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Résultats de l’Artisons #39

Voici les participations du précédent Artisons sur le thème « Sontarans ». Il n’y a pas de thème pour la semaine prochaine.

Les Artisons sont En Pause pour cause de désaffection, donc nous avons décidé de nous donner le temps de la réflexion et peut-être de faire une certaine réfection sur la façon dont ils vont se poursuivre.

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Florent F. (Fanart)

Sontarien-retouche

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Julien Layahe (Texte)

Le Crabe Victorieux

Dans le QG de Sontar, tous les généraux s’étaient rassemblés en réunion extraordinaire.

Le généralissime Stramx ouvrit la réunion :

« Bien ! comme vous le savez, nous sommes réunis pour tenter de détruire le Docteur. Il anéantit nos plans depuis trop longtemps, nous devons donc l’éliminer pour la gloire de Sontar

– Mais comment allons-nous faire ? interrogea une voix dans le fond. Quoi que nous fassions, le Docteur réussit toujours à déjouer nos stratagèmes

– c’est pourquoi cette fois, nous devons établir une véritable stratégie, et donc évaluer les faiblesses de notre ennemi ! J’ai réussi à obtenir des détails de certaines des batailles livrées par le Docteur. Il ressort de ces informations que le principal point faible de notre cible réside dans ses compagnons. Il fera n’importe quoi pour les sauver. »

Cinq heures plus tard, le plan était prêt

« Bien, conclut Stramx. Nos ingénieurs vont se mettre au travail, et le Docteur n’interférera plus jamais dans nos plans ! SONTAR-HA ! »

Dans le Tardis, le Docteur s’affairait autour de la console. Il était impatient d’aller chercher Clara pour lui montrer une nouvelle merveille de l’Univers qu’il venait de découvrir. Il atterrit dans l’appartement de la jeune femme mais une surprise l’attendait. A peine était-il sorti du Tardis qu’il se faisait assommer de derrière.

Quand il se réveilla, il était dans une immense salle métallique. Contre le mur se trouvait une machine menaçante hérissé de manettes et leviers, lui donnant l’air d’un crabe aux yeux malveillants. Cette machine était transparente, et le Docteur eut un mouvement de recul en constatant que la machine contenait les corps de ses compagnons, qui semblaient dans une position très inconfortable. Il se précipita vers la machine, mais fut repoussé par un champ de force. A ce moment, une voix retentit derrière lui.

« Ah, Docteur ! Préparez-vous à payer pour les crimes que vous avez commis contre l’armée de Sontar !

– Des Sontariens ! s’exclama le Docteur. Qu’avez-vous fait à mes amis ?

– Vos amis vont bien, répondit Stramx, pour l’instant. Vous allez être jugé en cour martiale et exécuté, et si vous tentez quoi que ce soit, nous exécuterons vos compagnons, et leur mort sera lente et douloureuse aux mains de notre C.A.N.C.E.R 58746 ! Restez ici pour le moment, nous viendrons vous chercher pour votre jugement. »

Il quitta la pièce, laissant le Docteur comme figé d’impuissance. Il s’assit en tailleur devant la machine, mais ne put bientôt plus soutenir le regard plein d’espoir et de confiance de ses compagnons et enfouit sa tête dans ses mains. Il n’osait pas ne serait-ce que tenter de s’approcher, de peur que les Sontariens ne déclenchent la machine.

Au bout de quelques heures, trois Sontariens vinrent le chercher. Alors qu’ils se dirigeaient vers la porte, le Docteur entendit deux coups de feu derrière lui. Il se retourna et vit que deux des gardes gisaient sur le sol. Le troisième Sontarien s’adressa à lui :

« Docteur, j’ai réussi à m’infiltrer dans la flotte et à détruire le champ de force. Sauvez vos compagnons, je vais prendre le contrôle du pont.

– Strax ! Merci beaucoup. »

Sans perdre de temps, le Docteur se dirigea vers la machine, mais une alarme le fit s’arrêter. Il constata avec horreur que ses compagnons montraient des signes de douleur intense.

« Dépêchez-vous, Docteur ! cria Strax, vous aurez peut-être le temps de les sauver ! »

Le Docteur sortit son tournevis sonique, mais constata avec dépit que la machine y était insensible. Il commença alors à manipuler les leviers avec beaucoup de précautions, afin d’éviter d’abréger les souffrances des prisonniers.

Au bout d’une dizaine de minutes, l’un des leviers déclencha l’ouverture de la machine. Cependant, la machine continuait d’opérer. Il s’affaira alors à détacher un à un les liens de ses amis. Quelques temps plus tard, un haut-parleur se fit entendre

« Docteur, ici Strax ! J’’ai réussi à prendre le contrôle du pont, mais je ne peux pas arrêter la machine ! Je reviens pour vous aider. »

Il revint bientôt, et commença à aider le Docteur et les compagnons déjà libérés. Finalement, ils parvinrent à détacher tout le monde. Malheureusement, ils étaient arrivés trop tard pour certains d’entre eux, qui avaient succombé aux pinces de la machine. Tegan avait presque succombé au moment où elle avait été libérée, et tenait difficilement sur ses jambes. Tous s’assemblèrent pour contempler les corps.

« Strax, dit le Docteur d’une voix neutre, ramenez tout le monde au Tardis. Je vous rejoins. »

Cela prit du temps, mais ils finirent tous par partir, laissant le Docteur seul avec les cadavres de ces compagnons qu’il n’avait pas pu sauver. Il s’agenouilla près d’eux et les contempla, les larmes aux yeux. Ben, Evelyn, Alistair, Barbara, Sarah Jane… Il avait soudain l’impression que tout son âge s’abattait soudain sur ses épaules.

Après un long moment, il se dirigea vers la porte. Il retourna au Tardis et fit un micro-déplacement pour prendre les corps à bord. Ensuite, il ramena chacun à sa place dans le temps et l’espace.

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Laureline (Texte et Photomontage)

pommes de terre

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Umanimo (Fanarts et Texte)

Fanart

Un Sontarygon

sontarygon

Texte

Nothing can stop me now!

« Plus rien dans l’univers ne peut m’arrêter, maintenant ! »

Le Maître exulte.

Il rit d’aise en se renversant en arrière dans son fauteuil et en étirant ses jambes. Cette planète est idéale pour son plan. Des êtres primitifs, des guerriers disciplinés et bornés et qui ne pensent qu’à la guerre, ne vivent et n’existent que pour ça.

Avec leur combativité et son intelligence, plus rien dans l’Univers ne peut les arrêter, maintenant ! Plus rien !

***

Le professeur Doris Faure colle son œil à l’oculaire du microscope. Elle observe le minuscule insecte qui se fraie un chemin dans la rondelle de pomme de terre. Elle pousse un « ah ! » satisfait. Cet animal fait des dégâts considérables dans le légume.

On pourrait trouver curieux que le professeur Faure ait passé cinq ans de sa vie à trouver le parasite parfait pour la pomme de terre, mais ce n’est que la première étape de son étude. Maintenant, elle va pouvoir travailler sur son prédateur. Celui qui sera le parfait guerrier contre cet insecte qu’elle a voulu presque indestructible.

Elle referme avec précaution la boîte qui contient les nuisibles. Il est extrêmement important que cette bête ne s’échappe pas et ne prolifère pas. Sinon, pour l’instant, rien, dans le monde ne pourrait l’arrêter ! Rien !

***

Le Maître regarde l’immense champ de vaisseaux spatiaux qui s’étend à perte de vue. Il a suffit d’un an pour créer cette flotte à partir de rien. Les habitants de ce monde sont d’une efficacité qui laisse rêveur. Ils ne perdent pas de temps pour tout ce qui concerne la vie du corps. Nourris par transfusion pendant qu’ils travaillent, ne dormant que très peu, se reproduisant par clonage, n’ayant d’autre but que la préparation de la guerre, ils sont infiniment plus intéressants que les Humains.

« Pourquoi ai-je toujours perdu mon temps sur cette boule de boue perdue aux confins de l’espace ? se demande-t-il. Pour ennuyer le Docteur ? Le jeu n’en valait pas la chandelle. Il sera toujours temps de la détruire une fois la galaxie et l’Univers à mes pieds. »

***

Le Docteur grommelle quelques mots indistincts. Il est plongé dans l’étude attentive de certaines pièces du TARDIS. Il soupire :

« Il n’y a pas de raison que ça ne marche pas cette fois. »

Après avoir remis les pièces en place, il enclenche la dématérialisation et a la satisfaction d’entendre le son caractéristique du TARDIS s’élever.

À quelques mètres de là, dans une autre pièce, Liz est penchée sur un livre particulièrement épais et rébarbatif. Elle entend un bruit familier, suivi du léger grincement d’une porte qui s’ouvre.

« Encore raté, Docteur. » remarque-t-elle, sans se retourner.

Il s’approche et jette un coup d’œil à son ouvrage.

« Les Parasites de la Pomme de Terre ? Drôle de lecture, commente-t-il.

– Une amie m’a demandé de lui donner un coup de main pour répertorier tous les remèdes connus sur les parasites de la pomme de terre. Même les plus anciens. »

Le Docteur se désintéresse du sujet et rentre dans le TARDIS. Il démonte encore une fois les circuits qui refusent de fonctionner correctement.

***

Ils ont semé la mort et la destruction sur plusieurs centaines de planètes. Il les tient dans sa main, leurs habitants réduits en esclavage. Un bon nombre de ces planètes a été transformé pour devenir des centres de clonage pour les soldats et d’autres des chantiers de construction pour les vaisseaux de guerre.

Le Maître fume un gros cigare en écoutant vaguement le rapport que lui fait le chef suprême. Tout va parfaitement bien. Leur conquête avance avec la régularité et l’efficacité d’un rouleau compresseur. Son plan se déroule exactement comme il l’avait prévu.

Trop bien, même. Le Maître commence à s’ennuyer. Les rapports sont toujours les mêmes : « planète X conquise », « planète Y convertie », « tant de guerriers, vaisseaux qui partent pour la galaxie Z ». Ennuyeux, très ennuyeux. Ses doigts jouent un rythme à quatre temps sur son bureau, tandis qu’il regarde sur un écran la représentation d’une partie de l’espace. Un système solaire sur le bras d’une galaxie. Une étoile de type naine jaune, autour de laquelle tournent treize planètes. Il fait un zoom sur la troisième, de type tellurique. Elle tournoie devant lui, révélant ses continents marbrés de vert et de brun et ses océans d’un bleu profond, sous la couche mouvante des nuages.

Et s’il allait récupérer celle-là aussi, histoire de s’amuser un peu ?

***

La Terre est à feu et à sang. Surgis de nulle part, des millions de vaisseaux spatiaux, ronds comme des balles, mais infiniment plus mortels, ont surgi des profondeurs de l’espace. De leurs entrailles sont sortis des soldats extra-terrestres à l’aspect repoussant et surtout à l’efficacité terrifiante. Ils ont investi en quelques jours tous les centres nerveux de la planète : les bases militaires, les centrales d’énergie, les usines de fabrication d’armes ou de produits essentiels.

Les pays se soumettent les uns après les autres. Le Docteur et UNIT ont assisté à ce désastre sans rien pouvoir faire. Sans son TARDIS vraiment opérationnel, le Docteur ne peut pas tenter un déplacement dans l’espace pour savoir qui sont ces guerriers et la manière la plus efficace de les combattre et les soldats d’UNIT ont été balayés comme les autres.

L’ambiance est morne au Quartier Général. Les rapports qui leur parviennent du monde entier sont désastreux. Même leur base, pourtant peu connue, risque d’un moment à l’autre d’être investie.

***

« Eh bien Docteur, que penses-tu de ça ? Efficace, n’est-ce pas ?

– J’avoue ne pas m’être douté que tu étais derrière cette invasion. Trop efficace justement. »

Les paroles du Docteur font grincer le Maître des dents, mais il ne se départit pas de son sourire.

« C’est tout ce qu’il reste à ce pauvre Docteur, songe-t-il. La moquerie et cet air flegmatique, comme s’il n’était pas totalement en mon pouvoir. Oh, comme la situation est délicieuse. Retenir le Docteur prisonnier, avec ses chers compagnons, le Brigadier Alistair Lethbridge-Stewart et la scientifique Liz Shaw, et les faire assister à la destruction de la Terre et de l’Humanité par mes troupes. »

La petite pièce dans laquelle ils sont enfermés est juste pourvue du confort minimal. Un écran géant couvre l’un des murs et diffuse en permanence les images de ce qui se passe à l’extérieur.

Avec un ricanement satisfait, le Maître ferme la porte et les laisse face à ce qu’ils voient se dérouler sans pouvoir intervenir.

Les premières heures sont difficiles. Il est impossible de ne pas avoir le regard attiré par l’écran. Là, à quelques mètres d’eux, des innocents meurent ou sont emmenés en esclavage, des guerriers non humains prennent le pouvoir sur la Terre. Par moments, Liz, assise devant la télévision, pleure sans retenue. Le Docteur lui pose une main réconfortante sur l’épaule.

***

La porte s’ouvre brutalement et deux des soldats jettent sans ménagement un homme ligoté dans la pièce. Il atterrit lourdement à leurs pieds et reste immobile sur le sol. Bien que sa tête soit couverte d’un sac en tissu serré autour du cou, il n’y a pas de doute quant à son identité.

Le Brigadier regarde de haut la silhouette noire et un sourire ironique étire ses lèvres.

« Pris à ton propre piège, Maître ? prononce-t-il d’une voix suave. Des difficultés … « techniques » dans ton irrésistible ascension ?

– Brigadier ! gronde le Docteur. Voyons ce qu’il lui arrive. »

Il défait le sac et découvre la tête du Maître. Une balafre sanglante orne son front. Il semble bien qu’il y ait eu désaccord entre les anciens alliés. Pourquoi les gagnants ont-ils enfermé le perdant dans la même pièce qu’eux ? C’est un mystère.

« Manque d’imagination, je pense, soumet Liz. Ces individus n’ont pas l’air d’une grande intelligence. »

Le Docteur défait les liens de son compatriote et l’étend sur le sol.

« Voulez-vous me passer le coussin de ce fauteuil, Brigadier, s’il vous plait ? Liz, mouillez un des gants de toilette et donnez-le-moi, vous serez gentille. »

Pendant ce temps, il vérifie que les deux cœurs battent correctement et que la respiration est normale. Tout va bien, il est juste inconscient à cause du coup.

Liz regarde avec étonnement le Docteur glisser le coussin sous la tête du blessé avec une grande douceur, nettoyer la plaie et le sang qui en a coulé et bassiner son visage d’eau fraîche pour lui faire reprendre connaissance.

« Pourquoi vous montrez-vous si clément ? le questionne-t-elle. Il est responsable de tout ça, ajoute-t-elle en montrant l’écran. Tout ce qui lui arrive, tout ce qui NOUS arrive, est de sa faute.

– Nous allons avoir besoin de lui pour sortir d’ici », explique le Docteur.

Liz hoche la tête. Elle n’est guère convaincue par l’argument.

