Oh, Docteur, où sommes-nous ?

Ces lieux étranges, mythiques, existants ou non, qui peuplent l’imaginaire des Hommes, le Docteur adore y faire un tour, histoire de voir où se trouve la légende et où se trouve la réalité. Mais sa présence-même change parfois la donne et un endroit ordinaire peut devenir extraordinaire, lorsqu’il se trouve là.

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Johannes (Bande dessinée)

Kathwho (Fanart)

Titre : Sous le Pont d’Avignon.

Explications : Il manque plusieurs arches à ce pont. Force du courant ou…

Lise Hamaide (Bande dessinée)

Marie Valerio (Texte)

Dernier tango en Lémurie

Le palais de cristal résonnait furieusement aux sons tapageurs des tambours et des pas de danses endiablés des convives, qui se démenaient avec passion sous leurs costumes bariolés. Loin des remous de ce carnaval cacophonique, la femme au masque de chat contemplait la lune depuis la terrasse, plongée dans de macabre pensées. Une coupe de vin à la main et une lueur malicieuse dans le regard, elle attendait nonchalamment son heure en contemplant avec amusement les contorsions grotesques des danseurs qui se trémoussaient dans l’insouciance, sans la moindre idée du sort que leur réservait cette soirée. Quand les feux de joie s’embraseraient et que la fête atteindrait son apogée, elle mettrait ses sombres desseins à exécution et toute la colline flamberait dans un brasier digne de l’enfer, emportant avec lui les verdoyantes collines de Lémurie. Se réjouissant de cette idée, elle porta le vin à ses lèvres tandis que les musiciens calmaient lentement la frénésie ambiante en jouant désormais une musique plus douce.

L’homme au masque de loup avait profité de cette accalmie pour s’approcher d’elle à pas feutrés, lui glissant d’une vois suave à l’oreille :

« Me ferez-vous l’honneur d’être ma cavalière ? »

Elle toisa des pieds à la tête l’impudent qui avait l’arrogance de venir quémander la prochaine danse.

« Tout dépend de tes talents de danseurs, mon grand. Je ne me laisse pas guider par n’importe qui. »

« Quelque chose me dit que vous avez un penchant pour le tango. »

Intriguée par cette proposition anachronique, elle lui tendit gracieusement la main, se laissant entraîner vers la piste de danse.

« On m’appelle Missy. »

« Rex. Enchanté. »

« Un nom de chien. Comme c’est mignon. »

Au son des violons, ils commencèrent un petit jeu à deux, proche du jeu du chat et de la souris. Elle le laissait la conduire tantôt à gauche, tantôt à droite, la tenant par la taille et la faisant tourner avec légèreté dans un tango peu orthodoxe.

« Qu’est-ce qui m’a trahi ? » l’interrogea-t-elle.

« Comment cela ? »

« Le tango. Une danse qui ne naîtra pas avant plusieurs siècles. »

« Que vous maîtrisez à merveille au passage. »

« Vil flatteur. Comment avez-vous su que je n’appartenais pas à cette époque ? »

« Un voyageur du temps garde toujours ses secrets. »

« C’est la coiffure, sans doute ? On n’a jamais vu un chignon si sophistiqué sur ce continent farfelu, ni même dans tout l’océan Indien. »

Imperceptiblement, elle avait imposé son rythme et menait désormais la danse.

« Votre masque. » répondit-il. « Il est fixé à votre tête à l’aide d’un élastique. Et nous sommes bien avant l’invention du caoutchouc »

« Je vois que vous avez l’œil. »

Lui prenant délicatement le bras, il l’entraîna sur la droite et repris peu à peu l’ascendant sur leurs pas de danse.

« Quelles mauvaises intentions vous emmènent sur ce continent exotique ? Car elles sont mauvaises, n’est-ce pas ? »

« Sachez que je suis aussi innocente que le chaton qui vient de naître. »

« Pas de cela entre nous voyons. Quelles raisons aurions nous de voyager dans le passé si ce n’est pour répandre le chaos et la destruction partout où nous passons ? Moi-même je ne suis pas venu à cette fête pour l’amour de la danse… »

Elle resserra férocement son emprise sur la taille de son cavalier.

« Pas touche, mon loup. Cette soirée, c’est chasse gardée. J’ai déjà tout prévu pour que la Lémurie rejoigne le rang de légende d’ici minuit. »

« Voyez-vous cela. Et comment comptez-vous vous y prendre ? »

« Vous savez sans doute que cette célébration a pour but de célébrer l’éclipse lunaire qui aura lieu dans quelques heures. »

« En effet oui, pour honorer la déesse de la lune. »

« Et elle aura bien lieu. Mais ce ne sera pas la terre qui projettera son ombre sur la lune. C’est un gigantesque vaisseau de la flotte sontarienne, une des races les plus meurtrières de la galaxie. Ils sont quelque peu en rogne contre ce continent depuis que j’ai créé de toutes pièces une déclaration de guerre des Lémuriens à leur égard. Au moment où je vous parle, leur régiment est en position. Ils n’attendent que mon signal et ils ont pour politique de ne laisser aucun survivant. »

« Aucun survivant ? Quelle cruauté ! Tout ce que j’aime! »

« Il faut les comprendre, il n’y a vraiment rien de plus agaçant qu’une population en avance sur son temps. Regardez-les ! Ils excellent en astronomie, sont passés maîtres dans l’art de la navigation et leurs compétences en architecture dépassent l’entendement. Franchement, un palais entièrement taillé dans du cristal, ça frise le grotesque. »

« Certainement. »

« Et quand on a pour ambition de mettre une planète sous sa coupe, on a plutôt intérêt à ce que ses habitants ne soient pas trop civilisés. C’est pourquoi de temps en temps, je fais un peu le ménage. »

L’homme eut un petit rire suffisant.

« C’est très mignon tout cela, mais entre nous, pensez-vous réellement pouvoir annihiler toute une population en l’espace d’une soirée ?»

« Si je le pense ?Avez-vous entendu parler de l’Atlantide ? »

« Évidemment. »

« D’aucun affirme qu’un gigantesque tsunami serait à l’origine de sa disparition. Mais la réalité est bien plus amusante. »

« Laissez-moi deviner : un autre de vos exploits ? »

« Et pas des moindres : j’ai invoqué ni plus ni moins que le dieu Kronos, dont la colère a réduit en poussière l’île et ses habitants en un éclair. »

«Amusant. Quoi qu’assez anecdotique, si l’on compare cela à ce qui est arrivé au continent perdu de Mu. »

« Tiens donc ? Et que lui est-il arrivé ? »

« Eh bien, je n’aime pas me vanter mais disons qu’après mon passage, le continent entier s’est retrouvé englouti sous les eaux du Pacifique. Ses habitants, en revanche, ont eu la chance de mener une vie longue et douloureuse : ils ont servi de cobayes à mes expérimentations sur l’adaptation des humains en milieu hostile. Ces petites choses s’adaptent de façon étonnante, croyez-moi. »

« Ah ah ! Amateur ! Si vous saviez dans quel état j’ai laissé les habitants du Kumari Kandam ! »

« Peuh ! Si vous saviez le sort que j’ai réservé à la Syldavie ! »

« L’Arcadie! »

« L’hyperborée ! »

« La Finlande ! »

« La Finlande n’a pas disparu. »

« Pas encore. » fit-elle avec un sourire énigmatique.

Le prenant par surprise, elle le fit tourner à son tour. Agacé de s’être laissé guidé, il l’agrippa fermement par la taille et enchaîna une série de pas nerveux, manquant au passage d’écraser les orteils de sa cavalière.

« En fin de compte, vous êtes un piètre danseur. » maugréa-t-elle.

