le but de la lui rrendrre, tu me connais – mais ne l’ai jamais rrevue. »

Le ciel s’obscurcit brusquement, se couvrant de nuages noirs, et la foudre s’abat à quelques mètres d’eux. Ace sursaute, manquant de renverser ses flacons et évitant de justesse une catastrophe. Une voix venue des cieux tonne:

« DOCTEUR, JE CROIS QUE VOUS AVEZ QUELQUE CHOSE APPARTENANT À MA FILLE !!!

– Ace… Je crois que nous ferions bien de retourner au TARDIS… et de laisser la balance ici. »

***

N’eût été l’urgence de la situation, Charley aurait éclaté de rire en voyant le Docteur coiffé de cet étrange casque, pourvu de deux verres globuleux en guise de visière et surmonté d’antennes, de paraboles tournoyantes et d’ampoules clignotantes. Un enchevêtrement de câbles relie le couvre-chef à une espèce de grosse télécommande bardée de cadrans, d’écrans et de jauges. L’ensemble de l’attirail émet un bip-bip-bip perpétuel hautement agaçant.

« Alors, c’est avec cette… chose que vous allez retrouver le monstre ?

– Tout à fait, encore que je n’aime pas le terme de monstre qui me paraît dégradant. Il s’agit d’un khãzstramirdiløpossilimagohodon pourpre à grande crête de la planète Varos. Nous allons le localiser et le ramener dans son monde avant que… »

Le Docteur est interrompu par un terrible grognement et une créature reptilienne aux écailles rouges jaillit de la forêt, déracinant un arbre sur son passage. Le moment est venu pour le Docteur de prononcer sa formule magique:

« Cours ! »

Les deux voyageurs prennent leurs jambes à leurs cous, poursuivis par le khãzstramirdiløpossilimagohodon pourpre à grande crête les dominant du haut de ses six mètres. Charley allait faire une remarque sur l’absence de plan de son compagnon lorsqu’apparaît devant eux un géant. Haut comme deux hommes, le nouveau venu bande son arc, dans lequel il a encoché une flèche de la taille d’une lance de cavalerie. Un claquement de corde plus tard et la créature s’effondre, le cerveau transpercé de part en part.

« Joli coup – félicite le Docteur -, quoiqu’un peu violent à mon goût. Vous savez, j’ai un jour rencontré Guillaume Tell et… »

Charley l’interrompt.

« Merci de votre intervention. Ce monstre – froncement de sourcils réprobateur du Docteur – allait nous dévorer. »

Le géant affiche un large sourire satisfait.

« Vous avez eu de la chance de tomber sur Orion, car je suis le plus grand chasseur que le monde ai porté et portera jamais. J’ai chassé et tué les animaux les plus gros, les plus terrifiants et les plus dangereux de la Colchide à l’Armorique et de la Dacie à la Cyrénaïque. Artémis elle-même ne peut en dire autant ! Ouille… »

Orion s’effondre soudain, manquant d’écraser Charley et le Docteur sous son poids, tandis qu’un petit scorpion s’éloigne en sifflotant, ni vu ni connu.

***

« Achille.

– Présent, M’sieur. »

Le centaure jette un regard sévère au jeune Myrmidon.

« On dit professeur.

– Pardon, M’sieur… euh… Professeur… »

Le professeur secoue la tête en soupirant et poursuit l’appel.

« Actéon.

– Présent.

– Aristée.

– Présent. »

Une quinzaine d’élèves, parmi lesquels pas mal de demi-dieux, suivent avec plus ou moins d’assiduité ses cours d’héroïsme. Car comme chacun sait, on ne devient pas un héros grec en claquant des doigts. Il y a Achille, la forte tête ; Héraclès, le bagarreur ; Ulysse, le premier de la classe…

Tout en gravant l’intitulé de la leçon du jour sur le tableau de marbre, le centaure débute son cours:

« Aujourd’hui, les enfants, nous étudierons les hydres et surtout, comment les combattre. Car il est bien peu commode de vaincre un adversaire capable de se…

– … régénérer. »

Le professeur se retourne, ses sabots martelant l’estrade. Comment n’avait-il pas remarqué cet homme, assis comme si de rien était au beau milieu des élèves, entre Jason et Patrocle ? Les cheveux brun coupés court, vêtu d’une veste en cuir, l’homme le regarde d’un air joyeux, souriant jusqu’aux oreilles (qu’il a fort grandes).

« Qui êtes vous ? Et de quel droit venez-vous perturber ma classe ?

– Je vois que vous n’avez pas été prévenu de mon arrivée – il sort de sa poche un porte-carte qu’il présente au centaure – Je suis l’inspecteur d’académie. Mais je vous en prie, poursuivez votre cours, professeur Chiron. »

Chiron éclate de rire.

« Du papier psychique ! Vous avez bien failli m’avoir, Docteur ! Ainsi vous vous êtes encore régénéré ? »

***

Le Docteur a tout juste le temps de claquer la porte du TARDIS, sur lequel s’écrase une pluie de projectiles.

« Pfff ! C’était moins une ! Martha, vous êtes-vous occupé de notre invité ?

– Il barbotte dans la piscine. Il lui faut un abri, où allez-vous le conduire ?

– Un endroit calme, avec beaucoup d’eau. C’est tout ce qu’il faut à un Sukhurmashu. Et je connais l’endroit parfait: la planète Terre ! »

Martha esquisse une grimace dubitative.

« La Terre ? Vous êtes sûr, Docteur ?

– Et pas n’importe quel endroit. L’île Bouvet, dans l’Atlantique Sud. L’île la plus isolée au monde, distante de 1600 km de la terre la plus proche. Allons-y ! »

Après que le Docteur a actionné une série de manettes et de boutons, la colonne centrale du poste de commende du TARDIS se met en branle, emportant le vaisseau dans le vortex spatio-temporel. Bientôt, le vaisseau se matérialise. Il est temps de libérer le Sukhurmashu, créature affectueuse mais quelque peu envahissante, mi-bouc mi-poisson. Sitôt les portes du vaisseau ouvertes, l’animal se précipite à l’extérieur, gambadant sur le sable doré avant de se jeter dans l’eau d’une rivière… sous les yeux effarés d’un adolescent monté sur un âne, qui ne tarde pas à fuir au galop. Le Docteur semble soucieux.

« Je ne comprends pas… L’île Bouvet est pourtant réputée être inhabitée et couverte de glaces… Bah, tant pis. »

Ses portes refermées, le TARDIS disparaît bruyamment des rives de l’Euphrate.

***

Comme bien souvent, le Docteur et les Pond sont en plein pique-nique. Il faut dire que le Docteur, dans sa onzième incarnation, est particulièrement friand de pique-niques.

« Les pique-niques, c’est cool. » se plait-il à rappeler à ses compagnons.

Cédant à la pression d’Amy et du Docteur, Rory a une fois de plus revêtu son costume de Romain (« Les Romains, c’est cool. » et « Les Romains, c’est sexy. » lui a-t-on rappelé). Alors que le Docteur s’acharne – sans succès – à dévisser le couvercle d’un bocal de terrine de campagne sous le sourire narquois d’Amy, Rory aperçoit une silhouette fugitive.

« Regardez, là ! »

Quittant des yeux la terrine de compagne, Le Docteur et Amy regardent dans la direction indiquée, sans rien remarquer.

« Il y avait quelqu’un, je vous assure ! Un adolescent qui nous épiait. Il a disparu derrière les oliviers. Il portait une espèce de grande cruche et… et il a disparu. »

Amy s’apprête à faire une remarque spirituelle lorsqu’ils entendent des appels.

« Ganymèèèèèède ? Youhooouuu ! Où te caches-tu Ganymède ? »

Un vieillard à barbe blanche et au physique athlétique en dépit de son âge apparaît. Il semble prendre un plaisir goguenard à cette partie de cache-cache et s’approche des trois voyageurs.

« N’auriez-vous pas vu Ganymède, mon am… mon échanson ? Vous ne pouvez pas vous tromper: un jeune garçon brun terriblement sexy portant une grande amphore d’hydromel. Non ? »

Rory ouvre la bouche et Amy le fait taire d’un coup de coude fort peu discret. Le barbu se tourne vers lui.

« Peut-être voudriez-vous vous joindre à nos jeux, beau militaire…

– Non ! » réponds à sa place Amy, d’un ton qui n’admet nulle objection.

Finalement peu déçu, le vieil homme prend congé des trois compagnons et reprend sa recherche.

« Ganymèèèèdre ? Montre-toi ou je me transforme en aigle ! »

***

Assis sur un pliant face aux portes grandes ouvertes du TARDIS, le Docteur, coiffé d’un bob et chaussé de bottes en caoutchouc, pêche à la ligne. Cela fait bien deux heures maintenant qu’il est immobile, contemplant son bouchon flottant sur les flots azur de la Méditerranée, sans avoir fait la moindre prise. Clara à beau s’occuper en faisant des soufflés (ratés), elle commence à trouver le temps long. D’où vient cette brusque lubie pour la pêche ? Et combien de temps cela va-t-il durer ? Bien décidée à faire part de son impatience au Seigneur du Temps, elle se tourne vers le Docteur juste à temps pour le voir tomber à l’eau, littéralement arraché de son siège par une violente traction sur sa ligne. Elle se précipite sur le seuil du TARDIS mais ne peut que contempler, impuissante, le bob flotter sur l’eau.

Gonflant les joues, le Docteur tâche de retenir sa respiration, cramponné à sa canne-à-pêche qu’un thon de belle taille entraîne vers les profondeurs. Alors que le Docteur est sur le point de suffoquer, un second poisson fait son apparition et rejoint le premier. Tous deux semblent l’observer. La vue de Docteur se fait floue. Est-ce une hallucination ? Les formes des deux poissons changent pour devenir un jeune couple parfaitement nu (si l’on fait abstraction du carquois porté par l’homme). La femme nage jusqu’à lui et, à la grande horreur du gallifreyen, lui prodigue une ventilation artificielle – plus communément appelée bouche-à-bouche – lui donnant quelques secondes de répit, tandis que l’homme le prend fermement sous les aisselles et le hisse jusqu’à la surface. Crachant encore des giclées d’eau salée, le Docteur parvient à nager vaille-que-vaille jusqu’au TARDIS, à l’intérieur duquel une Clara paniquée le hisse. C’est toute une histoire pour convaincre le pauvre Docteur d’au moins tomber la chemise pour s’envelopper dans une serviette.

