Archives de Tag: Sixième Docteur

Artisons #39 : « Sontarans »

Les signes dans le ciel me disent que nous avons eu de bonnes participations à l’Artisons « Zodiaque ». En voici donc le résultat. Pour la semaine prochaine, nous attendons de pied ferme les Sontariens, un des ennemis récurrents du Docteur.

(Cliquez sur les images pour les afficher en plus grand)

K9-separateur-small4

Florent Fayolle (Texte)

« Hue, Chrysomallos ! Plus vite !

– Eh oh ! Je fais ce que je peux moi ! »

Obéissant à l’ordre de Zeus lui commandant de voler au secours de Phrixos et Hellé, menacés par leur belle-mère Ino (puisqu’il est de notoriété publique que les belles-mères recherchent la perte de leurs beaux-enfants), le bélier volant Chrysomallos bougonne. Le frère et la sœur, agrippés à son pelage doré, pèsent leur poids. De plus, le vent de face soufflant sur la Mer Noire ne cesse de lui envoyer des giclées d’eau salée sur le museau. En effet, ces messieurs-dames souffrant du vertige, il est contraint de voler à quelques centimètres au-dessus de l’eau. Il s’ébroue pour dégager les mèches trempées lui retombant sur les yeux lorsqu’un obstacle imprévu se dresse devant lui. Qu’est-ce donc que cette cabine bleue sortie de nulle part, semblant flotter à la surface ? Lancé à pleine vitesse, Chrysomallos tente d’éviter la collision. En vain. Le choc est terrible ! Le bélier se retrouve propulsé dans les airs, Phrixos fermement cramponné à sa laine, tandis qu’Hellé tombe à l’eau. Il apparaît très clairement que la jeune fille ne sait pas nager lorsqu’elle sombre corps et bien.

À ce moment, la porte de l’étrange cabine s’ouvre. Un vieil homme aux longs cheveux blancs risque un regard au dehors.

« Tu te trompes, mon enfant, il n’y a rien à l’extérieur.

– Je vous assure grand-père, il m’a bien semblé ressentir un choc. »

***

Jamie et Victoria sont les premiers à sortir du TARDIS. Cette fois-ci, aucun doute, ils sont bien sur Terre.

« En Sicile – précise le Docteur – au VIème Siècle avant J.C. »

Tout de suite, l’attention des trois compagnons est attirée par d’horribles cris. Homme, bête ou envahisseur extra-terrestre ? Il semble bien difficile de le dire. Une foule compacte se masse autour de l’origine des hurlements. Jouant des coudes, ils se frayent un chemin jusqu’au premier rang pour découvrir un immense taureau de métal, posé au-dessus d’un brasier le chauffant à blanc. C’est de cette statue que proviennent ces plaintes déchirantes.

« Qu’est-ce que c’est, Docteur ? Comment ce truc en fer peut-il mugir ? »

Le visage du Docteur s’est soudain assombrit. Il lutte visiblement pour contenir ses larmes.

« Le taureau est creux, Jamie. Ce que nous entendons, ce sont les hurlements d’un supplicié… »

***

Les deux jeunes hommes avancent à pas prudents dans l’antique forteresse. Le maître des lieux s’est certes absenté pour une virée aux Enfers, il n’empêche que l’endroit fourmille sans nul doute de gardes. Il ne sera pas facile de libérer leur sœur, la belle Hélène, enlevée par le légendaire Thésée.

« Passe devant, Pollux. Je couvrirai nos arrières.

– Et pourquoi serait-ce à moi de m’exposer le premier aux dangers, Castor ?

– Parce que tu es immortel, pardi ! Moi je n’ai pas la chance d’être fils de Zeus ! »

Pollux allait répliquer lorsque les bruits d’une cavalcade dans les couloirs se firent entendre. Les demi-jumeaux* tirent leur glaives, guettant l’arrivée des soldats. Soudain jaillit devant eux un homme tout de noir vêtu, aux sourcils épais et au bouc poivre et sel, courant éperdument et les bousculant au passage, sans même un « pardon ». Castor et Pollux se regardent, interloqués, lorsqu’un second personnage fait son apparition. Coursant visiblement le précédent, ce nouveau venu, à la tignasse blanche, porte une veste rouge et une cape flottant derrière lui. Après avoir à son tour bousculé les deux frères, il se retourne pour les saluer en un semblant de révérence avant de poursuivre sa course. Une jeune femme blonde fait alors son apparition, leur adresse un sourire timide avant de partir à la suite des deux hommes.

« Docteur, attendez-moi ! »

* Demi-jumeaux ? Qu’est-ce que c’est que ça ? C’est bien simple : Zeus, qui est un chaud lapin, s’enticha un jour de Léda, la femme de Tyndare, roi de Sparte. Afin de la séduire, le roi des Dieux, qui malgré sa position sociale semble manquer de confiance en lui, décide de se métamorphoser en cygne (nous noterons que Zeus séduit beaucoup en se métamorphosant). Après avoir fricoté avec le divin volatile, Léda pond deux œufs, l’un engendré par Zeus, le second par Tyndare. Du premier naquirent Pollux et Hélène, du second Castor et Clytemnestre.

***

Cela fait plusieurs jours que le Docteur bricole sans discontinuer, penché sur une table de travail installée dans un coin de la salle de commande du TARDIS.

« Allez-vous enfin m’expliquer ? » s’impatiente Sarah Jane.

Le Docteur lève un instant la tête de son fouillis électrique. Il porte d’énormes lunettes, dont la journaliste ne saisit pas bien l’utilité, lui donnant l’aspect d’un insecte. Pour toute réponse, le Docteur se contente de tendre la main en réclamant un Jelly Baby orange. Sarah s’exécute en soupirant, tandis que le Docteur met la touche finale à sa création.

« Et voilà ! Qu’en dites-vous ? Il est beau, non ? »

Le Seigneur du Temps brandit triomphalement un petit robot ressemblant à un crabe. Avec ça, affirme-t-il, il pourra s’adonner à l’observation animalière.

« Une créature extrêmement rare habite ici, en Argolide. Grâce à mon ingénieuse invention, nous allons pouvoir l’observer à loisir, sans que notre présence ne vienne la perturber. »

Face à un écran retransmettant en temps réel la « vision » du crabe-robot, le Docteur, une manette à la main, dirige les pas de sa création. Bientôt, une créature reptilienne apparaît sur l’écran. Un immense monstre serpentaire doté de multiples têtes.

« N’avez-vous jamais vu plus merveilleuse création de la Nature, Sarah Jane ? Il est même possible qu’elle soit la dernière de son espèce. Nous avons une chance inouïe !

– Dites, Docteur… J’ai l’impression que quelqu’un ne partage pas votre fascination pour cette merveilleuse création de la Nature… »

En effet, un homme à la musculature herculéenne, armé d’un large glaive, combat rageusement le serpent polycéphale. Son combat semble voué à l’échec car, pour chaque tête tranchée, deux autres repoussent. Il n’empêche que le Docteur ne peut s’empêcher de prêter main-forte à la bête.

« Ne vous inquiétez pas, Sarah Jane, mon robot-crabe va détourner l’attention de cette brute en lui pinçant les guibolles. »

L’homme ne semble guère goûter la plaisanterie. Au premier coup de pince, il lance un regard noir au crabe. La dernière image transmise par l’écran est un talon s’écrasant rageusement sur le robot.

***

« Regardez, mes amis… N’avez-vous jamais vu plus merveilleuse création de la Nature ? »

Embusqués derrière des rochers, le Docteur, Adric, Nyssa et Tegan observent un lion énorme, paresseusement étendu à l’entrée de sa tanière, ses griffes acérées brillant à la lumière des étoiles. Nyssa tend soudain l’index.

« Docteur, regardez ! »

Un homme avance farouchement vers le lion et le visage du Docteur se décompose immédiatement.

« Oh non ! Encore lui !? »

L’homme, celui-là même qui bien des années plus tôt avait détruit son robot-crabe flambant neuf, se jette sur le fauve et, sous les mines consternées des quatre voyageurs, l’étouffe sans autre forme de procès !

***

Un pingouin gambade joyeusement sur le mont Olympe, tandis qu’un homme vêtu d’un incroyable manteau multicolore monologue face à une jeune fille le fixant de ses grands yeux perplexes.

« Mademoiselle Astrée, en tant que déesse de la Justice, vous serez bien d’accord avec moi : lors d’un procès, il est impensable que l’accusé et son accusateur soient une seule et même personne. Aussi, après avoir découvert que le Valeyard n’était autre que moi même, mais dans le futur, j’étais bel et bien dans mon bon droit en exigeant l’annulation de l’ensemble de la procédure judiciaire. D’autant plus que ce tricheur avait contrevenu à toutes les règles en falsifiant les images d’une aventure qui ne m’étais pas encore arrivée.

– Je ne vous suis pas très bien Docteur… Souffririez-vous d’une forme de dédoublement de personnalité ?

– Mais pas du tout… Frobisher, peux-tu lui expliquer ? »

Astrée s’éloigne lentement à reculons de son interlocuteur.

« Vous parlez à… un pingouin ? … Je crois que je ferai mieux d’y aller…

– Attendez, ne partez p… ! »

Mais il est trop tard, la jeune déesse, fille de Zeus et de Thémis, a déjà pris la poudre d’escampette. Frobisher remarque alors un objet à l’éclat métallique.

« Regardez, Docteur… On dirait qu’elle a oublié ceci. »

***

Les sourcils froncés, Ace pèse méticuleusement ses différentes fioles. Acide sulfurique, acide nitrique, glycérol… Les flacons et les poids se succèdent sur les plateaux cuivrés d’une antique balance. La moindre erreur pourrait avoir des conséquences fâcheuses. Pendant que la jeune femme se concentre sur ses dosages, le Docteur lui fait la conversation, sans remarquer les regards agacés de sa compagne d’aventures.

« T’ai-je déjà dit, Ace, comment je suis entrré en possession de cette balance ? C’était bien avant notrre rrencontrre, du temps de ma prrécédente incarrnation. J’étais en compagnie de la déesse Astrrée lorrsqu’elle prit soudainement la fuite. Je crrois qu’elle était un peu zinzin. Dans sa prrécipitation, elle a même oublié sa balance. Je l’ai rrécupérée – dans le but de la lui rrendrre, tu me connais – mais ne l’ai jamais rrevue. »

Le ciel s’obscurcit brusquement, se couvrant de nuages noirs, et la foudre s’abat à quelques mètres d’eux. Ace sursaute, manquant de renverser ses flacons et évitant de justesse une catastrophe. Une voix venue des cieux tonne:

« DOCTEUR, JE CROIS QUE VOUS AVEZ QUELQUE CHOSE APPARTENANT À MA FILLE !!!