« Et vous, une partenaire pour le moins inconstante. »

« Vous m’insupportez. »

« Vous me répugnez. »

Alors que la musique s’éteignait lentement, il la fit basculer lascivement vers l’arrière, la retenant au dernier moment pour plonger son regard dans le sien. Un regard étrangement familier. Leurs visages se rapprochèrent doucement, délicatement, avant d’être brutalement séparé par une secousse qui fit basculer la femme masquée. La piste de danse tremblait avec fracas, comme si la terre était prise d’épilepsie.

« On ne peut dire que vous ne faites pas dans la demi-mesure, très chère ! »

« Non…ces secousses ne sont pas de mon fait ! Mon plan devait venir du ciel, rappelez-vous. »

« Vous voulez dire que… »

« Oui. Il s’agit bien d’une catastrophe naturelle. C’est bien ma veine… »

« Je suggère que nous courions. »

« Plutôt deux fois qu’une, mon pote. »

***

Une fissure très nette se dessinait en plein cœur du palais de cristal, provocant la panique des convives qui se bousculèrent dans un vacarme assourdissant vers l’immense escalier. Missy et son cavalier en dévalèrent les marches quatre à quatre, devançant de peu le séisme qui ébranlait le bâtiment, s’effritant sous leurs pas en un million de miettes scintillantes. Une pluie de verre s’abattait sur la colline tremblante, sous le regard agacé de l’infortunée dame du temps.

« Battue par la nature, quelle déconvenue…Et mon vaisseau qui est garé beaucoup trop bas ! Nous ne l’atteindrons jamais à temps ! »

« Soyez sans crainte, j’ai une porte de sortie. »

Il l’entraîna vers une des immenses statues d »argent qui marquaient l’entrée du palais, révélant une petite porte à l’arrière de son socle. Avant que le sol ne se dérobe sous leurs pieds, ils s’y engouffrèrent précipitamment.

Derrière la porte, c’était la pénombre. Seul les lumières clignotantes de la console centrale éclairaient faiblement la salle, surmontées par une série d’anneaux tourbillonnants. En guise de décoration, une multitude de créatures difformes, de taille et de consistance variables, gisaient mollement dans des bocaux de formol. Elle ne put s’empêcher de sourire en reconnaissant l’endroit.

« Je vois que la déco n’a pas trop changé. On ne peut pas en dire autant de ta carrure. »

L’inconnu retira son masque, un rictus aux lèvres. Sa mâchoire carrée était ornée d’un bouc soigneusement taillée, coquetterie qui rappela à Missy sa lointaine jeunesse. Seul le regard demeurait inchangé, intelligent et fourbe à la fois.

«Ce petit contretemps est pour le moins fâcheux, mais la soirée n’est pas fini. » déclara-t-il en pianotant sur le tableau de bord de son TARDIS. «Tu avais parlé de rayer la Finlande de la carte, je crois. Je propose de leur rendre une petite visite. »

« Comment faut-il t’appeler maintenant ? Rex, c’est bien cela ? »

« Tout à fait. C’est du latin, cela veut dire ‘roi’. Je ne pouvais pas continuer à me faire appeler ‘la rani’, tu t’en doutes bien… »

Umanimo (Texte)

Jeux de billes

Zuirq gratta son énorme nez. Non que le nez de Zuirq fut disproportionné. Avec ses dix mètres de long, il allait parfaitement au visage d’un enfant de cent-six ans, appartenant à la race des Epils. Il était juste énorme par rapport à son environnement. Ce qui donne une idée de la taille de Zuirq lui-même.

Le Docteur l’avait pourtant installé dans la plus vaste pièce du TARDIS. Cependant, le bambin se cognait un peu partout dans cet entrepôt vide que le Seigneur du Temps avait tenté de rendre confortable pour son hôte.

Pour l’instant, Zuirq jouait aux billes, un bout de langue aussi gros qu’une vache coincé entre des dents de la taille d’une massive armoire normande.

Pendant ce temps, appuyé à la console, le Docteur songeait à ce qui venait de se passer et son humeur était mélancolique. Il avait sauvé Zuirq du massacre de ses congénères, dont le vaisseau avait été attaqué par des pirates de l’espace, et le petit garçon – ou du moins, l’individu masculin non encore parvenu à l’âge adulte – en était le seul survivant. Le TARDIS filait à travers le vortex pour le ramener vers sa planète où on prendrait soin de lui.

« Tiens, murmura le Seigneur du Temps. Nous ne passons pas loin de la Terre. J’ai bien envie d’y faire une petite pause, histoire que la contemplation de ce joli monde bleu me remonte un peu le moral. »

Tout en tendant une oreille vers l’intérieur de son vaisseau, au cas où l’enfant l’appellerait, le Docteur ouvrit les portes de sa machine spatiotemporelle, arrêtée dans la haute atmosphère de Sol 3, et se plongea dans une rêverie où entrait autant de bons moments que de mauvais.

Son exil et les amis d’UNIT.

Ses tribulations avec Sarah Jane.

« Leela, ma sauvage. »

Romana qu’il avait laissé poursuivre son existence avec les Tharils.

Adric, Nyssa et Tegan, trois jeunes gens avec de grandes qualités et autant de défauts.

L’étrange Turlough.

Et enfin, sa dernière compagne, Peri, elle aussi partie vers son destin. Il n’avait pas encore rencontré Mel et voyageait seul… sauf lorsqu’il transformait le TARDIS en nursery, comme à ce moment-là.

Il en était là de ses réflexions, lorsqu’un grondement lointain lui parvint. Un grondement qui se rapprochait. Il lui fallut quelques minutes pour en déterminer la cause.

« On dirait quelque chose qui roule. »

« Quelque chose de dur. »

« Quelque chose de dur et de très gros. »

« Comme une grosse boule, par exemple. »

Il s’exclama : « Les billes ! » au moment où la première franchissait la porte intérieure avec un raclement sourd.

Il arriva à l’éviter dans une volte digne du meilleur des matadors. Les pans multicolores de son manteau se crurent un instant la réincarnation de la muleta.

Le Seigneur du Temps n’avait pas plus tôt fini son mouvement qu’une autre des gigantesques boules se précipitait vers lui. La première devait être de taille normale, mais celle-ci était au moins du genre calot, voire mammouth. Avec un cri étranglé, le Docteur ramassa ses kilos surnuméraires, sauta sur la console et la regarda passer à quelques centimètres de son refuge. Elle fut suivie par une longue file d’autres, de tailles et de couleurs différentes, mais tout aussi meurtrières, si elles avaient réussies à heurter n’importe quel individu de la corpulence d’un Humain moyen.

« Rassilon ! s’écria à nouveau le Docteur. La porte ! »

Les battants étaient restés grand ouvert et les billes de Zuirq se déversaient vers la planète bleue. L’enfant Epil lui-même se manifesta, sous la forme d’un œil bleu apparaissant à l’ouverture intérieure, comme s’il regardait par le trou d’une serrure.

« J’ai fait tomber mon sac de billes, marmonna-t-il, l’air contrit.

– J’ai vu ça », répondit le Seigneur du Temps avec plus d’aigreur qu’il n’aurait dû.

Il se radoucit aussitôt devant la mine penaude du bambin.

« Ce n’est pas grave, Zuirq, je t’en achèterais d’autres. »

En attendant, il ne pouvait toujours pas descendre de son perchoir, les énormes boules continuant à rouler à travers la salle de commandes, heurtant parfois la console et tombant en pluie lithographique vers la surface de la Terre. Le TARDIS en était suffisamment proche pour qu’aucune d’entre elles ne subissent le sort des météorites et ne se consument dans l’atmosphère. Elles arriveraient donc intactes au sol, à part peut-être leur peinture.

« Je me demande où elles vont atterrir », songea le Docteur.

Puis il se souvint d’un des mystères qui occupaient les Humains depuis le milieu du XXe siècle : les sphères mégalithiques trouvées essentiellement au Costa Rica, mais aussi dans toute cette partie du continent américain.