***

Doris passe lentement la tête dans l’entrebâillement de la porte de la chambre froide. Elle grelotte d’y avoir passé plusieurs heures. Ses yeux inquiets font le tour du laboratoire à la recherche de ces créatures effrayantes qui l’ont investie si brusquement un peu auparavant.

Le professeur Faure avait à peine fait attention aux nouvelles que diffusait la radio. L’affolement des autres occupants du laboratoire ne l’avait pas tirée de sa concentration. Ce n’était que lorsqu’elle avait entendu les cris gutturaux des monstres, qu’elle avait réalisé qu’il se passait quelque chose de grave.

Le cœur battant, Doris explore son lieu de travail. Il est vide. Plus personne, même pas ces soldats aux allures pataudes, mais à la redoutable agressivité. Elle regarde par la fenêtre. Elle frémit lorsqu’elle voit des corps étendus, sans vie, sur les pelouses ou les allées entre les bâtiments du complexe scientifique.

Elle s’avance avec prudence dans les couloirs. Elle met ses mains dans les poches de sa blouse pour les empêcher de trembler et y trouve la boîte dans laquelle elle a enfermé son redoutable prédateur de la pomme de terre. Comme cet animal lui paraît inoffensif, maintenant.

« Doris… Par ici… Vous êtes folle de vous promener ainsi », chuchote une voix angoissée.

La scientifique sursaute et laisse tomber sa boîte qui s’ouvre sous le choc. Son collègue l’attrape par le bras et, sans écouter ses protestations, l’entraîne vers l’escalier qui descend au sous-sol.

Une gelée brune s’étale lentement sur la surface du corridor. Quelques minutes à peine après que les deux savants aient disparus, une troupe de guerriers parcourt, d’un pas cadencé, l’endroit où ils se sont tenus. Les soldats ne semblent pas voir la souillure qu’ils emportent sur la semelle de leurs bottes.

***

Les quatre occupants de la cellule ont mis sur la table tout ce qui se trouvait dans leurs poches pour faire le bilan de ce qu’ils pourraient utiliser pour s’évader. Cela se réduit à peu de chose, chacun ayant été fouillé avant d’être enfermé. Le Docteur énumère :

« Un mouchoir blanc parfumé à la violette, un bâton de rouge à lèvre « rouge baiser », une pince à épiler, un article découpé dans un journal : « La pomme de terre, notre amie » – vous êtes toujours là-dessus, Liz ? Un mouchoir à carreaux taille drap de lit, pas très propre.

– Je suis enrhumé, proteste le Brigadier.

– Deux aspirines dans un sachet en papier.

– Je suis enrhumé, répète le Brigadier, bougon.

– Une pochette brodée aux initiales TD, une petite partie des circuits du TARDIS – je me demande pourquoi tu m’as laissé garder ça, un mouchoir blanc en tissu inconnu sur la Terre, un tournevis pour lilliputien – comment cet objet a échappé à la fouille de tes « amis », je ne veux pas le savoir, un cigare dans son étui d’aluminium. C’est maigre », ajoute-t-il.

Quand le Maître était revenu à lui, quelques minutes plus tôt, la confrontation avec le Brigadier et Liz n’avait pas été très cordiale. Même le Docteur avait abandonné ses manières douces. Il n’y avait pas eu beaucoup d’échanges de mots, mais ceux-ci avaient été particulièrement secs. Puis le Docteur avait appelé au calme.

« Qu’est-ce qui s’est passé avec tes collaborateurs ? avait-il d’abord demandé.

– Inutile d’en parler », avait répondu le Maître, en fuyant son regard.

Son air à la fois penaud et furieux était amusant à observer pour les trois autres prisonniers.

« L’important est qu’il faut sortir de là, maintenant. Une fois que nous aurons passé cette porte, cela ne devrait poser aucun problème. Je sais comment faire.

– Et tu sais aussi comment arrêter ce carnage que tu as déclenché sur la Terre ?

– Oh ça ? C’est le cadet de mes soucis.

– Nous ne vous laisserons pas partir tant qu’il y aura encore une seule de ces créatures patatoïdes sur la surface du Globe. Et vous aurez à répondre de crimes contre l’Humanité, une fois que tout ça sera réglé », avait grommelé le Brigadier, menaçant.

***

Les deux Seigneurs du Temps tentent d’ouvrir la porte, à l’aide du tournevis, de la pince à épiler et de deux épingles à cheveux de Liz. La scientifique et le Brigadier restent devant l’écran qui ne diffuse plus que des vues de la Terre déserte. C’est pire encore que la vision des massacres d’il y a quelques heures. La rotation des images, toujours la même, est assez rapide. Certaines caméras semblent être tombées ou s’être éteintes, car parfois, pendant quelques secondes, on ne voit plus que du gris ou l’image prend un angle bizarre.

« Docteur ! »

Liz n’est pas sûre de ne pas avoir rêvé ce qu’elle vient de voir – le visage en gros plan d’un des envahisseurs, les yeux ternes, l’expression apathique – car on est déjà passé à une autre caméra.

« Mmh ? répond le Docteur, concentré sur sa tâche.

– Non, ce n’est rien, excusez-moi. »

Quelques minutes plus tard, il y a plusieurs déclics à la serrure et la porte s’ouvre. Le Docteur met un doigt sur sa bouche et pousse doucement le battant. Ils ont démonté un des fauteuils et les deux Seigneurs du Temps tiennent chacun à la main un des pieds du meuble.

« Leur point faible, avait dit le Maître, c’est le pertuis qu’ils ont à la nuque et qui sert à les nourrir. Un bon coup dessus suffit à les assommer pour plusieurs heures. Vous tirez à l’intérieur et vous les tuez. »

Mais le couloir est désert. Sont-ils si sûrs d’eux qu’ils ne surveillent même pas la cellule où ils ont enfermé les seules personnes capables de leur faire échec ?

***

Pas âme qui vive partout dans la base. Les vainqueurs ne se sont pas donné la peine d’enlever les cadavres des soldats et on entend le Brigadier murmurer un nom chaque fois qu’il rencontre un corps. Son regard devient de plus en plus dur.

Ils atteignent enfin le rez-de-chaussée après avoir remonté sur trois étages de sous-sol. Un des guerriers étrangers bloque le passage vers l’extérieur. Ou plutôt son cadavre empêche la porte de s’ouvrir. Ils ne sont déjà pas plaisants à regarder au naturel, mais celui-ci a le visage creusé de cratères sanguinolents et une bave brune coule de sa bouche grande ouverte.

« Liz, n’y touchez pas ! » s’écrie le Docteur, alors la scientifique se penche sur lui avec curiosité.

Ils repoussent le corps pour sortir. À cet étage, c’est un spectacle ahurissant qui les attend. Mêlé aux corps des soldats d’UNIT, les cadavres de ces combattants de l’espace encombrent les locaux. Tous ont le même aspect que le premier, la chair forée par quelque chose. Un microbe, un parasite ? Ils ne savent pas encore quoi, mais cela se révèle d’une redoutable efficacité contre les envahisseurs.

« Je vais faire des prélèvements, dit Liz en se dirigeant vers son laboratoire.

– Et moi, je vais prendre des précautions », grogne le Brigadier en attrapant fermement le Maître par le bras.

Il l’entraîne vers son bureau, malgré ses protestations.

« Je vous ai permis de sortir de la cellule. Sans mon aide et mon tournevis, vous n’y seriez pas parvenu. Lâchez-moi ! Docteur ! »

Mais le Docteur, non seulement ne lui vient pas en aide, mais au contraire, donne un coup de main au Brigadier pour l’attacher par une paire de menottes à un lourd bureau métallique.

***

Les survivants sortent peu à peu de leurs cachettes. Ils avancent dans les rues et les bâtiments, étonnés d’être encore là, étonnés que leurs redoutables ennemis aient été vaincus si rapidement par une force inconnue. Tous les guerriers qui ne sont pas morts se sont enfuis dans leurs vaisseaux ronds comme des balles. Il reste encore une partie de ces engins au sol et ils explosent les uns après les autres, faisant encore des dégâts, tuant encore les imprudents trop curieux qui s’en sont approchés.

Munie de ses prélèvements, Liz a contacté Doris. Les analyses seront plus efficaces dans son laboratoire de biologie. Les deux scientifiques, masquées et gantées, sont penchées chacune sur l’oculaire d’un microscope où elles viennent de déposer les échantillons. Doris pousse soudainement une exclamation :

« C’est le mien ! Je n’arrive pas à le croire. C’est le mien !

– Le tien quoi ? s’étonne Liz.

– Mon parasite ! Le parasite de la pomme de terre que j’ai inventé pour pouvoir créer son combattant. Il est impossible que je le confonde avec un autre, cela fait cinq ans que je travaille dessus. »

Liz la regarde, abasourdie.

« Bien sûr, murmure Doris. La boîte que j’ai fait tomber dans le couloir. Le complexe était plein de ces créatures, elles ont dû marcher dedans et répandre cette peste entre elles. Le plus surprenant, c’est la rapidité de propagation de cette maladie. C’est parti d’ici et en moins de deux jours, ils étaient tous morts ou en fuite.

– Et ceux qui sont repartis vers les étoiles vont aller contaminer les autres, ajoute Liz. Il y a des chances pour que ton parasite aide à éradiquer cette menace, définitivement. »

Les deux amies éclatent de rire en s’embrassant et en se donnant des tapes dans le dos.

« Doris Faure, tu mérites une médaille, tu as combattu toute seule les patates mortelles de l’espace. »

***

« Vous ne l’aviez pas fouillé ? »

Le Brigadier et le Docteur contemplent la paire de menottes qui est toujours accrochée au gros bureau métallique. On ne l’a pas ouverte avec une clé, on l’a démontée. Et, bien entendu, elle ne retient plus personne.

« Il était attaché par les deux mains, il ne pouvait pas faire quoi que ce soit, rétorque le Brigadier. Et je lui avais confisqué son micro-tournevis.

– Heu, à vrai dire, balbutie le Docteur en rougissant, il n’était plus attaché par les deux mains. Je lui avais donné un peu de confort pour lui permettre de boire un thé. »

Le Brigadier lève les bras et les yeux au ciel, en un geste exprimant à la fois l’exaspération et la résignation.

« Je suppose qu’on peut dire que nous sommes tous les deux responsables, grommelle-t-il en hochant la tête. Vous a-t-il fait savoir sur quelle planète il est allé pêcher ses collaborateurs cette fois ? ajoute-t-il, pour changer de conversation.

– Oui, je lui ai demandé. Sontar, paraît-il. Je ne connais pas, l’Univers est si vaste et j’ai si peu voyagé, soupire-t-il.

– En tout cas, une chose dont nous pouvons avoir la certitude, affirme le Brigadier. Nous ne reverrons plus jamais ces Sontariens ici, sur Terre. »

Fanart

L’arme la plus puissante contre un Sontarien : l’épluche patate

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À bientôt pour un nouveau sujet d’Artisons…

 

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Artisons #39 : « Sontarans »

Les signes dans le ciel me disent que nous avons eu de bonnes participations à l’Artisons « Zodiaque ». En voici donc le résultat. Pour la semaine prochaine, nous attendons de pied ferme les Sontariens, un des ennemis récurrents du Docteur.

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Florent Fayolle (Texte)

« Hue, Chrysomallos ! Plus vite !

– Eh oh ! Je fais ce que je peux moi ! »

Obéissant à l’ordre de Zeus lui commandant de voler au secours de Phrixos et Hellé, menacés par leur belle-mère Ino (puisqu’il est de notoriété publique que les belles-mères recherchent la perte de leurs beaux-enfants), le bélier volant Chrysomallos bougonne. Le frère et la sœur, agrippés à son pelage doré, pèsent leur poids. De plus, le vent de face soufflant sur la Mer Noire ne cesse de lui envoyer des giclées d’eau salée sur le museau. En effet, ces messieurs-dames souffrant du vertige, il est contraint de voler à quelques centimètres au-dessus de l’eau. Il s’ébroue pour dégager les mèches trempées lui retombant sur les yeux lorsqu’un obstacle imprévu se dresse devant lui. Qu’est-ce donc que cette cabine bleue sortie de nulle part, semblant flotter à la surface ? Lancé à pleine vitesse, Chrysomallos tente d’éviter la collision. En vain. Le choc est terrible ! Le bélier se retrouve propulsé dans les airs, Phrixos fermement cramponné à sa laine, tandis qu’Hellé tombe à l’eau. Il apparaît très clairement que la jeune fille ne sait pas nager lorsqu’elle sombre corps et bien.

À ce moment, la porte de l’étrange cabine s’ouvre. Un vieil homme aux longs cheveux blancs risque un regard au dehors.

« Tu te trompes, mon enfant, il n’y a rien à l’extérieur.

– Je vous assure grand-père, il m’a bien semblé ressentir un choc. »

***

Jamie et Victoria sont les premiers à sortir du TARDIS. Cette fois-ci, aucun doute, ils sont bien sur Terre.

« En Sicile – précise le Docteur – au VIème Siècle avant J.C. »

Tout de suite, l’attention des trois compagnons est attirée par d’horribles cris. Homme, bête ou envahisseur extra-terrestre ? Il semble bien difficile de le dire. Une foule compacte se masse autour de l’origine des hurlements. Jouant des coudes, ils se frayent un chemin jusqu’au premier rang pour découvrir un immense taureau de métal, posé au-dessus d’un brasier le chauffant à blanc. C’est de cette statue que proviennent ces plaintes déchirantes.

« Qu’est-ce que c’est, Docteur ? Comment ce truc en fer peut-il mugir ? »

Le visage du Docteur s’est soudain assombrit. Il lutte visiblement pour contenir ses larmes.

« Le taureau est creux, Jamie. Ce que nous entendons, ce sont les hurlements d’un supplicié… »

***

Les deux jeunes hommes avancent à pas prudents dans l’antique forteresse. Le maître des lieux s’est certes absenté pour une virée aux Enfers, il n’empêche que l’endroit fourmille sans nul doute de gardes. Il ne sera pas facile de libérer leur sœur, la belle Hélène, enlevée par le légendaire Thésée.

« Passe devant, Pollux. Je couvrirai nos arrières.

– Et pourquoi serait-ce à moi de m’exposer le premier aux dangers, Castor ?

– Parce que tu es immortel, pardi ! Moi je n’ai pas la chance d’être fils de Zeus ! »

Pollux allait répliquer lorsque les bruits d’une cavalcade dans les couloirs se firent entendre. Les demi-jumeaux* tirent leur glaives, guettant l’arrivée des soldats. Soudain jaillit devant eux un homme tout de noir vêtu, aux sourcils épais et au bouc poivre et sel, courant éperdument et les bousculant au passage, sans même un « pardon ». Castor et Pollux se regardent, interloqués, lorsqu’un second personnage fait son apparition. Coursant visiblement le précédent, ce nouveau venu, à la tignasse blanche, porte une veste rouge et une cape flottant derrière lui. Après avoir à son tour bousculé les deux frères, il se retourne pour les saluer en un semblant de révérence avant de poursuivre sa course. Une jeune femme blonde fait alors son apparition, leur adresse un sourire timide avant de partir à la suite des deux hommes.