« Allez-vous me dire ce qui vous est arrivé, Docteur ?

– Je crois… Je crois bien que j’ai pêché Aphrodite… À moins que ce ne soit Eros… »

Sous l’eau, homme et femme se métamorphosent à nouveau pour retrouver leur forme d’origine : humanoïdes orange couverts de ventouses.

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Laureline (Texte et Photomontage)

Texte :

Après un atterrissage difficile, le Docteur s’était retrouvé dans un lieu étrange fait de couloirs uniquement, et rien pour les distinguer. Quelqu’un l’avais assommé par derrière, mais impossible de se souvenir qui. Il s’était retrouvé sur le sol dur et froid, heureusement libre de ses mouvements, mais incapable de retrouver son chemin.

Une voix sortie de nulle part :

« Mon cher Docteur, je voudrais savoir pourquoi tu me bât à chaque fois, alors que j’étais meilleur que toi à l’académie. Un plan adapté des expériences de la Rani a donc concocté un test d’intelligence pour toi. Tu es dans un labyrinthe, tu dois en sortir avant que ce rat que j’y ai mis n’en sorte. Par soucis d’égalité, j’ai agrandi le rat. Il y a aussi d’autres pièges.

– Encore le Maître, se dit le Docteur. Je ne débarrasserai jamais de ce pot de colle. Bon, cherchons la sortie. »

Pendant une heure, le Docteur marcha au hasard, évitant des pièges grossiers tels que des fils tendus pour le faire tomber dans des trous. La décoration était grossière : des squelettes d’animaux anormaux – sans doute des résultats d’expériences ratées. L’ambiance sonore n’était guère mieux, il entendait des grognements et des rugissements d’animaux qui lui étaient inconnus.

Lorsqu’il tomba une autre fois sur un squelette qu’il reconnu avoir déjà vu, il décida de changer de stratégie. S’il ne pouvait pas mourir de faim ou de soif aussi vite que les Humains, ce n’était pas une raison pour gaspiller son énergie. Il décida de méditer pour réfléchir à une solution, en espérant qu’un monstre rugissant du labyrinthe ne viendrait pas le déranger. Ce fut chose vaine : un minotaure passa devant lui, mais, comme le Docteur méditait et restait immobile, le minotaure ne l’avait pas vu.

« Pauvre bête, se dit il. Il faudrait que je le sorte de ce bourbier pour le ramener sur sa planète. »

Il avait trouvé une méthode pour sortir de là avant de se régénérer : découdre sa chère écharpe comme un fil d’Ariane. C’était un crève cœur pour lui. Il attacha un bout de son écharpe à un mur, et recommença sa recherche. Il croisa une bête à l’apparence féroce mais heureusement docile – il avait déjà hypnotisé une de ses congénères sur la planète Peladon. Il s’inquiéta de ne pas encore avoir croisé le rat géant du Maître. Était-ce une blague ? Ou était-il déjà sorti ? L’idée de se faire ridiculiser par un animal lui était douloureuse. Non, décidément, le Maître lui aurait dit.

Il croisa à plusieurs reprises son fil d’Ariane, lui permettant d’éviter de reprendre le même chemin, il évita aussi des pièges sophistiqués tels des rayons paralysants ou des rayons transformeurs en pierre, aussi bien que des pièges grossiers, comme des filets tombant du plafond. Quel était donc la taille de ce labyrinthe ?

Il trouva la sortie de manière soudaine. C’était une porte à peine visible d’à peine 1m50 de haut. Le Docteur fut surpris de la personne qu’il vit : la Rani. Celle-ci se faisait maintenant passer pour la Maître pour faire ses expériences sur lui. Il devrait se méfier à l’avenir. La Rani était dans un siège confortable… endormie. Sans doute, le Docteur avait-il passé beaucoup de temps pour trouver la sortie. Il passa discrètement devant elle et aperçu des TARDIS dans une salle derrière, à coté de celui de sa consœur Seigneur du Temps. Il entra dans celui de son ennemi, y enleva une pièce principale, le contrôleur de destination, ainsi la Rani ne pourrait plus lui poser de pareils pièges. Il reprit son TARDIS, qui, à son grand étonnement, se dématérialisa en silence.

NOTES de l’auteur : Le minotaure est un monstre légendaire de l’antiquité à l’apparence de taureau.

Le taureau et le rat sont mes deux signes du zodiaque (occidental et chinois).

Idées sortie de : Castrovalva, The Monster of Peladon, The Horns of Nimon.

Photomontage :

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Umanimo (Texte et Fanarts)

Texte :

Zoodiaque

« Mon cher Kl’’ï^d#, votre zoo est absolument étonnant. »

Kl’’ï^d# se rengorge et agite négligemment ses écailles de nuque.

« J’avoue être plutôt content de moi, gouverneur Wr`û~g%. Cela m’a demandé des années d’étude, et encore plus longtemps de recherche, mais le résultat est là. Que penseriez-vous d’une deuxième visite ?

– Oh volontiers, volontiers, Kl’’ï^d#. Certains spécimens ont particulièrement attirés mon attention. »

Il enroule son troisième tentacule antérieur autour du pédoncule de son œil unique. Ce qui est un signe évident de ravissement. Kl’’ï^d# sent la place de Grand Superviseur des Espèces Étrangères, qu’il vise depuis un moment, se concrétiser.

Il glisse son appendice ventral dans la serrure compliquée du jardin, et l’ouvre à nouveau. Divers bruissements et des odeurs étrangères frappent leurs récepteurs sensoriels.

L’établissement est divisé en autant de cases qu’il y a d’espèces, et chacune offre à son occupant le milieu idéal pour lui permettre de prospérer.

Kl’’ï^d# et Wr`û~g% s’arrêtent tout d’abord près d’un globe au trois quart rempli d’eau. Deux créatures s’y ébattent. Elles ont une forme allongée, des écailles couvrent leur corps, leurs membres sont prolongés par des voiles qui leur servent à se déplacer dans ce milieu liquide.

« Pouvez-vous me répéter les noms et les caractéristiques de ces êtres ? demande Wr`û~g%.

– Bien entendu, gouverneur. Ceux-ci s’appellent des « Poissons ». Comme vous pouvez le constater, ils ont besoin… »

Ils poursuivent leur excursion, Kl’’ï^d# présentant chacun de ses protégés avec forces détails, religieusement écoutés par Wr`û~g%.

C’est ainsi qu’ils passent près d’un enclos contenant un individu se déplaçant sur quatre membres et dont la tête s’orne de deux protubérances enroulées en spirale. Kl’’ï^d# le qualifie de « Bélier ».

Le suivant est également un quadrupède cornu, mais plus gros et semblant plus agressif. Il fait entendre un long cri et fonce sur les visiteurs. Heureusement, sa cage est suffisamment solide pour éviter tout incident. Cependant, Wr`û~g% ne peut s’empêcher de ressentir un délicieux frisson de crainte.

Ils passent rapidement près d’un autre local contenant de l’eau et dans lequel s’ébat un être caparaçonné d’une coque dure, se déplaçant sur dix pattes crépitant sur la roche.

« Un Crabe ou Cancer, précise Kl’’ï^d#.

– Ah, s’exclame Wr`û~g% en désignant l’enclos suivant. C’est surtout celui-ci que je souhaitais revoir. Savez-vous, mon cher Kl’’ï^d#, que je ne suis pas loin de penser que cette créature possède une sorte de conscience ? Primitive, certes, fort primitive, mais ses balbutiements pourraient avoir du sens, si on prend la peine de les écouter attentivement. »

Kl’’ï^d# plisse avec finesse son cornet émetteur.

« Mon cher gouverneur, figurez-vous que cette idée m’a également traversé l’esprit. Cet individu imite à la perfection nos comportements, mais ce n’est que du mimétisme sans signification. J’ai fait analyser ces sons, et je puis vous assurer qu’ils n’ont aucun sens. »

L’occupant de l’enceinte secoue les barreaux de son abri et hurle :

« Libérez-moi, bande de poulpes grotesques. Je suis le Maître, vous m’entendez ! Pas une de vos bestioles ridicules enfermées dans cette ménagerie. »

Sous l’effet du stress, il perd la maîtrise de son apparence et ses yeux virent au jaune, tandis que ses canines prennent la forme de crocs. Il voit même avec effroi ses mains se couvrir d’une fourrure fauve et ses ongles s’étirer en longues griffes. Il pousse un hululement de désespoir.

Les deux Xk*ël& reculent de quelques pas.

« C’est très certainement votre spécimen le plus impressionnant, murmure Wr`û~g%. Cette transformation a sûrement un caractère défensif dans son milieu naturel. Elle est tout ce qu’il y a de plus déroutante. De quoi effrayer ses prédateurs.

– Sans doute, souffle Kl’’ï^d#. On s’y laisserait prendre, n’est-ce pas ? Pour un peu, on pourrait le croire dangereux. Continuons la visite, si vous voulez bien. »

Ils s’éloignent rapidement en ondulant des pseudopodes, chacun étant peu désireux de montrer à l’autre qu’il n’a pas envie de rester plus longtemps dans le voisinage de ce monstre.

Fanarts :

 

Poissons-Sea-Devils

Gemeaux-Mark-Rani

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Le règlement reste le même. Vous avez jusqu’au Mardi 10 mars à 20h00 (pour la France. Au Québec, prenez en compte le décalage horaire.) À envoyer à : umanimo@live.fr

Au nom du très glorieux « Sontaran » Empire, le thème de la semaine prochaine est les « Sontariens » !

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Artisons #38 : « Zodiaque »

Explications pour le thème de cette semaine : le premier volume des Short Trips de Virgin s’intitule Zodiac. Comme son nom l’indique, il a pour thème les signes du Zodiaque (occidental). J’avais trouvé en les lisant que cela avait été assez mal exploité par les auteurs, de manière générale. J’ai donc voulu savoir ce que les talentueux participants de notre groupe Doctor Who Classics pouvaient faire avec ce thème. Vous n’êtes pas obligés de vous limiter aux signes occidentaux. Et vous pouvez même déborder sur l’Astrologie en général.