Alors le Docteur fut secoué d’un grand éclat de rire. Se tenant les côtes, il balbutia entre deux hoquets :

« Ce sont les bibi… les bibi… les bi… billes de Zuirq ! »

Il se promit de ne jamais révéler aux Humains la provenance de ces étranges boules.

« De toute façon, ils ne me croiraient pas. »

FIN

À bientôt, pour un prochain Artisons

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Spécial Anniversaire Sébastien

Bon anniversaire, Sébastien, de la part de tes amis Classics Whovians.

(cliques sur les images pour les voir en plus grand)

Flavichou (texte)

L’homme au couvre-chef

Tegan errait. Depuis qu’elle avait quitté le Docteur, elle ne savait pas vraiment ce qu’elle devait faire. Reprendre son boulot de hôtesse de l’air ? Cela lui semblait vide de sens. Elle s’assit à la terrasse d’un café. Dans un soupir, elle elle leva la tasse du liquide noir et trempa ses lèvres. Elle

toussa. Mais ce n’était pas bon! Elle se demandait comment elle avait fait pour boire ça tous les jours avant de prendre son service. Non, elle ne serait pas hôtesse !

Un homme s’assit en face d’elle. Il portait un couvre-chef très particulier, plutôt informe, remplit de pin’s et autre ruban :

«  – Bonjour. » Dit-il

« – Heu. Bonjour. Vous êtes ?

– Moi ? Ho ça n’a pas trop d’importance. C’est surtout vous qui êtes importante !

– Plaît-il ?

– Vous êtes Tegan non ?

– Teg… Oui, mais comment connaissez-vous mon prénom ?

– Et bien je vous ai vu pardi !

– Vu ? Où ça ?

– Et bien dans Doctor Who !

– Doctor… ?

– Oui, la série britannique ! Vous étiez la compagne du cinquième docteur. Et franchement, une de mes préférées !

– Une série ? Mais qu’est-ce que vous racontez là !

– Oui, une série. »

Puis d’un coup, il l’a prit par le bras et se mit à courir. Tegan se demandait si elle devait se défendre ou le suivre. De plus, elle n’avait pas payer son café, si dégouttant que cette boisson pouvait être ! Elle se retrouva alors chez l’homme. Il alluma sa télévision, mit un disque assez petit dans un appareil qui se trouvait sous cette dernière et un programme démarra. Et elle se reconnu. Elle, dans sa tenue d’hôtesse de l’air violet. Elle se rappela d’une des premières aventures qu’elle avait vécu aux côtés du docteur. Elle ne comprenait rien

« – Je ne serait qu’un personnage d’une série télé ? Je n’existerait pas vraiment ? Je ne serait qu’imagination ? Mais qu’est-ce que je fais là alors ? Se demanda-t-elle ?

– Je pense que le fait que tu apparaisses le jour de mon anniversaire n’est pas anodin ! Je pense que l’auteur de cette nouvelle sait mon amour pour toi et a voulu me faire un beau cadeau en me faisant te rencontrer !

– Attendez… La nouvelle ?

– Alors, oui : tu es un personnage d’une série télé qu’un fan reprend et intègre dans une nouvelle non canonique afin de s’amuser et fêter mon anniversaire comme il se doit !

– Alors là, j’avoue que j’ai quelques problèmes existentielles ! Je n’existe pas, premièrement, et j’existe encore moins car je suis un personnage réutilisé d’un vieux programme poussiéreux !

– Alors déjà, respecte Doctor Who stp !

– Bon. D’accord. Et donc, qu’est-ce que je fais ici !

– Et bien… Je ne sais pas… Il faut demander à l’auteur de la nouvelle. Flavichou ? Qu’est-ce que tu as prévu pour nous ? »

Et bien, je vais te le dire mon petit Sebastien ! Amusez-vous ! Parlez, buvez,faites ce que vous voulez, invitez tous les personnages de Doctor Who que tu le souhaites à la fêtes. C’est ton anniversaire que diable ! Passe un excellent anniversaire aux côtés de Tegan et de qui tu veux ! Vu les gens étranges qui peuplent l’univers de Doctor Who, il y a moyen de faire une teuf mémorable je pense !

Florent (fanart)

Laureline (texte)

La Brimbul’

Script traduit d’un audio refusé

Acteurs : Second et Jamie McCrimmon

Dans la garde robe du TARDIS

Jamie : Mais enfin Docteur, pourquoi nous nous emmitouflons ainsi, on ne retourne pas dans l’Himalaya quand même.

Docteur : Là où on va, il fait froid, très froid. Il y a un constant vent. Un des endroits les plus froids de France. C’est pour cela que je te conseille de mettre un manteau en peau. D’ailleurs où est le mien?

Jamie : Je l’ai vu au fond, près des maillots de bain pour Betelgeuse.

Bruit de fouilles

Docteur : Ah, je l’ai retrouvé. Maintenant, le cadeau, où as tu mis la drôle de BD avec nous deux en photo dessus ? Ah, la voilà.

Bruits de pas – ils entrent dans la salle de la console

Docteur : On est prêts ? Attention, ça va souffler, avec peut-être des flocons de neige ou de la grêle dedans.

Bruit de porte qui s’ouvre. – Un bruit de vent commence. Ils sortent.

Jamie : Brrr, où sommes-nous ?

Docteur : Terre, Europe, France, Belfort. Allons vite rejoindre Sébastien. Après, nous irons se manger de l’épaule du Ballon avec un Brimbul’ avec ce fan qui fait partager nos aventures.

 

NB : L’épaule du Ballon : Symbole de tradition et de convivialité, ce met savoureux, cuisiné par l’Union des Artisans Bouchers-Charcutiers, est surprenant. Composé d’une épaule d’agneau entièrement désossée et délicatement farcie aux myrtilles.

NNBB : Le Brimbul’ : Derrière ce nom mystérieux se cache un apéritif composé d’un pétillant avec un fond de gin dans lequel est plongée la myrtille, fruit typiquement régional.

Pauline (photomontage)

Umanimo (fanart)

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Lieux mythiques et mystérieux

Guyana, Mount Roraima Tepui, Luftaufnahmen vom Mount Roraima 2723 m mit der

Guyana, Mount Roraima Tepui, 23.03.2010. Copyright: Klaus Fengler

Le Docteur a déjà visité certains lieux mystérieux sur Terre et y a vécu des aventures. Faites-lui-en découvrir d’autres et étonnez-nous avec les explications doctoresque à certains phénomènes.

Ci-dessous une liste de ces lieux. Cependant, elle n’est pas limitative. Si vous en connaissez d’autres (existants, on ne vous demande pas d’inventer un lieu), vous pouvez bien entendu vous en servir.

Europe :

Le Loch Ness

L’Atlantide

Stonehenge

France :

La Forêt de Brocéliande

La Vallée des Merveilles, dans les Alpes

Le site mégalithique de Carnac, dans le Morbihan

Les cavernes de Dénezé-sous-Doué, dans le Maine-et-Loire

Le château de Montségur, en Ariège

L’Abbaye de Brantôme, en Dordogne

Amérique :

Le Triangle des Bermudes

La zone 51

Point Pleasant et « l’homme-phalène »

Le lac Angikuni et ses disparus

Les Sphères mégalithiques du Costa Rica

Nazca au Pérou

Machu Pichu au Pérou

Tiahuanaco en Bolivie (lac Tititcaca)

Le Mont Roraima

Océanie :

L’Ile de Pâques

Le continent de Mu

Asie :

La Plaine des Jarres au Laos

Les Ruines sous-marines de Yonaguni

L’Ile d’Ashima au Japon

Le Pilier de Fer en Indes (Qûtb Minâr)

Socotra, l’ile aux plantes aliens

Aokigahara, la forêt des suicidés

La forêt de Hei Zhu Gou en Chine

Afrique :

La Structure de Richat en Mauritanie

L’Eredo de Sungbo (Nigéria)

La Grande Muraille du Bénin

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Date limite : le 13 mars 2017. Envoyez vos oeuvres à umanimo@live.fr

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When I say run, run like a rabbit!