« Docteur, attendez-moi ! »

* Demi-jumeaux ? Qu’est-ce que c’est que ça ? C’est bien simple : Zeus, qui est un chaud lapin, s’enticha un jour de Léda, la femme de Tyndare, roi de Sparte. Afin de la séduire, le roi des Dieux, qui malgré sa position sociale semble manquer de confiance en lui, décide de se métamorphoser en cygne (nous noterons que Zeus séduit beaucoup en se métamorphosant). Après avoir fricoté avec le divin volatile, Léda pond deux œufs, l’un engendré par Zeus, le second par Tyndare. Du premier naquirent Pollux et Hélène, du second Castor et Clytemnestre.

***

Cela fait plusieurs jours que le Docteur bricole sans discontinuer, penché sur une table de travail installée dans un coin de la salle de commande du TARDIS.

« Allez-vous enfin m’expliquer ? » s’impatiente Sarah Jane.

Le Docteur lève un instant la tête de son fouillis électrique. Il porte d’énormes lunettes, dont la journaliste ne saisit pas bien l’utilité, lui donnant l’aspect d’un insecte. Pour toute réponse, le Docteur se contente de tendre la main en réclamant un Jelly Baby orange. Sarah s’exécute en soupirant, tandis que le Docteur met la touche finale à sa création.

« Et voilà ! Qu’en dites-vous ? Il est beau, non ? »

Le Seigneur du Temps brandit triomphalement un petit robot ressemblant à un crabe. Avec ça, affirme-t-il, il pourra s’adonner à l’observation animalière.

« Une créature extrêmement rare habite ici, en Argolide. Grâce à mon ingénieuse invention, nous allons pouvoir l’observer à loisir, sans que notre présence ne vienne la perturber. »

Face à un écran retransmettant en temps réel la « vision » du crabe-robot, le Docteur, une manette à la main, dirige les pas de sa création. Bientôt, une créature reptilienne apparaît sur l’écran. Un immense monstre serpentaire doté de multiples têtes.

« N’avez-vous jamais vu plus merveilleuse création de la Nature, Sarah Jane ? Il est même possible qu’elle soit la dernière de son espèce. Nous avons une chance inouïe !

– Dites, Docteur… J’ai l’impression que quelqu’un ne partage pas votre fascination pour cette merveilleuse création de la Nature… »

En effet, un homme à la musculature herculéenne, armé d’un large glaive, combat rageusement le serpent polycéphale. Son combat semble voué à l’échec car, pour chaque tête tranchée, deux autres repoussent. Il n’empêche que le Docteur ne peut s’empêcher de prêter main-forte à la bête.

« Ne vous inquiétez pas, Sarah Jane, mon robot-crabe va détourner l’attention de cette brute en lui pinçant les guibolles. »

L’homme ne semble guère goûter la plaisanterie. Au premier coup de pince, il lance un regard noir au crabe. La dernière image transmise par l’écran est un talon s’écrasant rageusement sur le robot.

***

« Regardez, mes amis… N’avez-vous jamais vu plus merveilleuse création de la Nature ? »

Embusqués derrière des rochers, le Docteur, Adric, Nyssa et Tegan observent un lion énorme, paresseusement étendu à l’entrée de sa tanière, ses griffes acérées brillant à la lumière des étoiles. Nyssa tend soudain l’index.

« Docteur, regardez ! »

Un homme avance farouchement vers le lion et le visage du Docteur se décompose immédiatement.

« Oh non ! Encore lui !? »

L’homme, celui-là même qui bien des années plus tôt avait détruit son robot-crabe flambant neuf, se jette sur le fauve et, sous les mines consternées des quatre voyageurs, l’étouffe sans autre forme de procès !

***

Un pingouin gambade joyeusement sur le mont Olympe, tandis qu’un homme vêtu d’un incroyable manteau multicolore monologue face à une jeune fille le fixant de ses grands yeux perplexes.

« Mademoiselle Astrée, en tant que déesse de la Justice, vous serez bien d’accord avec moi : lors d’un procès, il est impensable que l’accusé et son accusateur soient une seule et même personne. Aussi, après avoir découvert que le Valeyard n’était autre que moi même, mais dans le futur, j’étais bel et bien dans mon bon droit en exigeant l’annulation de l’ensemble de la procédure judiciaire. D’autant plus que ce tricheur avait contrevenu à toutes les règles en falsifiant les images d’une aventure qui ne m’étais pas encore arrivée.

– Je ne vous suis pas très bien Docteur… Souffririez-vous d’une forme de dédoublement de personnalité ?

– Mais pas du tout… Frobisher, peux-tu lui expliquer ? »

Astrée s’éloigne lentement à reculons de son interlocuteur.

« Vous parlez à… un pingouin ? … Je crois que je ferai mieux d’y aller…

– Attendez, ne partez p… ! »

Mais il est trop tard, la jeune déesse, fille de Zeus et de Thémis, a déjà pris la poudre d’escampette. Frobisher remarque alors un objet à l’éclat métallique.

« Regardez, Docteur… On dirait qu’elle a oublié ceci. »

***

Les sourcils froncés, Ace pèse méticuleusement ses différentes fioles. Acide sulfurique, acide nitrique, glycérol… Les flacons et les poids se succèdent sur les plateaux cuivrés d’une antique balance. La moindre erreur pourrait avoir des conséquences fâcheuses. Pendant que la jeune femme se concentre sur ses dosages, le Docteur lui fait la conversation, sans remarquer les regards agacés de sa compagne d’aventures.

« T’ai-je déjà dit, Ace, comment je suis entrré en possession de cette balance ? C’était bien avant notrre rrencontrre, du temps de ma prrécédente incarrnation. J’étais en compagnie de la déesse Astrrée lorrsqu’elle prit soudainement la fuite. Je crrois qu’elle était un peu zinzin. Dans sa prrécipitation, elle a même oublié sa balance. Je l’ai rrécupérée – dans le but de la lui rrendrre, tu me connais – mais ne l’ai jamais rrevue. »

Le ciel s’obscurcit brusquement, se couvrant de nuages noirs, et la foudre s’abat à quelques mètres d’eux. Ace sursaute, manquant de renverser ses flacons et évitant de justesse une catastrophe. Une voix venue des cieux tonne:

« DOCTEUR, JE CROIS QUE VOUS AVEZ QUELQUE CHOSE APPARTENANT À MA FILLE !!!

– Ace… Je crois que nous ferions bien de retourner au TARDIS… et de laisser la balance ici. »

***

N’eût été l’urgence de la situation, Charley aurait éclaté de rire en voyant le Docteur coiffé de cet étrange casque, pourvu de deux verres globuleux en guise de visière et surmonté d’antennes, de paraboles tournoyantes et d’ampoules clignotantes. Un enchevêtrement de câbles relie le couvre-chef à une espèce de grosse télécommande bardée de cadrans, d’écrans et de jauges. L’ensemble de l’attirail émet un bip-bip-bip perpétuel hautement agaçant.

« Alors, c’est avec cette… chose que vous allez retrouver le monstre ?

– Tout à fait, encore que je n’aime pas le terme de monstre qui me paraît dégradant. Il s’agit d’un khãzstramirdiløpossilimagohodon pourpre à grande crête de la planète Varos. Nous allons le localiser et le ramener dans son monde avant que… »

Le Docteur est interrompu par un terrible grognement et une créature reptilienne aux écailles rouges jaillit de la forêt, déracinant un arbre sur son passage. Le moment est venu pour le Docteur de prononcer sa formule magique:

« Cours ! »

Les deux voyageurs prennent leurs jambes à leurs cous, poursuivis par le khãzstramirdiløpossilimagohodon pourpre à grande crête les dominant du haut de ses six mètres. Charley allait faire une remarque sur l’absence de plan de son compagnon lorsqu’apparaît devant eux un géant. Haut comme deux hommes, le nouveau venu bande son arc, dans lequel il a encoché une flèche de la taille d’une lance de cavalerie. Un claquement de corde plus tard et la créature s’effondre, le cerveau transpercé de part en part.

« Joli coup – félicite le Docteur -, quoiqu’un peu violent à mon goût. Vous savez, j’ai un jour rencontré Guillaume Tell et… »

Charley l’interrompt.

« Merci de votre intervention. Ce monstre – froncement de sourcils réprobateur du Docteur – allait nous dévorer. »

Le géant affiche un large sourire satisfait.

« Vous avez eu de la chance de tomber sur Orion, car je suis le plus grand chasseur que le monde ai porté et portera jamais. J’ai chassé et tué les animaux les plus gros, les plus terrifiants et les plus dangereux de la Colchide à l’Armorique et de la Dacie à la Cyrénaïque. Artémis elle-même ne peut en dire autant ! Ouille… »

Orion s’effondre soudain, manquant d’écraser Charley et le Docteur sous son poids, tandis qu’un petit scorpion s’éloigne en sifflotant, ni vu ni connu.

***

« Achille.

– Présent, M’sieur. »

Le centaure jette un regard sévère au jeune Myrmidon.

« On dit professeur.

– Pardon, M’sieur… euh… Professeur… »

Le professeur secoue la tête en soupirant et poursuit l’appel.

« Actéon.

– Présent.

– Aristée.

– Présent. »

Une quinzaine d’élèves, parmi lesquels pas mal de demi-dieux, suivent avec plus ou moins d’assiduité ses cours d’héroïsme. Car comme chacun sait, on ne devient pas un héros grec en claquant des doigts. Il y a Achille, la forte tête ; Héraclès, le bagarreur ; Ulysse, le premier de la classe…

Tout en gravant l’intitulé de la leçon du jour sur le tableau de marbre, le centaure débute son cours:

« Aujourd’hui, les enfants, nous étudierons les hydres et surtout, comment les combattre. Car il est bien peu commode de vaincre un adversaire capable de se…

– … régénérer. »

Le professeur se retourne, ses sabots martelant l’estrade. Comment n’avait-il pas remarqué cet homme, assis comme si de rien était au beau milieu des élèves, entre Jason et Patrocle ? Les cheveux brun coupés court, vêtu d’une veste en cuir, l’homme le regarde d’un air joyeux, souriant jusqu’aux oreilles (qu’il a fort grandes).

« Qui êtes vous ? Et de quel droit venez-vous perturber ma classe ?

– Je vois que vous n’avez pas été prévenu de mon arrivée – il sort de sa poche un porte-carte qu’il présente au centaure – Je suis l’inspecteur d’académie. Mais je vous en prie, poursuivez votre cours, professeur Chiron. »

Chiron éclate de rire.

« Du papier psychique ! Vous avez bien failli m’avoir, Docteur ! Ainsi vous vous êtes encore régénéré ? »

***

Le Docteur a tout juste le temps de claquer la porte du TARDIS, sur lequel s’écrase une pluie de projectiles.

« Pfff ! C’était moins une ! Martha, vous êtes-vous occupé de notre invité ?

– Il barbotte dans la piscine. Il lui faut un abri, où allez-vous le conduire ?

– Un endroit calme, avec beaucoup d’eau. C’est tout ce qu’il faut à un Sukhurmashu. Et je connais l’endroit parfait: la planète Terre ! »

Martha esquisse une grimace dubitative.

« La Terre ? Vous êtes sûr, Docteur ?

– Et pas n’importe quel endroit. L’île Bouvet, dans l’Atlantique Sud. L’île la plus isolée au monde, distante de 1600 km de la terre la plus proche. Allons-y ! »

Après que le Docteur a actionné une série de manettes et de boutons, la colonne centrale du poste de commende du TARDIS se met en branle, emportant le vaisseau dans le vortex spatio-temporel. Bientôt, le vaisseau se matérialise. Il est temps de libérer le Sukhurmashu, créature affectueuse mais quelque peu envahissante, mi-bouc mi-poisson. Sitôt les portes du vaisseau ouvertes, l’animal se précipite à l’extérieur, gambadant sur le sable doré avant de se jeter dans l’eau d’une rivière… sous les yeux effarés d’un adolescent monté sur un âne, qui ne tarde pas à fuir au galop. Le Docteur semble soucieux.

« Je ne comprends pas… L’île Bouvet est pourtant réputée être inhabitée et couverte de glaces… Bah, tant pis. »

Ses portes refermées, le TARDIS disparaît bruyamment des rives de l’Euphrate.

***

Comme bien souvent, le Docteur et les Pond sont en plein pique-nique. Il faut dire que le Docteur, dans sa onzième incarnation, est particulièrement friand de pique-niques.

« Les pique-niques, c’est cool. » se plait-il à rappeler à ses compagnons.

Cédant à la pression d’Amy et du Docteur, Rory a une fois de plus revêtu son costume de Romain (« Les Romains, c’est cool. » et « Les Romains, c’est sexy. » lui a-t-on rappelé). Alors que le Docteur s’acharne – sans succès – à dévisser le couvercle d’un bocal de terrine de campagne sous le sourire narquois d’Amy, Rory aperçoit une silhouette fugitive.

« Regardez, là ! »

Quittant des yeux la terrine de compagne, Le Docteur et Amy regardent dans la direction indiquée, sans rien remarquer.

« Il y avait quelqu’un, je vous assure ! Un adolescent qui nous épiait. Il a disparu derrière les oliviers. Il portait une espèce de grande cruche et… et il a disparu. »

Amy s’apprête à faire une remarque spirituelle lorsqu’ils entendent des appels.

« Ganymèèèèèède ? Youhooouuu ! Où te caches-tu Ganymède ? »

Un vieillard à barbe blanche et au physique athlétique en dépit de son âge apparaît. Il semble prendre un plaisir goguenard à cette partie de cache-cache et s’approche des trois voyageurs.

« N’auriez-vous pas vu Ganymède, mon am… mon échanson ? Vous ne pouvez pas vous tromper: un jeune garçon brun terriblement sexy portant une grande amphore d’hydromel. Non ? »

Rory ouvre la bouche et Amy le fait taire d’un coup de coude fort peu discret. Le barbu se tourne vers lui.

« Peut-être voudriez-vous vous joindre à nos jeux, beau militaire…

– Non ! » réponds à sa place Amy, d’un ton qui n’admet nulle objection.

Finalement peu déçu, le vieil homme prend congé des trois compagnons et reprend sa recherche.

« Ganymèèèèdre ? Montre-toi ou je me transforme en aigle ! »

***

Assis sur un pliant face aux portes grandes ouvertes du TARDIS, le Docteur, coiffé d’un bob et chaussé de bottes en caoutchouc, pêche à la ligne. Cela fait bien deux heures maintenant qu’il est immobile, contemplant son bouchon flottant sur les flots azur de la Méditerranée, sans avoir fait la moindre prise. Clara à beau s’occuper en faisant des soufflés (ratés), elle commence à trouver le temps long. D’où vient cette brusque lubie pour la pêche ? Et combien de temps cela va-t-il durer ? Bien décidée à faire part de son impatience au Seigneur du Temps, elle se tourne vers le Docteur juste à temps pour le voir tomber à l’eau, littéralement arraché de son siège par une violente traction sur sa ligne. Elle se précipite sur le seuil du TARDIS mais ne peut que contempler, impuissante, le bob flotter sur l’eau.