– Ace… Je crois que nous ferions bien de retourner au TARDIS… et de laisser la balance ici. »

***

N’eût été l’urgence de la situation, Charley aurait éclaté de rire en voyant le Docteur coiffé de cet étrange casque, pourvu de deux verres globuleux en guise de visière et surmonté d’antennes, de paraboles tournoyantes et d’ampoules clignotantes. Un enchevêtrement de câbles relie le couvre-chef à une espèce de grosse télécommande bardée de cadrans, d’écrans et de jauges. L’ensemble de l’attirail émet un bip-bip-bip perpétuel hautement agaçant.

« Alors, c’est avec cette… chose que vous allez retrouver le monstre ?

– Tout à fait, encore que je n’aime pas le terme de monstre qui me paraît dégradant. Il s’agit d’un khãzstramirdiløpossilimagohodon pourpre à grande crête de la planète Varos. Nous allons le localiser et le ramener dans son monde avant que… »

Le Docteur est interrompu par un terrible grognement et une créature reptilienne aux écailles rouges jaillit de la forêt, déracinant un arbre sur son passage. Le moment est venu pour le Docteur de prononcer sa formule magique:

« Cours ! »

Les deux voyageurs prennent leurs jambes à leurs cous, poursuivis par le khãzstramirdiløpossilimagohodon pourpre à grande crête les dominant du haut de ses six mètres. Charley allait faire une remarque sur l’absence de plan de son compagnon lorsqu’apparaît devant eux un géant. Haut comme deux hommes, le nouveau venu bande son arc, dans lequel il a encoché une flèche de la taille d’une lance de cavalerie. Un claquement de corde plus tard et la créature s’effondre, le cerveau transpercé de part en part.

« Joli coup – félicite le Docteur -, quoiqu’un peu violent à mon goût. Vous savez, j’ai un jour rencontré Guillaume Tell et… »

Charley l’interrompt.

« Merci de votre intervention. Ce monstre – froncement de sourcils réprobateur du Docteur – allait nous dévorer. »

Le géant affiche un large sourire satisfait.

« Vous avez eu de la chance de tomber sur Orion, car je suis le plus grand chasseur que le monde ai porté et portera jamais. J’ai chassé et tué les animaux les plus gros, les plus terrifiants et les plus dangereux de la Colchide à l’Armorique et de la Dacie à la Cyrénaïque. Artémis elle-même ne peut en dire autant ! Ouille… »

Orion s’effondre soudain, manquant d’écraser Charley et le Docteur sous son poids, tandis qu’un petit scorpion s’éloigne en sifflotant, ni vu ni connu.

***

« Achille.

– Présent, M’sieur. »

Le centaure jette un regard sévère au jeune Myrmidon.

« On dit professeur.

– Pardon, M’sieur… euh… Professeur… »

Le professeur secoue la tête en soupirant et poursuit l’appel.

« Actéon.

– Présent.

– Aristée.

– Présent. »

Une quinzaine d’élèves, parmi lesquels pas mal de demi-dieux, suivent avec plus ou moins d’assiduité ses cours d’héroïsme. Car comme chacun sait, on ne devient pas un héros grec en claquant des doigts. Il y a Achille, la forte tête ; Héraclès, le bagarreur ; Ulysse, le premier de la classe…

Tout en gravant l’intitulé de la leçon du jour sur le tableau de marbre, le centaure débute son cours:

« Aujourd’hui, les enfants, nous étudierons les hydres et surtout, comment les combattre. Car il est bien peu commode de vaincre un adversaire capable de se…

– … régénérer. »

Le professeur se retourne, ses sabots martelant l’estrade. Comment n’avait-il pas remarqué cet homme, assis comme si de rien était au beau milieu des élèves, entre Jason et Patrocle ? Les cheveux brun coupés court, vêtu d’une veste en cuir, l’homme le regarde d’un air joyeux, souriant jusqu’aux oreilles (qu’il a fort grandes).

« Qui êtes vous ? Et de quel droit venez-vous perturber ma classe ?

– Je vois que vous n’avez pas été prévenu de mon arrivée – il sort de sa poche un porte-carte qu’il présente au centaure – Je suis l’inspecteur d’académie. Mais je vous en prie, poursuivez votre cours, professeur Chiron. »

Chiron éclate de rire.

« Du papier psychique ! Vous avez bien failli m’avoir, Docteur ! Ainsi vous vous êtes encore régénéré ? »

***

Le Docteur a tout juste le temps de claquer la porte du TARDIS, sur lequel s’écrase une pluie de projectiles.

« Pfff ! C’était moins une ! Martha, vous êtes-vous occupé de notre invité ?

– Il barbotte dans la piscine. Il lui faut un abri, où allez-vous le conduire ?

– Un endroit calme, avec beaucoup d’eau. C’est tout ce qu’il faut à un Sukhurmashu. Et je connais l’endroit parfait: la planète Terre ! »

Martha esquisse une grimace dubitative.

« La Terre ? Vous êtes sûr, Docteur ?

– Et pas n’importe quel endroit. L’île Bouvet, dans l’Atlantique Sud. L’île la plus isolée au monde, distante de 1600 km de la terre la plus proche. Allons-y ! »

Après que le Docteur a actionné une série de manettes et de boutons, la colonne centrale du poste de commende du TARDIS se met en branle, emportant le vaisseau dans le vortex spatio-temporel. Bientôt, le vaisseau se matérialise. Il est temps de libérer le Sukhurmashu, créature affectueuse mais quelque peu envahissante, mi-bouc mi-poisson. Sitôt les portes du vaisseau ouvertes, l’animal se précipite à l’extérieur, gambadant sur le sable doré avant de se jeter dans l’eau d’une rivière… sous les yeux effarés d’un adolescent monté sur un âne, qui ne tarde pas à fuir au galop. Le Docteur semble soucieux.

« Je ne comprends pas… L’île Bouvet est pourtant réputée être inhabitée et couverte de glaces… Bah, tant pis. »

Ses portes refermées, le TARDIS disparaît bruyamment des rives de l’Euphrate.

***

Comme bien souvent, le Docteur et les Pond sont en plein pique-nique. Il faut dire que le Docteur, dans sa onzième incarnation, est particulièrement friand de pique-niques.

« Les pique-niques, c’est cool. » se plait-il à rappeler à ses compagnons.

Cédant à la pression d’Amy et du Docteur, Rory a une fois de plus revêtu son costume de Romain (« Les Romains, c’est cool. » et « Les Romains, c’est sexy. » lui a-t-on rappelé). Alors que le Docteur s’acharne – sans succès – à dévisser le couvercle d’un bocal de terrine de campagne sous le sourire narquois d’Amy, Rory aperçoit une silhouette fugitive.

« Regardez, là ! »

Quittant des yeux la terrine de compagne, Le Docteur et Amy regardent dans la direction indiquée, sans rien remarquer.

« Il y avait quelqu’un, je vous assure ! Un adolescent qui nous épiait. Il a disparu derrière les oliviers. Il portait une espèce de grande cruche et… et il a disparu. »

Amy s’apprête à faire une remarque spirituelle lorsqu’ils entendent des appels.

« Ganymèèèèèède ? Youhooouuu ! Où te caches-tu Ganymède ? »

Un vieillard à barbe blanche et au physique athlétique en dépit de son âge apparaît. Il semble prendre un plaisir goguenard à cette partie de cache-cache et s’approche des trois voyageurs.

« N’auriez-vous pas vu Ganymède, mon am… mon échanson ? Vous ne pouvez pas vous tromper: un jeune garçon brun terriblement sexy portant une grande amphore d’hydromel. Non ? »

Rory ouvre la bouche et Amy le fait taire d’un coup de coude fort peu discret. Le barbu se tourne vers lui.

« Peut-être voudriez-vous vous joindre à nos jeux, beau militaire…

– Non ! » réponds à sa place Amy, d’un ton qui n’admet nulle objection.

Finalement peu déçu, le vieil homme prend congé des trois compagnons et reprend sa recherche.

« Ganymèèèèdre ? Montre-toi ou je me transforme en aigle ! »

***

Assis sur un pliant face aux portes grandes ouvertes du TARDIS, le Docteur, coiffé d’un bob et chaussé de bottes en caoutchouc, pêche à la ligne. Cela fait bien deux heures maintenant qu’il est immobile, contemplant son bouchon flottant sur les flots azur de la Méditerranée, sans avoir fait la moindre prise. Clara à beau s’occuper en faisant des soufflés (ratés), elle commence à trouver le temps long. D’où vient cette brusque lubie pour la pêche ? Et combien de temps cela va-t-il durer ? Bien décidée à faire part de son impatience au Seigneur du Temps, elle se tourne vers le Docteur juste à temps pour le voir tomber à l’eau, littéralement arraché de son siège par une violente traction sur sa ligne. Elle se précipite sur le seuil du TARDIS mais ne peut que contempler, impuissante, le bob flotter sur l’eau.

Gonflant les joues, le Docteur tâche de retenir sa respiration, cramponné à sa canne-à-pêche qu’un thon de belle taille entraîne vers les profondeurs. Alors que le Docteur est sur le point de suffoquer, un second poisson fait son apparition et rejoint le premier. Tous deux semblent l’observer. La vue de Docteur se fait floue. Est-ce une hallucination ? Les formes des deux poissons changent pour devenir un jeune couple parfaitement nu (si l’on fait abstraction du carquois porté par l’homme). La femme nage jusqu’à lui et, à la grande horreur du gallifreyen, lui prodigue une ventilation artificielle – plus communément appelée bouche-à-bouche – lui donnant quelques secondes de répit, tandis que l’homme le prend fermement sous les aisselles et le hisse jusqu’à la surface. Crachant encore des giclées d’eau salée, le Docteur parvient à nager vaille-que-vaille jusqu’au TARDIS, à l’intérieur duquel une Clara paniquée le hisse. C’est toute une histoire pour convaincre le pauvre Docteur d’au moins tomber la chemise pour s’envelopper dans une serviette.

« Allez-vous me dire ce qui vous est arrivé, Docteur ?

– Je crois… Je crois bien que j’ai pêché Aphrodite… À moins que ce ne soit Eros… »

Sous l’eau, homme et femme se métamorphosent à nouveau pour retrouver leur forme d’origine : humanoïdes orange couverts de ventouses.

K9-separateur-small4

Laureline (Texte et Photomontage)

Texte :

Après un atterrissage difficile, le Docteur s’était retrouvé dans un lieu étrange fait de couloirs uniquement, et rien pour les distinguer. Quelqu’un l’avais assommé par derrière, mais impossible de se souvenir qui. Il s’était retrouvé sur le sol dur et froid, heureusement libre de ses mouvements, mais incapable de retrouver son chemin.