Quoi de mieux pour titre de cet Artisons spécial Deuxième Docteur qu’une de ses phrases préférées ?

Peu de participations, mais de grande qualité. Voici donc…

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Son compagnon Flavichou Bacca et sa nouvelle Le Peuple en Trop.

« Vous êtes sûr de vous ? » demanda en insistant le Docteur. Jamie lui assurait qu’il n’y avait aucune chance que nous changions d’avis, ce à quoi j’acquiesçais derrière lui. Le Docteur levait les yeux au ciel en disant « si même toi, Zoé, tu es contre moi, je ne peux rien faire », et il se mit à trifouiller sur la console du TARDIS.

Vous voyez, le Docteur s’était mis en tête que la destination rêvée pour nous remettre de notre altercation avec le maître (Jamie se regardait encore tous les jours dans le miroir de peur de changer encore une fois de visage) était une planète colonisée par l’homme et spécialisée depuis dans les loisirs en tous genres.

Cela ne nous disait rien, à Jamie et à moi et nous avons fait front tous les deux pour partir en excursion, comme d’habitude sur une planète inconnue et que le TARDIS choisirait dans sa banque de données.

Le Docteur trifouillait et une fumée apparut. J’avais un QI bien supérieur à la moyenne, mais je n’avais jamais compris comment fonctionnait cette maudite machine. J’en étais arrivée à l’hypothèse qu’elle ne répondait qu’au Docteur, qui touchait boutons et autres manettes juste pour se donner en spectacle. Ceci dit, je me demandais si cette hypothèse était la bonne devant le spectacle enfumé que je regardais, les yeux écarquillés.

« -Docteur ? » disais-je «  Docteur ? »

(Aucune réponse)

« – Docteur ? »

Je m’en doutais ! Il boudait car sa proposition avait été refusée. Il boude toujours dans ce genre de cas ! La fumée venait donc d’une mauvaise manipulation car le Docteur avait été rude avec sa pauvre console pour se passer les nerfs, et voyant la fumée, il était tout penaud, et ne voulait pas me regarder car il ne voulait pas assumer sa bêtise ! Je vous jure ! Ce Docteur ! Il faut le supporter tous les jours !

Il remit en place son nœud papillon, appuya sur deux-trois boutons et la fumé cessa (mon hypothèse était donc qu’il venait de s’excuser auprès du TARDIS dans leur langue secrète et que le vaisseau avait accepté ses excuses, cessant la fumée).

« Bon, on est arrivés » dit le Docteur « ne lambinez pas, c’est vous qui avez voulu aller ici, ou que ce soit, donc maintenant que nous sommes ici, profitez-en ! ». Si le Docteur continuait de bouder, ça allait être une visite sympathique !

Je n’eus pas le temps de me tracasser longtemps avec la mauvaise humeur du Docteur car, à la seconde où il passait la porte du TARDIS, il se mit à courir, tout content de découvrir une nouvelle planète ! Jamie et moi rigolions très fort devant les grimaces et les figures acrobatiques que le Docteur faisait. Cela ne dura pas car je sentis quelque chose dans mon dos. Un homme brandissait un sceptre.

« – Qui êtes vous ? » me dit-il

« – Je… Zoé… mais… » répondis-je perdue

« – Il ne semble pas que vous ayez les papiers pour séjourner sur cette planète !

– Mais nous visitons juste, nous ne séjournons nullement ici ! » tentais-je de dire.

« – Je ne veux pas le savoir, nous avons une politique très stricte ici. Si vous ne montrez pas le pass visite, vous n’avez pas plus le droit de visiter que de séjourner. »

Décidément, c’était bien mal engagé. Jamie eu la bonne idée, la brillante idée de rouler des mécaniques et de faire preuve du tact écossais.

« – Oy ! Nous visitons et vous ne pouvez pas nous l’interdire, partez avant que je m’énerve ».

Avant que je puisse dire quoi que ce soit, il serra le poing pour prouver qu’il ne rigolait pas et qu’il pouvait mettre ses menaces à exécution. La scène se déroula devant mes yeux au ralenti : Jamie serrant son poing, l’individu se sentant en danger agitant son sceptre, ce qui immobilisa Jamie, devenant inerte et tombant au sol, et pour conclure le tout, le Docteur qui revenait vers nous et qui hurla :

« Jamie ! Ho qu’est-ce qui vous prend ».

Bien évidement, le sale individu ne chercha pas à comprendre et il agita son sceptre en direction du Docteur, qui s’affala à son tour par terre. L’individu pointait à présent son arme vers moi et me dit d’un air menaçant :

« A présent, vous allez me suivre si vous voulez que vos amis se réveillent un jour ».

L’instant de joie du Docteur grimaçant me semblait bien loin et même les instants où le Docteur boudait ou se plaignait du fait que j’étais plus intelligente que lui me manquaient. J’obtempérais pour espérer qu’ils se réveillent et qu’on puisse s’en sortir, tout à fait diplomatiquement, et rejoindre le TARDIS au plus vite afin de quitter ce lieu de malheur. Mais pourquoi Jamie et moi avions insisté pour visiter une planète !

* * *

Jamie se réveilla une dizaine de minutes après que nous aillons intégré une cellule sombre et sale. Il avait l’air hagard et eu du mal à comprendre comment nous avions pu atterrir là. Le Docteur suivi quelques temps après. Je leur exposais la situation. Nous nous mîmes d’accord pour la jouer finement, diplomatiquement. Jamie nous avait juré de se taire quoi qu’il arrive, et de nous obéir quoi qu’on dise. Le Docteur avait été élu chef des opérations. Il était le plus à même de négocier.

Nous attendions depuis 3 bonnes heures quand un homme se décida enfin à nous libérer. Il nous demanda de le suivre, ce que nous avons fait en silence. En passant dans les couloirs, un spectacle des plus triste se présenta devant nous : des milliers de personnes vertes et rouges étaient entassés dans des cellules bien trop petites. Ils étaient parqués par dizaine dans des cellules vraisemblablement faite pour n’accueillir pas plus de 5. Je m’essayais à demander au Docteur « Docteur… », il me fit un geste pour me faire comprendre que ce n’était pas le moment mais qu’il était choqué par ce qu’il voyait.

Nous arrivions dans un bureau. Le Docteur s’assit, Jamie et moi restions à l’arrière. L’individu commença :

« – Bon, je vois que vous êtes calmés. Vous voulez vous expliquez ?

– Je tiens à m’excuser de la part de mon ami, qui est sanguin mais nullement méchant » répondit d’abord le Docteur avant de continuer : « nous ne connaissions pas la réglementation de cette planète ? Voyez-vous, nous voyageons dans un machine qui nous emmène partout dans l’espace et le temps, et nous sommes arrivés ici purement par hasard. Si vous nous laissez sortir, nous vous assurons que nous allons partir sur le champs et qu’on ne vous importunera plus.

– Fort bien. Je veux bien accepter cela pour cette fois. Je vous demanderai quand même de remplir ces fiches sur vous. La prochaine fois, s’il y a une prochaine fois, nous aurons des preuves dans nos fichiers et vous ne vous en sortirez pas si facilement.

– Merci de votre compréhension. Jute une question monsieur…

– Oui ? » Il avait l’air grognon « Je vous préviens. Ma patience a des limites, n’abusez pas !

– Qui sont ces gens que nous avons vu dans vos cellules !