Voici, ci-dessous, le résultat de l’Artisons « Invasion ».

(Cliquez sur les images pour les afficher en plus grand)

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Florent Fayolle (Texte et Fanart)

Texte :

L’invasion de la planète Oxo n’avait été, pour ainsi dire, qu’une formalité. Les autochtones, quoique possédant une technologie avancée, étaient stupidement pacifiques et ne disposaient que d’un armement ridicule face à la puissance militaire de l’Empire. Le major Airella Stedzen, qui avait secondé l’invasion, marchait à présent à la gauche de son chef à travers la rue principale de la capitale oxoïte, vers l’imposant bâtiment faisant office de siège de gouvernement, pour prendre acte de la capitulation de la planète. Elle risquait de temps à autres un regard plein de crainte et d’admiration vers son supérieur. Son armure noire, impeccablement lustrée, brillait sous les rayons du soleil. Sa cape, également noire, voletait élégamment derrière lui. Il n’y avait pas à dire, le seigneur Vador avait vraiment une classe folle ! Numéro trois de l’Empire Galactique, il était craint par tout l’univers connu, à l’exception de l’empereur Palpatine lui-même et de son bras droit, le grand moff Wilhuff Tarkin.

Malgré une victoire facile, le seigneur Vador était de mauvaise humeur. Le peuple vaincu, avec sa détestable habitude de se vêtir de couleurs criardes, et son langage comparable à une glougloutement idiot, était hautement ridicule et il craignait que ce grotesque ne déteigne sur sa gloire. Il bouillait intérieurement en voyant ces crétins d’Oxoïtes terrés de part et d’autre de la rue, regardant avec terreur la file de soldats avancer à travers la ville. Le contingent impérial n’était plus qu’à quelques mètres du palais lorsqu’un étrange sifflement se fit entendre en même temps que se matérialisait au milieu de la rue une sorte de cabine bleue surmontée d’une lanterne clignotante. Dark Vador s’immobilisa brusquement, immité par ses soldats cuirassés de blanc (ce qui ne se fit pas sans quelques bousculades à l’arrière de la cohorte, mais leur chef ne sembla pas s’en apercevoir).

« Qu’est-ce que c’est que ce truc ? » ne put s’empêcher de murmurer Airella.

La porte de la cabine s’ouvrit en grinçant et, si le seigneur Vador n’eut pas porté un masque, l’on aurait pu voir ses yeux s’écarquiller de stupéfaction en une expression des plus comiques. L’homme sortant de la cabine était âgé, portait une redingote brune et une écharpe bleue, et arborait une fine moustache blanche.

« Grand moff Tarkin ? Vous aussi ? »

Dark Vador regretta immédiatement de ne pas avoir su mieux contenir sa surprise. Se ressaisissant, il s’agenouilla maladroitement devant le nouvel arrivant, comme le protocole impérial l’exigeait, immédiatement imité par l’ensemble de ces hommes. Mais sa stupéfaction redoubla lorsqu’il vit apparaître une fillette brune aux côté de l’ancêtre, le fixant de ses grands yeux innocents.

« C’est qui le Monsieur ? Tu le connais, Grand-père ? »

Le Docteur adressa un clin d’œil complice à l’enfant. Son incroyable intelligence lui avait permis d’embrasser la scène d’un seul regard. La population effrayée, les soldats, celui-qui semblait faire office de chef un genou à terre devant lui. Il fallait tenter le tout pour le tout.

« Relevez-vous… euh… soldat ! »

Vador obéit, frémissant de frustration face à un tel dénigrement de son titre.

« Vous allez laisser ces gens tranquilles et quitter immédiatement cet endroit ! Allez, ouste ! »

Tremblant de rage et serrant les poings, Dark Vador tourna les talons tandis qu’Airella Stedzen adressait un sourire radieux au pseudo-Tarkin.

« Vous avez bien fait de vous laisser pousser la moustache, Grand Moff… Cela vous rajeunit. »

Elle emboîta le pas à son général, rougissant de son audace et se disant que cette étrange boîte bleue était finalement bien plus classe qu’un croiseur impérial.

***

Note: Faut-il rappeler que Peter Cushing, qui interprète le Docteur dans les films « Dr. Who et les Daleks » (1965) et « Les Daleks envahissent la Terre » (1966) est également à l’affiche du premier volet de la saga Star Wars (1977) dans le rôle du Grand Moff Tarkin ?

Fanart :

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Kathwho (Fanart)

Invasion de l’espace personnel

Invasion_KathWho

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Laureline (Photomontages)

Alien Invasion new header large

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Umanimo (Drabble et Bande Dessinée)

Drabble (700 mots) :

Bureau d’enregistrement des Invasions

« Suivant ! »

Ce qui ressemble à une machine pourvue de trois appendices, roule – ou flotte, difficile de le dire – vers la préposée.

« Nom ? marmonne l’employée d’un ton las.

– DA – LEK !

– Hum… Race ?

– DA – LEK !

– Vous avez le même nom que votre race ?

– EX – ACT !

– Bon, moi je dis ça, hein, ça m’est égal, vous savez. Motif de l’invasion ?

– Transformer la Terre en vaisseau spatial en creusant jusqu’à son centre.

– Ah ? Plutôt original. Félicitation.

– MER – CI ! EXTERMINER ?

– Pas aujourd’hui. J’ai trop de travail. Suivant ! »

Un homme, apparemment vêtu d’un scaphandre spatial, prend la place de Dalek.

« Nom ?

– Cyberman.

– Race ?

– Cybermen.

– Vous aussi ? Décidément, il y a des gens qui ne connaissent pas le dictionnaire des prénoms. Motif de l’invasion ?

– Transformer les Humains en Cybermen. Nous . allons . vous . améliorer.

– D’accord. Veuillez attendre votre tour. La salle d’attente est à droite. Suivant ! Nom ?

– GROOOOAAARR !

– Pardon ? J’ai mal compris. Combien de « O » et de « A » ?

– GROOOOOOOOAAAAAAAAARRRRR !

– Bon, bon. Ne nous énervons pas. Ce ne sera pas de ma faute s’il y a des erreurs dans votre nom, hein ? Race ?

– GROAR !

– Ouais, d’accord. Pas de dictionnaire des prénoms pour ceux-là non plus. Motif de l’invasion ?

– GROOAAA ! ROAARGR !

– Je note : « GROOAAA ! ROAARGR ! » Dans la salle d’attent… heu non, veuillez attendre dans la cour, s’il vous plaît. Suivant ! »

Un homme d’apparence tout ce qu’il y a de plus ordinaire s’arrête devant le comptoir :

« Nom ?

– Androïde.

– Race ?

– Kraal.

– Motif de l’invasion ?

– Faire disparaître l’humanité pour que nos maîtres les Kraals profitent entièrement des ressources de la planète.

– Oui. Du classique, quoi. Salle d’attente. Suivant ! »

Deux créatures se bousculent pour arriver en premier à la banque. Finalement, l’une d’entre elles, dans son scaphandre au casque ovoïde, s’efface pour laisser passer l’autre, une sorte de miroitement crépitant :

« Après vous, mon cher Vardan, ouvrez la marche. »

Le questionnaire du Vardan se déroule selon la même procédure. À « Motif de l’invasion » il indique que son propos est de prendre possession de Gallifrey et de la puissance des Seigneurs du Temps.

« Hum, grommelle l’employée. Et ça se trouve où, ça ? En Irlande ?

– Non, dans la constellation de Kasterborous

– Alors, je suis désolée, mais vous vous trompez de planète. »

Le Vardan se tourne vers le Sontarien :

« Je vous avais bien dit qu’il fallait tourner à gauche après la galaxie du Moulinet.

– Pas du tout, vous avez dit tout droit en direction du Grand Nuage de Magellan, puis seulement alors à gauche…

– Vous les Sontariens croyez tout connaître… »

Les deux acolytes s’éloignent en continuant à se disputer. La femme au comptoir hausse les épaules et fait un geste de la main à la personne suivante. C’est un grand humanoïde vêtu de façon flamboyante, avec une tête osseuse, pourvue de dents impressionnante.

« Nom ? demande la préposée, nullement impressionnée.

– Je suis le Chef !

– Hum. Race ?

– Syyycoraxx !

– Motif de l’invasion ?

– Réduire la race humaine en esclavage.

– Assez classique là aussi, mais toujours à la mode.

– On ne vous demande pas votre avis, femelle ! »

L’employée lui lance un regard méprisant. Elle en a vu de plus féroces.

« Allez vous asseoir dans la salle d’attente comme les autres, bougonne-t-elle.

– Pas question ! Je veux être reçu tout de suite.

– Cher monsieur. Tous nos envahisseurs sont pressés. Ça se bouscule au portillon. J’ai des journées de dingues à enregistrer tout ça. Et encore, nous avons simplifié les formalités, parce que nous ne nous en sortions pas. Alors, vous allez être bien gentil et prendre la queue comme tout le monde. Avant vous, j’ai des Daleks, des Cybermen, des Dinosaures et des Androïdes. Et encore, vous avez de la chance, les Vardans et les Sontariens se sont trompés de planète. Veuillez vous asseoir et patienter, s’il vous plaît. »

Texte composé à partir des épisodes suivants : The Dalek Invasion of Earth, The Invasion, Invasion of the Dinosaurs, The Androïd Invasion, The Invasion of Time, The Christmas Invasion.

Bande Dessinée :

Leçon de méditation

Envahir

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Le règlement reste le même. Vous avez jusqu’au Mardi 17 février à 20h00 (pour la France. Au Québec, prenez en compte le décalage horaire.) À envoyer à : umanimo@live.fr

Pour la semaine prochaine, le thème est :

« Zodiaque »

Je vois beaucoup d’inspiration dans vos astres…

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Artisons #37 « Invasion »

C’est l’Invasion des talents dans les Artisons. Le Quatrième Docteur a excité notre fibre créatrice. Mais attention, ne vous laissez pas envahir par le découragement ou une certaine lassitude. Les Artisons sont là pour vous remonter le moral, que vous les créiez ou que vous les consultiez seulement.