Une voix sortie de nulle part :

« Mon cher Docteur, je voudrais savoir pourquoi tu me bât à chaque fois, alors que j’étais meilleur que toi à l’académie. Un plan adapté des expériences de la Rani a donc concocté un test d’intelligence pour toi. Tu es dans un labyrinthe, tu dois en sortir avant que ce rat que j’y ai mis n’en sorte. Par soucis d’égalité, j’ai agrandi le rat. Il y a aussi d’autres pièges.

– Encore le Maître, se dit le Docteur. Je ne débarrasserai jamais de ce pot de colle. Bon, cherchons la sortie. »

Pendant une heure, le Docteur marcha au hasard, évitant des pièges grossiers tels que des fils tendus pour le faire tomber dans des trous. La décoration était grossière : des squelettes d’animaux anormaux – sans doute des résultats d’expériences ratées. L’ambiance sonore n’était guère mieux, il entendait des grognements et des rugissements d’animaux qui lui étaient inconnus.

Lorsqu’il tomba une autre fois sur un squelette qu’il reconnu avoir déjà vu, il décida de changer de stratégie. S’il ne pouvait pas mourir de faim ou de soif aussi vite que les Humains, ce n’était pas une raison pour gaspiller son énergie. Il décida de méditer pour réfléchir à une solution, en espérant qu’un monstre rugissant du labyrinthe ne viendrait pas le déranger. Ce fut chose vaine : un minotaure passa devant lui, mais, comme le Docteur méditait et restait immobile, le minotaure ne l’avait pas vu.

« Pauvre bête, se dit il. Il faudrait que je le sorte de ce bourbier pour le ramener sur sa planète. »

Il avait trouvé une méthode pour sortir de là avant de se régénérer : découdre sa chère écharpe comme un fil d’Ariane. C’était un crève cœur pour lui. Il attacha un bout de son écharpe à un mur, et recommença sa recherche. Il croisa une bête à l’apparence féroce mais heureusement docile – il avait déjà hypnotisé une de ses congénères sur la planète Peladon. Il s’inquiéta de ne pas encore avoir croisé le rat géant du Maître. Était-ce une blague ? Ou était-il déjà sorti ? L’idée de se faire ridiculiser par un animal lui était douloureuse. Non, décidément, le Maître lui aurait dit.

Il croisa à plusieurs reprises son fil d’Ariane, lui permettant d’éviter de reprendre le même chemin, il évita aussi des pièges sophistiqués tels des rayons paralysants ou des rayons transformeurs en pierre, aussi bien que des pièges grossiers, comme des filets tombant du plafond. Quel était donc la taille de ce labyrinthe ?

Il trouva la sortie de manière soudaine. C’était une porte à peine visible d’à peine 1m50 de haut. Le Docteur fut surpris de la personne qu’il vit : la Rani. Celle-ci se faisait maintenant passer pour la Maître pour faire ses expériences sur lui. Il devrait se méfier à l’avenir. La Rani était dans un siège confortable… endormie. Sans doute, le Docteur avait-il passé beaucoup de temps pour trouver la sortie. Il passa discrètement devant elle et aperçu des TARDIS dans une salle derrière, à coté de celui de sa consœur Seigneur du Temps. Il entra dans celui de son ennemi, y enleva une pièce principale, le contrôleur de destination, ainsi la Rani ne pourrait plus lui poser de pareils pièges. Il reprit son TARDIS, qui, à son grand étonnement, se dématérialisa en silence.

NOTES de l’auteur : Le minotaure est un monstre légendaire de l’antiquité à l’apparence de taureau.

Le taureau et le rat sont mes deux signes du zodiaque (occidental et chinois).

Idées sortie de : Castrovalva, The Monster of Peladon, The Horns of Nimon.

Photomontage :

0

K9-separateur-small4

Umanimo (Texte et Fanarts)

Texte :

Zoodiaque

« Mon cher Kl’’ï^d#, votre zoo est absolument étonnant. »

Kl’’ï^d# se rengorge et agite négligemment ses écailles de nuque.

« J’avoue être plutôt content de moi, gouverneur Wr`û~g%. Cela m’a demandé des années d’étude, et encore plus longtemps de recherche, mais le résultat est là. Que penseriez-vous d’une deuxième visite ?

– Oh volontiers, volontiers, Kl’’ï^d#. Certains spécimens ont particulièrement attirés mon attention. »

Il enroule son troisième tentacule antérieur autour du pédoncule de son œil unique. Ce qui est un signe évident de ravissement. Kl’’ï^d# sent la place de Grand Superviseur des Espèces Étrangères, qu’il vise depuis un moment, se concrétiser.

Il glisse son appendice ventral dans la serrure compliquée du jardin, et l’ouvre à nouveau. Divers bruissements et des odeurs étrangères frappent leurs récepteurs sensoriels.

L’établissement est divisé en autant de cases qu’il y a d’espèces, et chacune offre à son occupant le milieu idéal pour lui permettre de prospérer.

Kl’’ï^d# et Wr`û~g% s’arrêtent tout d’abord près d’un globe au trois quart rempli d’eau. Deux créatures s’y ébattent. Elles ont une forme allongée, des écailles couvrent leur corps, leurs membres sont prolongés par des voiles qui leur servent à se déplacer dans ce milieu liquide.

« Pouvez-vous me répéter les noms et les caractéristiques de ces êtres ? demande Wr`û~g%.

– Bien entendu, gouverneur. Ceux-ci s’appellent des « Poissons ». Comme vous pouvez le constater, ils ont besoin… »

Ils poursuivent leur excursion, Kl’’ï^d# présentant chacun de ses protégés avec forces détails, religieusement écoutés par Wr`û~g%.

C’est ainsi qu’ils passent près d’un enclos contenant un individu se déplaçant sur quatre membres et dont la tête s’orne de deux protubérances enroulées en spirale. Kl’’ï^d# le qualifie de « Bélier ».

Le suivant est également un quadrupède cornu, mais plus gros et semblant plus agressif. Il fait entendre un long cri et fonce sur les visiteurs. Heureusement, sa cage est suffisamment solide pour éviter tout incident. Cependant, Wr`û~g% ne peut s’empêcher de ressentir un délicieux frisson de crainte.

Ils passent rapidement près d’un autre local contenant de l’eau et dans lequel s’ébat un être caparaçonné d’une coque dure, se déplaçant sur dix pattes crépitant sur la roche.

« Un Crabe ou Cancer, précise Kl’’ï^d#.

– Ah, s’exclame Wr`û~g% en désignant l’enclos suivant. C’est surtout celui-ci que je souhaitais revoir. Savez-vous, mon cher Kl’’ï^d#, que je ne suis pas loin de penser que cette créature possède une sorte de conscience ? Primitive, certes, fort primitive, mais ses balbutiements pourraient avoir du sens, si on prend la peine de les écouter attentivement. »

Kl’’ï^d# plisse avec finesse son cornet émetteur.

« Mon cher gouverneur, figurez-vous que cette idée m’a également traversé l’esprit. Cet individu imite à la perfection nos comportements, mais ce n’est que du mimétisme sans signification. J’ai fait analyser ces sons, et je puis vous assurer qu’ils n’ont aucun sens. »

L’occupant de l’enceinte secoue les barreaux de son abri et hurle :

« Libérez-moi, bande de poulpes grotesques. Je suis le Maître, vous m’entendez ! Pas une de vos bestioles ridicules enfermées dans cette ménagerie. »

Sous l’effet du stress, il perd la maîtrise de son apparence et ses yeux virent au jaune, tandis que ses canines prennent la forme de crocs. Il voit même avec effroi ses mains se couvrir d’une fourrure fauve et ses ongles s’étirer en longues griffes. Il pousse un hululement de désespoir.

Les deux Xk*ël& reculent de quelques pas.

« C’est très certainement votre spécimen le plus impressionnant, murmure Wr`û~g%. Cette transformation a sûrement un caractère défensif dans son milieu naturel. Elle est tout ce qu’il y a de plus déroutante. De quoi effrayer ses prédateurs.

– Sans doute, souffle Kl’’ï^d#. On s’y laisserait prendre, n’est-ce pas ? Pour un peu, on pourrait le croire dangereux. Continuons la visite, si vous voulez bien. »

Ils s’éloignent rapidement en ondulant des pseudopodes, chacun étant peu désireux de montrer à l’autre qu’il n’a pas envie de rester plus longtemps dans le voisinage de ce monstre.

Fanarts :

 

Poissons-Sea-Devils

Gemeaux-Mark-Rani

K9-separateur-small4

Le règlement reste le même. Vous avez jusqu’au Mardi 10 mars à 20h00 (pour la France. Au Québec, prenez en compte le décalage horaire.) À envoyer à : umanimo@live.fr

Au nom du très glorieux « Sontaran » Empire, le thème de la semaine prochaine est les « Sontariens » !

Publicités

Poster un commentaire

Classé dans Artisons

Résultat de l’Artisons #35 « Illumination »

Que la lumière soit… et la lumière fut, pour un certain nombre d’entre nous. Bonne moisson encore cette semaine, mais surtout… chuuut… pour la semaine prochaine… ben… vous en saurez plus dans quelques jours. En attendant régalez-vous de ces Illuminations.

(Cliquez sur les images pour les afficher en plus grand)

K9-separateur-small4

Kathwho (Drabble 300 mots)

Génie électrique

Le Docteur était sous la console du TARDIS depuis des heures. Couché sur une planche à roulettes de mécanicien et en camisole jadis d’une blancheur immaculé, son front était à présent ruisselant de sueur et d’huile. Josephine Grant avait récemment été assignée comme assistante auprès du Docteur par UNIT, mais elle ignorait en quoi elle pouvait lui être utile en ce moment. À part lui apporter périodiquement sa dose de thé et sandwichs, elle commença à trouver le temps long.

– Vous savez, je suis parfaitement qualifiée dans plusieurs domaines, je suis sûr que je pourrais vous aider à gagner du temps en vous aidant à bidouiller sur, enfin… peu importe ce que vous êtes en train de faire sur cette… eh machine.

Exaspéré le Docteur sortit sa tête de l’agglomération de circuits puit lui répondit d’un ton sec.

– Cette ‘’machine’’, ma chère Miss Grant, est ce qui m’est de plus précieux, elle est mon seul espoir de pouvoir quitter un jour cette planète primitive. Pour répondre à votre questionnement, à moins que vous n’ayez des compétences dans le domaine de la physique transdimentionnelélectroquantique, non, je ne crois pas que vous pouvez m’assister de manière pertinente.

Puis il roula brusquement sous la console, en se cognant la tête.

– Ahrr ! Finalement, non, vous allez vous rendre utile, faites-moi donc un peu de lumière !

Irritée par l’attitude condescendante du Docteur, Jo regarda les claviers de la console et appuya sur n’importe quoi qui l’inspirait pour accomplir sa tâche, dont un gros bouton jaune clignotant. Celui-ci fit un bruit de statique, et une décharge électrique courut le long des circuits jusqu’à créer une micro-explosion. Le Docteur poussa un cri et dans la panique, sa pauvre assistante ré-appuya à nouveau sur tout ce qui brillait.