– Des Etrabes. Leur planète est en train d’exploser. Ils ont cru pouvoir venir chez nous pour se réfugier. Mais vous comprenez ! On ne peut pas accueillir toute la misère de la galaxie ! Ils ne sont pas en règle, ils vont subir la loi : ils seront bientôt envoyés dans l’espace, et tant pis s’ils décèdent, ils ont cherchés. » Je sentais la nausée montée en moi, tout comme je voyais Jamie s’énerver à côté de moi, mais qui tenait à résister pour tenir sa promesse de se taire. Le Docteur posa une autre question :

« – Mais pourquoi leur planète explose-t-elle ?

– Heu ». Notre fonctionnaire semblait fort embarrassé mais fini par grommeler « c’est notre peuple. On… Enfin ils ont colonisé la planète pour des ressources il y a des années. Mais ce n’est pas une raison. Ce n’est pas de notre faute. Pourquoi devons-nous gérer une crise dont nous ne sommes pas responsables directement ? »

A ces mots, le Docteur bondit de sa chaise comme un diable et nous cria de le suivre. On risquait à tout moment de se faire arrêter par les sceptres de nos geôliers. D’un coup, le Docteur vit un levier et l’activa. Les portes de toutes les cellules s’ouvrirent d’un seul homme. Le Docteur hurla à tout le monde de le suivre. Dans la cohue, les gardes ne purent rien faire, à part abattre à coup de sceptre trois ou quatre etrabes.

Nous entrèrent tous dans le TARDIS. Le Docteur tapa vigoureusement sur les boutons de la console. Le TARDIS se posa sur une nouvelle destination et le Docteur déclara :

« Cette planète est vierge de tout peuple et pourtant les conditions ne sont pas trop mauvaises à défaut d’être excellentes. Faites en bon usage. »

Les étrabes remercièrent chaleureusement le Docteur et lui secouèrent la main avant de sortir. Une larme à l’oeil, le Docteur nous emmenèrent vers une nouvelle destination.

«  – Docteur… Bravo… » dis-je

«  – Quand un peuple perd sa solidarité et se renferme sur lui, cela n’est jamais bon et il court lui-même à sa perte, je plains ce peuple plus que je lui en veux, c’est dire si je le plains ! Mais vous mes enfants, vous les terriens, j’espère que votre peuple ne perdra jamais l’humanité qui l’habite et choisira toujours d’être solidaire ».

A ces mots, nous filèrent finalement sur cette planète des loisirs, et ni Jamie ni moi ne rétorquèrent quoi que ce soit.

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Son compagnon Florent Fayolle et son fanart crossover avec Les Enfants de la Terre. (cliquez sur les images pour les voir en plus grand)

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Son compagnon Tristan Viala et ses deux fanarts.

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Sa compagne Umanimo et son fanart, illustration (attention spoiler) de The Dark Path.

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The Cosmic Hobo (le Vagabond de l’Espace)

Et voilà, vous avez voté, l’Artisons de ce début de 2017 sera consacré au Deuxième Docteur, soit notre Cosmic Hobo. Bénéficiant d’excellentes histoires (The Tomb of the Cybermen, The Enemy of the World, The War Games, pour n’en citer que trois), mais sinistrée par les suppressions de la BBC, sa période est une des meilleures de la série.

À vos plumes, pinceaux et autres moyens de vous exprimer. Faites-nous rêver et surprenez-le !

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Date limite le dimanche 29 janvier. Oeuvres à envoyer à umanimo@live.fr.

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Téléportez-nous, Docteur

Voici donc le résultat de cet Artisons de Décembre. Il a eu pas mal de succès et les séries que vous avec intégrées avec le Whoniverse sont très variées. Bref, nous avons été bien gâtés pour ce Noël 2016. Jugez-en : neuf participants totalisant dix-sept oeuvres.

Nous avons noté, cependant, quelques petites « incartades » vers des séries de films et non des séries télé, comme c’était bien spécifié pour le thème de cet Artisons. Néanmoins, ces hors-sujets sont quand même publiés.

(cliquez sur les images pour les voir en plus grand)

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Bab El (fanart et textes)

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Doctor Who ?

  1. Terre du Milieu, un jour de novembre 2941 (1341 d’après le Calendrier du Comté)

– Dites-moi, Gandalf, votre ami ne se lave-t-il donc jamais ?

Le Magicien Gris et le Hobbit chevauchaient de conserve depuis une semaine, et venaient d’atteindre l’orée septentrionale de Mirkwood. Ils avaient dormi dans une des demeures du confrère de Gandalf, et Radagast-Le-Brun – Bilbo était toujours fasciné par la crasse qui dégoulinait de ses cheveux – leur avait servi au réveil un thé tout à fait digne d’un Hobbit ; c’est-à-dire qu’il était accompagné d’un plateau généreusement garni. Gandalf était pourtant particulièrement irascible depuis le réveil, et Bilbo espéra que sa question n’allait pas empirer son humeur. Mais les épaules du magicien gris furent prises d’un tremblement ; et voilà que Gandalf riait !

– En effet, mon cher Bilbo, il aurait pu rester discret… Mais il faut toujours qu’il grossisse le trait. Cette idée d’installer un nid sous son chapeau rendait le déguisement absurde. Le véritable Radagast n’est pas aussi négligé !

Bilbo resta songeur quelques minutes. Le magicien avait ralenti légèrement le pas du grand cheval gris pour se placer à la hauteur de son poney, et ses yeux perçants, sous les larges bords de son chapeau, examinaient le hobbit. Celui-ci était perplexe.

– Mais Gandalf, voulez-vous dire que Radagast est un imposteur ? Et cela ne vous pose aucun problème ? Lequel est votre ami, alors ? L’imposteur, ou le véritable Radagast ?

C’était une bonne question, et Gandalf sourit dans sa barbe.

– Les deux me sont chers… Mais mon estimé collègue Radagast ne pouvait être présent. Des affaires urgentes l’ont appelé dans le Sud et il avait fort à faire. Il y avait donc peu de risque de voir ces deux-là se croiser… Radagast me viendra sûrement en aide dans ma longue quête, mais ce jour n’est pas encore arrivé. Il y a un temps pour tout, Bilbo Bessac, et le plus important, c’est que le temps qui nous est donné pour exercer notre liberté ne nous soit pas volé.

Bilbo ne répondit rien à ces mystérieuses explications. Ne vous mêlez pas des affaires des magiciens, dit-on. Mais Gandalf avait commencé à parler, et il avait bon espoir que celui-ci poursuivrait et lèverait les zones d’ombres de son discours. Cependant le magicien ne disait rien : il avait sorti sa pipe et la préparait tranquillement. Bilbo cru bon d’intervenir.

– Je ne comprends pas, Gandalf. Quel est le rapport entre le temps et votre ami ?

Gandalf marmonna quelques mots incompréhensibles, parmi lesquels Bilbo cru reconnaître « Point » et « Fixe ».

– Avez-vous remarqué cette elfe qui sema la pagaille chez les elfes comme chez les nains ?

Oui, bien-sûr que Bilbo l’avait remarquée. Et si maintenant chaque petite partie de la grande aventure qu’il venait de vivre semblait trouver sa place, comme autant de pièces d’un puzzle, le rôle de Tauriel lui apparaissait toujours flou, sans lien avec ce monde, comme un ingrédient venu se glisser dans une recette où il n’était pas du tout attendu. Peut-être son acuité était-elle renforcée par l’Anneau qu’il gardait dans la poche de son gilet ; mais il ne s’en rendait pas compte – et même s’il s’en était rendu compte, il n’en aurait jamais parlé à Gandalf. L’Anneau restait son secret.