Gonflant les joues, le Docteur tâche de retenir sa respiration, cramponné à sa canne-à-pêche qu’un thon de belle taille entraîne vers les profondeurs. Alors que le Docteur est sur le point de suffoquer, un second poisson fait son apparition et rejoint le premier. Tous deux semblent l’observer. La vue de Docteur se fait floue. Est-ce une hallucination ? Les formes des deux poissons changent pour devenir un jeune couple parfaitement nu (si l’on fait abstraction du carquois porté par l’homme). La femme nage jusqu’à lui et, à la grande horreur du gallifreyen, lui prodigue une ventilation artificielle – plus communément appelée bouche-à-bouche – lui donnant quelques secondes de répit, tandis que l’homme le prend fermement sous les aisselles et le hisse jusqu’à la surface. Crachant encore des giclées d’eau salée, le Docteur parvient à nager vaille-que-vaille jusqu’au TARDIS, à l’intérieur duquel une Clara paniquée le hisse. C’est toute une histoire pour convaincre le pauvre Docteur d’au moins tomber la chemise pour s’envelopper dans une serviette.

« Allez-vous me dire ce qui vous est arrivé, Docteur ?

– Je crois… Je crois bien que j’ai pêché Aphrodite… À moins que ce ne soit Eros… »

Sous l’eau, homme et femme se métamorphosent à nouveau pour retrouver leur forme d’origine : humanoïdes orange couverts de ventouses.

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Laureline (Texte et Photomontage)

Texte :

Après un atterrissage difficile, le Docteur s’était retrouvé dans un lieu étrange fait de couloirs uniquement, et rien pour les distinguer. Quelqu’un l’avais assommé par derrière, mais impossible de se souvenir qui. Il s’était retrouvé sur le sol dur et froid, heureusement libre de ses mouvements, mais incapable de retrouver son chemin.

Une voix sortie de nulle part :

« Mon cher Docteur, je voudrais savoir pourquoi tu me bât à chaque fois, alors que j’étais meilleur que toi à l’académie. Un plan adapté des expériences de la Rani a donc concocté un test d’intelligence pour toi. Tu es dans un labyrinthe, tu dois en sortir avant que ce rat que j’y ai mis n’en sorte. Par soucis d’égalité, j’ai agrandi le rat. Il y a aussi d’autres pièges.

– Encore le Maître, se dit le Docteur. Je ne débarrasserai jamais de ce pot de colle. Bon, cherchons la sortie. »

Pendant une heure, le Docteur marcha au hasard, évitant des pièges grossiers tels que des fils tendus pour le faire tomber dans des trous. La décoration était grossière : des squelettes d’animaux anormaux – sans doute des résultats d’expériences ratées. L’ambiance sonore n’était guère mieux, il entendait des grognements et des rugissements d’animaux qui lui étaient inconnus.

Lorsqu’il tomba une autre fois sur un squelette qu’il reconnu avoir déjà vu, il décida de changer de stratégie. S’il ne pouvait pas mourir de faim ou de soif aussi vite que les Humains, ce n’était pas une raison pour gaspiller son énergie. Il décida de méditer pour réfléchir à une solution, en espérant qu’un monstre rugissant du labyrinthe ne viendrait pas le déranger. Ce fut chose vaine : un minotaure passa devant lui, mais, comme le Docteur méditait et restait immobile, le minotaure ne l’avait pas vu.

« Pauvre bête, se dit il. Il faudrait que je le sorte de ce bourbier pour le ramener sur sa planète. »

Il avait trouvé une méthode pour sortir de là avant de se régénérer : découdre sa chère écharpe comme un fil d’Ariane. C’était un crève cœur pour lui. Il attacha un bout de son écharpe à un mur, et recommença sa recherche. Il croisa une bête à l’apparence féroce mais heureusement docile – il avait déjà hypnotisé une de ses congénères sur la planète Peladon. Il s’inquiéta de ne pas encore avoir croisé le rat géant du Maître. Était-ce une blague ? Ou était-il déjà sorti ? L’idée de se faire ridiculiser par un animal lui était douloureuse. Non, décidément, le Maître lui aurait dit.

Il croisa à plusieurs reprises son fil d’Ariane, lui permettant d’éviter de reprendre le même chemin, il évita aussi des pièges sophistiqués tels des rayons paralysants ou des rayons transformeurs en pierre, aussi bien que des pièges grossiers, comme des filets tombant du plafond. Quel était donc la taille de ce labyrinthe ?

Il trouva la sortie de manière soudaine. C’était une porte à peine visible d’à peine 1m50 de haut. Le Docteur fut surpris de la personne qu’il vit : la Rani. Celle-ci se faisait maintenant passer pour la Maître pour faire ses expériences sur lui. Il devrait se méfier à l’avenir. La Rani était dans un siège confortable… endormie. Sans doute, le Docteur avait-il passé beaucoup de temps pour trouver la sortie. Il passa discrètement devant elle et aperçu des TARDIS dans une salle derrière, à coté de celui de sa consœur Seigneur du Temps. Il entra dans celui de son ennemi, y enleva une pièce principale, le contrôleur de destination, ainsi la Rani ne pourrait plus lui poser de pareils pièges. Il reprit son TARDIS, qui, à son grand étonnement, se dématérialisa en silence.

NOTES de l’auteur : Le minotaure est un monstre légendaire de l’antiquité à l’apparence de taureau.

Le taureau et le rat sont mes deux signes du zodiaque (occidental et chinois).

Idées sortie de : Castrovalva, The Monster of Peladon, The Horns of Nimon.

Photomontage :

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Umanimo (Texte et Fanarts)

Texte :

Zoodiaque

« Mon cher Kl’’ï^d#, votre zoo est absolument étonnant. »

Kl’’ï^d# se rengorge et agite négligemment ses écailles de nuque.

« J’avoue être plutôt content de moi, gouverneur Wr`û~g%. Cela m’a demandé des années d’étude, et encore plus longtemps de recherche, mais le résultat est là. Que penseriez-vous d’une deuxième visite ?

– Oh volontiers, volontiers, Kl’’ï^d#. Certains spécimens ont particulièrement attirés mon attention. »

Il enroule son troisième tentacule antérieur autour du pédoncule de son œil unique. Ce qui est un signe évident de ravissement. Kl’’ï^d# sent la place de Grand Superviseur des Espèces Étrangères, qu’il vise depuis un moment, se concrétiser.

Il glisse son appendice ventral dans la serrure compliquée du jardin, et l’ouvre à nouveau. Divers bruissements et des odeurs étrangères frappent leurs récepteurs sensoriels.

L’établissement est divisé en autant de cases qu’il y a d’espèces, et chacune offre à son occupant le milieu idéal pour lui permettre de prospérer.

Kl’’ï^d# et Wr`û~g% s’arrêtent tout d’abord près d’un globe au trois quart rempli d’eau. Deux créatures s’y ébattent. Elles ont une forme allongée, des écailles couvrent leur corps, leurs membres sont prolongés par des voiles qui leur servent à se déplacer dans ce milieu liquide.

« Pouvez-vous me répéter les noms et les caractéristiques de ces êtres ? demande Wr`û~g%.

– Bien entendu, gouverneur. Ceux-ci s’appellent des « Poissons ». Comme vous pouvez le constater, ils ont besoin… »

Ils poursuivent leur excursion, Kl’’ï^d# présentant chacun de ses protégés avec forces détails, religieusement écoutés par Wr`û~g%.

C’est ainsi qu’ils passent près d’un enclos contenant un individu se déplaçant sur quatre membres et dont la tête s’orne de deux protubérances enroulées en spirale. Kl’’ï^d# le qualifie de « Bélier ».

Le suivant est également un quadrupède cornu, mais plus gros et semblant plus agressif. Il fait entendre un long cri et fonce sur les visiteurs. Heureusement, sa cage est suffisamment solide pour éviter tout incident. Cependant, Wr`û~g% ne peut s’empêcher de ressentir un délicieux frisson de crainte.

Ils passent rapidement près d’un autre local contenant de l’eau et dans lequel s’ébat un être caparaçonné d’une coque dure, se déplaçant sur dix pattes crépitant sur la roche.

« Un Crabe ou Cancer, précise Kl’’ï^d#.

– Ah, s’exclame Wr`û~g% en désignant l’enclos suivant. C’est surtout celui-ci que je souhaitais revoir. Savez-vous, mon cher Kl’’ï^d#, que je ne suis pas loin de penser que cette créature possède une sorte de conscience ? Primitive, certes, fort primitive, mais ses balbutiements pourraient avoir du sens, si on prend la peine de les écouter attentivement. »

Kl’’ï^d# plisse avec finesse son cornet émetteur.

« Mon cher gouverneur, figurez-vous que cette idée m’a également traversé l’esprit. Cet individu imite à la perfection nos comportements, mais ce n’est que du mimétisme sans signification. J’ai fait analyser ces sons, et je puis vous assurer qu’ils n’ont aucun sens. »

L’occupant de l’enceinte secoue les barreaux de son abri et hurle :

« Libérez-moi, bande de poulpes grotesques. Je suis le Maître, vous m’entendez ! Pas une de vos bestioles ridicules enfermées dans cette ménagerie. »

Sous l’effet du stress, il perd la maîtrise de son apparence et ses yeux virent au jaune, tandis que ses canines prennent la forme de crocs. Il voit même avec effroi ses mains se couvrir d’une fourrure fauve et ses ongles s’étirer en longues griffes. Il pousse un hululement de désespoir.

Les deux Xk*ël& reculent de quelques pas.

« C’est très certainement votre spécimen le plus impressionnant, murmure Wr`û~g%. Cette transformation a sûrement un caractère défensif dans son milieu naturel. Elle est tout ce qu’il y a de plus déroutante. De quoi effrayer ses prédateurs.

– Sans doute, souffle Kl’’ï^d#. On s’y laisserait prendre, n’est-ce pas ? Pour un peu, on pourrait le croire dangereux. Continuons la visite, si vous voulez bien. »

Ils s’éloignent rapidement en ondulant des pseudopodes, chacun étant peu désireux de montrer à l’autre qu’il n’a pas envie de rester plus longtemps dans le voisinage de ce monstre.

Fanarts :

 

Poissons-Sea-Devils

Gemeaux-Mark-Rani

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Le règlement reste le même. Vous avez jusqu’au Mardi 10 mars à 20h00 (pour la France. Au Québec, prenez en compte le décalage horaire.) À envoyer à : umanimo@live.fr

Au nom du très glorieux « Sontaran » Empire, le thème de la semaine prochaine est les « Sontariens » !

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Artisons #38 : « Zodiaque »

Explications pour le thème de cette semaine : le premier volume des Short Trips de Virgin s’intitule Zodiac. Comme son nom l’indique, il a pour thème les signes du Zodiaque (occidental). J’avais trouvé en les lisant que cela avait été assez mal exploité par les auteurs, de manière générale. J’ai donc voulu savoir ce que les talentueux participants de notre groupe Doctor Who Classics pouvaient faire avec ce thème. Vous n’êtes pas obligés de vous limiter aux signes occidentaux. Et vous pouvez même déborder sur l’Astrologie en général.

Voici, ci-dessous, le résultat de l’Artisons « Invasion ».

(Cliquez sur les images pour les afficher en plus grand)

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Florent Fayolle (Texte et Fanart)

Texte :

L’invasion de la planète Oxo n’avait été, pour ainsi dire, qu’une formalité. Les autochtones, quoique possédant une technologie avancée, étaient stupidement pacifiques et ne disposaient que d’un armement ridicule face à la puissance militaire de l’Empire. Le major Airella Stedzen, qui avait secondé l’invasion, marchait à présent à la gauche de son chef à travers la rue principale de la capitale oxoïte, vers l’imposant bâtiment faisant office de siège de gouvernement, pour prendre acte de la capitulation de la planète. Elle risquait de temps à autres un regard plein de crainte et d’admiration vers son supérieur. Son armure noire, impeccablement lustrée, brillait sous les rayons du soleil. Sa cape, également noire, voletait élégamment derrière lui. Il n’y avait pas à dire, le seigneur Vador avait vraiment une classe folle ! Numéro trois de l’Empire Galactique, il était craint par tout l’univers connu, à l’exception de l’empereur Palpatine lui-même et de son bras droit, le grand moff Wilhuff Tarkin.

Malgré une victoire facile, le seigneur Vador était de mauvaise humeur. Le peuple vaincu, avec sa détestable habitude de se vêtir de couleurs criardes, et son langage comparable à une glougloutement idiot, était hautement ridicule et il craignait que ce grotesque ne déteigne sur sa gloire. Il bouillait intérieurement en voyant ces crétins d’Oxoïtes terrés de part et d’autre de la rue, regardant avec terreur la file de soldats avancer à travers la ville. Le contingent impérial n’était plus qu’à quelques mètres du palais lorsqu’un étrange sifflement se fit entendre en même temps que se matérialisait au milieu de la rue une sorte de cabine bleue surmontée d’une lanterne clignotante. Dark Vador s’immobilisa brusquement, immité par ses soldats cuirassés de blanc (ce qui ne se fit pas sans quelques bousculades à l’arrière de la cohorte, mais leur chef ne sembla pas s’en apercevoir).

« Qu’est-ce que c’est que ce truc ? » ne put s’empêcher de murmurer Airella.

La porte de la cabine s’ouvrit en grinçant et, si le seigneur Vador n’eut pas porté un masque, l’on aurait pu voir ses yeux s’écarquiller de stupéfaction en une expression des plus comiques. L’homme sortant de la cabine était âgé, portait une redingote brune et une écharpe bleue, et arborait une fine moustache blanche.

« Grand moff Tarkin ? Vous aussi ? »

Dark Vador regretta immédiatement de ne pas avoir su mieux contenir sa surprise. Se ressaisissant, il s’agenouilla maladroitement devant le nouvel arrivant, comme le protocole impérial l’exigeait, immédiatement imité par l’ensemble de ces hommes. Mais sa stupéfaction redoubla lorsqu’il vit apparaître une fillette brune aux côté de l’ancêtre, le fixant de ses grands yeux innocents.

« C’est qui le Monsieur ? Tu le connais, Grand-père ? »

Le Docteur adressa un clin d’œil complice à l’enfant. Son incroyable intelligence lui avait permis d’embrasser la scène d’un seul regard. La population effrayée, les soldats, celui-qui semblait faire office de chef un genou à terre devant lui. Il fallait tenter le tout pour le tout.

« Relevez-vous… euh… soldat ! »

Vador obéit, frémissant de frustration face à un tel dénigrement de son titre.

« Vous allez laisser ces gens tranquilles et quitter immédiatement cet endroit ! Allez, ouste ! »

Tremblant de rage et serrant les poings, Dark Vador tourna les talons tandis qu’Airella Stedzen adressait un sourire radieux au pseudo-Tarkin.

« Vous avez bien fait de vous laisser pousser la moustache, Grand Moff… Cela vous rajeunit. »

Elle emboîta le pas à son général, rougissant de son audace et se disant que cette étrange boîte bleue était finalement bien plus classe qu’un croiseur impérial.