– PARDON DOCTEUR !!

– ARRrrrrrrrrrrhh! Renverse la polarité, RENVERSE LA POLARITÉ !

K9-separateur-small4

Laureline Duroman (Fanart – collaboratif avec Kathwho – Photomontage et Texte)

laureline-kathwho

laureline

L’Illumination
Dans un pays lointain, sur une planète lointaine, dans une société basée sur la religion du Carré Parfait, le Docteur venait de régler un problème grave dans une usine. De fatigue, il verrouilla une porte à l’aide de son tournevis sonique. Puis partit avec son TARDIS.
***
Le grand prêtre du Carré, chef de cette religion, le plus fidèle de tous, le vit faire. Son regard s’illumina.
***
Surpris par cette magie, il se rua en haut de la tour la plus haute et proclama : dorénavant, nous pratiquerons la religion du Docteur dans son TARDIS, il peut tout faire et accéder à tous nos désirs et besoins. Pour marquer notre appartenance a cette religion, nous porterons tous une longue écharpe.
***
Ainsi naquit la religion de l’Écharpe Géante.

K9-separateur-small4

Umanimo (Fanart)

Eureka

K9-separateur-small4

Pour la semaine prochaine, le thème est… un mystère à venir qui se dévoilera en son temps.

Poster un commentaire

Classé dans Artisons

Artisons #35 « Illumination »

Nos villes sont illuminées en ces périodes de changement d’année et de célébration religieuse. Soudain, dans mon esprit qui se torturait pour trouver un thème pour cette semaine, ce fut « L’Illumination » !

Que le grand cric ne vous croque pas, mais vous illumine de son inspiration.

Le résultat de l’Artisons « Cycle » est très visuel. Beaucoup de Fanarts et de Photomontages, cette fois-ci.

(Cliquez sur les images pour les afficher en plus grand)

K9-separateur-small4

Béa Leuleu (Photomontages)

Sylvester McLloyd

s mccoy

la-minute-du-doc-cyclopede-

K9-separateur-small4

Clémence Beauregard (Texte)

La course des tricycles

Par un bel après-midi d’été gallifreyen, deux petits garçons s’amusaient joyeusement sur leurs tricycles.

« C’est moi qui vais gagner, nananère ! lança le petit brun à son ami d’un ton moqueur en pédalant à toute vitesse.

– Attends que je te double ! »  lui rétorqua le petit blond tout en essayant de le rattraper.

Les deux enfants continuèrent leur course avec acharnements, ils se dépassaient à tour de rôles, mais finalement ce fut le garçon aux cheveux d’or qui remporta la course. Celui-ci cria fièrement sa victoire.

« Ouais !! Je suis arrivé le premier !! C’est moi le plus rapide !

– Ne te réjouis pas trop vite Thêta ; j’ai un autre défi à te proposer répliqua le perdant. Tu vois la colline là-bas ? On l’appelle  » La Pente des Enfers » très peu de gens ont réussi à la descendre sans se blesser ou sans casser leur tricycles. Si tu réussis à arriver le premier en bas de cette colline je te donnerais 4 paquets de Jelly Babies mais si tu perds tu devras m’en donner 8 paquets ! ajouta t-il avec un sourire malicieux.

– J’accepte ton défi Koshei ! » répondit-il, bien décidé à montrer qu’il était le plus rapide de l’univers.

Ils remontèrent la côte avec difficulté car elle était l’une des plus raides pentes de la planète. Arrivés tout les deux au sommet, ils se mirent en position de départ. Thêta pas franchement rassuré à l’idée de dévaler la pente demanda :

« Mais tu crois pas que c’est un peu dangereux? On pourrait se faire mal comme tous les autres qui ont essayé avant nous.

– Fais pas ta poule mouillée ! Soit courageux pour une fois ! » s’exclama le brun en le tapant dans le dos amicalement.

Mais je n’ai pas peur du tout !Tu va voir je vais les remporter ces Jelly Babies ! »

Et il s’élançât dans la descente sans attendre le top départ.

« Hey! Attends-moi Theta ! » s’écria Koschei avant de pédaler à son tour.

Les deux jeunes Gallifreyens dévalaient la pente à une vitesse folle tout en évitant les trous du chemin. Soudain, une des roues du tricycle de Thêta passa dans un des trous et lui fit perdre le contrôle de son véhicule. Koschei hurla :

« Attention Thêta !!! »

Le blond tomba et s’étala sur l’herbe rouge. Quant au tricycle, il alla se fracasser contre un arbre. Le brun arriva quelques secondes plus-tard en freinant.

« Ça va ?! demanda-t-il à son ami allongé sur le sol.

– Moi oui mais mon tricycle est complètement cassé, répondit-il en se relevant et en époussetant ses vêtements.

– Bon tant pis pour la course, on doit rentrer ça va bientôt être l’heure du couvre-feu », abrégea Koschei. Et les deux amis partirent chacun en direction de leur maison.

Quelques jours plus tard, les deux garçons se retrouvèrent au pied de l’arbre argenté où ils s’étaient quittés la dernière fois.

Koschei regarda Thêta avec admiration et s’exclama :

« Ne me dis pas que c’est le nouveau tricycle sonique !?

– Si ! Mes parents me l’ont acheté vu que l’ancien était irréparable, répondit-il joyeusement

– La chance ! Et si on allait l’essayer ? Sur une pente moins dangereuse cette fois,

– Bien sûr! C’est parti ! »

Et ils partirent trouver un nouveau terrain de jeu.

K9-separateur-small4

Kathwho (Fanart)

Cycle_artison_KathWho-red

K9-separateur-small4

Laureline Duroman (Fanarts)

cycle-compagnons-1

cycle-compagnons-2

K9-separateur-small4

Umanimo (Fanarts + Texte parodique)

Tais-toi-et-pedaleK9-E.T

 

Le cycle de la Mort

(à partir de la chanson Le Cycle de la Vie dans Le Roi Lion)

Tous les jours de ta vie dans ton TARDIS
Aigri par l’indifférence du Docteur
À l´infini, tu imagines des astuces
Pour le tuer, l’humilier, le faire souffrir.

Tu as tant de choses à conquérir
Pour franchir la frontière du pouvoir
Recueillir la puissance
Qui vient du fond des âges
Dans le chaos d´une chaîne de haine.

C´est l´histoire de la mort
Le cycle infernal
D´un enfant de Gallifrey qui toujours renaît.

La ronde infinie
De ce cycle infernal
C´est l´histoire, l´histoire de la mort.

C´est l´histoire de la mort
Le cycle infernal
D´un enfant de Gallifrey qui toujours renaît.

La ronde infinie
De ce cycle infernal
C´est l´histoire, l´histoire de la mort.

[Texte original :
Au matin de ta vie sur la planète
Ébloui par le Dieu Soleil
A l´infini, tu t´éveilles aux merveilles
De la terre, qui t´attend et t´appelle

Tu auras tant de choses à voir
Pour franchir la frontière du savoir
Recueillir l´héritage
Qui vient du fond des âges
Dans l´harmonie d´une chaîne d´amour

C´est l´histoire de la vie
Le cycle éternel
Qu´un enfant béni, rend immortel

La ronde infinie
De ce cycle éternel
C´est l´histoire, l´histoire de la vie

C´est l´histoire de la vie
Le cycle éternel
Qu´un enfant béni, rend immortel

La ronde infinie
De ce cycle éternel
C´est l´histoire, l´histoire de la vie.]

K9-separateur-small4

Le règlement reste le même. Vous avez jusqu’au Mardi 13 janvier à 20h00 (pour la France. Au Québec, prenez en compte le décalage horaire. Sorry!) À envoyer à : umanimo@live.fr

Pour la semaine prochaine, le thème est :

« Illumination »

Poster un commentaire

Classé dans Artisons

Artisons #33 « Noël »

Bonjour à tous ! Quelle n’a pas été ma « Fureur » de m’apercevoir que je n’avais aucune raison d’être furieuse ! La participation à l’Artisons de la semaine dernière a été excellente. En voici donc les résultats.

Que le Papa Noël, le petit Jésus et les Trois Mages vous inspirent pour celui de cette semaine.

(Cliquez sur les images pour les afficher en plus grand)

K9-separateur-small4

Florent Fayolle (Fanart)

plus-de-jelly-babies-2

K9-separateur-small4

Kathwho (Fanart)

Six-Valeyard

K9-separateur-small4

Marie Devigne (Fanartmontage et Fanart)

Fureur-Marie-V2-reduit

K9-separateur-small4

Melencolya (Photomontage)

Robot-pour-Melv3

K9-separateur-small4

Pocky (Fanart)

fureurzeus

K9-separateur-small4

Umanimo (Texte)

Fureur Divine

« Nom de Moi ! s’exclame Zeus. Que fais-tu ici, petit mortel ? Assis sur mon trône ?

– Réclamer ma place, répond le Maître, en se rengorgeant et en se calant plus confortablement encore dans l’immense siège dont il n’occupe qu’une infime partie.

– Hein ? »

Le roi des Dieux éclate d’un rire homérique. Tout tremble autour de lui. Les colonnes supportant le toit du séjour des Dieux vibrent, les nuages s’effilochent, des myriades d’oiseaux s’envolent. Le ciel lui-même est secoué de spasmes et fait entendre des grondements de tonnerre.

« Mes amis ! crie Zeus. Mes Dieux, mes Déesses ! Venez voir ! »

Des voix diverses, certaines douces et harmonieuses, d’autres râpeuses, d’autres encore effrayantes, se font entendre. Un groupe d’hommes et de femmes entre dans la salle.

« Oui, Seigneur ? susurre une femme à la beauté renversante.

– Un mortel ! Un mortel ici. Et qui prétend que sa place est sur mon trône ! »

Un concert de caquètements divers retentit. Chacun se moque à sa manière. Hadès ricane, les yeux étincelants de flammes rouges. Héphaïstos gronde comme le feu de sa forge. Dionysos glougloute comme un dindon et porte son hanap à sa bouche. Héra se fend tout juste d’un sourire méprisant. Aphrodite se pâme d’un rire cascadant.

Le Maître redresse sa petite taille, et tente de percer la cacophonie :

« Je suis le Maître, crie-t-il. Et tous, oui vous tous, vous devez m’obéir ! »

Il agite vers eux un outil noir pas plus grand qu’un de leurs cure-dents. Le Dieu des Dieux saisit l’importun par son col brodé et le soulève, gigotant de fureur.

« Prend garde, petit homme. Ma patience à des limites. »

Le Maître tend vers lui son TCE, et appuie sur le bouton. Une explosion. Lorsqu’elle s’évanouit, les autres Dieux, stupéfaits, voient leur chef se réduire à la dimension de l’importun.