– Contrairement à ce qu’elle a toujours dit, Tauriel ne fait pas partie de ce monde. Elle vient d’ailleurs. Il semble qu’elle a partie liée avec le Nécromancien : celui-ci lui avait promis quelque artifice utile en échange de son aide. Elle aurait mené sa mission avec brio si on lui en avait laissé la possibilité. Mais aucune de ses interférences n’a finalement eu de conséquences. Vous n’entendrez plus jamais parler d’elle dans ce monde ; et personne ne saura jamais ce qui aurait pu arriver si on n’y avait veillé. Mon ami n’a été envoyé ici que dans ce but : limiter les dégâts, et faire en sorte que l’on ne modifie pas le cours que vos propres choix devaient donner à cette histoire.

Bilbo ne comprenait toujours pas, mais il ne voulait pas le laisser paraître.

– Alors, Tauriel est venue dans notre monde pour modifier le cours des événements, et Radagast devait l’en empêcher ? Je ne me suis rendu compte de rien ! Mais pourquoi dites-vous que cela aurait nui à notre liberté ?

Gandalf se lança alors dans un monologue complexe où il était question de choix, de responsabilité, de temps et de dimensions, et de seigneurs qui régulaient les accidents temporels. Bilbo perdit rapidement le cours. Il lui fallait une réponse plus terre-à-terre, ce pourquoi il se remit à questionner le magicien – en le coupant dans sa lancée, ce qui ne plaît guère à Gandalf d’habitude, pas plus qu’à n’importe qui.

– Dites-moi, Gandalf, de quel monde venait-elle ?

Le magicien resta silencieux un instant.

– Il serait un peu long de vous expliquer la dynamique des dimensions parallèles. Dans cet autre monde où elle est née et où elle a cherché le pouvoir, on l’appelle la Rani.

Gandalf se tut à nouveau.

– Et cet homme qui avait pris l’apparence de votre ami, Gandalf, qui était-il ?

***

– Voilà pour les différences entre les histoires qu’on trouve dans les livres et leur mise en image sur les écrans, petits ou grands ; des accidents temporels. Eh bien, vous comprenez mieux, maintenant, la complexité de notre entreprise. Il suffit que l’un d’eux trouve le moyen de traverser les murs, et plus rien n’a de cohérence. Un coup de pied dans la fourmilière. Nous ne pouvons pas laisser cela arriver.

– Donc, vous envoyez un de ces Seigneurs du Temps.

– Le système est fait pour s’autoréguler ; la plupart du temps, ils s’envoient eux-mêmes en mission, étant suffisamment conscients des dommages que ces interférences pourraient causer dans le vortex.

– Mais est-ce si grave ?

– Évidemment, voyons… Nous devons permettre à chaque action, chaque geste, chaque pensée et chaque choix de suivre son cours et d’avoir les conséquences qu’il portait en germe. Il n’y a qu’ainsi que la liberté de chacun s’accomplira. Et nous avons besoin de cette liberté. C’est quand toutes les libertés seront accomplies, et toutes les histoires achevées, en bien ou en mal, que nous connaîtrons enfin la Question.

***

  1. Poudlard, bureau du professeur Rogue, durant la soirée du 24 juin 1995

Attention, contient un spoiler pour qui n’a pas lu Harry Potter et l’Enfant Maudit.

– Expecto Patronum !

Un immense phénix déploya ses ailes d’un bord à l’autre de la pièce encombrée. La force du Patronus fit même glisser et tomber la Glace à l’Ennemi : elle s’écrasa sur le sol dans un tintement cristallin. Dumbledore avait l’air de se soucier assez peu des dégâts qu’il pouvait causer. De toute façon il n’y avait plus personne pour contempler le désordre. Cornelius Fudge gisait inconscient juste derrière le seuil, assommé par la force du sortilège, le chapeau melon tournant sur lui-même comme une toupie. Les pieds d’un autre fonctionnaire dépassaient de derrière le bureau, et le Détraqueur glissait déjà au coin du couloir. L’homme assis dans le fauteuil n’avait plus rien du fanatique assommé par le Veritaserum que Dumbledore avait quitté il y a un quart d’heure. Ses lèvres étaient tellement serrées que sa bouche formait une mince ligne barrant son visage, et il regardait Dumbledore d’un air sombre.

Le vieux magicien s’assit derrière le bureau, à la place du Professeur de Défense contre les Forces du Mal. Il avait l’air calme, mais ses yeux bleus envoyaient encore des éclairs. Le prisonnier ricana.

– Ah, bravo, dit-il d’un ton qui n’avait plus rien de monocorde. Encore un point fixe du temps qui part en fumée. Vous n’auriez pas pu le laisser faire, peut-être ? Ce n’est pas le premier monstre qui essaie de m’embrasser…

Albus Dumbledore rassembla le bout de ses doigts sous son menton et jeta au prisonnier un regard d’un bleu vif par-dessus ses lunettes en demi-lune.

– Un « merci » aurait suffi. Vous ne tenez pas à votre âme ?

– Cela n’aurait eu aucun effet sur moi. Pas plus que vos potions et sortilèges…

– Ah. Je vois. Vous n’êtes pas de ce monde. Vous êtes un imposteur. L’imposteur d’un imposteur. Très habile, dit Dumbledore.

– Et je suis dans le bon camp, quoique vous en pensiez, répondit le prisonnier d’un ton sarcastique. Dites, ça ne vous ferait rien de me détacher ?

– Libero, dit Dumbledore en agitant sa baguette magique.

Les cordes tombèrent au sol.

– Qui êtes-vous ? demanda Dumbledore.

Le prisonnier se redressa de sa chaise en rangeant un petit objet allongé, pas plus gros qu’une baguette mais un peu plus épais, dans une poche intérieure de son manteau. La colère déformait ses traits quand il se pencha vers le vieux professeur en appuyant ses deux mains sur le bureau.

– Je pensais mon déguisement imparable, dit le jeune homme en grinçant des dents.

– Pas tout à fait assez blond. Trop grand, trop mince… Vous avez oublié les tâches de rousseur, aussi, répondit Dumbledore.

– Eh bien voilà, c’est moi, le génie qui se salie les mains pour réparer les erreurs des autres, dit-il. J’aurais pu vous planter là… Ooooh oui, j’aurais pu ! Mais voilà…

Il se mit à marcher de long en large, donnant du pied dans un fauteuil avant de se retourner vers Dumbledore avec d’autant plus de hargne que le vieil homme ne se départait pas de son calme.

– Il fallait que Rome brûle, Rome a brûlé. Il fallait que Londres brûle, Londres a brûlé. Il fallait que Pompéi brûle. Il fallait que ces deux stupides petits humains qui font joujou avec le temps comme des chiots avec une balle soient arrêtés… Il fallait que Cedric Diggory  meure. Quel est l’idiot qui vous a donné ces facultés incroyables, cette imagination débordante et cette liberté insolente, et a oublié d’ajouter un atome de responsabilité à la recette ? Un seul petit atome ? Mais c’est fini, Dumbledore, c’est fini ! La prochaine fois, comptez sur quelqu’un d’autre. J’ai vu assez de gens mourir pour pourrir toute une vie.

– Mais vous en avez sauvés assez pour en justifier onze, à moins que je ne m’abuse – ce qui m’arrive rarement, étant doté d’une intelligence aussi prodigieuse que la vôtre, et ce n’est pas peu dire, répondit Dumbledore, une étincelle amusée dans les yeux.

Les yeux de l’imposteur s’élargirent sous le coup de la surprise la plus profonde. Bouche-bée, il s’effondra dans le fauteuil. Le vieillard avait dit onze. Onze, non pas dix. Comment Dumbledore pouvait-il connaître son plus sombre secret ? Il aimait être surpris par l’intelligence de ses interlocuteurs (pour un peu que ceux-ci soient dans son camp) autant qu’il détestait perdre la face, et il finit par laisser un sourire envahir lentement son visage mince.