***

Note: Faut-il rappeler que Peter Cushing, qui interprète le Docteur dans les films « Dr. Who et les Daleks » (1965) et « Les Daleks envahissent la Terre » (1966) est également à l’affiche du premier volet de la saga Star Wars (1977) dans le rôle du Grand Moff Tarkin ?

Fanart :

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Kathwho (Fanart)

Invasion de l’espace personnel

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Laureline (Photomontages)

Alien Invasion new header large

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Umanimo (Drabble et Bande Dessinée)

Drabble (700 mots) :

Bureau d’enregistrement des Invasions

« Suivant ! »

Ce qui ressemble à une machine pourvue de trois appendices, roule – ou flotte, difficile de le dire – vers la préposée.

« Nom ? marmonne l’employée d’un ton las.

– DA – LEK !

– Hum… Race ?

– DA – LEK !

– Vous avez le même nom que votre race ?

– EX – ACT !

– Bon, moi je dis ça, hein, ça m’est égal, vous savez. Motif de l’invasion ?

– Transformer la Terre en vaisseau spatial en creusant jusqu’à son centre.

– Ah ? Plutôt original. Félicitation.

– MER – CI ! EXTERMINER ?

– Pas aujourd’hui. J’ai trop de travail. Suivant ! »

Un homme, apparemment vêtu d’un scaphandre spatial, prend la place de Dalek.

« Nom ?

– Cyberman.

– Race ?

– Cybermen.

– Vous aussi ? Décidément, il y a des gens qui ne connaissent pas le dictionnaire des prénoms. Motif de l’invasion ?

– Transformer les Humains en Cybermen. Nous . allons . vous . améliorer.

– D’accord. Veuillez attendre votre tour. La salle d’attente est à droite. Suivant ! Nom ?

– GROOOOAAARR !

– Pardon ? J’ai mal compris. Combien de « O » et de « A » ?

– GROOOOOOOOAAAAAAAAARRRRR !

– Bon, bon. Ne nous énervons pas. Ce ne sera pas de ma faute s’il y a des erreurs dans votre nom, hein ? Race ?

– GROAR !

– Ouais, d’accord. Pas de dictionnaire des prénoms pour ceux-là non plus. Motif de l’invasion ?

– GROOAAA ! ROAARGR !

– Je note : « GROOAAA ! ROAARGR ! » Dans la salle d’attent… heu non, veuillez attendre dans la cour, s’il vous plaît. Suivant ! »

Un homme d’apparence tout ce qu’il y a de plus ordinaire s’arrête devant le comptoir :

« Nom ?

– Androïde.

– Race ?

– Kraal.

– Motif de l’invasion ?

– Faire disparaître l’humanité pour que nos maîtres les Kraals profitent entièrement des ressources de la planète.

– Oui. Du classique, quoi. Salle d’attente. Suivant ! »

Deux créatures se bousculent pour arriver en premier à la banque. Finalement, l’une d’entre elles, dans son scaphandre au casque ovoïde, s’efface pour laisser passer l’autre, une sorte de miroitement crépitant :

« Après vous, mon cher Vardan, ouvrez la marche. »

Le questionnaire du Vardan se déroule selon la même procédure. À « Motif de l’invasion » il indique que son propos est de prendre possession de Gallifrey et de la puissance des Seigneurs du Temps.

« Hum, grommelle l’employée. Et ça se trouve où, ça ? En Irlande ?

– Non, dans la constellation de Kasterborous

– Alors, je suis désolée, mais vous vous trompez de planète. »

Le Vardan se tourne vers le Sontarien :

« Je vous avais bien dit qu’il fallait tourner à gauche après la galaxie du Moulinet.

– Pas du tout, vous avez dit tout droit en direction du Grand Nuage de Magellan, puis seulement alors à gauche…

– Vous les Sontariens croyez tout connaître… »

Les deux acolytes s’éloignent en continuant à se disputer. La femme au comptoir hausse les épaules et fait un geste de la main à la personne suivante. C’est un grand humanoïde vêtu de façon flamboyante, avec une tête osseuse, pourvue de dents impressionnante.

« Nom ? demande la préposée, nullement impressionnée.

– Je suis le Chef !

– Hum. Race ?

– Syyycoraxx !

– Motif de l’invasion ?

– Réduire la race humaine en esclavage.

– Assez classique là aussi, mais toujours à la mode.

– On ne vous demande pas votre avis, femelle ! »

L’employée lui lance un regard méprisant. Elle en a vu de plus féroces.

« Allez vous asseoir dans la salle d’attente comme les autres, bougonne-t-elle.

– Pas question ! Je veux être reçu tout de suite.

– Cher monsieur. Tous nos envahisseurs sont pressés. Ça se bouscule au portillon. J’ai des journées de dingues à enregistrer tout ça. Et encore, nous avons simplifié les formalités, parce que nous ne nous en sortions pas. Alors, vous allez être bien gentil et prendre la queue comme tout le monde. Avant vous, j’ai des Daleks, des Cybermen, des Dinosaures et des Androïdes. Et encore, vous avez de la chance, les Vardans et les Sontariens se sont trompés de planète. Veuillez vous asseoir et patienter, s’il vous plaît. »

Texte composé à partir des épisodes suivants : The Dalek Invasion of Earth, The Invasion, Invasion of the Dinosaurs, The Androïd Invasion, The Invasion of Time, The Christmas Invasion.

Bande Dessinée :

Leçon de méditation

Envahir

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Le règlement reste le même. Vous avez jusqu’au Mardi 17 février à 20h00 (pour la France. Au Québec, prenez en compte le décalage horaire.) À envoyer à : umanimo@live.fr

Pour la semaine prochaine, le thème est :

« Zodiaque »

Je vois beaucoup d’inspiration dans vos astres…

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Résultat de l’Artisons #35 « Illumination »

Que la lumière soit… et la lumière fut, pour un certain nombre d’entre nous. Bonne moisson encore cette semaine, mais surtout… chuuut… pour la semaine prochaine… ben… vous en saurez plus dans quelques jours. En attendant régalez-vous de ces Illuminations.

(Cliquez sur les images pour les afficher en plus grand)

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Kathwho (Drabble 300 mots)

Génie électrique

Le Docteur était sous la console du TARDIS depuis des heures. Couché sur une planche à roulettes de mécanicien et en camisole jadis d’une blancheur immaculé, son front était à présent ruisselant de sueur et d’huile. Josephine Grant avait récemment été assignée comme assistante auprès du Docteur par UNIT, mais elle ignorait en quoi elle pouvait lui être utile en ce moment. À part lui apporter périodiquement sa dose de thé et sandwichs, elle commença à trouver le temps long.

– Vous savez, je suis parfaitement qualifiée dans plusieurs domaines, je suis sûr que je pourrais vous aider à gagner du temps en vous aidant à bidouiller sur, enfin… peu importe ce que vous êtes en train de faire sur cette… eh machine.

Exaspéré le Docteur sortit sa tête de l’agglomération de circuits puit lui répondit d’un ton sec.

– Cette ‘’machine’’, ma chère Miss Grant, est ce qui m’est de plus précieux, elle est mon seul espoir de pouvoir quitter un jour cette planète primitive. Pour répondre à votre questionnement, à moins que vous n’ayez des compétences dans le domaine de la physique transdimentionnelélectroquantique, non, je ne crois pas que vous pouvez m’assister de manière pertinente.

Puis il roula brusquement sous la console, en se cognant la tête.

– Ahrr ! Finalement, non, vous allez vous rendre utile, faites-moi donc un peu de lumière !

Irritée par l’attitude condescendante du Docteur, Jo regarda les claviers de la console et appuya sur n’importe quoi qui l’inspirait pour accomplir sa tâche, dont un gros bouton jaune clignotant. Celui-ci fit un bruit de statique, et une décharge électrique courut le long des circuits jusqu’à créer une micro-explosion. Le Docteur poussa un cri et dans la panique, sa pauvre assistante ré-appuya à nouveau sur tout ce qui brillait.

– PARDON DOCTEUR !!

– ARRrrrrrrrrrrhh! Renverse la polarité, RENVERSE LA POLARITÉ !

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Laureline Duroman (Fanart – collaboratif avec Kathwho – Photomontage et Texte)

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laureline

L’Illumination
Dans un pays lointain, sur une planète lointaine, dans une société basée sur la religion du Carré Parfait, le Docteur venait de régler un problème grave dans une usine. De fatigue, il verrouilla une porte à l’aide de son tournevis sonique. Puis partit avec son TARDIS.
***
Le grand prêtre du Carré, chef de cette religion, le plus fidèle de tous, le vit faire. Son regard s’illumina.
***
Surpris par cette magie, il se rua en haut de la tour la plus haute et proclama : dorénavant, nous pratiquerons la religion du Docteur dans son TARDIS, il peut tout faire et accéder à tous nos désirs et besoins. Pour marquer notre appartenance a cette religion, nous porterons tous une longue écharpe.
***
Ainsi naquit la religion de l’Écharpe Géante.

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Umanimo (Fanart)

Eureka

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Pour la semaine prochaine, le thème est… un mystère à venir qui se dévoilera en son temps.

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Artisons #34 « Cycle »

♪ « Petit Papa Noël ! Il est descendu du ciel, apportant des Artisons par milliers* ! Il n’a pas oublié notre petit soulier. » ♫. Voici donc les contributions pour l’Artisons « Noël ». Et la semaine prochaine, c’est le « Cycle » de l’année, le « Cycle » de la vie qui recommence.

(Cliquez sur les images pour les afficher en plus grand)

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Adan Flyber (Fan-audio)

https://www.dropbox.com/s/g2p676x8w53m5un/Artison Noël Final.mp3?dl=0

(Vous devez enregistrer le fichier sur votre ordinateur ou votre propre Drop Box)

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Béa Leleu (Fanart)

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Florent Fayolle (Photomontage)

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Kathwho (Drabble 500 mots)

Réveillon dans le Tardis

Evelyn avait passé la journée à faire différents aller-retour dans le Tardis à la recherche des MEILLEURS ingrédients pour préparer leur festin. Le Docteur lui avait expliqué que dans la cantine, on pouvait recréer à peu près n’importe quel recette, terrienne ou d’ailleurs à l’aide de la distributrice de nutriments autoalimenté de la machine spatio-temporel. Qu’elle pouvait même reproduire les recettes des chefs-virtuoses les plus réputé de Maquialis Γ jusqu’à la fine cuisine française du 20ème siècle. Elle avait cependant refusé de l’utiliser ce qui lui fit gagner un regard dubitatif de la part du Docteur. Rien ne valait mieux qu’un repas entièrement préparer à la main. Traditionnelle. Heureusement pour elle, le Tardis recelait des salles en tout genre où elle pouvait prendre certains aliments directement de la serre et de la farine fraiche issu d’un moulin à eau, bien que l’amont et l’aval de la rivière impliquée soit inexistant. Une autre des bizarreries inexplicables du Tardis.

Tourtière, dinde, biscuits, saumon farcis aux tomates, fromages, saucisses, pomme de terre, crêpes, fruits frais, salades, vin, petits gâteaux, plum pudding et la liste était longue encore. La table de la cantine avait été ornée de gui, de chandelles et de guirlandes sur une nappe aux couleurs verte et rouge. Il y avait même un véritable sapin aux branches alourdis sous l’abondance de lumières, de boules et de filaments argentés décoratif. Des boîtes aux formes variables et aux emballages colorés étaient sous le ravissant conifère. La pièce sentait bon le pain chaud et la viande rôti.

Le Docteur entra dans la pièce, dont il n’avait pas vu l’évolution et haussa les sourcils. Il regarda sa compagne et lui fit un sourire triste en penchant la tête.

– Tu as conscience que nous ne sommes que… deux ?

Evelyn s’assit à la table, et sembla soudainement exténuée. Le Docteur poussa un soupir, puis changeant totalement d’attitude, il commença à déambuler dans la pièce et à commenter la décoration d’un air ravi.

– C’est magnifique ! Je n’avais jamais pensé a organisé un réveillon à bord du Tardis, on se croirait vraiment à une de ses fêtes familiales traditionnelle du …

Puis Evelyn se mit soudainement à pleurer. Ses mains s’agrippèrent à la nappe, défaisant la symétrie parfaite de la table aux joyeuses victuailles.

– Oh… Evelyn…

Le Docteur alla la rejoindre puis la pris dans ses bras. Celle-ci se mit à trembler comme une feuille.

– Je sais que tu as travaillé très fort pour nous faire un beau Noël, merci, sincèrement, je suis très heureux et content de le passer avec toi, j’ai mal réagi pardonne-moi.

Il sentit la main de son amie serrer fort les plis de son manteau aux différentes teintes et textures de bleu.

– Non ce n’est pas ça… J’aurais voulu vivre cela au moins une fois… Faisons comme… comme si… nous étions une vraie famille, voulez-vous?

Il la serra plus fort et posa un doux baiser sur son front ridé.

– Mais nous le sommes Evelyn, nous le sommes…

Je dédis mon drabblounet à tout les copinos qui le passent seul (ou que c’est tout comme, dû aux complexités de la vie) et a qui j’envois tout mon amour transpatial. N’oubliez pas que pour le Docteur, vous êtes tous importants, qui que vous soyez. 

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Laureline Duroman (Fanarts)

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Melencolya (Fanart)

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Pocky (Fanart)

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Umanimo (Texte – inspiré du dessin de Pocky – et Fanart)

Cadeau de Noël

« C’est Noël, ma chère, Noël !

– Nous n’avons pas ça sur Traken.

– Ni sur Alzarius, fort heureusement.

– C’est traditionnel sur Terre.

– Sommes-nous obligés de porter ces déguisements ridicules ? grogne Adric.

– Ce sont les Elfes qui accompagnent le Père Noël.

– Et le Père Noël, c’est…

– Le personnage que je représente, soupire le Docteur en passant les doigts dans sa fausse barbe. Tegan aurait adoré ça, ajoute-t-il.

– Hum… et c’est la seule qui n’est pas là.

– Elle a voulu fêter Noël dans sa famille. Alors, je me suis dit que nous pourrions le faire ici aussi, dans le TARDIS. N’est-ce pas amusant ? »

Les regards désespérés que se lancent les deux adolescents sont une réponse parfaitement claire, mais le Docteur choisit de ne pas le remarquer.

« Nous avons fini de décorer le sapin, s’exclame-t-il gaiement. Là, ce gros fauteuil sera parfait pour accueillir le Père Noël. Une assiette de gâteaux et un verre de lait. Je crois que tout est prêt.

– Et que devons-nous faire, maintenant ? bougonne Adric.

– Attendre les cadeaux ! Au lit ! Allez vous coucher. Demain matin, il y aura des cadeaux pour tout le monde sous le sapin. »

Nyssa et Adric hochent la tête d’un air perplexe, et gagnent leurs chambres, dans leurs vêtements d’Elfes.

« Si tu veux mon avis, murmure le jeune homme, je trouve que le Docteur en fait parfois un peu trop dans son amour pour cette planète ridicule.

– Allons, Adric. Laissons-le s’amuser. Ça ne fait de mal à personne. »

***

« Un traité de bio-électronique ? Le livre a l’air vieux, marmonne Nyssa.