Fulminant, Zeus se jette sur lui et les deux hommes se battent comme des chiffonniers.

Héra s’avance et attrape à son tour son époux par sa toge pour le séparer de son adversaire.

« Vous me faites honte ! gronde-t-elle. On dirait un Humain. »

Elle le laisse tomber à terre et il reprend sa taille dans un déchaînement de tempête. Les autres Dieux en sont à peine affectés, mais le Maître s’envole comme une feuille d’automne. Il atterrit cul par dessus tête aux limites du domaine des Dieux.

Il se relève à peine, lorsqu’un éclair flamboie derrière lui. Appuyé sur les nuées sombres où fleurit la foudre, Zeus prépare son trait suivant.

Avec un cri d’angoisse, le Maître détale, poursuivi par la Fureur Divine.

K9-separateur-small4

Le règlement reste le même. Vous avez jusqu’au Mardi 23 décembre à 20h00 (pour la France. Au Québec, prenez en compte le décalage horaire. Sorry!) À envoyer à : umanimo@live.fr

Pour la semaine prochaine, le thème est :

« Noël »

♪ « Il est né le Divin Enfant… ♫ Jouez hauboits, résonnez musettes… » ♪

Poster un commentaire

Classé dans Artisons

Artisons #30 « Dalek(s) »

Bonjour à tous ! Merci pour vos créations sur le sujet « Remplacement ». Voici le résultat : un texte et quelques fanarts.
« Oh, mon Dieu, que vois-je ? Qu’entends-je ? »

« exterminez ! Exterminez ! EXTERMINER ! »

Excusez-moi, mais je vous laisse… face à quelques Daleks. Voyons comment vous allez vous en sortir. Mouhahahaha !

K9-separateur-small4

Florent F. (Fanart)

7 boules

les-aventures-de-tintin---les-7-boules-de-cristal-1243162

K9-separateur-small4

KathWho (Fanart)

Master_Remplacement

K9-separateur-small4

Umanimo (Texte + Fanart)

(Drabble 1000 mots)

Tu veux me remplacer ?

« Vous avez vu, Docteur, cette étrange petite annonce ? »

Jo Grant est plongée dans la lecture des quotidiens, pendant que le Seigneur du Temps bricole les pièces de son TARDIS en chantonnant une petite romance, comme à son habitude.

« Hmm ? grommelle-t-il distraitement. Qu’est-ce que c’est ?

– Je vous lis : « Super méchant cherche super gentil pour joutes amicales et mortelles ».

– Une plaisanterie, Jo. Ou quelqu’un qui a fait un pari. Ça ne peut pas être sérieux.

– C’est signé de façon très bizarre. Un étranger, probablement.

– Et quel est le nom de ce farceur ?

– « Pää… », « Päälli… », « Päällikkö ». C’est difficile à prononcer.

– Quoi ? »

Le Docteur bondit de sa chaise et vient se pencher sur l’épaule de Jo.

« C’est lui, Jo ! Päällikkö veut dire Maître en finnois. À quoi joue-t-il ? Je n’aime pas du tout ça.

– Cela vous est certainement destiné, Docteur. Une façon de vous attirer dans un piège.

– Hmm, oui. C’est possible. C’est très possible.

– Et qu’allez-vous faire ?

– Y répondre, bien entendu. Je veux savoir ce qu’il mijote.

– Mais Docteur, cela peut être dangereux. Laissez-moi vous accompagner…

– Non Jo, l’interrompt le Docteur. Si tu viens avec moi, il aura un moyen de pression. »

La jeune fille pousse un soupir.

« Oui, Docteur. Un ou deux de nos gars, alors ?

– Non, merci, Jo. Je préfère l’affronter seul. Ne t’inquiète pas, je sais comment m’occuper du personnage. »

***

Une discrète silhouette se glisse dans ce quartier mal famé de Londres. Elle est enveloppée d’une grande cape en satin violet foncé. Un chapeau haut de forme la coiffe et on voit scintiller un monocle, par moment.

Elle entre dans un bouge et elle se dirige immédiatement vers le comptoir où un gros homme aux cheveux gras et à l’œil torve, essuie vaguement des verres sales.

« Monsieur Päällikkö, annonce brièvement le nouveau venu.

– Oui monsieur, c’est par ici », répond le tenancier en le gratifiant d’un sourire sournois où il manque pas mal de dents.

Il le conduit par un étroit couloir, puis par un escalier branlant, et le fait entrer dans une petite pièce. On a essayé de la rendre confortable en y mettant un tapis douteux, une console supportant deux chandeliers et une petite table accompagnée de deux fauteuils. Une bouteille d’alcool fort et deux verres trônent sur celle-ci.

Tournant le dos à la porte, les mains croisées dans le dos, apparemment plongé dans la contemplation de la rue par une fenêtre couverte de poussière, un homme habillé tout de noir attend le visiteur.

Il se retourne, montrant un visage au grand nez impérieux, aux cheveux et à la barbe grise bien taillés. Deux mouches blanches ornent les commissures de ses lèvres.

« Bonsoir et bienvenu, susurre-t-il avec une légère inclinaison de la tête. À qui ai-je l’honneur ?

– Je suis le Professeur. Et vous êtes Monsieur Päällikkö, je suppose.

– C’est le nom que j’ai pris pour passer mon annonce, mais appelez-moi simplement le Maître. Veuillez vous asseoir, cher ami. Cela ne vous dérange pas que je vous appelle « cher ami », n’est-ce pas ? Je sens déjà que nous allons nous entendre.

– Je n’en doute pas », répond le Docteur en lissant la fine moustache noire qui orne sa lèvre supérieure.

***

Quelques heures plus tard, les cadavres d’une dizaine de bouteilles jonchent le sol de la petite pièce. Malgré sa physiologie plus solide de Seigneur du Temps, le Maître est presque ivre mort. Il a levé le coude plus souvent qu’à son tour, tandis que le Docteur se contentait de quelques gorgées de temps en temps.

Les yeux noyés d’alcool, il bredouille à son interlocuteur :

« C’est finli… fini. Vous comprenez, je laize tomber. C’est pour ça que je gèrche… cherche un autre super héros à comb… ips ! Combattre. On a sa dig… mité, nité tout de même. C’est vrai za. Je fais des z’efforts pour trouver toujours des plans élégants et particu… heu, lièrement machiaviques, non machia… véliques. Et qu’est-ce qu’il fait ? Hein ? J’vous demande c’qu’il fait ?

– Il les déjoue ?

– Ouais… mais j’veux dire. Il reconnaît jamais ma valeur… voilà ! Vous croyez qu’il me montre un peu de respect ? Pas du chou… du tout ! Tiens un n’ai… n’ai… n’exemple : il m’appel’ jamais par mon nom ! »

Le Maître glisse à terre et attrape le Docteur-Professeur par les revers de son habit de soirée. Il lui souffle au visage une haleine fortement alcoolisée.

« Y’m’dit jamais « Maître ». Jamais ! Moi j’aim’ bien lui donner son p’tit nom. C’est gentil, non ? C’est r’spectueux, hein ? « Docteur » par-ci, « mon cher Docteur » par-là. Lui non ! Rien du tout ! Alors, j’m’suis dit : « pisque c’est com’ ça, j’vais en trouver un autr’ ». Là ! Ça lui apprendra !

– Tu veux me remplacer ?

– Hein ? »

Le Maître se redresse abasourdi, presque complètement dessaoulé.

« Docteur ? balbutie-t-il, en regardant de plus près la face jeune aux cheveux noirs lissés en arrière et à la fine moustache soigneusement cirée, un monocle coincé dans l’orbite.

– Oui, c’est moi. Qui crois-tu qui allait comprendre ce que signifiait ta « discrète » signature et répondre à ton annonce ?

– Hum… oui… bien sûr. Je le savais, n’est-ce pas ? Je l’ai fait exprès. Et tu y as cru. Ah, ah ! Tu t’y es laissé prendre, hein ? Incapable de résister à la curiosité, mon cher Docteur.

– Tu es encore plus tordu que d’habitude. C’était quoi cette comédie ? Quel jeu joues-tu donc ?

– Tu verras », réplique le Maître en finissant de remettre de l’ordre dans sa tenue, qui s’était légèrement dérangée pendant qu’il avalait verre sur verre.

Il lisse soigneusement ses tempes grisonnantes, et sort dignement, bien que d’une démarche encore un peu chaloupée. Le Docteur se précipite derrière lui et le questionne :

« Qu’as-tu fait ? Dis-le-moi. »

Le Maître se contente de repousser la main que le Docteur a posée sur son bras. Il commence à descendre l’escalier en se tenant fermement à la rampe.

« Maître ! » appelle le Docteur.

Un fin sourire étire les lèvres du Maître.

(Fanart)

fuck-you

Variations

hmm

giddy-aunt

reverse

jelly-baby

must-dash

carott

tea-cold

K9-separateur-small4

Le règlement reste le même. Vous avez jusqu’au Mardi 2 décembre à 20h00 (pour la France. Au Québec, prenez en compte le décalage horaire. Sorry !) À envoyer à : umanimo@live.fr

Pour la semaine prochaine, le thème est :

« Dalek(s) »

Ne vous laissez pas exterminer.

Poster un commentaire

Classé dans Artisons

Artisons #25 : « Spécial 7ème Docteur »

Voici les résultats pour l’artisons « Journal » (ou journaux…) 🙂 merci de votre participation…

K9-separateur-small4

KathWho (fan-art)

Journal_Kathwho

K9-separateur-small4

Laureline (montage)

Image-1-630x0

K9-separateur-small4

Umanimo (texte)

Le Moine

25 août 1066 :

Maudit sois-tu, Docteur ! Coincé dans ce trou à rats, avec des péquenots humains, et la menace des Vikings qui pointe à l’horizon.

J’essaye d’atteindre le circuit transdimentionnel de mon TARDIS depuis hier. En vain. Les offrandes quotidiennes de ces primitifs ont peut-être un peu trop tenté mon appétit.

26 août 1066 :

Les paysans sont venus me voir. Ils veulent que je prie pour écarter l’invasion. Heureusement, ces imbéciles superstitieux ont encore un peu de respect pour moi et continuent de m’apporter à manger. Ce qui est fort ennuyeux dans un sens. Je dois maigrir.

27 août 1066 :

Finalement, j’ai fait appel à un de leurs enfants pour se glisser sous la console, et démonter le circuit transdimentionnel. Je vois ce qui ne va pas. Ce maudit Docteur – comme le diraient leurs femmes : qu’il pourrisse en Enfer, lui et ses descendant, jusqu’à la centième génération – a fait disparaître une pièce essentielle. Comment la remplacer ?