(Cliquez sur les images pour les afficher en plus grand)

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Béa Leuleu (Fanart)

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Florent Fayolle (Fanart)

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Kathwho (Fanart)

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Laureline (Texte et Fanarts)

Texte :

Extrait du livre de cuisine du TARDIS du Maître

Recette des petits Fours

Ingrédients :

– Un TCE

– Un Docteur après sa troisième régénération

– Moules à cupcake

Attirer le Docteur dans une cuisine. Attaquer le Docteur sans trop l’endommager. Maîtriser le Docteur et l’assommer. Le rétrécir avec le TCE et cloner les mini Docteurs. Ramasser les mini Docteurs. Les mettre dans les moules à cupcake. Préchauffer le four à 180 degrés. Enfourner les petits Fours 45 minutes. Laisser refroidir et savourer sa vengeance.

Fanarts :

petits-fours

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Umanimo (Fanart, Texte et Drabble)

Fanart :

Bon-Anniv-Docteur

Traduction du dialogue :
Le Maître : Bon Anniversaire, Docteur ! Le Docteur : Heu, Maitre, tu aurais dû te mettre dans le gâteau APRÈS l’avoir fait cuire.

Texte :

Dès sa renaissance, le Docteur a trouvé un Robot sur sa route. Il l’a défait avec une soupe dans un seau. Puis il est parti pour l’Arche dans l’Espace qui fourmillait de Wirms. De retour sur Terre, il lui fallut beaucoup d’Expérience pour combattre le Sontarien. Mais un saut dans le temps et voilà qu’il assiste à la Genèse des Daleks. Ayant raté l’occasion de détruire cette race avant sa dispersion dans l’espace, il affronte la Revanche des Cybermen.

Le Brigadier l’appelle à la rescousse contre la Terreur des Zygons, avant qu’il ne tombe sur la Planète Maléfique. Les Pyramides de Mars envoient leur pire représentant dans la personne de Sutekh, le dieu de la destruction. Et puis c’est l’Invasion des Androïdes. Un duel psychique avec le Cerveau de Morbius avant que les Graines de la Malédiction n’envahissent la Terre.

Portant le Masque de Mandragora dans la Renaissance Italienne, il prend la Main de la Peur pour la ramener sur Kastria. Le Mortel Assassin l’attendait sur Gallifrey pour lui faire porter le chapeau du meurtre du Président. Il sut s’en sortir seulement pour s’apercevoir qu’il avait créé le Visage du Mal. Revoilà les Robots de la Mort dans une société où ils sont devenus les modernes esclaves. Des griffes de Taren Kapel, il ne s’est échappé que pour se jeter dans les Serres de Weng-Chiang.

Lui qui croyait pouvoir se reposer en villégiature à Brighton, il n’eut droit qu’à l’Horreur de Fang Rock. Et encore, cet Ennemi n’était pas Invisible. Ou inclus dans un crâne comme l’Image du Fendahl. Finalement, en guise de vacances, il se fit bronzer aux six soleils des Fabricants de Soleil. Avant de préférer se réfugier à l’ombre du Monde Souterrain. L’Invasion du Temps fut un moment où il put reconnaître ses vrais amis.

La nouvelle compagne était là pour l’aider à trouver la Clef du Temps sur la demande du Gardien Blanc. De monde en monde, leur quête les amena en Opération sur Ribos, sur une Planète Pirate, au milieu des Pierres de Sang, à savoir distinguer les Androïdes de Tara de leurs doubles Humains, offerts en sacrifice au Pouvoir de Kroll, et enfin, pour le dernier morceau de la clef, face à l’Élément de l’Apocalypse.

Le Destin des Daleks est encore une fois entre ses mains, ainsi que celle de cette ville qu’on appelle ville lumière ou Ville de la Mort. La Créature de la Fosse est finalement une gentille bébête – et très câline. C’est quand on va au Paradis qu’on fait le plus de Cauchemars, surtout lorsqu’on se retrouve ensuite face aux Cornes de Nimon. Mais le Docteur a toujours évité de se laisser enfermer dans Shada.

Rien ne vaut un séjour à la Ruche des Loisirs pour se reposer de toutes ces mésaventures. Surtout lorsque Meglos pointe ses épines. Bah, quittons un peu notre vieil univers pour faire un petit tour dans l’E-Space. Le Cycle Complet de la vie y est bien expliqué, mais il ne faut pas en venir à l’État de Décrépitude. Romana a préféré passer le Portail des Guerriers, plutôt que de revenir sagement dans sa société décadente. Nous arrivons à la fin, Docteur. Le Gardien de Traken t’a averti, et cette silhouette blafarde qui te suit jusqu’à Logopolis te dit : « C’est la fin, mais je suis là pour que tu sois prêt ».

Drabble (170 mots) :

Tandis que le télescope bascule, le Maître regarde le Docteur s’accrocher aux entretoises. Il ricane, content de voir ses jambes pendre dans le vide.

« Allez, Docteur, allez ! Tombe, que je vois ton corps s’écraser sur cette Terre que tu aimes tant. »

Il s’avance, pour contempler son ennemi de plus près. Ses yeux bleus rencontrent le regard azuré de son confrère Seigneur du Temps. Un regard sans haine, et surtout sans crainte. Il y a même un peu de malice qui y pétille, une malice sans animosité.

Le Maître s’accroupit, s’agrippe aux barres métalliques, et il tend le bras.

« Attrape ma main ! crie-t-il. Ce n’est pas loin. Juste quelques centimètres. »

Le Docteur lui sourit, lui fait un clin d’œil et ouvre les doigts. Le cœur battant, le Maître assiste à la chute mortelle. Il se redresse, hausse les épaules et rentre dans la cabine en courant.

« Puisque c’est ainsi, marmonne-t-il, je vais t’aider à en finir vraiment. J’ai un ou deux tours dans mon sac qui t’attendent depuis longtemps. »

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Le règlement reste le même. Vous avez jusqu’au Mardi 10 février à 20h00 (pour la France. Au Québec, prenez en compte le décalage horaire. Sorry!) À envoyer à : umanimo@live.fr

Pour la semaine prochaine, le thème est :

« Invasion »

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Artisons #36 Spécial Fourth Doctor

Merci d’avoir participé, malgré les quelques ratés autour de cet Artisons ! Le sujet s’est finalement étendu aux épisodes perdus.

Comme c’était l’anniversaire de Tom Baker, Umanimo m’a suggéré, pour reprendre (définitivement ?) les rennes de l’Artisons, de faire un défi spécialement dédié à ce Docteur.

Amicalement,

Marie

(Cliquez sur les images pour les afficher en plus grand)

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Béa Leuleu (Fanart)

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Florent F. (Fanart)

Episodes perdus

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Laureline (Texte)

La Cornemuse

Fin de l’épisode de The Highlanders.

“Jamie peut venir avec nous ? demanda Polly au Docteur.

– Oui, s’il m’apprend à jouer de la cornemuse.”

Jamie rentra dans le TARDIS à la suite de Ben, Polly et le Docteur.

Le Docteur commença à apprendre à jouer.

Ben, un jour de cours de cornemuse commenta :

“Ça nous changera de la flûte.

– Oui, ça manquait de variations”, continua Polly.

Le Docteur sait jouer de la cornemuse plus ou moins bien, continuant ses cours avec Jamie.

“On va à la bibliothèque ? proposa Polly à Ben. On les entendra moins.”

Tout en acquiesçant, Ben se fit la remarque “Est-ce que je ne préfère pas la flûte, finalement ?” Puis ajouta :

“Mais oui, allons-y, du silence nous fera du bien.”

Le Docteur avait appris à jouer convenablement selon lui, parcourait les couloirs à grands-pas, criant à tue-tête :

“Ben, Polly, venez écouter le beau morceau.”

Ben était caché dans un placard avec Polly.

“Non, pas encore ! s’emporta Ben. Il faudra songer à partir du TARDIS si ça continue !

– Même sur une autre planète que la Terre, ça m’ira.” dit Polly sur un ton exaspéré.

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Umanimo (Drabble 333 mots)

Épisodes Éliminés

« Oh, je sais ! »

Si nous étions dans un dessin animé, on pourrait sans doute voir une ampoule s’illuminer au dessus de la tête du Maître. Mais nous ne sommes pas dans un dessin animé, et il n’y a que son visage qui s’éclaire.

« Je sais comment éliminer le Docteur ! Définitivement ! »

Il est si content de son idée qu’il se met à rire en se frottant les mains avec satisfaction.

***

Une pièce sombre dans un sous-sol. Elle est très grande et remplie d’étagères sur lesquelles des bandes vidéo reposent sous une couche plus ou moins importante de poussière. Un bruit étrange se fait entendre et un placard supplémentaire fait son apparition dans un recoin.

La porte s’ouvre et une mince silhouette noire en sort. L’homme se déplace rapidement dans les allées en inspectant les notations sur les boîtes.

« Ah ! marmonne-t-il. C’est ici. »

Il sort un long et mince cylindre de sa poche. Il le pointe vers un des rayonnages. Une lueur blanche s’en échappe et un certain nombre de coffrets semblent disparaître.

Un observateur attentif – s’il y en avait un – remarquerait de minuscules parallélépipèdes sur les planches métalliques. Un observateur attentif avec une très forte loupe reconnaîtrait les objets qui s’y trouvaient il y a quelques instants. Mais il faudrait sans doute un bon microscope pour lire ce qui était écrit sur les tranches : « Doctor Who – FF – The Highlanders » ou bien « Doctor Who – KK – The Faceless One ».

Il poursuit sa tâche avec minutie, remontant sans cesse le temps. On l’entend grommeler :

« The Power of the Daleks, disparu. The Savages, éliminé. The Massacre of St Bartholomew’s Eve, pffuit ! Marco Polo, à la corbeille. »

Son ricanement retentit de temps en temps.

« Hé hé hé ! Hein Docteur, que dis-tu de ça ? Sapé à la base. Tu vas disparaître de la mémoire même des Terriens. Il ne restera plus que moi, le Maître, et la série s’appellera Master Who ! »

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Le règlement reste le même. Vous avez jusqu’au Mardi 27 janvier à 20h00 (pour la France. Au Québec, prenez en compte le décalage horaire. Sorry!) À envoyer à : umanimo@live.fr

Pour la semaine prochaine, le thème est :

« Fourth Doctor »

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Artisons #35 « Illumination »

Nos villes sont illuminées en ces périodes de changement d’année et de célébration religieuse. Soudain, dans mon esprit qui se torturait pour trouver un thème pour cette semaine, ce fut « L’Illumination » !