– Signé du grand Louis-Claude Vincent lui-même, précise le Docteur, en se rengorgeant. Un recueil de toutes ses œuvres sur le sujet. Une magnifique rareté ! »

La Trakénite feuillette l’ouvrage et peu après, elle est plongée dans la lecture. Adric déplie son propre paquet, enrubanné de jaune.

« Qu’est-ce que c’est ? demande-t-il en sortant l’objet.

– Le plus vieil ordinateur. La machine à calculer de Blaise Pascal. Pas une copie, n’est-ce pas. L’original lui-même, dont le célèbre philosophe m’a fait cadeau. »

Adric fait une moue. Il trouve que cette vieillerie ne vaut pas les regards attendris que lui lance le Docteur.

« Vous n’ouvrez pas votre cadeau ? » questionne-t-il en montrant une grosse boîte carrée posée contre le mur du TARDIS, à côté du sapin illuminé. Une étiquette « pour le Docteur » est accrochée au ruban de couleur noire qui serre l’enveloppe de papier gris.

« Merci à vous deux, s’exclame le Docteur. Ce n’était pas nécessaire, mais ça me fait plaisir.

– Ce n’est pas moi, réplique Adric. C’est Nyssa. »

Celle-ci lève la tête de son livre.

« Ce n’est pas moi non plus. Quand aurais-je pu aller acheter quelque chose ? »

Les trois occupants du vaisseau spatio-temporel se regardent, surpris et un peu inquiets.

« Vous croyez que c’est le véritable Père Noël ?

– Allons, Adric, rit la Trakénite. Il n’existe pas. C’est une légende, n’est-ce pas, Docteur ?

– Oui, oui… » répond celui-ci distraitement.

Il tourne autour du paquet, dubitatif. Puis son visage s’éclaire d’un grand sourire.

« Le plus simple pour le savoir, c’est d’ouvrir, non ?

– Je ne sais pas, Docteur.

– Est-ce bien prudent, Docteur ?

– Ça fait bien quelques siècles qu’on ne m’a pas offert de cadeaux », marmonne le Seigneur du Temps en déchirant avec impatience le papier qui recouvre la grosse boîte.

C’est un simple carton brun, juste fermé par ses rabats pliés les uns dans les autres.

« Qu’est-ce que… » commence le Docteur. Il n’a pas le temps de terminer sa phrase. Le paquet semble exploser sous la poussée de son contenu. Le Maître en surgit comme un diable de sa boîte. Il pousse son confrère Seigneur du Temps dans le fauteuil qui se trouve juste derrière. Puis il s’installe sur ses genoux, tire sur la fausse barbe blanche et murmure en l’embrassant :

« Joyeux Noël, mon cher Docteur ! »

Nyssa et Adric abasourdis, assistent à la scène. Et bientôt à une autre, plus stupéfiante encore : le Docteur rougit, mais ne se dérobe pas au baiser.

« Allons ailleurs, chuchote Nyssa en saisissant le bras d’Adric.

– Mais… balbutie celui-ci, les yeux rivés sur ce spectacle. C’est le Maître ! Le Docteur… le Docteur est en danger. Il a besoin de nous.

– Pas aujourd’hui je pense, Adric. Pas aujourd’hui. »

Fanart

Creche-whovianne-reduite

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Le règlement reste le même. Vous avez jusqu’au Mardi 6 janvier à 20h00 (pour la France. Au Québec, prenez en compte le décalage horaire. Sorry!) À envoyer à : umanimo@live.fr

Pour la semaine prochaine, le thème est :

« Cycle »

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Artisons #30 « Dalek(s) »

Bonjour à tous ! Merci pour vos créations sur le sujet « Remplacement ». Voici le résultat : un texte et quelques fanarts.
« Oh, mon Dieu, que vois-je ? Qu’entends-je ? »

« exterminez ! Exterminez ! EXTERMINER ! »

Excusez-moi, mais je vous laisse… face à quelques Daleks. Voyons comment vous allez vous en sortir. Mouhahahaha !

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Florent F. (Fanart)

7 boules

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KathWho (Fanart)

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Umanimo (Texte + Fanart)

(Drabble 1000 mots)

Tu veux me remplacer ?

« Vous avez vu, Docteur, cette étrange petite annonce ? »

Jo Grant est plongée dans la lecture des quotidiens, pendant que le Seigneur du Temps bricole les pièces de son TARDIS en chantonnant une petite romance, comme à son habitude.

« Hmm ? grommelle-t-il distraitement. Qu’est-ce que c’est ?

– Je vous lis : « Super méchant cherche super gentil pour joutes amicales et mortelles ».

– Une plaisanterie, Jo. Ou quelqu’un qui a fait un pari. Ça ne peut pas être sérieux.

– C’est signé de façon très bizarre. Un étranger, probablement.

– Et quel est le nom de ce farceur ?

– « Pää… », « Päälli… », « Päällikkö ». C’est difficile à prononcer.

– Quoi ? »

Le Docteur bondit de sa chaise et vient se pencher sur l’épaule de Jo.

« C’est lui, Jo ! Päällikkö veut dire Maître en finnois. À quoi joue-t-il ? Je n’aime pas du tout ça.

– Cela vous est certainement destiné, Docteur. Une façon de vous attirer dans un piège.

– Hmm, oui. C’est possible. C’est très possible.

– Et qu’allez-vous faire ?

– Y répondre, bien entendu. Je veux savoir ce qu’il mijote.

– Mais Docteur, cela peut être dangereux. Laissez-moi vous accompagner…

– Non Jo, l’interrompt le Docteur. Si tu viens avec moi, il aura un moyen de pression. »

La jeune fille pousse un soupir.

« Oui, Docteur. Un ou deux de nos gars, alors ?

– Non, merci, Jo. Je préfère l’affronter seul. Ne t’inquiète pas, je sais comment m’occuper du personnage. »

***

Une discrète silhouette se glisse dans ce quartier mal famé de Londres. Elle est enveloppée d’une grande cape en satin violet foncé. Un chapeau haut de forme la coiffe et on voit scintiller un monocle, par moment.

Elle entre dans un bouge et elle se dirige immédiatement vers le comptoir où un gros homme aux cheveux gras et à l’œil torve, essuie vaguement des verres sales.

« Monsieur Päällikkö, annonce brièvement le nouveau venu.

– Oui monsieur, c’est par ici », répond le tenancier en le gratifiant d’un sourire sournois où il manque pas mal de dents.

Il le conduit par un étroit couloir, puis par un escalier branlant, et le fait entrer dans une petite pièce. On a essayé de la rendre confortable en y mettant un tapis douteux, une console supportant deux chandeliers et une petite table accompagnée de deux fauteuils. Une bouteille d’alcool fort et deux verres trônent sur celle-ci.

Tournant le dos à la porte, les mains croisées dans le dos, apparemment plongé dans la contemplation de la rue par une fenêtre couverte de poussière, un homme habillé tout de noir attend le visiteur.

Il se retourne, montrant un visage au grand nez impérieux, aux cheveux et à la barbe grise bien taillés. Deux mouches blanches ornent les commissures de ses lèvres.

« Bonsoir et bienvenu, susurre-t-il avec une légère inclinaison de la tête. À qui ai-je l’honneur ?

– Je suis le Professeur. Et vous êtes Monsieur Päällikkö, je suppose.

– C’est le nom que j’ai pris pour passer mon annonce, mais appelez-moi simplement le Maître. Veuillez vous asseoir, cher ami. Cela ne vous dérange pas que je vous appelle « cher ami », n’est-ce pas ? Je sens déjà que nous allons nous entendre.

– Je n’en doute pas », répond le Docteur en lissant la fine moustache noire qui orne sa lèvre supérieure.

***

Quelques heures plus tard, les cadavres d’une dizaine de bouteilles jonchent le sol de la petite pièce. Malgré sa physiologie plus solide de Seigneur du Temps, le Maître est presque ivre mort. Il a levé le coude plus souvent qu’à son tour, tandis que le Docteur se contentait de quelques gorgées de temps en temps.

Les yeux noyés d’alcool, il bredouille à son interlocuteur :

« C’est finli… fini. Vous comprenez, je laize tomber. C’est pour ça que je gèrche… cherche un autre super héros à comb… ips ! Combattre. On a sa dig… mité, nité tout de même. C’est vrai za. Je fais des z’efforts pour trouver toujours des plans élégants et particu… heu, lièrement machiaviques, non machia… véliques. Et qu’est-ce qu’il fait ? Hein ? J’vous demande c’qu’il fait ?

– Il les déjoue ?

– Ouais… mais j’veux dire. Il reconnaît jamais ma valeur… voilà ! Vous croyez qu’il me montre un peu de respect ? Pas du chou… du tout ! Tiens un n’ai… n’ai… n’exemple : il m’appel’ jamais par mon nom ! »

Le Maître glisse à terre et attrape le Docteur-Professeur par les revers de son habit de soirée. Il lui souffle au visage une haleine fortement alcoolisée.

« Y’m’dit jamais « Maître ». Jamais ! Moi j’aim’ bien lui donner son p’tit nom. C’est gentil, non ? C’est r’spectueux, hein ? « Docteur » par-ci, « mon cher Docteur » par-là. Lui non ! Rien du tout ! Alors, j’m’suis dit : « pisque c’est com’ ça, j’vais en trouver un autr’ ». Là ! Ça lui apprendra !

– Tu veux me remplacer ?

– Hein ? »

Le Maître se redresse abasourdi, presque complètement dessaoulé.

« Docteur ? balbutie-t-il, en regardant de plus près la face jeune aux cheveux noirs lissés en arrière et à la fine moustache soigneusement cirée, un monocle coincé dans l’orbite.

– Oui, c’est moi. Qui crois-tu qui allait comprendre ce que signifiait ta « discrète » signature et répondre à ton annonce ?

– Hum… oui… bien sûr. Je le savais, n’est-ce pas ? Je l’ai fait exprès. Et tu y as cru. Ah, ah ! Tu t’y es laissé prendre, hein ? Incapable de résister à la curiosité, mon cher Docteur.

– Tu es encore plus tordu que d’habitude. C’était quoi cette comédie ? Quel jeu joues-tu donc ?

– Tu verras », réplique le Maître en finissant de remettre de l’ordre dans sa tenue, qui s’était légèrement dérangée pendant qu’il avalait verre sur verre.

Il lisse soigneusement ses tempes grisonnantes, et sort dignement, bien que d’une démarche encore un peu chaloupée. Le Docteur se précipite derrière lui et le questionne :

« Qu’as-tu fait ? Dis-le-moi. »

Le Maître se contente de repousser la main que le Docteur a posée sur son bras. Il commence à descendre l’escalier en se tenant fermement à la rampe.

« Maître ! » appelle le Docteur.

Un fin sourire étire les lèvres du Maître.

(Fanart)

fuck-you

Variations

hmm

giddy-aunt

reverse

jelly-baby

must-dash

carott

tea-cold

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Le règlement reste le même. Vous avez jusqu’au Mardi 2 décembre à 20h00 (pour la France. Au Québec, prenez en compte le décalage horaire. Sorry !) À envoyer à : umanimo@live.fr

Pour la semaine prochaine, le thème est :

« Dalek(s) »

Ne vous laissez pas exterminer.

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Artisons #21: « Occupation »

Voici les résultats pour l’artisons « Téléphone » 🙂 merci de votre participation.

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Béa Leuleu (photomontage)

noiraude

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KathWho (fanart)

« Urgent Calls »

UrgentCalls 1

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Laureline D. (Texte + photomontages)

Téléphone, number A

A l’école Coal Hill, octobre 1963.
Susan Foreman tomba malade, elle du appeler son grand-père pour qu’il vienne la rechercher. Arrivée devant le téléphone, celle ci se figea.
La secrétaire lui demanda :
– Un problème, vous avez oublié le numéro?
– Non, comment utilise-t-on ce téléphone?

Les professeurs présents, Ian Chesterton et Barbara Wright se regardèrent médusés devant que cette jeune fille si intelligente en cours ne sache pas utiliser un téléphone.

téléchargement (1)


Téléphone, number B

Dans le TARDIS
Un compagnon du Docteur, tenant absolument à téléphoner chez lui pour demander des nouvelles de ses amis.avait persuadé le Doctor de le laisser passer cet appel et suivi ses directives pour retrouver son chemin dans le TARDIS.
Il arriva enfin à la phone room, pleine de sortes de téléphones.
Certains n’avaient même pas de quoi composer un numéro, d’autres n’avaient pas de fils, ou semblaient trop plats pour être des téléphones. Le pire des téléphones était un où elle n’aurait ni su où parler, ni su où écouter. Il n’aurai su se servir d’aucun.
Le Docteur l’avait encore manipulée.
jamesl02
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Marie D. (Texte, 100 mots)

Le Docteur extirpa du TARDIS un transat, une serviette de plage, un matelas pneumatique double et un parasol. Il regarda sa montre, mis le matelas dans les bras d’Adric en lui conseillant d’aller le remplacer par deux autres serviettes.

1974, en France, un beau soleil. Des jeunes qui jouent au ballon, les platines portables qui chantonnent sur le sable…

Il ne fallu pas longtemps pour que le Docteur soit entouré d’une bonne dizaine de filles, 45 tours en mains. Il s’en saisit d’un. A coté de la photo d’un bel homme blond, le titre : « Le téléphone pleure ».

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Umanimo (Texte)
Le téléphone sonne (600 mots)
[Attention, spoilers sur plusieurs épisodes de la série classique (et explication à la fin).]« Je suis là, dit le Docteur en prenant le téléphone des mains de Martha.

– Docteur… souffle la voix du Maître à l’autre bout du fil.

– Maître, répond le Docteur.

– J’aime lorsque tu m’appelles par mon nom. »

Titip ! Titip ! Titip !

« Attends, j’ai un autre appel.

– Quoi ? s’indigne le Maître.

– Allô, oui ? Qu’y a-t-il ?

– Allô Docteur, est-ce toi ? demande une voix que le Docteur n’a plus entendu depuis sa troisième incarnation.

– Qui est-ce ? Que voulez-vous ? s’enquiert-il prudemment.

– Juste te dire au revoir, Docteur, reprend la voix familière.

– Maître ? s’étonne-t-il. Mais comment peux-tu… »

Titip ! Titip ! Titip !

« Attends, j’ai un troisième appel.

– Mais je… » commence le Maître.

Le Docteur prend la nouvelle communication.

« Docteur, félicitations ! s’exclame une voix rauque, râpeuse, qu’il a connu durant sa quatrième incarnation. Tu arrives juste à temps pour la fin.

– Maître ? répète le Docteur encore une fois. D’où m’appelles-tu, cette fois-ci ? Cela ne peut pas être de Gallifrey… »

Titip ! Titip ! Titip !

« Oh non… désolé, mais on dirait que j’ai un autre appel. »

Le Docteur regarde Martha.

« Combien de communications en parallèle peut-on avoir avec ce téléphone ?

– Pas plus de trois, normalement, répond-elle. Sinon, ça coupe la première.

– Hum, alors je reprends… Maître ? Excuse-moi, je vais devoir te rappeler dans cinq minutes.