28 août 1066 :

On a vu les Vikings aujourd’hui, mais le mauvais temps a renvoyé la flotte du roi Harald vers l’est. La peur a fait fuir une partie de la population. Les autres sont restés, mais je n’ai pas trouvé parmi eux de bon forgeron pour me fabriquer la pièce qui me manque. Les métaux qu’ils utilisent ne sont pas adaptés, mais ça devraient tenir au moins jusqu’à une planète plus civilisée.

29 août 1066 :

Me voilà sur les routes. Mon objectif : un forgeron ou au moins une forge.

30 août 1066 :

Les Vikings ont fini par débarquer sur les côtes. Je suis sans arrêt dépassé par des fuyards affolés, certains blessés, racontant d’horribles histoires. Docteur ! Je te poursuivrais jusqu’aux confins de l’univers pour les journées que tu m’obliges à vivre dans ce temps et ce lieu barbare !

31 août 1066 :

Je me suis caché tout le jour et la nuit dans une grange en ruine. J’ai entendu passer les envahisseurs. Ils sont particulièrement bruyants. Rien ne pourra leur résister ici. Surtout pas ces paysans qui n’ont plus grand-chose de guerriers.

1er septembre 1066 :

J’ai atteints un village un peu plus important. Il est déjà ravagé par les Normans, mais j’ai enfin trouvé ce que je voulais. Pas le forgeron, mais la forge. Et mieux encore que cela, le cadavre d’un Viking. Je me suis revêtu de ses hardes – un peu trop grandes – et j’ai commencé mon travail, sûr de ne pas être dérangé. Les gens d’ici sont tellement froussards, qu’ils n’oseront pas m’approcher.

6 septembre 1066 :

Je l’ai échappé belle ! Les indigènes ne sont pas si couards que ce que je pensais. Ils sont revenus, après s’être cachés dans les bois, et m’ont trouvé au moment où je finissais ma pièce. J’ai eu du mal à les convaincre que mon déguisement n’était destiné qu’à tromper l’ennemi. Certaines lames sont passées un peu trop près de mon cou. Docteur, je te revaudrais ça !

Je leur ai fait croire que je travaillais à fabriquer un sortilège. Quelques étincelles, un peu de fumée bleue, et ils me regardaient comme un grand enchanteur. Maintenant, je dois leur fausser compagnie et revenir à mon TARDIS.

7 septembre 1066 :

Une deuxième vague d’envahisseurs Vikings a mis le pays à feu et à sang. J’ai dû suivre les villageois dans leur refuge, une grotte humide au fond d’un hallier. J’en ai assez des repas mangés froids, parce qu’on ne peut pas faire du feu, et les températures commencent à devenir désagréables.

8 septembre 1066 :

J’ai profité d’une bataille pour mettre les voiles. Ça se tapait dans tous les coins. Je me faufilais et je suis passé entre les coups. Le chemin de retour promet d’être ardu.

13 septembre 1066 :

Retrouvé TARDIS. Mis le circuit en place – utile de maigrir. Pas fonctionné. Verrai demain. Épuisé.

14 septembre 1066 :

Je me fais aussi discret que possible dans le monastère. Plus question de chants religieux ou autre. Les Vikings tiennent le pays, et pourraient me faire un mauvais sort s’ils me découvrent. Le problème vient de la nourriture. Heureusement que les Seigneurs du Temps peuvent tenir longtemps sans alimentation.

Dans la pièce que j’ai fabriquée, ce sont les métaux qui ne sont pas adaptés. Le cuivre est bien trop souple. Mais je vais sûrement y arriver !

15 septembre 1066 :

Depuis hier, je n’ai pas vu un seul envahisseur. Ils sont partis plus au sud. Ayant ravagé la contrée, elle ne les intéresse plus. J’ai risqué un œil à l’extérieur et je suis allé jusqu’au village. J’ai trouvé des outils en bronze dans une des maisons. J’essaye de remplacer le morceau défectueux. Très difficile sans forge pour fondre le métal.

16 septembre 1066 :

Je n’ai pas progressé.

17 septembre 1066 :

D’autres gens ont emménagé dans les maisons, vides de leurs premiers occupants. J’ai revêtu mon habit de moine et je suis allé les voir. Ils sont chrétiens et m’ont fait bon accueil, bien qu’un peu méfiant. J’ai usé de toute mon adresse naturelle à la comédie pour les convaincre.

J’ai demandé si quelqu’un savait travailler le bronze. Un très vieux bougre m’a répondu que oui. Ce n’était pas son métier, mais il fabriquait et réparait souvent les outils sur un simple feu de camp. Je lui ai montré la pièce en cuivre et lui ai fait comprendre qu’il me fallait la même en bronze… pour créer un sort qui éloignerait les Vikings. Je ne sais pas s’il m’a cru. Il avait l’air plus intelligent que les imbéciles superstitieux qui peuplent le pays.

18 septembre 1066 :

Victoire ! Et bientôt : à nous deux, Docteur ! Le vieux m’a ramené la pièce manquante. Pour le remercier, je l’ai béni, lui et toute sa famille. Ça a eu l’air de le satisfaire. Ça marche ! Mon TARDIS a repris sa dimension transcendantale intérieure. Je vais pouvoir repartir de cette maudite planète. Du moins jusqu’à un monde où je pourrais faire refaire mon circuit dans de meilleures conditions.

Mais je n’en ai pas fini avec toi, Docteur. Je te réserve un chien de ma chienne. Un jour, je te retrouverai et alors…

K9-separateur-small4

Le règlement reste le même. Vous avez jusqu’au Mardi 7 septembre a 20h00 🙂  (pour la France. Au Quebec, prenez en compte le décalage horaire. Sorry!) A envoyer à : romanatrelundarIV@gmail.com

Pour la semaine prochaine, le thème est:

« Spécial 7ème Docteur »

Pourquoi? car nous allons tenter d’éditer un petit fascicule que je remettrais à Sylvester McCoy lors de la prochaine convention (la FACTS) belge avec les anciens artisons et pour remplir… Si possible, si vous avez l’optique de vous y trouver, évitez les vidéos et gifs, car on ne peut pas (encore) les imprimer chez les moldus.

Je contacterais personnellement chaque auteur des anciens artisons à propos de Seven, pour avoir son accord.

Poster un commentaire

Classé dans Artisons

Artisons hors série « Surprise pour l’anniversaire de Marie »

Je ne m’y attendais pas du tout… Mais en ce 25 septembre, j’ai reçu de nombreuses participations à un artisons que je n’avait pas demandé… Etrange! surprise! J’ai également eu un super document google qui me fait pleurer!

Merci… pour ce 23ème anniversaire ❤

K9-separateur-small4

Amane (badge que je recevrais, parait-il, bientôt)

badge01

badge-avec-reflets-pourris

K9-separateur-small4

Bea Leuleu (fanart)

six marie

K9-separateur-small4

Florent F. (Montage et planche BD)

10624600_10204825132609441_6117628210204326424_n

(pour le détail: Florent a dessiné de manière très fidèle les rues de ma ville!)

Artisons Anniv nb

K9-separateur-small4

Kathwho (fanart)

fête_marie

K9-separateur-small4

Laureline (montage… et une bonne après midi!)

Picsou_anni

10527651_10204585853787088_1015699258180501525_n

K9-separateur-small4

Lulu ‘rbex (une pince rainbow dalek love!)

10659362_10204585853507081_6190878291118367150_n

K9-separateur-small4

Sébastien F. (texte, cross-over avec Picsou – et une histoire en particulier: « une lettre de la maison », de Don Rosa)

Donaldville, Calisota. Sept heures du matin. Comme chaque jour, la ville entière se réveil au même moment. La ville entière ? Pas exactement. Il existe une personne qui se lève avant les autres. Il existe une personne qui se couche après les autres. Cette personne a bâti Donaldville de ses propres mains, et malgré ce qu’il a beau dire, il tient à cette ville. Il n’ose pas le dire, car il a peur que ses ennemis – notamment Flairsou et Gripsou – pensent qu’il se ramollit. Ce qui est faux.

Picsou ne se ramollit pas, non. Cependant, il évolue. Il change. Depuis son retour d’Ecosse avec Donald, Riri, Fifi et Loulou, Picsou a énormément changé. La lettre de son père lui a fait beaucoup de bien. Mais il ne sait pas comment se comporter. S’il veut que son empire financier reste aussi grand qu’il ne l’est actuellement, il doit rester le même qu’il était avant. Mais le fait est qu’il ne l’est plus. Le fait est qu’il a compris que la personne qu’il était avant n’était pas le vrai Picsou, il n’était pas le Balthazar McPicsou qui a laissé une opale aborigène qui aurait pu le rendre riche. A présent, il ressent plus de choses. Il ressent l’amour, à nouveau. Un amour ancien, celui de Goldie, mais aussi un amour nouveau, celui de sa famille. De ses neveux et petits-neveux, de sa sœur, et de ses parents. Il avait toujours aimé ses parents, mais il les avait oubliés. A présent, il pense à eux tous les jours. A présent, il souhaiterait leurs avoir dit au revoir correctement. Aujourd’hui, il regrette.

C’est ce à quoi pensait Picsou ce jour-là, à sept heures du matin, alors que toute la ville – sa ville – se levait. Il souhaitait avoir une seconde chance. Il souhaitait qu’un miracle se produise. Mais il savait que c’était impossible.

Il entendit Miss Frappe arriver, se poser devant son bureau et commencer à travailler. Il ne lui avait jamais dit, mais Picsou était très satisfait de son travail. Elle arrivait à le supporter, à supporter ses crises égocentriques, sans jamais râler. Elle faisait son travail, c’est tout.

Dix heures du matin. La feuille de compte que Picsou devait remplir a gardé le même teint immaculé que lorsqu’il était arrivé, trois heures plus tôt. « Ce n’est pas une journée pour travailler » pensa le canard le plus riche du monde. Il se leva, prit sa canne, son haut de forme et sorti de son bureau en murmurant dans sa barbe, puis sorti de son coffre. Cependant, Miss Frappe avait entendu – ou crut entendre, car elle n’en revenait pas – ce que son patron venait de dire. « Merci pour tout Miss Frappe ». Tandis que l’homme au 30m3 d’argent sortait du bureau, sa secrétaire le regarda par la fenêtre, en se demandant ce qu’il s’était passé en Ecosse pour que celui qui ne l’avait jamais remercié pour quoi que ce soit lui reconnaisse un peu de gratitude après toutes ces année.