– Bien-sûr, murmura-t-il. Je suis déjà intervenu dans cette histoire… C’est moi qui a donné sa baguette à Harry, n’est-ce pas ? Mais sous une autre apparence… Son apparence… et vous, Professeur Dumbledore, vous êtes prodigieux ! ajouta-t-il avec un enthousiasme qui contrastait avec la colère de l’instant précédent.

– Le ministre et ce brave fonctionnaire en ont encore pour quinze minutes d’un sommeil certainement réparateur. Nous avons donc un peu de temps avant qu’ils ne se réveillent, dit Dumbledore en agitant de nouveau sa baguette.

Une théière et deux tasses surgirent de nulle part et se posèrent sur le bureau.

– Vous prendrez bien une tasse de thé, Docteur ?

***

Spoiler alerte toujours valable.

– Il n’a pas l’air très content du rôle que vous lui donnez à jouer.

– Oh, il exagère sur ce coup. Une mission courte, sans aucun risque, un seul mort – sans compter celui dont il a pris la place – pour en sauver des milliers…

– Les deux gamins fauteurs de trouble vont s’en sortir, alors ?

– Tout est rentré dans l’ordre. Il a fallu s’y reprendre à plusieurs reprises, et seulement les premières tentatives sont connues des acteurs de l’univers. Celle que nous venons de vous présenter restera un secret connu de Dumbledore seulement.

– Vous faites toujours appel au même… régulateur ?

– Comme vous pouvez le constater, il est d’un caractère… Variable. Il lui arrive de refuser. Voyez plutôt comment il a débouté notre demande dans le passé.

***

  1. Westeros, derrière le Mur, An 299

Attention, contient un spoiler pour qui n’a pas vu la saison 6 du Trône de Fer.

– Non.

Le Docteur tournait ostensiblement le dos au Timelord dépité et tripotait la poignée d’ouverture du Tardis. La porte s’ouvrit sur un paysage glacé et une rafale de vent amena un paquet de neige à l’intérieur.

– Non, je ne suis pas votre marionnette. Je vous rappelle même que vous vouliez me faire Président de Gallifrey la dernière fois que j’y ai mis les pieds.

– Je me rappelle surtout que vous avez pris la fuite. De quand date votre régénération ?

Le Docteur se retourna et essuya une poussière imaginaire de sa manche en répondant d’un air suffisant.

– Il y a quelques semaines. Qu’en pensez-vous, pas mal, non ? Et contrairement à l’ancienne version de moi, celle-ci… NE SE LAISSE PLUS MARCHER SUR LES PIEDS ! La porte est ouverte, cher ami. Si vous voulez bien vous donner la peine d’en franchir le seuil…

– Docteur, permettez-moi d’insister…

Le Docteur toisa son interlocuteur de l’air le plus buté qu’il soit, le menton dressé, les bras croisés, le dos cambré, prêt à redonner de la voix.

– Vous voulez m’envoyer dans un univers glacial, au milieu de… de zombies et de sauvageons, derrière le seul mur qui protège la civilisation d’un hiver féroce – si on peut appeler ça une civilisation – tout ça pour venir en aide à un gamin infirme qui fait joujou avec le temps. Et en plus, vous me promettez tous les plaisirs du monde : orteils gelés, zombification, une nourriture immangeable, une compagnie de rustres… Je vais devoir enfiler des peaux de bêtes… Des peaux de bêtes !

Quand il s’énervait, sa voix montait dans les aiguës. Il tata le tissu de sa veste colorée avec la satisfaction de quelqu’un qui n’entend pas s’en défaire de sitôt.

– Trouvez un Timelord plus stupide que moi. Vous ne devriez pas avoir trop de mal, c’est une espèce qui pullule sur Gallifrey. N’importe qui fera l’affaire. Je suis surpris que vous n’ayez pas postulé vous-même.

Le messager était partagé entre le dépit et l’exaspération. Il soupira.

– Parce que, Docteur, contrairement à ce que vous pensez, cette tâche ne peut être confiée qu’à un Timelord particulièrement… Inventif… Indépendant… Intelligent, et sensible, et, euh…

Le Docteur eu l’air soudain plus affable.

– Oui, bien-sûr, et je suis le meilleur. Je comprends mieux. Pourquoi n’avez-vous pas commencé par-là ?

Mais il se reprit rapidement.

– Non, non, non. Vous ne m’aurez pas avec vos boniments. Dehors !

***

Spoiler alerte toujours valable.

– Cet univers avait besoin d’un véritable génie pour le sauver. Les dommages commis étaient presque irréparables, entre ce qui était écrit et ce que nous voyions à l’écran… Il nous fallait le meilleur. Nous avons envoyé Rassilon.

– Rassilon ? N’était-il pas mort depuis longtemps ?

– Voyons, comme le Docteur le sait très bien, Rassilon avait compris les principes de l’immortalité… Tout ce qu’il nous fallait, c’était relancer un nouveau cycle de régénération. Le Haut-Conseil s’en est chargé pendant la Guerre du Temps, et nous lui avons proposé cette mission peu après la disparition de Gallifrey. Il n’a fait aucune difficulté ; il était trop heureux d’échapper au verrou temporel. Mais nous n’aimons pas faire appel à lui. Il se soucie beaucoup trop de la fin et pas assez des moyens. Ses méthodes ne sont pas toujours… Enfin, bref.

– Donc, si je comprends bien, ces Timelords peuvent voyager dans tous les univers ?

– Aaaah… non, pas tout à fait. D’abord, nous devons les y autoriser. Ensuite, ils ne sont pas supposés pouvoir entrer dans la matrice génératrice. Celle-ci doit garder son indépendance.

– Vous dites qu’ils ne sont pas supposés entrer dans la matrice génératrice… J’en déduis que ce n’est pas impossible. Que se passe-t-il en cas d’accident ?

– Voyons… Oui, celui-ci devrait faire l’affaire.

***

  1. Londres, 13 décembre 2016 vers 10h

Le Docteur était attablé devant le petit déjeuner le plus extraordinaire de tous les univers : œufs brouillées, beans, saucisses, toasts, trois confitures différentes, un grand café au lait, du jus d’orange, du bacon, une assiette de frite et même un sac de jelly babies. Les portes du Tardis étaient grandes ouvertes et tout autour, les badauds s’attroupaient.

– Bonjour Docteur ! Je peux prendre un selfie avec vous ?

– Eh Docteur ! Vous me signez un autographe ?

– C’est dingue ce qu’il lui ressemble… En plus jeune, bien-sûr !

Le Docteur se rendit compte qu’il n’avait pas réussi à attraper sa serviette et qu’il s’essuyait les lèvres avec son écharpe interminable.

– On ne peut pas avoir la paix dans cette ville. K9 !

Le chien robot roula hors du Tardis.

– Oui Maître ?

L’attroupement applaudit à tout rompre.

– Il parle ! C’est vraiment bien fait ! Ils ont fait des progrès fous sur les effets spéciaux ! La BBC n’est plus ce qu’elle était !

Le Docteur se leva de table.

– K9, nous quittons Londres. On reviendra quand ils se seront calmés. Est-ce qu’un petit déjeuner doit s’apparenter à un spectacle de rue, hein ?

– Données insuffisantes, Maître.

La foule éclata de rire. Le Docteur leur lança un regard indécis. Il débarrassa rapidement les reliefs de son repas et s’apprêta à fermer la porte, sous les regards enthousiastes de l’auditoire ; mais devant un public visiblement conquis, il ne put s’empêcher de brandir son chapeau d’un air triomphant.

– Salutations, Terriens !

Il songea un instant à improviser un discours mais l’inspiration lui manquait et il se retira en souriant de toutes ses dents. Les portes claquèrent et le Tardis se dématérialisa sous les hurlements de joie et les acclamations de l’assistance.