Que le grand cric ne vous croque pas, mais vous illumine de son inspiration.

Le résultat de l’Artisons « Cycle » est très visuel. Beaucoup de Fanarts et de Photomontages, cette fois-ci.

(Cliquez sur les images pour les afficher en plus grand)

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Béa Leuleu (Photomontages)

Sylvester McLloyd

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Clémence Beauregard (Texte)

La course des tricycles

Par un bel après-midi d’été gallifreyen, deux petits garçons s’amusaient joyeusement sur leurs tricycles.

« C’est moi qui vais gagner, nananère ! lança le petit brun à son ami d’un ton moqueur en pédalant à toute vitesse.

– Attends que je te double ! »  lui rétorqua le petit blond tout en essayant de le rattraper.

Les deux enfants continuèrent leur course avec acharnements, ils se dépassaient à tour de rôles, mais finalement ce fut le garçon aux cheveux d’or qui remporta la course. Celui-ci cria fièrement sa victoire.

« Ouais !! Je suis arrivé le premier !! C’est moi le plus rapide !

– Ne te réjouis pas trop vite Thêta ; j’ai un autre défi à te proposer répliqua le perdant. Tu vois la colline là-bas ? On l’appelle  » La Pente des Enfers » très peu de gens ont réussi à la descendre sans se blesser ou sans casser leur tricycles. Si tu réussis à arriver le premier en bas de cette colline je te donnerais 4 paquets de Jelly Babies mais si tu perds tu devras m’en donner 8 paquets ! ajouta t-il avec un sourire malicieux.

– J’accepte ton défi Koshei ! » répondit-il, bien décidé à montrer qu’il était le plus rapide de l’univers.

Ils remontèrent la côte avec difficulté car elle était l’une des plus raides pentes de la planète. Arrivés tout les deux au sommet, ils se mirent en position de départ. Thêta pas franchement rassuré à l’idée de dévaler la pente demanda :

« Mais tu crois pas que c’est un peu dangereux? On pourrait se faire mal comme tous les autres qui ont essayé avant nous.

– Fais pas ta poule mouillée ! Soit courageux pour une fois ! » s’exclama le brun en le tapant dans le dos amicalement.

Mais je n’ai pas peur du tout !Tu va voir je vais les remporter ces Jelly Babies ! »

Et il s’élançât dans la descente sans attendre le top départ.

« Hey! Attends-moi Theta ! » s’écria Koschei avant de pédaler à son tour.

Les deux jeunes Gallifreyens dévalaient la pente à une vitesse folle tout en évitant les trous du chemin. Soudain, une des roues du tricycle de Thêta passa dans un des trous et lui fit perdre le contrôle de son véhicule. Koschei hurla :

« Attention Thêta !!! »

Le blond tomba et s’étala sur l’herbe rouge. Quant au tricycle, il alla se fracasser contre un arbre. Le brun arriva quelques secondes plus-tard en freinant.

« Ça va ?! demanda-t-il à son ami allongé sur le sol.

– Moi oui mais mon tricycle est complètement cassé, répondit-il en se relevant et en époussetant ses vêtements.

– Bon tant pis pour la course, on doit rentrer ça va bientôt être l’heure du couvre-feu », abrégea Koschei. Et les deux amis partirent chacun en direction de leur maison.

Quelques jours plus tard, les deux garçons se retrouvèrent au pied de l’arbre argenté où ils s’étaient quittés la dernière fois.

Koschei regarda Thêta avec admiration et s’exclama :

« Ne me dis pas que c’est le nouveau tricycle sonique !?

– Si ! Mes parents me l’ont acheté vu que l’ancien était irréparable, répondit-il joyeusement

– La chance ! Et si on allait l’essayer ? Sur une pente moins dangereuse cette fois,

– Bien sûr! C’est parti ! »

Et ils partirent trouver un nouveau terrain de jeu.

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Kathwho (Fanart)

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Laureline Duroman (Fanarts)

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Umanimo (Fanarts + Texte parodique)

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Le cycle de la Mort

(à partir de la chanson Le Cycle de la Vie dans Le Roi Lion)

Tous les jours de ta vie dans ton TARDIS
Aigri par l’indifférence du Docteur
À l´infini, tu imagines des astuces
Pour le tuer, l’humilier, le faire souffrir.

Tu as tant de choses à conquérir
Pour franchir la frontière du pouvoir
Recueillir la puissance
Qui vient du fond des âges
Dans le chaos d´une chaîne de haine.

C´est l´histoire de la mort
Le cycle infernal
D´un enfant de Gallifrey qui toujours renaît.

La ronde infinie
De ce cycle infernal
C´est l´histoire, l´histoire de la mort.

C´est l´histoire de la mort
Le cycle infernal
D´un enfant de Gallifrey qui toujours renaît.

La ronde infinie
De ce cycle infernal
C´est l´histoire, l´histoire de la mort.

[Texte original :
Au matin de ta vie sur la planète
Ébloui par le Dieu Soleil
A l´infini, tu t´éveilles aux merveilles
De la terre, qui t´attend et t´appelle

Tu auras tant de choses à voir
Pour franchir la frontière du savoir
Recueillir l´héritage
Qui vient du fond des âges
Dans l´harmonie d´une chaîne d´amour

C´est l´histoire de la vie
Le cycle éternel
Qu´un enfant béni, rend immortel

La ronde infinie
De ce cycle éternel
C´est l´histoire, l´histoire de la vie

C´est l´histoire de la vie
Le cycle éternel
Qu´un enfant béni, rend immortel

La ronde infinie
De ce cycle éternel
C´est l´histoire, l´histoire de la vie.]

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Le règlement reste le même. Vous avez jusqu’au Mardi 13 janvier à 20h00 (pour la France. Au Québec, prenez en compte le décalage horaire. Sorry!) À envoyer à : umanimo@live.fr

Pour la semaine prochaine, le thème est :

« Illumination »

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Artisons #34 « Cycle »

♪ « Petit Papa Noël ! Il est descendu du ciel, apportant des Artisons par milliers* ! Il n’a pas oublié notre petit soulier. » ♫. Voici donc les contributions pour l’Artisons « Noël ». Et la semaine prochaine, c’est le « Cycle » de l’année, le « Cycle » de la vie qui recommence.

(Cliquez sur les images pour les afficher en plus grand)

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Adan Flyber (Fan-audio)

https://www.dropbox.com/s/g2p676x8w53m5un/Artison Noël Final.mp3?dl=0

(Vous devez enregistrer le fichier sur votre ordinateur ou votre propre Drop Box)

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Béa Leleu (Fanart)

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Florent Fayolle (Photomontage)

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Kathwho (Drabble 500 mots)

Réveillon dans le Tardis

Evelyn avait passé la journée à faire différents aller-retour dans le Tardis à la recherche des MEILLEURS ingrédients pour préparer leur festin. Le Docteur lui avait expliqué que dans la cantine, on pouvait recréer à peu près n’importe quel recette, terrienne ou d’ailleurs à l’aide de la distributrice de nutriments autoalimenté de la machine spatio-temporel. Qu’elle pouvait même reproduire les recettes des chefs-virtuoses les plus réputé de Maquialis Γ jusqu’à la fine cuisine française du 20ème siècle. Elle avait cependant refusé de l’utiliser ce qui lui fit gagner un regard dubitatif de la part du Docteur. Rien ne valait mieux qu’un repas entièrement préparer à la main. Traditionnelle. Heureusement pour elle, le Tardis recelait des salles en tout genre où elle pouvait prendre certains aliments directement de la serre et de la farine fraiche issu d’un moulin à eau, bien que l’amont et l’aval de la rivière impliquée soit inexistant. Une autre des bizarreries inexplicables du Tardis.

Tourtière, dinde, biscuits, saumon farcis aux tomates, fromages, saucisses, pomme de terre, crêpes, fruits frais, salades, vin, petits gâteaux, plum pudding et la liste était longue encore. La table de la cantine avait été ornée de gui, de chandelles et de guirlandes sur une nappe aux couleurs verte et rouge. Il y avait même un véritable sapin aux branches alourdis sous l’abondance de lumières, de boules et de filaments argentés décoratif. Des boîtes aux formes variables et aux emballages colorés étaient sous le ravissant conifère. La pièce sentait bon le pain chaud et la viande rôti.

Le Docteur entra dans la pièce, dont il n’avait pas vu l’évolution et haussa les sourcils. Il regarda sa compagne et lui fit un sourire triste en penchant la tête.

– Tu as conscience que nous ne sommes que… deux ?

Evelyn s’assit à la table, et sembla soudainement exténuée. Le Docteur poussa un soupir, puis changeant totalement d’attitude, il commença à déambuler dans la pièce et à commenter la décoration d’un air ravi.

– C’est magnifique ! Je n’avais jamais pensé a organisé un réveillon à bord du Tardis, on se croirait vraiment à une de ses fêtes familiales traditionnelle du …

Puis Evelyn se mit soudainement à pleurer. Ses mains s’agrippèrent à la nappe, défaisant la symétrie parfaite de la table aux joyeuses victuailles.

– Oh… Evelyn…

Le Docteur alla la rejoindre puis la pris dans ses bras. Celle-ci se mit à trembler comme une feuille.

– Je sais que tu as travaillé très fort pour nous faire un beau Noël, merci, sincèrement, je suis très heureux et content de le passer avec toi, j’ai mal réagi pardonne-moi.

Il sentit la main de son amie serrer fort les plis de son manteau aux différentes teintes et textures de bleu.

– Non ce n’est pas ça… J’aurais voulu vivre cela au moins une fois… Faisons comme… comme si… nous étions une vraie famille, voulez-vous?

Il la serra plus fort et posa un doux baiser sur son front ridé.

– Mais nous le sommes Evelyn, nous le sommes…

Je dédis mon drabblounet à tout les copinos qui le passent seul (ou que c’est tout comme, dû aux complexités de la vie) et a qui j’envois tout mon amour transpatial. N’oubliez pas que pour le Docteur, vous êtes tous importants, qui que vous soyez. 

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Laureline Duroman (Fanarts)

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Melencolya (Fanart)

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Pocky (Fanart)

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Umanimo (Texte – inspiré du dessin de Pocky – et Fanart)

Cadeau de Noël

« C’est Noël, ma chère, Noël !