– Quoi ? s’exclame le Maître, furieux. Je… Oh ! Il a raccroché !

– Allô qui est-ce ? demande le Docteur à ce quatrième interlocuteur.

Sharaz sharaz, tumal. Balor, balor. Enfin, vous voilà, Docteur.

– Hein ?

– Je suis Kalid.

– Maître ! Je sais qui tu es, inutile de me jouer cette comédie.

– Kalid ne peut-il pas voyager là où l’esprit l’emmène ?

– Cesse cette stupide mascarade.

– Fais attention, Docteur. Je peux rassembler des furies et des démons, une troupe de chérubins ou Lucifer lui-même.

– Arrête de… »

Titip ! Titip ! Titip !

« Désolé, je te reprends en ligne dans une minute. »

Le Docteur change à nouveau d’interlocuteur. Il bascule la conversation vers le Maître qu’il connaissait lorsqu’il était exilé sur Terre à la fin du vingtième siècle.

« Allô, Maître ? Ah, il n’est plus là. Bon, voyons qui d’autre appelle, mais je commence à le soupçonner… Allô ?

Allô Docteur ? Sais-tu que cette petite planète que je déteste va bientôt cesser d’exister ?

– Encore toi… soupire le Docteur, en entendant cette voix au fort accent américain.

Et je me suis habillé pour cette grande occasion.

– Je sais », grince le Seigneur du Temps.

Titip ! Titip ! Titip !

« Je raccroche, gronde-t-il, sentant sa patience s’effriter.

– Hé ! Tu ne peux pas me laisser… J’ai gâché toutes mes vies à cause de toi ! Docteur !

– Désolé, je dois y aller. »

Le Docteur change à nouveau de destinataire.

« Docteur ! Tu ne peux pas me raccrocher ainsi au nez !

– Ah oui, j’oubliais que tu es Premier Ministre, maintenant », lance ironiquement le Docteur.

Ignorant le sarcasme, le Maître répond, enchanté.

« Ouii ! C’est bien, n’est-ce pas ? »

Titip ! Titip ! Titip !

« J’ai un autre appel.

– Encore ? Mais qui donc te harcelle comme ça ?

– Eh bien, tu ne me croiras pas, mais c’est… toi.

– Moi ? Mais je te parle à l’instant, je ne peux pas… oh…

– Oui, tu as compris. J’ai en attente, en ce moment même : toi, toi, toi et toi. »

Pendant ce temps, à travers le temps et l’espace, on entend :

« Docteur ? Réponds-moi.

– Docteur, es-tu là pour la fin ?

– Mon cher Docteur, je t’attends pour diriger l’univers avec toi.

– Docteur, nous n’avons plus beaucoup de temps… »

[Tout le monde aura reconnu, je pense, la conversation téléphonique entre le Maître et le Docteur dans l’épisode The Sound of Drums. Pour les autres conversations, j’ai utilisé le plus possible de vraies répliques tirées des épisodes : Terror of the Autons, The Deadly Assassin, Time-Flight, et le film de 1996, Doctor Who, the Enemy Within.]

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Le règlement reste le même. Vous avez jusqu’au Mardi 2 septembre a 20h00 🙂  (pour la France. Au Quebec, prenez en compte le décalage horaire. Sorry!) A envoyer à : romanatrelundarIV@gmail.com

J’ai fini mon mémoire aujourd’hui. Pour la semaine prochaine, le thème sera donc…

« Occupation »

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Artisons #20: « Téléphone »

Voici les résultats pour l’Artisons « Gourmandise » 🙂 merci de votre participation.

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Arthur « Chroniques soniques » (photomontage)

Image Artison Gourmandise

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Béa Leuleu (fanart)

(comme je le considère comme légèrement coquin, je l’ai mis en petit, vous pouvez cliquer pour voir plus. MIAM)

four gourmandise

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Florent F. (fanart)

Artisons gourmandise

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KathWho (fanart)

kandyman

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Laureline (photomontage)

Peter_Davison

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Marie D. (texte, 100 mots)

Elle lui tendit un bol de cacao amer

« Je l’ai fait à la mode aztèque »

Il hésita à le goûter, et observa le breuvage. « Je sais que ce n’est pas du tout le style de chocolat que je fais d’habitude…»

Le Docteur la regarda dans les yeux.

« Evelyn, tu sais, je t’aime beaucoup, mais… je n’aurais jamais imaginé que…
-Mais de quoi parlez-vous ? »

Il devint aussi rouge qu’une partie de son costume.

« Ce n’était pas une demande en mariage ? »

Elle éclata de rire.

« Je ne comprendrais jamais les Humains. »

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Umanimo (trois textes et deux dessins)

Convoitise (100 mots)

Inspirés par le dessin et le texte de KathWho pour l’Artison Maître

Un lapin ! Une boule de poils recouvrant une chair tendre, juteuse. Et des os… des os qui craquent sous la dent et dégorgent leur succulente moelle.

Il bondit sous mon nez, sous mes narines frémissant de son odeur exquise. Sa queue blanche me nargue, sautillant sur le sol brun.

Je le regarde avec gourmandise.

Tous mes muscles sont prêts pour la course. Ma bouche salive déjà…

Non !

Je ne suis pas un animal, guidé par son instinct. Je suis un Seigneur du Temps.

Je ne chasserai pas le gibier qui me fascine. Je resterai là, assis, comme un Roi majestueux entouré de ses sujets.

 Gourmandise-Umanimo

Choix (240 mots)

« Le Coronas Gigantes de Bolivar, monsieur.

– Hum, parfum subtil de moka et de cacao… Séduisant. Un peu trop peut-être. Et ensuite ?

– Le Maduro 5 Genios de Cohiba. Je le recommande pour plus de douceur. Léger goût de cèdre, lorsqu’on aime les saveurs boisées.

– Non, pas assez puissant.

– Si vous voulez de la puissance, je vous présente le Château Margaux de Davidoff. Beaucoup d’amateurs s’en détournent, parce qu’il ne paye pas de mine et qu’il n’est pas très grand, mais il pourrait vous surprendre.

– J’ai déjà essayé. Pas mauvais en effet. Cependant, je préfère quelque chose de plus imposant.

– Alors, j’ai ce qu’il vous faut : le Sir Winston de H.Upman. Permettez-moi de vous le faire essayer. C’est une vitole qui demande une grande habitude pour en saisir toutes les subtilités, mais lorsqu’on y parvient, c’est un enchantement. »

Un silence durant lequel on n’entend plus que quelques bruits discrets. Craquements de feuilles de tabac entre les doigts, crissement d’une allumette, aspiration de lèvres sur le bout d’un cigare.

« Oui, il est excellent.

– Vous prenez celui-ci, alors ?

– Certainement. Qu’avez-vous en stock ?

– Vous voulez tout mon stock ?

– Tout à fait. »

Pendant que le commerçant gagne son arrière boutique, le client sort de sa poche un cylindre en métal noir mat. Sa forme rappelle celle d’un cigare.

Peu après, lorsqu’il sort du magasin, plusieurs grosses boîtes marquées H.Upman sous le bras, il remet l’objet à sa place.

« Paiement immédiat », murmure-t-il.

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Jelly Babies (330 mots)

« Veux-tu un Jelly Baby ? »

Le Docteur tend un sachet de papier blanc au Maître.

Le Seigneur du Temps renégat, occupé à attacher le Docteur, jette à peine un coup d’œil aux friandises colorées qui remplissent la pochette.

« Je ne suis pas gourmand, répond-il. Tes tentatives pour retarder le moment fatidique sont pathétiques et ridicules.

– Je te recommande les noirs. Ils sont délicieux. De plus, c’est ta couleur.

– Garde tes stupides sucreries ! Ce que je veux, c’est ton corps et toutes tes régénérations.

– Allez ! Juste un seul. Accorde-moi un dernier vœu. Tout condamné à mort y a droit.

– Je me moque du droit…

– Au nom de notre ancienne amitié, alors.

– Amitié ? Ah !

– Un seul.

– Oh… d’accord. Pour ne plus entendre tes jérémiades. »

Le Maître plonge la main dans le sachet et en ressort un bonbon de couleur noire. Il le contemple avec méfiance.

« Allez, insiste le Docteur. Goûte-le. Tu verras, c’est exquis. »

Avec un soupir, le Maître met le Jelly Baby dans sa bouche.

« Alors ?

– Pas mauvais. Les jaunes, c’est à quoi ?

– Citron je crois.

– Oui, citron. Le orange devrait être à l’orange, je suppose.

– Essaye.

– Gagné ! Voyons le vert. Succulent : citron vert.

– Mes préférées à moi sont les roses, indique le Docteur, en retirant doucement une de ses mains des menottes métalliques.

– Les roses ? À la framboise. Et les rouges sont à la fraise. »

Sous le regard ébahi de Lee et de Grace, le Maître et le Docteur piochent à qui mieux-mieux dans la petite pochette de papier qui a l’air sans fond – ou plus grande à l’intérieur, peut-être.

« Non, décidément, ce sont les noirs, ceux au cassis, que je préfère, annonce le Maître.

– Ils sont tous excellents de toute façon, réplique le Docteur. La quintessence délicate du goût. »

Il se tourne vers les deux Humains et leur fait un clin d’œil.

« Quelqu’un qui aime les Jelly Babies ne peut pas être foncièrement mauvais, non ? » prononce-t-il silencieusement.

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Le règlement reste le même. Vous avez jusqu’au Mardi 2 septembre a 20h00 🙂  (pour la France. Au Quebec, prenez en compte le décalage horaire. Sorry!) A envoyer à : romanatrelundarIV@gmail.com

En hommage au mémoire de Laureline, le prochain thème sera…

« Téléphone »

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Artisons #17: « Révolution »

Avant de lancer le prochain défi, voici les participations du précédent appel sur le thème « Sport ».

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Béa Leuleu (fanart)

four sport

(Note de Marie: eh oui, les jeux antiques se pratiquait nu… Ce n’est pas pour rien que « gymnastique » viens de « γυμνός » -gumnos ou gymnos- qui signifie « nu »)

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Eridann (drabble)

« Sport : conseillé par le Docteur » 
(Plan large, deux personnes qui se désaltèrent à l’ombre d’un parasol tout en discutant)
le Docteur : Que buvez vous Péril, est-ce encore là une de vos boissons terriennes pour femmes qui n’a pas de gout?
Peri: Non docteur, il s’agit d’un liquide bien meilleur que le thé. j’en raffole par cette chaleur, vous devriez essayer car vous devenez aussi rouge que certaines de vos tenues.
(plan serré sur la tête du docteur) :
Le Docteur : par mes mille couleur, si vous avez raison, je veux gouter cela
(plan sur péri servant un verre de sirop de menthe au docteur. Elle pose le verre remplit devant le docteur qui se lève pour le prendre. Il porte une tenue fortement colorée)
Le Docteur: Je vais gouter ça (il goute). Hum, c’est sucré (il finit le verre d’un train), c’est excellent… avec cette boisson je peux faire la chasse aux  Daseks et aux Cybergeek dans la même journée.
(les deux personnages se lèves et montent dans une boite bleue. le docteur en ressort soudain en courant et prend la bouteille avant de retourner vers sa cabine téléphonique…)
 (plan : un arrêt sur image  où l’on voit la marque de la bouteille « Sirop Sport » en gros plan) 
Spot de fin (et musique à la docteur qui) : « Les sirots Sports, ils rafraîchissent même les coeurs sur Gallifrey » (publicité non officielle, faite sans le consentement de la BBC) 

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Florent F. (texte)

[Ce texte fait immédiatement suite à l’arc « Carnival of Monsters »]

Quelque chose turlupine Jo Grant. Sitôt retrouvée la sécurité du TARDIS, et malgré l’émoi causé par sa rencontre avec les Drashigs, elle questionne le Docteur.

– « Dites-moi Docteur, je me demandais… Lorsque vous et le lieutenant Andrews avaient falli en venir aux mains, vous avez dit avoir appris la boxe par John L. Sullivan.

– « Lui-même. Un garçon fort charmant.

– « Mais vous venez pourtant d’effectuer votre premier voyage en TARDIS. Comment se peut-il… ? »

Le regard du Docteur devient soudain mélancolique.

– « Ah! C’était pour ainsi dire dans une autre vie… En ce temps là, je n’étais pas un dandy mais un clown, pour reprendre l’expression de mon premier moi. »

Jo s’assied confortablement tandis que le Docteur, usant de toute sa théâtralité (il affirme d’ailleurs avoir appris l’art de la scène auprès de Tennessee Williams), se lance dans un récit enflammé.

Le nœud pap’ en bataille, le Docteur se faufile à travers les ruelles du Chicago, suivi de près par Jamie McCrimmon et Zoe Heriot. Jettant de fréquents coups d’œil derrière eux, ils s’accordent un instant pour souffler. Il semblerait bien qu’ils soient finalement parvenus à semer les Ogrons.

– « Ils ne sont guère malins, mais opiniâtres. Nous ne nous en débarrasserons pas si facilement. – prévient le Seigneur du Temps – Tout d’abord, quittons ces ruelles désertes pour nous mêler à la foule. Nous serons moins repérables. »

A peine prononce-t-il ces mots que les trois compagnons perçoivent des éclats de voix. Sans réfléchir, Jamie se précipite dans leur direction, suivi par Zoe et un Docteur bougonnant. Ils déboulent dans un vaste entrepot au centre duquel un ring a été dressé. Fièrement campé sur ses jambes, un colosse aux cheveux gominés et à forte moustache, ses poings gantés sur les hanches, toise le public qui se masse avec un air de défi. A ses côtés, un arbitre dégingandé harangue la foule, promettant la somme rondelette de 250 dollars à celui qui parviendra à vaincre John Lawrence Sullivan – puisque tel est le nom du boxeur – fraichement débarqué de Boston. Il brandit une liasse de billets verts pour appuyer ses dires. Malgré l’importance de la cagnotte, personne n’ose défier le champion. Il faut dire que John L. Sullivan jouit déjà d’une sacrée réputation, surtout depuis qu’il a triomphé de Paddy Ryan, considéré comme le champion du pays, un an plus tôt.

– « Je ne comprend pas – s’étonne Zoe – Pourquoi organiser un combat dans un lieu si reculé ?

– « Nous sommes en 1883, Zoe. En ce temps-là, la boxe est un sport jugé trop violent par les Etats-Unis. Sa pratique est totalement illégale. »

Décidément, le Docteur a toujours réponse à tout songe intérieurement la jeune astrophysicienne. Sur le ring, Sullivan, en manque d’exercice, commence à perdre patience et apostrophe les spectateurs:

– « Allons, allons ? Où est passée l’audace américaine ? N’y a-t-il aucun Yankee prêt à défier un Irlandais ? »

Une voix se fait soudain entendre:

– « Il ne sera pas dit qu’un Highlander ne releva pas le défi d’un Irlandais ! »

Catastrophés, le Docteur et Zoe voient Jamie bondir sur le ring, sous les ricanements des spectateurs. Il faut dire qu’il fait figure de gringalet face à l’imposante carrure du boxeur. Après que Jamie ait enfilé une paire de gants de cuirs tendue par l’arbitre, le combat s’engage. Les deux adversaires se tournent autour, se jaugeant du regard. D’un bond, Jamie se jette sur John Sullivan qui esquive sans mal le direct du jeune Ecossais, répliquant dans la foulée par un violent uppercut qui met Jamie KO illico. Affolé, le Docteur bondit sur le ring secourir son ami.