Tandis qu’il marchait dans le parc, à l’ombre de l’immense statue de Cornélius Ecoutum, Picsou repassait encore et encore la lettre de son père dans sa tête. Les mauvaises langues diront que, ce jour-là, comme à son habitude, il pensait à ses comptes, aux impôts, à son argent. Mais elles auront tort. Elles ne pourront pas comprendre. Une personne cependant comprendrait. Une personne que ni Picsou, ni aucun habitant de Donaldville ne connaisse, mais qui, pourtant, est connu dans toutes les galaxies. Cet homme donne de l’espoir aux gens, il les rend meilleur. Et ce jour-là, cet homme aux grands cœurs se trouvait dans ce même parc, à l’ombre de cette même statue, à regarder ce canard qui marchait, l’air grave. Mais cet homme savait que le canard ne pensait pas à son argent. Il lisait dans ses yeux qu’il avait des problèmes bien plus grave que des problèmes d’argent. Une vieille chanson nordique dit « Ne soit jamais dans la détresse par manque d’argent ». L’homme à la boîte bleue voyait la détresse dans ses yeux, pas par manque d’argent, mais par manque de quelque chose de plus précieux. L’amour.

Il se dirigea alors vers lui, lui parla à l’oreille et l’emmena dans son étrange boîte. Et ils se rendirent alors en Ecosse, avant la mort de Fergus McPicsou et de Edith O’Drake. A leur retour, dans ce même parc, à l’ombre de cette même statue, le canard le plus riche du monde sortit, le sourire au bec. Cependant, ce n’était pas son coffre remplie de pièce qui le rendait aussi riche. Tous ses trésors, toutes ses sociétés, tous ses puits de pétrole ne lui importaient guère à présent. S’il était heureux à présent, c’était grâce à une seule chose ; Balthazar McPicsou a pu dire au revoir à ses parents.

K9-separateur-small4

Umanimo (Fan-art, cross-over avec les Annales du Disque-Monde)

LaMort-et-LeMaitre

—-

J’en suis encore toute émue… merci ❤

Poster un commentaire

Classé dans Artisons

Artisons #22 « Spécial: La Rani »

Voici les résultats pour l’artisons « Occupation » 🙂 merci de votre participation… J’espère que la rentrée c’est bien passé pour tout le monde, car vous avez été assez peu inspiré, je me trompe? Enfin, je sais que Kathwho a l’esprit très… occupé par la venue de Colin Baker a Montreal!

K9-separateur-small4

Laureline D. (2 mots d’absences)

occupation

10705015_701751609894477_548712491_n

K9-separateur-small4

Marie D. (texte)

L’ambiance était trompeuse. Pas de bruit de bottes, mais une musique, joyeuse et légère, qui émanait d’un petit caf’conc’*. Pas de rue vide, mais une certaine animation autour des boutiques des Champs-Elysées, fréquentées essentiellement par des uniformes vert-de-gris et des jolies cocottes. « Difficile d’y croire, n’est-ce pas, Zoë ?

-J’ai entendu parler de cette période, mais je l’imaginais bien plus sombre… moins joyeux… » Jamie demanda plus d’explication.

« Aye, mais… si ces gens sont occupés par des ennemis, ils devraient se révolter ? Par exemple, les jacobites…

-Et tant de peuples opprimés. Cela viendra, Jamie… cela viendra. »

K9-separateur-small4

Umanimo (texte)

Centre de Loisirs (600 mots)

[Merci à Béa Leleu qui m’a donné le germe de cette idée.]

« Je vous débarrasse de votre casque, monsieur Omega ?

– Vous êtes nouvelle ici, non ? lui répond la voix profonde du Seigneur du Temps légendaire.

– Oui, c’est mon premier jour, répond la jeune hôtesse en rougissant légèrement.

– Ça se voit. Je n’enlève jamais mon casque, retenez-le bien.

– Bien, monsieur Omega. Je vous inscris dans quelle occupation, aujourd’hui ?

– Je vais faire un bowling d’antimatière, et j’ai une partie d’échec multi-dimensionnel en cours avec Eldrad.

– Monsieur Eldrad vient d’arriver. Il a dit qu’il vous attendait pour vous « mettre la pâtée ». Je suis désolée du langage, mais ce sont ses mots exacts.

– Ah, ah ! Qu’est-ce qu’il croit ce Kastrian ? Qu’il va réussir à me battre, moi, Omega, le plus grand des Seigneurs du Temps ! Il fourre son doigt en silicate dans son œil du même métal. »

Omega s’éloigne avec dignité, accompagné par le sourire un peu crispé de la réceptionniste. En attendant l’arrivée du prochain client, elle remet de l’ordre sur le comptoir, rangeant en pile bien nettes les brochures sur les diverses activités du « Centre de loisirs pour Méchants Intergalactiques ».

« Venez vous détendre chez nous, entre deux plans diaboliques », annonce l’une d’entre elles en lettres rose fluorescent sur fond arc-en-ciel.

***

« Exterminez ! Exterminez ! Exterminez ! »

La salle de jeux vidéo retentit de ces exclamations. Aux différentes bornes, plusieurs Daleks sont installés et jouent à Space Invaders.

Le Maître s’y trouve également. Il a un casque audio sur la tête, et écoute la suite d’opéras L’Anneau du Nibelungen, tout en jouant à Babel Rising. Il a modifié la matrice du jeu pour que toutes les personnes aient les divers visages du Docteur.

« Tiens, prend ça ! » grommelle-t-il entre ses dents en lançant un « éclair infernal » sur un groupe d’ouvriers arborant le costume de cricket de la Cinquième incarnation de son ennemi de toujours.

***

Pendant ce temps, dans la partie sauna, on entend :

« Leuleuleuleuleuleuleu ! »

Paressant dans une des baignoires, une créature brun-verdâtre à l’allure mi-reptilienne mi-pisciforme agite le tronçon de son arrière train dans l’eau boueuse. Son rire répond à une plaisanterie de Linx, un Sontarien qui a abandonné son armure pour faire également trempette dans un bain de boue.

« Mon cher Sil, affirme Linx. A-t-on jamais vu visages plus répugnants que ceux de ces Humains ?

– Je suis bien d’accord, approuve le Mentor. Leur peau rose est proprement dégoûtante. Et leur forme ! Ces deux membres inférieurs comme des bâtons, qu’ils agitent pour se déplacer… n’est-ce pas repoussant ?

– J’ai aussi des jambes, fait remarquer le Sontarien aigrement.

– Heu, oui… certes… mais vous les utilisez avec tant de dignité, mon cher Linx. C’est tout à fait différent. »

***

Dans la cour ombragée, un groupe de Méchants fait une partie de pétanque.

Le cochonnet est une lune, et les boules des planètes – habitées, bien entendu.

Azal le Daemon fait équipe avec Broton le Zygon. Ils jouent contre le Gardien Noir et Sutekh.

Bok, l’animal favori d’Azal, tourne autour d’eux en quêtant une caresse.

« Va chercher ! » crie son maître en lançant une des planètes. La gargouille s’éloigne en se dandinant sur ses pieds griffus.

Cependant, Sutekh s’impatiente.

« Et alors, grogne-t-il à l’adresse de Broton. Tu tires ou tu pointes ? »

Par moquerie, le Zygon adopte l’aspect de Sutekh et agite ses grandes oreilles. Celui-ci grommelle :

« Je déteste quand tu fais ça. Joue, bon sang ! La pétanque, c’est sérieux. »

***

À la fin de cette première journée de travail, la Draconienne ferme le Centre.

« Je ne sais pas si je suis faite pour ce poste, soupire-t-elle. Gérer autant de personnalités égocentriques et mégalomaniaques, c’est épuisant. »

K9-separateur-small4

Le règlement reste le même. Vous avez jusqu’au Mardi 16 septembre a 20h00 🙂  (pour la France. Au Quebec, prenez en compte le décalage horaire. Sorry!) A envoyer à : romanatrelundarIV@gmail.com

Pour la semaine prochaine, le thème sera dédié à :

« La Rani »

Poster un commentaire

Classé dans Artisons

Artisons #21: « Occupation »

Voici les résultats pour l’artisons « Téléphone » 🙂 merci de votre participation.

K9-separateur-small4

Béa Leuleu (photomontage)

noiraude

K9-separateur-small4

KathWho (fanart)

« Urgent Calls »

UrgentCalls 1

K9-separateur-small4

Laureline D. (Texte + photomontages)

Téléphone, number A

A l’école Coal Hill, octobre 1963.
Susan Foreman tomba malade, elle du appeler son grand-père pour qu’il vienne la rechercher. Arrivée devant le téléphone, celle ci se figea.
La secrétaire lui demanda :
– Un problème, vous avez oublié le numéro?
– Non, comment utilise-t-on ce téléphone?

Les professeurs présents, Ian Chesterton et Barbara Wright se regardèrent médusés devant que cette jeune fille si intelligente en cours ne sache pas utiliser un téléphone.

téléchargement (1)


Téléphone, number B

Dans le TARDIS
Un compagnon du Docteur, tenant absolument à téléphoner chez lui pour demander des nouvelles de ses amis.avait persuadé le Doctor de le laisser passer cet appel et suivi ses directives pour retrouver son chemin dans le TARDIS.
Il arriva enfin à la phone room, pleine de sortes de téléphones.
Certains n’avaient même pas de quoi composer un numéro, d’autres n’avaient pas de fils, ou semblaient trop plats pour être des téléphones. Le pire des téléphones était un où elle n’aurait ni su où parler, ni su où écouter. Il n’aurai su se servir d’aucun.
Le Docteur l’avait encore manipulée.
jamesl02
K9-separateur-small4

Marie D. (Texte, 100 mots)

Le Docteur extirpa du TARDIS un transat, une serviette de plage, un matelas pneumatique double et un parasol. Il regarda sa montre, mis le matelas dans les bras d’Adric en lui conseillant d’aller le remplacer par deux autres serviettes.

1974, en France, un beau soleil. Des jeunes qui jouent au ballon, les platines portables qui chantonnent sur le sable…

Il ne fallu pas longtemps pour que le Docteur soit entouré d’une bonne dizaine de filles, 45 tours en mains. Il s’en saisit d’un. A coté de la photo d’un bel homme blond, le titre : « Le téléphone pleure ».

K9-separateur-small4
Umanimo (Texte)
Le téléphone sonne (600 mots)
[Attention, spoilers sur plusieurs épisodes de la série classique (et explication à la fin).]« Je suis là, dit le Docteur en prenant le téléphone des mains de Martha.

– Docteur… souffle la voix du Maître à l’autre bout du fil.

– Maître, répond le Docteur.

– J’aime lorsque tu m’appelles par mon nom. »

Titip ! Titip ! Titip !

« Attends, j’ai un autre appel.

– Quoi ? s’indigne le Maître.

– Allô, oui ? Qu’y a-t-il ?

– Allô Docteur, est-ce toi ? demande une voix que le Docteur n’a plus entendu depuis sa troisième incarnation.

– Qui est-ce ? Que voulez-vous ? s’enquiert-il prudemment.

– Juste te dire au revoir, Docteur, reprend la voix familière.

– Maître ? s’étonne-t-il. Mais comment peux-tu… »

Titip ! Titip ! Titip !

« Attends, j’ai un troisième appel.