– Nous n’avons pas ça sur Traken.

– Ni sur Alzarius, fort heureusement.

– C’est traditionnel sur Terre.

– Sommes-nous obligés de porter ces déguisements ridicules ? grogne Adric.

– Ce sont les Elfes qui accompagnent le Père Noël.

– Et le Père Noël, c’est…

– Le personnage que je représente, soupire le Docteur en passant les doigts dans sa fausse barbe. Tegan aurait adoré ça, ajoute-t-il.

– Hum… et c’est la seule qui n’est pas là.

– Elle a voulu fêter Noël dans sa famille. Alors, je me suis dit que nous pourrions le faire ici aussi, dans le TARDIS. N’est-ce pas amusant ? »

Les regards désespérés que se lancent les deux adolescents sont une réponse parfaitement claire, mais le Docteur choisit de ne pas le remarquer.

« Nous avons fini de décorer le sapin, s’exclame-t-il gaiement. Là, ce gros fauteuil sera parfait pour accueillir le Père Noël. Une assiette de gâteaux et un verre de lait. Je crois que tout est prêt.

– Et que devons-nous faire, maintenant ? bougonne Adric.

– Attendre les cadeaux ! Au lit ! Allez vous coucher. Demain matin, il y aura des cadeaux pour tout le monde sous le sapin. »

Nyssa et Adric hochent la tête d’un air perplexe, et gagnent leurs chambres, dans leurs vêtements d’Elfes.

« Si tu veux mon avis, murmure le jeune homme, je trouve que le Docteur en fait parfois un peu trop dans son amour pour cette planète ridicule.

– Allons, Adric. Laissons-le s’amuser. Ça ne fait de mal à personne. »

***

« Un traité de bio-électronique ? Le livre a l’air vieux, marmonne Nyssa.

– Signé du grand Louis-Claude Vincent lui-même, précise le Docteur, en se rengorgeant. Un recueil de toutes ses œuvres sur le sujet. Une magnifique rareté ! »

La Trakénite feuillette l’ouvrage et peu après, elle est plongée dans la lecture. Adric déplie son propre paquet, enrubanné de jaune.

« Qu’est-ce que c’est ? demande-t-il en sortant l’objet.

– Le plus vieil ordinateur. La machine à calculer de Blaise Pascal. Pas une copie, n’est-ce pas. L’original lui-même, dont le célèbre philosophe m’a fait cadeau. »

Adric fait une moue. Il trouve que cette vieillerie ne vaut pas les regards attendris que lui lance le Docteur.

« Vous n’ouvrez pas votre cadeau ? » questionne-t-il en montrant une grosse boîte carrée posée contre le mur du TARDIS, à côté du sapin illuminé. Une étiquette « pour le Docteur » est accrochée au ruban de couleur noire qui serre l’enveloppe de papier gris.

« Merci à vous deux, s’exclame le Docteur. Ce n’était pas nécessaire, mais ça me fait plaisir.

– Ce n’est pas moi, réplique Adric. C’est Nyssa. »

Celle-ci lève la tête de son livre.

« Ce n’est pas moi non plus. Quand aurais-je pu aller acheter quelque chose ? »

Les trois occupants du vaisseau spatio-temporel se regardent, surpris et un peu inquiets.

« Vous croyez que c’est le véritable Père Noël ?

– Allons, Adric, rit la Trakénite. Il n’existe pas. C’est une légende, n’est-ce pas, Docteur ?

– Oui, oui… » répond celui-ci distraitement.

Il tourne autour du paquet, dubitatif. Puis son visage s’éclaire d’un grand sourire.

« Le plus simple pour le savoir, c’est d’ouvrir, non ?

– Je ne sais pas, Docteur.

– Est-ce bien prudent, Docteur ?

– Ça fait bien quelques siècles qu’on ne m’a pas offert de cadeaux », marmonne le Seigneur du Temps en déchirant avec impatience le papier qui recouvre la grosse boîte.

C’est un simple carton brun, juste fermé par ses rabats pliés les uns dans les autres.

« Qu’est-ce que… » commence le Docteur. Il n’a pas le temps de terminer sa phrase. Le paquet semble exploser sous la poussée de son contenu. Le Maître en surgit comme un diable de sa boîte. Il pousse son confrère Seigneur du Temps dans le fauteuil qui se trouve juste derrière. Puis il s’installe sur ses genoux, tire sur la fausse barbe blanche et murmure en l’embrassant :

« Joyeux Noël, mon cher Docteur ! »

Nyssa et Adric abasourdis, assistent à la scène. Et bientôt à une autre, plus stupéfiante encore : le Docteur rougit, mais ne se dérobe pas au baiser.

« Allons ailleurs, chuchote Nyssa en saisissant le bras d’Adric.

– Mais… balbutie celui-ci, les yeux rivés sur ce spectacle. C’est le Maître ! Le Docteur… le Docteur est en danger. Il a besoin de nous.

– Pas aujourd’hui je pense, Adric. Pas aujourd’hui. »

Fanart

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Le règlement reste le même. Vous avez jusqu’au Mardi 6 janvier à 20h00 (pour la France. Au Québec, prenez en compte le décalage horaire. Sorry!) À envoyer à : umanimo@live.fr

Pour la semaine prochaine, le thème est :

« Cycle »

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Artisons #33 « Noël »

Bonjour à tous ! Quelle n’a pas été ma « Fureur » de m’apercevoir que je n’avais aucune raison d’être furieuse ! La participation à l’Artisons de la semaine dernière a été excellente. En voici donc les résultats.

Que le Papa Noël, le petit Jésus et les Trois Mages vous inspirent pour celui de cette semaine.

(Cliquez sur les images pour les afficher en plus grand)

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Florent Fayolle (Fanart)

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Kathwho (Fanart)

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Marie Devigne (Fanartmontage et Fanart)

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Melencolya (Photomontage)

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Pocky (Fanart)

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Umanimo (Texte)

Fureur Divine

« Nom de Moi ! s’exclame Zeus. Que fais-tu ici, petit mortel ? Assis sur mon trône ?

– Réclamer ma place, répond le Maître, en se rengorgeant et en se calant plus confortablement encore dans l’immense siège dont il n’occupe qu’une infime partie.

– Hein ? »

Le roi des Dieux éclate d’un rire homérique. Tout tremble autour de lui. Les colonnes supportant le toit du séjour des Dieux vibrent, les nuages s’effilochent, des myriades d’oiseaux s’envolent. Le ciel lui-même est secoué de spasmes et fait entendre des grondements de tonnerre.

« Mes amis ! crie Zeus. Mes Dieux, mes Déesses ! Venez voir ! »

Des voix diverses, certaines douces et harmonieuses, d’autres râpeuses, d’autres encore effrayantes, se font entendre. Un groupe d’hommes et de femmes entre dans la salle.

« Oui, Seigneur ? susurre une femme à la beauté renversante.

– Un mortel ! Un mortel ici. Et qui prétend que sa place est sur mon trône ! »

Un concert de caquètements divers retentit. Chacun se moque à sa manière. Hadès ricane, les yeux étincelants de flammes rouges. Héphaïstos gronde comme le feu de sa forge. Dionysos glougloute comme un dindon et porte son hanap à sa bouche. Héra se fend tout juste d’un sourire méprisant. Aphrodite se pâme d’un rire cascadant.

Le Maître redresse sa petite taille, et tente de percer la cacophonie :

« Je suis le Maître, crie-t-il. Et tous, oui vous tous, vous devez m’obéir ! »

Il agite vers eux un outil noir pas plus grand qu’un de leurs cure-dents. Le Dieu des Dieux saisit l’importun par son col brodé et le soulève, gigotant de fureur.

« Prend garde, petit homme. Ma patience à des limites. »

Le Maître tend vers lui son TCE, et appuie sur le bouton. Une explosion. Lorsqu’elle s’évanouit, les autres Dieux, stupéfaits, voient leur chef se réduire à la dimension de l’importun.

Fulminant, Zeus se jette sur lui et les deux hommes se battent comme des chiffonniers.

Héra s’avance et attrape à son tour son époux par sa toge pour le séparer de son adversaire.

« Vous me faites honte ! gronde-t-elle. On dirait un Humain. »

Elle le laisse tomber à terre et il reprend sa taille dans un déchaînement de tempête. Les autres Dieux en sont à peine affectés, mais le Maître s’envole comme une feuille d’automne. Il atterrit cul par dessus tête aux limites du domaine des Dieux.

Il se relève à peine, lorsqu’un éclair flamboie derrière lui. Appuyé sur les nuées sombres où fleurit la foudre, Zeus prépare son trait suivant.

Avec un cri d’angoisse, le Maître détale, poursuivi par la Fureur Divine.

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Le règlement reste le même. Vous avez jusqu’au Mardi 23 décembre à 20h00 (pour la France. Au Québec, prenez en compte le décalage horaire. Sorry!) À envoyer à : umanimo@live.fr

Pour la semaine prochaine, le thème est :

« Noël »

♪ « Il est né le Divin Enfant… ♫ Jouez hauboits, résonnez musettes… » ♪

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Artisons #32 « Fureur »

Bonjour à tous ! Merci pour vos créations sur le sujet « Clef ». J’en ai reçu tout un trousseau, et cette fois-ci, je n’en ai pas perdu une seule. Aussi, je ne comprends pas d’où me vient cette soudaine « Fureur » ! Grrrrr !

(Cliquez sur les images pour les afficher en plus grand)

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Kathwho (Drabble 400 mots)

Clé et Seigneur du Temps

Romanadvoratrelundar avait été jumelée au Docteur pour la quête de la Clé du Temps.

Au début, elle avait été plutôt réticente à travailler avec ce personnage reconnu davantage pour son excentricité, ses manières peu orthodoxes et son je-m’en-foutisme général au niveau des règles. Pire, ses résultats académiques étaient en dents de scie, quelque chose comme des résultats proportionnels à ses intérêts, tout le contraire de ses triples A.