– « Ah! – s’exclame, ravi, Sullivan – Voici un second concurrent ! J’espère que tu seras plus coriace que ce freluquet, Papy ! »

– « Vous faites erreur, je… » bafouille le Docteur.

Mais John L. Sullivan ne l’écoute pas et fond sur lui. Dans le public, résignée, Zoé secoue la tête tandis que le Docteur court autour du ring, poursuivi par un Sullivan hilare. Soudain, une demi-douzaine d’Ogrons surgissent, brandissant leurs armes extra-terrestres. Tout le monde se fige. D’un pas mal assuré, l’arbitre s’avance.

– « Si vous venez pour le combat, Messieurs, sachez que l’on boxe selon les règles du marquis de Quinsberry. Les armes sont bien entendu formellement interdites ! »

En grognant une phrase incompréhensible sans aucun doute discourtoise, l’Ogron le plus proche fait feu, désintégrant instantanément l’infortuné. Aussitôt, l’entrepot devient le théâtre d’une panique indicible, chacun courant éperdument pour tenter d’échapper au massacre qui s’annonce. D’un geste vif, le Docteur braque son tournevis sonique vers les monstres, qui émet un faible sifflement à peu près imperceptible dans le tumulte ambiant. Dans l’instant, les armes des Ogrons se disloquent dans leurs mains velues. Retirant ses gants avec un rictus goguenard, John Sullivan saute par-dessus les cordes du ring et se dirige d’un pas menaçant vers les extra-terrestres.

– « N’y pensez même pas! – lui hurle le Docteur – Ce sont des Ogrons! Il battraient un gorille au bras de fer ! »

Mais Sullivan est déjà sur le premier Ogron. L’humanoïde lui décoche un violent coup de poing. Sullivan vacille, tâte sa mâchoire, sourit sinistrement et flanque un terrible direct du droit à l’Ogron qu’il expédie sur l’un de ses congénères. Un terrible pugilat s’engage dans l’entrepôt quasi-désert (ne demeurent plus que Sullivan, le Docteur, Zoé, les Ogrons et Jamie, toujours inconscient) et bientôt, « the Boston strong boy », haletant, trempé de sueur, est debout au milieu des Ogrons inconscients. Essuyant les gouttelettes qui ruissellent sur son front il lâche:

– « Pfff! Ca faisait longtemps que je n’avais pas connu un si beau combat ! »

Mais dans un hurlement, un Ogron surgit derrière lui, faisant tournoyer un lourd crochet de fer au bout d’une chaîne ! Il s’effondre soudain: le Docteur, comme toujours au bon endroit au bon moment, l’a sonné d’un magistral coup de marteau. Serrant (ou plutôt broyant) chaleureusement la main du Seigneur du Temps, Sullivan affirme:

– « Bravo, Docteur ! Vous, on peut dire que vous en avez dans le pantalon ! »

– « Mmm… Je vous retourne le compliment. – répond poliment le Docteur – Si j’avais votre crochet du droit, certains de mes problèmes pourraient être promptement réglés… »

– « C’est d’accord ! – s’exclame Sullivan en lui mettant une affectueuse tape dans le dos qui manque de renverser le Docteur – Je vais vous donner des leçons de boxe ! J’espère que vous aimez voyager car je suis en pleine tournée. Je pars ce soir même en train pour Milwaukee.

– « Peut-on caser une cabine bleue dans un wagon ? »

Pour en savoir plus sur John L. Sullivan : http://fr.wikipedia.org/wiki/John_L._Sullivan

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KathWho (drabble)

Le plein air

-«Ahh respirez-moi cet air pur de la forêt boréal!  N’est-ce pas un endroit merveilleux pour faire de la randonnée pédestre, faire du kayak et profité du soleil!

– «Pour l’instant ce sont plutôt les moustiques qui profitent de nous, non? »dit l’historienne en tuant une des sales bêtes. « Pourquoi nous ne nous rendons pas en haut de la colline AVEC le Tardis? Je ne suis pas sûr d’avoir suffisamment la forme pour un tel effort physique. »

-«Absurde Evelyn! Cela vous fera le plus grand bien, même à votre âge!»

-«Seriez-vous en train d’insinuer que je serais une vieille peau? C’est vous dites avoir plus de 900 ans!» fit-elle, indignée.

– «Ehrrmm hm oui, eh bien, à tous les âges il est bon de savoir se tenir en forme.»

-«Vous vous rattrapez toujours de justesse hm? Bon je vais aller me préparer. On se rejoint en haut?»

-«Oui oui, faite vite! Je ne peux pas attendre de gravir cette montagne qui m’appelle!

 …Et dans le fond des bois semble encor m’appeler.

Oh ! que ne puis-je, heureux, passer ma vie entière

Ici, loin des humains !… Au bruit de ces ruisseaux,

Sur un tapis de fleurs, sur l’herbe printanière,

Qu’ignoré je sommeille à l’ombre des ormeaux ! … »

(François-René de CHATEAUBRIAND, La forêt)

****

En haut de la colline, le Docteur est appuyé sur un arbre, le visage rougi, son manteau sous le bras et le souffle court. Evelyn arrive via le sentier, et s’approche de lui.

-Docteur, ça va?

-Juste…un peu….

-…Épuisé?

– …Pas vous?

-J’ai pris la piste familiale, des bottes, et surtout, une bouteille d’eau. Ce que, visiblement, vous n’avez pas prévu, trop préoccuper à vouloir me prouver que vous étiez plus en forme que moi!

-Quoi?!

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Laureline D. (Texte + reprise de photomontage)

Voici le programme sportif pour les jeux arcadiens de Gallifrey:

Tous ont décidé de s’inscrire au cyclisme. (Il y a un prix spécial pour cette course)

Premier Doctor :

S’étant entraîné particulièrement au cyclisme, il ne fait que cette épreuve.

Second Doctor :

Inscrit en course à pieds :

A vos marques prêt ? «When I say run, run. RUN. »

Troisième Doctor :

Inscrit en Aikido et en course

Quatrième Doctor :

Inscrit en Course de haie  euh non course d’obstacle en écharpe.

Epreuve à ne pas rater,  des scènes de cette course peuvent finir au zapping. Avec obstacles tels que les Daleks ou les Cybermen ou les Macras.

Cinquième Doctor :

Inscrit au Criquet :

En exclusivité, voici sa séance d’habillage. Il est aidé par Peri :

– Doctor, le match va commencer !

– Peri, je ne suis pas prêt, je ne peux pas jouer ainsi habillé. Je cours au dressing me changer.

Cinq minutes après :

– Doctor, plus que quinze minutes !

– Je cherche les habits de criquet. Je n’arrive pas à mettre la main dessus.

Cinq minutes après

– Plus que cinq minutes !

*bruits de vêtements retournés*

– Je ne trouve pas ces maudits habits ! Ne me presse pas ainsi, ça ne m’aide pas.

– Je viens vous aider à les trouver.

– Non, j’ai déjà enlevé les vêtements

Cinq minutes après :

– Doctor, c’est trop tard, le match a commencé.

*Le Doctor sort du dressing, habillé tel qu’il y est rentré, se voit dans un miroir.*

– Mais oui, c’est idéal ce vêtement. Ah mais… oh non, je me suis encore régénéré ! A la réflexion, il n’était pas trop tôt pour cela.

– Doctor, je ne vous reconnais pas !…

– Si c’est trop tard pour le criquet, je retourne au dressing me rhabiller correctement, pas comme maintenant, je ne ressemble à rien.

Sixième Doctor :

Suite à l’entraînement intensif imposé par Mel, il refuse de participer à plus d’une épreuve. Il va participer à la course de vélo quand Mel sera endormie.

Septième Doctor :

Inscrit en base ball.

Malheureusement le Doctor, trop occupé à son entraînement de cuillères, s’est fait remplacer par Ace pour son épreuve.

Huitième Doctor :

Inscrit pour une course d’obstacles.

Course d’obstacles à travers une foule de fangirls de Paul McGann.

RESULTATS :
à l’heure actuelle, seuls les résultats et le déroulement de la course de cyclisme nous sont parvenus. Voici le reportage :

coursevélo

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Marie (drabble)

Jamie se baissa, maudit une fois de plus la hauteur de son kilt – mais d’où venait donc cette idée que son kilt était trop court ? – et saisi l’extrémité du tronc. Il devait faire honneur à son clan et être au moins dans les trois premiers d’une épreuve des jeux des Highlands, mais face à tous ses colossaux écossais, ce n’était pas gagné.

Il lança le tronc à une distance raisonnable. En vrillant l’air, le tronc produit un son qui le fit chavirer. Qu’est-ce que…

Pourquoi avait-il l’impression qu’il avait des souvenirs d’impressions, mais sans les souvenirs ?

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Le règlement reste le même. Vous avez jusqu’au Mardi 22 juillet a 20h00 🙂  (pour la France. Au Quebec, prenez en compte le décalage horaire. Sorry!) A envoyer à : romanatrelundarIV@gmail.com (plus sécurisant que les messages facebook, car les mails je peux les épingler… pas les messages facebook)

Le sujet de cette semaine:

« Révolution »

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Artisons #16: « Sport »

Avant de lancer le prochain défi, voici les participations du précédent appel sur le thème « Voyage ».

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Béa Leuleu (fanart)

ainleyfive

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Eridann (100 mots + photomontage)

Partir un jour est le premier single du premier groupe de chanteurs intergalactiques. Ils viennent tous les trois de Gallifrey et préfèrent comme les Daft Punk garder l’anonymat.

 Le choix de ce titre ce tube a été justifié par une certaine propension des trois artistes à voyager même s’ils préfèrent rester discrets sur le sujet, de peur qu’on en fasse une série.

A noter que l’enregistrement de ce titre a été réalisé sur trois planètes et à des temps différents. Le premier a chanté dans Rome en flamme, le second à la suite d’un séjour médiéval en Ecosse et le dernier a été convié dans nos studios de Londres…

Deux  exclus de notre reporter sur place : on pourra les apercevoir du côté de Scaro durant l’été et  leur prochain titre sera Voyages Voyages” Unit Fangirl Mag

Sans titre

(Si vous voulez avoir un peu de nostalgie)

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KathWho (300 mots + fanart)

Mémoire  d’une Aventurière  Edwardienne

Par Charlotte E. Pollard

Octobre 1930 Prologue.

Maman me disais  toujours que j’étais trop curieuse. Un comportement indigne d’une Lady, que je ne savais pas me tenir que mes manières étaient rustres, presque celle d’un garçon.  J’étais douée à l’école, bien que j’avais cette impression d’être prise dans un corsages du siècle dernier.  Étouffant et étroit. Ce que mes parents et l’aristocratie aurait voulu que je sois ne me convenais pas.  J’ai décidé que j’en avais assez, que je pouvais, en tant que femme moderne, choisir mon destin. Peu importe ce qu’il en coûte.

C’est pourquoi j’ai pris tous mon courage, mes économies (pardon maman, je sais que tu avais prévu cela pour notre voyage chez oncle Jacques) et que j’ai pris la place de ce jeune homme dans le dirigeable qui part demain. Désolé pour tout ça Murchford, tu te reprendras pour le prochain vol, moi je n’aurais pas d’autre chance.  Le R-101. Il parcourra la moitié de la planète, m’emmenant dans un de ces lieux aussi étranges que lointain. J’ai hâte de m’envoler, voir défiler les paysages sous mes yeux. Montagnes, fleuves et jungles pleine de bêtes. Il y a tant à découvrir! Singapore, la Chine, l’Australie, l’Inde!

J’espère que j’y ferai de belle rencontre, et qui sais? Trouver l’amour peut-être! Un ravissant étranger, mystérieux, qui comme moi, sera attiré par l’inconnu et avec qui je pourrais partager mes rêves d’aventures.

J’ai un peu peur cependant. Je n’y connais rien à la mécanique et aux engins volant.  J’espère juste que tout se passera bien, et que les gens à bord ne se rendront pas compte que je ne suis vraiment pas supposé être là. Mais je suis débrouillarde, et ils n’iront quand même pas jusqu’à me lancer dans le ciel au-dessus de la France !

ramsey

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Marie (100 mots)

« Puisque vous partez en voyage… »

Elle regarda le Docteur d’un air attristé. Elle aurait du se douter qu’il n’était que de passage.

« Puisque nous nous quittons ce soir… » Lui répondit-il… « Que pensez-vous d’un peu plus de chocolat ? »

Elle lui offrit un joli médaillon, et une plaquette de chocolat. Il lui offrit un baisemain… Seulement la main ? Non, les lèvres aussi, parce qu’il y avait une miette de chocolat qui s’y attardait.

Si elle devait finir sa vie seule…

En entendant ce bruit sinistre, comme si l’univers se déchirait, elle sourit avec courage.

(oui, ça vient d’une chanson)

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Umanimo (adaptation)

« Voyage, voyage »

« Au dessus des vieux Time Lords
Glissant loin de la Citadelle
Voyage, voyage
Éternellement
De galaxies en étoiles
De vent de l’espace en pluie météore
Voyage, voyage
Vol dans le Vortex
Au dessus des dictateurs
Des idées fascistes
Regarde l’immensité

Voyage, voyage
Plus loin que le temps et l’espace
Voyage, voyage
Voyage, voyage
Dans l’espace inouïe de la vie
Voyage, voyage
Sur l’eau sacrée de Gallifrey
Voyage, voyage
Voyage, voyage
Et jamais je ne reviens

Sur Metebelis ou Peladon
Chez les blancs Sensorites ou les verts Draconiens
Voyage voyage
Dans tout le cosmos
Dans les neiges de Marinus
De Sarn à Alzarius
Voyage, voyage
Je n’arrête pas
Au dessus des barbelés
Des régimes faisandés
Je regarde l’horizon

Voyage, voyage
Plus loin que le temps et l’espace
Voyage, voyage
Voyage, voyage
Dans l’espace inouïe de la vie
Voyage, voyage
Sur l’eau sacrée de Gallifrey
Voyage, voyage
Voyage, voyage
Et jamais je ne reviens

Au dessus des dictateurs
Des idées fascistes
Regarde l’immensité
Voyage, voyage
Plus loin que le temps et l’espace
Voyage, voyage
Voyage, voyage
Dans l’espace inouïe de la vie
Voyage, voyage
Sur l’eau sacrée de Gallifrey
Voyage, voyage
Voyage, voyage
Et jamais je ne reviens »

(Si vous voulez écouter l’original)

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Le règlement reste le même. Vous avez jusqu’au Mardi 15 juillet a 20h00 🙂  (pour la France. Au Quebec, prenez en compte le décalage horaire. Sorry!) A envoyer à : romanatrelundarIV@gmail.com (plus sécurisant que les messages facebook, car les mails je peux les épingler… pas les messages facebook)

Le sujet de cette semaine:

« Sport »

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