– Mais je… » commence le Maître.

Le Docteur prend la nouvelle communication.

« Docteur, félicitations ! s’exclame une voix rauque, râpeuse, qu’il a connu durant sa quatrième incarnation. Tu arrives juste à temps pour la fin.

– Maître ? répète le Docteur encore une fois. D’où m’appelles-tu, cette fois-ci ? Cela ne peut pas être de Gallifrey… »

Titip ! Titip ! Titip !

« Oh non… désolé, mais on dirait que j’ai un autre appel. »

Le Docteur regarde Martha.

« Combien de communications en parallèle peut-on avoir avec ce téléphone ?

– Pas plus de trois, normalement, répond-elle. Sinon, ça coupe la première.

– Hum, alors je reprends… Maître ? Excuse-moi, je vais devoir te rappeler dans cinq minutes.

– Quoi ? s’exclame le Maître, furieux. Je… Oh ! Il a raccroché !

– Allô qui est-ce ? demande le Docteur à ce quatrième interlocuteur.

Sharaz sharaz, tumal. Balor, balor. Enfin, vous voilà, Docteur.

– Hein ?

– Je suis Kalid.

– Maître ! Je sais qui tu es, inutile de me jouer cette comédie.

– Kalid ne peut-il pas voyager là où l’esprit l’emmène ?

– Cesse cette stupide mascarade.

– Fais attention, Docteur. Je peux rassembler des furies et des démons, une troupe de chérubins ou Lucifer lui-même.

– Arrête de… »

Titip ! Titip ! Titip !

« Désolé, je te reprends en ligne dans une minute. »

Le Docteur change à nouveau d’interlocuteur. Il bascule la conversation vers le Maître qu’il connaissait lorsqu’il était exilé sur Terre à la fin du vingtième siècle.

« Allô, Maître ? Ah, il n’est plus là. Bon, voyons qui d’autre appelle, mais je commence à le soupçonner… Allô ?

Allô Docteur ? Sais-tu que cette petite planète que je déteste va bientôt cesser d’exister ?

– Encore toi… soupire le Docteur, en entendant cette voix au fort accent américain.

Et je me suis habillé pour cette grande occasion.

– Je sais », grince le Seigneur du Temps.

Titip ! Titip ! Titip !

« Je raccroche, gronde-t-il, sentant sa patience s’effriter.

– Hé ! Tu ne peux pas me laisser… J’ai gâché toutes mes vies à cause de toi ! Docteur !

– Désolé, je dois y aller. »

Le Docteur change à nouveau de destinataire.

« Docteur ! Tu ne peux pas me raccrocher ainsi au nez !

– Ah oui, j’oubliais que tu es Premier Ministre, maintenant », lance ironiquement le Docteur.

Ignorant le sarcasme, le Maître répond, enchanté.

« Ouii ! C’est bien, n’est-ce pas ? »

Titip ! Titip ! Titip !

« J’ai un autre appel.

– Encore ? Mais qui donc te harcelle comme ça ?

– Eh bien, tu ne me croiras pas, mais c’est… toi.

– Moi ? Mais je te parle à l’instant, je ne peux pas… oh…

– Oui, tu as compris. J’ai en attente, en ce moment même : toi, toi, toi et toi. »

Pendant ce temps, à travers le temps et l’espace, on entend :

« Docteur ? Réponds-moi.

– Docteur, es-tu là pour la fin ?

– Mon cher Docteur, je t’attends pour diriger l’univers avec toi.

– Docteur, nous n’avons plus beaucoup de temps… »

[Tout le monde aura reconnu, je pense, la conversation téléphonique entre le Maître et le Docteur dans l’épisode The Sound of Drums. Pour les autres conversations, j’ai utilisé le plus possible de vraies répliques tirées des épisodes : Terror of the Autons, The Deadly Assassin, Time-Flight, et le film de 1996, Doctor Who, the Enemy Within.]

K9-separateur-small4

Le règlement reste le même. Vous avez jusqu’au Mardi 2 septembre a 20h00 🙂  (pour la France. Au Quebec, prenez en compte le décalage horaire. Sorry!) A envoyer à : romanatrelundarIV@gmail.com

J’ai fini mon mémoire aujourd’hui. Pour la semaine prochaine, le thème sera donc…

« Occupation »

1 commentaire

Classé dans Artisons

Artisons #20: « Téléphone »

Voici les résultats pour l’Artisons « Gourmandise » 🙂 merci de votre participation.

K9-separateur-small4

Arthur « Chroniques soniques » (photomontage)

Image Artison Gourmandise

K9-separateur-small4

Béa Leuleu (fanart)

(comme je le considère comme légèrement coquin, je l’ai mis en petit, vous pouvez cliquer pour voir plus. MIAM)

four gourmandise

K9-separateur-small4

Florent F. (fanart)

Artisons gourmandise

K9-separateur-small4

KathWho (fanart)

kandyman

K9-separateur-small4

Laureline (photomontage)

Peter_Davison

K9-separateur-small4

Marie D. (texte, 100 mots)

Elle lui tendit un bol de cacao amer

« Je l’ai fait à la mode aztèque »

Il hésita à le goûter, et observa le breuvage. « Je sais que ce n’est pas du tout le style de chocolat que je fais d’habitude…»

Le Docteur la regarda dans les yeux.

« Evelyn, tu sais, je t’aime beaucoup, mais… je n’aurais jamais imaginé que…
-Mais de quoi parlez-vous ? »

Il devint aussi rouge qu’une partie de son costume.

« Ce n’était pas une demande en mariage ? »

Elle éclata de rire.

« Je ne comprendrais jamais les Humains. »

K9-separateur-small4

Umanimo (trois textes et deux dessins)

Convoitise (100 mots)

Inspirés par le dessin et le texte de KathWho pour l’Artison Maître

Un lapin ! Une boule de poils recouvrant une chair tendre, juteuse. Et des os… des os qui craquent sous la dent et dégorgent leur succulente moelle.

Il bondit sous mon nez, sous mes narines frémissant de son odeur exquise. Sa queue blanche me nargue, sautillant sur le sol brun.

Je le regarde avec gourmandise.

Tous mes muscles sont prêts pour la course. Ma bouche salive déjà…

Non !

Je ne suis pas un animal, guidé par son instinct. Je suis un Seigneur du Temps.

Je ne chasserai pas le gibier qui me fascine. Je resterai là, assis, comme un Roi majestueux entouré de ses sujets.

 Gourmandise-Umanimo

Choix (240 mots)

« Le Coronas Gigantes de Bolivar, monsieur.

– Hum, parfum subtil de moka et de cacao… Séduisant. Un peu trop peut-être. Et ensuite ?

– Le Maduro 5 Genios de Cohiba. Je le recommande pour plus de douceur. Léger goût de cèdre, lorsqu’on aime les saveurs boisées.

– Non, pas assez puissant.

– Si vous voulez de la puissance, je vous présente le Château Margaux de Davidoff. Beaucoup d’amateurs s’en détournent, parce qu’il ne paye pas de mine et qu’il n’est pas très grand, mais il pourrait vous surprendre.

– J’ai déjà essayé. Pas mauvais en effet. Cependant, je préfère quelque chose de plus imposant.

– Alors, j’ai ce qu’il vous faut : le Sir Winston de H.Upman. Permettez-moi de vous le faire essayer. C’est une vitole qui demande une grande habitude pour en saisir toutes les subtilités, mais lorsqu’on y parvient, c’est un enchantement. »

Un silence durant lequel on n’entend plus que quelques bruits discrets. Craquements de feuilles de tabac entre les doigts, crissement d’une allumette, aspiration de lèvres sur le bout d’un cigare.

« Oui, il est excellent.

– Vous prenez celui-ci, alors ?

– Certainement. Qu’avez-vous en stock ?

– Vous voulez tout mon stock ?

– Tout à fait. »

Pendant que le commerçant gagne son arrière boutique, le client sort de sa poche un cylindre en métal noir mat. Sa forme rappelle celle d’un cigare.

Peu après, lorsqu’il sort du magasin, plusieurs grosses boîtes marquées H.Upman sous le bras, il remet l’objet à sa place.

« Paiement immédiat », murmure-t-il.

Gourmandise-2-reduit

Jelly Babies (330 mots)

« Veux-tu un Jelly Baby ? »

Le Docteur tend un sachet de papier blanc au Maître.

Le Seigneur du Temps renégat, occupé à attacher le Docteur, jette à peine un coup d’œil aux friandises colorées qui remplissent la pochette.

« Je ne suis pas gourmand, répond-il. Tes tentatives pour retarder le moment fatidique sont pathétiques et ridicules.

– Je te recommande les noirs. Ils sont délicieux. De plus, c’est ta couleur.

– Garde tes stupides sucreries ! Ce que je veux, c’est ton corps et toutes tes régénérations.

– Allez ! Juste un seul. Accorde-moi un dernier vœu. Tout condamné à mort y a droit.

– Je me moque du droit…

– Au nom de notre ancienne amitié, alors.

– Amitié ? Ah !

– Un seul.

– Oh… d’accord. Pour ne plus entendre tes jérémiades. »

Le Maître plonge la main dans le sachet et en ressort un bonbon de couleur noire. Il le contemple avec méfiance.

« Allez, insiste le Docteur. Goûte-le. Tu verras, c’est exquis. »

Avec un soupir, le Maître met le Jelly Baby dans sa bouche.

« Alors ?

– Pas mauvais. Les jaunes, c’est à quoi ?

– Citron je crois.

– Oui, citron. Le orange devrait être à l’orange, je suppose.

– Essaye.

– Gagné ! Voyons le vert. Succulent : citron vert.

– Mes préférées à moi sont les roses, indique le Docteur, en retirant doucement une de ses mains des menottes métalliques.

– Les roses ? À la framboise. Et les rouges sont à la fraise. »

Sous le regard ébahi de Lee et de Grace, le Maître et le Docteur piochent à qui mieux-mieux dans la petite pochette de papier qui a l’air sans fond – ou plus grande à l’intérieur, peut-être.

« Non, décidément, ce sont les noirs, ceux au cassis, que je préfère, annonce le Maître.

– Ils sont tous excellents de toute façon, réplique le Docteur. La quintessence délicate du goût. »

Il se tourne vers les deux Humains et leur fait un clin d’œil.

« Quelqu’un qui aime les Jelly Babies ne peut pas être foncièrement mauvais, non ? » prononce-t-il silencieusement.

K9-separateur-small4

Le règlement reste le même. Vous avez jusqu’au Mardi 2 septembre a 20h00 🙂  (pour la France. Au Quebec, prenez en compte le décalage horaire. Sorry!) A envoyer à : romanatrelundarIV@gmail.com

En hommage au mémoire de Laureline, le prochain thème sera…

« Téléphone »

Poster un commentaire

Classé dans Artisons