Après avoir passé quelques heures quantifiables avec celui-ci, elle avait remarqué assez vite, que rien, chez le Docteur ne semblait évoluer de manière logique et raisonné. Cette incarnation semblant même aller au-delà de sa réputation. En quelques mots, elle pouvait facilement étiqueter le Docteur d’irresponsable, immature voir même d’insensé. Même s’il était plus expérimenté, et plus âgé, elle n’était pas sûre si son travail à ses côtés pouvait s’apparenter à une forme de maternage, tutorat, ou collègue. Elle était définitivement plus ‘’qu’assistante’’.

Lorsqu’ils commencèrent à collecter un à un les différents segments, la jeune Dame du Temps revint sur ses premières impressions. Le Docteur s’avéra être plein de surprises, d’audace et d’ingéniosité. Sa façon de passer par les chemins les plus sinueux lui permettait d’aller au-delà des prévisions de leurs opposants. Son comportement erratique bluffait tout le monde, elle y inclut. Elle avait commencé à s’y habituer et au lieu de se creuser les méninges à essayer d’aller au-devant de celui-ci, elle comprit qu’il valait mieux le laisser faire et continuer de l’observer, apprendre.

À chaque aventure, ils collectaient une pièce de plus de la Clé, formant ce prisme aux facettes complexes, insondables et mystérieuses. Chaque aventure lui dévoilait aussi celles de son énigmatique et trompeusement translucide compagnon. Même si elle ne saisissait pas tout de ses subtilités, elle s’adaptait peu à peu, et apprit elle-même à gagner un peu de cette souplesse, cette étincelle qui se situait quelque part entre le génie et la folie.

Les dures années d’études et d’introspection à l’académie ne l’avait pas préparé à ceci. Maintenant avec ce nouveau visage, elle se permit, elle aussi, de s’ouvrir et découvrir l’Univers sous un autre aspect. Peut-être même qu’au final, cette quête, était plus que celle d’un objet, plus merveilleux encore qu’une allégorie de son amitié avec le Docteur, mais celle de la découverte de soi. N’en est-il ainsi pas de toutes les quêtes tout compte fait ? En cela les manuels scolaires pouvaient bien dormir éternellement dans la poussière.

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Laureline (Bande dessinée)

CLEF DES CHAMPS

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Laureline et Umanimo (Photomontage collaboratif)

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Pocky (Fanart)

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Umanimo (Texte inspiré du dessin ci-dessus et Drabble)

(Texte)

La Marionnette

Le Docteur insère délicatement la clef dans le minuscule remontoir et la tourne une fois, deux fois, trois fois, puis une quatrième pour faire bonne mesure. Un bruissement de mécanique bien huilée se fait à peine entendre. Il enlève l’objet, le glisse dans sa poche, et s’éloigne d’un pas.

La marionnette ouvre les paupières, et tourne la tête vers lui. Son mouvement est à peine saccadé. L’expression des yeux bruns devient légèrement méprisante.

« Eh bien, Docteur, murmure-t-elle. Nous nous rencontrons à nouveau.

– Heureux de te revoir, mon vieil ami. Mon cher Maître. »

Le Maître lève un sourcil.

« Depuis quand m’appelles-tu ainsi ?

– Depuis… »

Le Docteur se tait, la gorge un peu nouée.

« Peu importe, finit-il. Tu es là, n’est-ce pas l’essentiel ? »

Le Maître regarde autour de lui.

« Je vois, marmonne-t-il. Ton TARDIS. Ta camelote déglinguée. Qu’est-ce que je fais ici, au fait ?

– C’est… c’est chez toi désormais.

– Tu plaisantes ! Il n’en est pas question ! »

Le Maître se dirige d’un pas sec vers la porte. Il s’arrête devant elle et, sans se retourner, commande d’un ton sans réplique :

« Ouvre-moi ça. »

Le Docteur appuie sur la manette et les battants s’écartent. Mais rien ne se passe. Le Maître ne sort pas. Au bout de quelques secondes, la marionnette fait entendre un petit déclic. Son torse bascule. Elle s’incline et s’immobilise.

« Il va falloir que j’augmente l’autonomie, marmonne le Docteur. De beaucoup. »

Il s’approche de la mécanique, et la redresse. Les yeux toujours ouverts du Maître ont perdus toute expression.

La main du Docteur caresse doucement le cou, à l’endroit du remontoir. Il ressort la clef de sa poche et hésite avant de l’insérer à nouveau.

La marionnette-Maître s’anime au moment le Docteur pose les lèvres sur les siennes.

« Doc… » commence le pantin.

Il se tait aussitôt. Ses yeux se ferment.

« Docteur… reprend-il dans un souffle.

– Chut, lui murmure celui-ci, en déboutonnant la stricte chemise à col droit. Nous n’avons pas beaucoup de temps. »

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(Drabble 300 mots)

Les clefs du Paradis

Saint Pierre se lisse la barbe. Il pose son hanap d’hydromel sur le nuage-table, et étend ses jambes sur le nuage-sol, le dos appuyé au dossier du nuage-chaise. En face de lui, Saint Nicolas a appuyé sa crosse contre le nuage-mur, et enlève un instant sa mitre pour gratter son crâne.

« Vous êtes sûr qu’on devait le laisser entrer celui-là ? murmure-t-il, dubitatif. Enfin… celle-là, je veux dire.

– Eh bien… grommelle le portier du Paradis. À vrai dire… pour être honnête… si on y réfléchit bien… je n’en sais rien. Je ne suis pas bien sûr de ce qui s’est passé. Elle s’est présentée à la grille. Et… je ne me souviens de rien d’autre.

– Votre trousseau de clefs, lui fait remarquer Saint Nicolas.

– Pardon ?

– Vous ne l’avez plus. Il n’est plus accroché à votre ceinture.

– Oh… C’est elle qui l’a gardé. Je… je le lui ai donné.

– Mais pourquoi ? s’inquiète son collègue. C’est votre responsabilité.

– Ne vous en faites pas. Elle m’a affirmé que j’avais bien besoin de repos – le patron ne nous en donne jamais, après tout – et elle m’a assuré qu’elle veillerait parfaitement sur nos chères âmes.

– Et vous avez confiance ?

– Totalement. Elle m’a dit quelque chose de gentil.

– Ah ? Et quoi donc ? »

Saint Pierre rougit.

« Que ma barbe était douce comme la laine d’un agneau nouveau né. »

Saint Nicolas se penche vers son confrère et lui chuchote :

« Que croyez-vous qu’elle dirait de la mienne ?

– Allez le lui demander. »

Il désigne l’entrée d’un geste furtif. Une femme habillée tout en noir – ce qui contraste étrangement avec les tenues immaculées des élus – leur fait un petit signe de la main, un chapeau orné de fruit perché sur la tête. Ses yeux verts étincellent comme ceux d’un serpent.

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Le règlement reste le même. Vous avez jusqu’au Mardi 16 décembre à 20h00 (pour la France. Au Québec, prenez en compte le décalage horaire. Sorry!) À envoyer à : umanimo@live.fr

Pour la semaine prochaine, le thème est :

« Fureur »

Déchaînez votre ire, et mettez-vous au travail, nom de Zeus ! 😡

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Artisons #31 « Clef »

Bonjour à tous !
J’ai la clef… la clef des Artisons pour quelques semaines. Je vous la confie donc à mon tour. Psst, en confidence – ça reste entre nous, hein – je crois bien qu’elle ouvre aussi le TARDIS. 😉

En attendant, je laisse la place à vos superbes créations sur le sujet « Dalek(s) ».

(Cliquez sur les images pour les afficher en plus grand)

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Adan Flyber (Fan-audio)

Vous ne pourrez pas écouter le fichier MP3 directement (impossible de charger directement un fichier audio sur le site), mais seulement l’enregistrer sur votre ordinateur ou votre propre Drop Box.

https://www.dropbox.com/s/vddaf71nd1bpdwv/Artison%20Dalek%20Final.mp3?dl=0

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EmmalyaJoliCoeur (Fanart)

C’est un Dalek « clown », qui a peint un arbre en automne. Au pied du Dalek se trouve une vieille branche cassée, « cramée par le Dalek ». Derrière, le Docteur et son TARDIS qui « fait des grimaces au Dalek » !

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KathWho (Fanart)

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Laureline (Fanarts + Photomontage)

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Melencolya (Fanart + Photomontage)

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Pocky (Bande Dessinée)

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Umanimo (Texte + Photomontage + Fanart)

Drabble (650 mots)

Le petit Dalek qui ne voulait pas exterminer

Le Petit Dalek s’ennuie. À l’école des Daleks on n’apprend que deux choses : obéir et exterminer. Et le Petit Dalek s’ennuie. Dès les premières heures de sa courte vie, le Petit Dalek a su qu’il était différent. Lorsque, de son œil unique, il regarde le ciel de Skaro la nuit, il voit un tissu de velours bleu-noir piqueté de diamants. Mais lorsqu’il en parle à ses petits camarades, ceux-ci répondent :

« Ce que tu vois, ce sont plein d’autres mondes qui sont habités par des non-Daleks et nous devons tous les exterminer ! Exterminer ! EXTERMINER ! »

Le Petit Dalek s’ennuie à l’école des Daleks, lorsqu’on le met dans le simulateur pour apprendre à tirer du canon laser et savoir manipuler la machine dans laquelle il sera enfermé un jour, lorsqu’il aura suffisamment grandi. Il n’a pas envie d’être enfermé un jour. Il veut rester libre de ramper sur ses tentacules. Il n’a pas envie de quitter Skaro pour aller exterminer d’autres créatures. Il a envie de les connaitre et de savoir si, comme lui, elles se sentent parfois si différentes des autres créatures.

***

Le Petit Dalek s’est donné un nom. Un nom secret, car les Daleks n’ont pas de nom. Ils s’appellent tous « Dalek ». On n’a pas besoin d’appeler un Dalek en particuliers, ils sont tous semblables. Dire : « Dalek ! » suffit. N’importe quel Dalek qui répond fait l’affaire. Il a longuement réfléchi à ce nom. Un nom est important. Il vous définit. Alors, comme le Petit Dalek ne veut pas exterminer, il s’est appelé lui-même : Nonex.

***

Nonex, le Petit Dalek est devenu un grand Dalek. Aujourd’hui on le met dans sa boîte et bientôt il partira comme tant d’autres pour aller exterminer. Par de cérémonie particulière pour ce jour important. Chaque Dalek, dans la longue file de ceux qui sont prêts, arrive à son tour dans la pièce où ça se passe. Des esclaves humains, conditionnés pour les servir, prennent les nouveaux exterminateurs et les placent dans la machine qui sera leur armure, leur véhicule et leur support de vie pour le restant de leurs jours.

Si Nonex pouvait pleurer, il le ferait. Maintenant il est comme les autres. Du moins de l’extérieur. À l’intérieur il est toujours le même Nonex, mais ça ne se voit plus. Il grimpe la rampe vers le vaisseau Dalek. Ils vont partir pour exterminer d’autres races. Tout ce qui n’est pas Dalek doit mourir, disparaître. Autour de lui les autres Daleks s’essayent à leur nouvelle façon de s’exprimer :

« exterminer ! Exterminer ! EXTERMINER ! » crient-ils tous en cœur.

Nonex ne dit rien. Dans le vacarme, cela passe inaperçu.

***

Jusqu’à présent, Nonex le Petit Dalek est toujours parvenu à ne pas se faire remarquer, à ne pas montrer qu’il n’a jamais utilisé son canon laser contre une créature vivante. Il a apprit à crier « Exterminer ! » avec autant de conviction apparente que les autres Daleks, mais ses coups de laser manquent toujours leur cible. De peu à chaque fois, et Nonex est très fier de sa dextérité. Depuis quelques temps, Nonex voit un espoir poindre dans sa triste vie. Cet espoir s’appelle le Docteur. Il entend de plus en plus parler de cet ennemi des Daleks.

« Un jour, qui sait, je rencontrerais peut-être le Docteur, pense Nonex. Et il deviendra mon ami. »

***

« Exterminer ! »

Une explosion. C’est ici que finit l’histoire du pauvre Nonex.

Il avait rencontré le Docteur, lorsque celui-ci était en difficulté, entouré de Daleks. Nonex avait senti son cœur – ou ce qui en tient lieu chez un Dalek – bondir. Il s’était interposé, permettant au Docteur de s’échapper. Un rayon laser à pleine puissance l’avait frappé, et sa machine avait explosé, le libérant enfin. Les derniers mots de Nonex, le petit Dalek qui ne voulait pas exterminer, avaient été :

« Docteur, soyez mon ami. Docteur ! »

Photomontage

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Fanart

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Le règlement reste le même. Vous avez jusqu’au Mardi 9 décembre à 20h00 (pour la France. Au Québec, prenez en compte le décalage horaire. Sorry!) À envoyer à : umanimo@live.fr

Pour la semaine prochaine, le thème est :

« Clef »

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Artisons #30 « Dalek(s) »

Bonjour à tous ! Merci pour vos créations sur le sujet « Remplacement ». Voici le résultat : un texte et quelques fanarts.
« Oh, mon Dieu, que vois-je ? Qu’entends-je ? »

« exterminez ! Exterminez ! EXTERMINER ! »

Excusez-moi, mais je vous laisse… face à quelques Daleks. Voyons comment vous allez vous en sortir. Mouhahahaha !

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Florent F. (Fanart)

7 boules

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KathWho (Fanart)

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Umanimo (Texte + Fanart)

(Drabble 1000 mots)

Tu veux me remplacer ?

« Vous avez vu, Docteur, cette étrange petite annonce ? »

Jo Grant est plongée dans la lecture des quotidiens, pendant que le Seigneur du Temps bricole les pièces de son TARDIS en chantonnant une petite romance, comme à son habitude.

« Hmm ? grommelle-t-il distraitement. Qu’est-ce que c’est ?

– Je vous lis : « Super méchant cherche super gentil pour joutes amicales et mortelles ».

– Une plaisanterie, Jo. Ou quelqu’un qui a fait un pari. Ça ne peut pas être sérieux.

– C’est signé de façon très bizarre. Un étranger, probablement.

– Et quel est le nom de ce farceur ?

– « Pää… », « Päälli… », « Päällikkö ». C’est difficile à prononcer.

– Quoi ? »

Le Docteur bondit de sa chaise et vient se pencher sur l’épaule de Jo.

« C’est lui, Jo ! Päällikkö veut dire Maître en finnois. À quoi joue-t-il ? Je n’aime pas du tout ça.

– Cela vous est certainement destiné, Docteur. Une façon de vous attirer dans un piège.

– Hmm, oui. C’est possible. C’est très possible.

– Et qu’allez-vous faire ?

– Y répondre, bien entendu. Je veux savoir ce qu’il mijote.

– Mais Docteur, cela peut être dangereux. Laissez-moi vous accompagner…

– Non Jo, l’interrompt le Docteur. Si tu viens avec moi, il aura un moyen de pression. »

La jeune fille pousse un soupir.

« Oui, Docteur. Un ou deux de nos gars, alors ?

– Non, merci, Jo. Je préfère l’affronter seul. Ne t’inquiète pas, je sais comment m’occuper du personnage. »

***

Une discrète silhouette se glisse dans ce quartier mal famé de Londres. Elle est enveloppée d’une grande cape en satin violet foncé. Un chapeau haut de forme la coiffe et on voit scintiller un monocle, par moment.

Elle entre dans un bouge et elle se dirige immédiatement vers le comptoir où un gros homme aux cheveux gras et à l’œil torve, essuie vaguement des verres sales.

« Monsieur Päällikkö, annonce brièvement le nouveau venu.

– Oui monsieur, c’est par ici », répond le tenancier en le gratifiant d’un sourire sournois où il manque pas mal de dents.

Il le conduit par un étroit couloir, puis par un escalier branlant, et le fait entrer dans une petite pièce. On a essayé de la rendre confortable en y mettant un tapis douteux, une console supportant deux chandeliers et une petite table accompagnée de deux fauteuils. Une bouteille d’alcool fort et deux verres trônent sur celle-ci.

Tournant le dos à la porte, les mains croisées dans le dos, apparemment plongé dans la contemplation de la rue par une fenêtre couverte de poussière, un homme habillé tout de noir attend le visiteur.

Il se retourne, montrant un visage au grand nez impérieux, aux cheveux et à la barbe grise bien taillés. Deux mouches blanches ornent les commissures de ses lèvres.

« Bonsoir et bienvenu, susurre-t-il avec une légère inclinaison de la tête. À qui ai-je l’honneur ?

– Je suis le Professeur. Et vous êtes Monsieur Päällikkö, je suppose.

– C’est le nom que j’ai pris pour passer mon annonce, mais appelez-moi simplement le Maître. Veuillez vous asseoir, cher ami. Cela ne vous dérange pas que je vous appelle « cher ami », n’est-ce pas ? Je sens déjà que nous allons nous entendre.

– Je n’en doute pas », répond le Docteur en lissant la fine moustache noire qui orne sa lèvre supérieure.

***

Quelques heures plus tard, les cadavres d’une dizaine de bouteilles jonchent le sol de la petite pièce. Malgré sa physiologie plus solide de Seigneur du Temps, le Maître est presque ivre mort. Il a levé le coude plus souvent qu’à son tour, tandis que le Docteur se contentait de quelques gorgées de temps en temps.

Les yeux noyés d’alcool, il bredouille à son interlocuteur :

« C’est finli… fini. Vous comprenez, je laize tomber. C’est pour ça que je gèrche… cherche un autre super héros à comb… ips ! Combattre. On a sa dig… mité, nité tout de même. C’est vrai za. Je fais des z’efforts pour trouver toujours des plans élégants et particu… heu, lièrement machiaviques, non machia… véliques. Et qu’est-ce qu’il fait ? Hein ? J’vous demande c’qu’il fait ?

– Il les déjoue ?

– Ouais… mais j’veux dire. Il reconnaît jamais ma valeur… voilà ! Vous croyez qu’il me montre un peu de respect ? Pas du chou… du tout ! Tiens un n’ai… n’ai… n’exemple : il m’appel’ jamais par mon nom ! »

Le Maître glisse à terre et attrape le Docteur-Professeur par les revers de son habit de soirée. Il lui souffle au visage une haleine fortement alcoolisée.

« Y’m’dit jamais « Maître ». Jamais ! Moi j’aim’ bien lui donner son p’tit nom. C’est gentil, non ? C’est r’spectueux, hein ? « Docteur » par-ci, « mon cher Docteur » par-là. Lui non ! Rien du tout ! Alors, j’m’suis dit : « pisque c’est com’ ça, j’vais en trouver un autr’ ». Là ! Ça lui apprendra !

– Tu veux me remplacer ?

– Hein ? »

Le Maître se redresse abasourdi, presque complètement dessaoulé.

« Docteur ? balbutie-t-il, en regardant de plus près la face jeune aux cheveux noirs lissés en arrière et à la fine moustache soigneusement cirée, un monocle coincé dans l’orbite.

– Oui, c’est moi. Qui crois-tu qui allait comprendre ce que signifiait ta « discrète » signature et répondre à ton annonce ?

– Hum… oui… bien sûr. Je le savais, n’est-ce pas ? Je l’ai fait exprès. Et tu y as cru. Ah, ah ! Tu t’y es laissé prendre, hein ? Incapable de résister à la curiosité, mon cher Docteur.

– Tu es encore plus tordu que d’habitude. C’était quoi cette comédie ? Quel jeu joues-tu donc ?

– Tu verras », réplique le Maître en finissant de remettre de l’ordre dans sa tenue, qui s’était légèrement dérangée pendant qu’il avalait verre sur verre.

Il lisse soigneusement ses tempes grisonnantes, et sort dignement, bien que d’une démarche encore un peu chaloupée. Le Docteur se précipite derrière lui et le questionne :

« Qu’as-tu fait ? Dis-le-moi. »

Le Maître se contente de repousser la main que le Docteur a posée sur son bras. Il commence à descendre l’escalier en se tenant fermement à la rampe.

« Maître ! » appelle le Docteur.

Un fin sourire étire les lèvres du Maître.

(Fanart)

fuck-you

Variations

hmm

giddy-aunt

reverse

jelly-baby

must-dash

carott

tea-cold

K9-separateur-small4

Le règlement reste le même. Vous avez jusqu’au Mardi 2 décembre à 20h00 (pour la France. Au Québec, prenez en compte le décalage horaire. Sorry !) À envoyer à : umanimo@live.fr

Pour la semaine prochaine, le thème est :

« Dalek(s) »

Ne vous laissez pas exterminer.

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