***

– C’est toujours délicat, bien-sûr. Mais en général, les habitants de la matrice génératrice présentent une résilience incroyable à l’inexplicable. Ils trouvent toujours une explication.

– Et cette matrice originelle ne pouvait pas suffire à trouver la Question ?

– Voyons, jeune homme, je sais bien que vous n’êtes qu’un stagiaire fraîchement débarqué dans l’observatoire… Mais vous devriez avoir un peu plus de jugeote. Nous parlons tout de même de la Question à la vie, l’univers et le reste. Comme si un univers pouvait suffire à y répondre !

– Oui-oui-bien-sûr… Mais tous ces univers parallèles générés par l’imagination des Terriens de l’univers d’origine… Ce n’est pas que ça fait désordre, mais c’est très bruyant, non ? Si la Question est posée, l’entendrez-vous au milieu de tout ce brouhaha ?

– C’est exactement la raison pour laquelle vous êtes ici. Vous êtes le meilleur développeur de l’école. Eh bien, nous avons besoin d’un programme bien spécifique.

– Oui, en effet. Il faudra que le silence tombe, quand la Question sera posée.

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Flavichou Bacca (photo-montages)

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Florent Fayolle (vidéo-montage, photo-montages, fanarts)

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Jelly Sweets (texte et fanart l’illustrant)

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Le Dalek de SunnyDale

Buffy suivait l’homme avec une certaine lassitude. Elle avait rencontrer pas mal de type étrange dans sa ville mais celui là en tenait une couche.

Il était apparu un soir dans le cimetière et ses propos étranges l’avait poussé à le suivre.

– Comment ? Vous ne connaissez pas les cybermens ?

– Des hommes robots vous dites ? A part l’ancien petit ami de ma mère non ?

– Non pas vraiment je dirais des robots hommes. Il transforme les hommes en robots.

– Je vous l’ai dit ici on est plutôt monstres, vampires, démons…

– Les monstres ça n’existent pas, pas plus que les fantômes. Ce sont juste des extra terrestres rassemblé  en communauté. Un peu comme  Chinatown.

– Les goûts culinaire en moins c’est ça ?

Il n’avait pas répondu et Buffy pensa que finalement ses répliques mordante faisait toujours autant d’effet.

– Au fait c’est quoi votre nom déjà ?

– Docteur.

– Docteur quoi ?

– Si vous voulez. Appelez moi juste Docteur.

– Et bien Juste Docteur je crois qu’on tourne en rond.

Il regardait un gadget dans sa mains. Une espèce de petite parabole, ou plutôt une sorte de bouchon de radiateur digne de la voiture de Giles.

– Non c’est pas possible, il doit être dans le coin. C’est lui qui tourne en rond !

– Le Cybermen ?

– Non le Dalek.

– Ah oui c’est quoi déjà ?

– Ma parole qu’avez vous à la place du cerveau ?

– Heu désolée mais je n’apprécie guère vos insinuations.

– Ce n’est pas grave prenait un Jelly Baby. Les jaunes surtout ça vous stimulera.

Buffy observa le petit sac en papier avec un regard méfiant .

– Vous n’êtes pas en train de me proposer de la drogue j’espère.

L’homme restait debout devant elle, il avait une stature immense, une très longue écharpe et un large chapeau. Elle ne distinguait de son visage que ses dents apparaissant derrière un sourire digne du chat de Alice.

– Giles dit qu’on peut vous faire confiance, si ce n’est pas le cas… Mr pointu veille au grain

Elle sortie un pieu de sa veste puis tendis la main pour prendre un bonbon dans le sac en papier.

– On aurait pu emmener Willow et Alex avec nous.

– Moui moi aussi j’aime bien avoir des compagnons. D’ailleurs K-9 nous aurait était utile. Il a un flaire exemplaire du moins pour une machine.

– Encore des Robots ? Mais c’est quoi cette obsession.

– Pure coïncidence. Mais j’ai eu a faire avec d’autre créature croyez le. Je suis sure que vous n’avez jamais vu un silurien. Des êtres reptiliens qui vivent sous terre depuis la nuit des temps.

– Sous terre c’est toujours là qu’il se cache. Mais si je vois de quoi vous parlez.

– Et un Zygon ?

– Laissez moi deviner « Tentacule ? »

– Et de vrai extra terrestres ?

– Je ne sais pas,y en a beaucoup qui ressemble a des insectes ?

– Les Wirrn ! Un genre de mante religieuse.

– Demander a Alex.

Après une heure à tourner en rond dans le cimetière à discuter de leurs rencontre, Buffy se tourna vers le Docteur.

– Bon on rentre, votre pastèque machin truc il est pas là.

– Un Dalek !

– Oui bon vous voyez bien.

– C’est étrange.

– De toute façon avec tout les monstres qui rodent en ce moment ça m’étonnerai qu’il est survécu votre machin.

– Vous parlez de la créature la plus puissante de l’univers. Qui à détruit des planètes entière.

– Oui bien il n’est pas là, retournons à la boutique magique. On cherchera dans un bouquin. Et puis les extra terrestres ça fait trop « X-files » à mon goût on est pas dans une série.

Le Docteur fronça les sourcils et marmonna

– Si Fox entendait ça !

– Pardon vous disiez ?

– Non rien retournons au TARDIS

– Vous vivez vraiment la dedans ? Je sais que la chambre que je partage avec Willow est petite mais vous vous vivez réellement dans une boite.

Plus tard à la boutique magique.

– Alors votre recherche ?

– Absolument rien Giles je dirais bien « Que dale » ! Que dale, Dalek ? Dalek, que dale ? Bon c’est pas grave. Va falloir que je l’arrange cette réplique.

– En tout cas Docteur votre machine est tout a fait fascinante. J’avais déjà entendu parlez de la possibilité de superposer des espaces de cette façon mais à cet échelle c’est fabuleux.

– Je sais technologie des seigneurs du temps.

– Alors ses recherches Alex ?

– Est bien comment dire Buffy, c’est pas tout les jours qu’on a affaire a ce genre de chose.

– Oui Alex et moi avons chercher mais rien, c’était plus facile quand j’étais démon au moins j’aurais pu le localiser.

– Anya combien de fois devrais je te dire qu’il vaut mieux éviter de dire que tu as étais un démon devant n’importe qui.

– Et Willow elle en est ou ?

– Elle est partie avec Tara chercher son ordinateur. Enfin c’est ce qu’elle dit. Je pense qu’elles sont plutôt partie chanter.

– Mais tu vas arrêter avec cette histoire.

Le Docteur était entré dans son TARDIS et ressortie quelques instant plus tard avec à ses cotés un chien robot.

– Les amis je vous présente mon fidèle compagnons K-9.

A cet instant la clochette de la porte de la boutique retentis. Willow et Tara entrèrent main dans la main avec un ordinateur et une pile de livre sous les bras.

– K-9 pourrait tu aider Willow à retrouver la piste du Dalek !

– Affirmatif maître.

Willow était émerveillé et dit à Tara.

– Moi aussi j’en veux un comme ça !

– Hum je crois que Miss Kitty fantastico ne serait pas d’accord.

– Tu as sans doute raison

Le petit groupe alla s’asseoir à la table déjà couverte de livre.

– Alors d’après vous Docteur que cherche ce Dalek.

– Oh vous savez ils sont peut être impitoyable mais leur but et la destruction pure et simple. Peut importe le moyen.

– Hum la fin du monde. Depuis le maître ça n’arrête pas.

– Non je ne pense pas que le maître soit derrière tout ça.

– En effet il est mort. Il y a 4 ans environs.

– On ne doit pas parler du même.

– Ah vous aussi vous en avez un. Je compatis.

– Je ne vous le fait pas dire.

Les recherches étaient laborieuse et le Docteur tournait en rond.

– Comment vous faites pour rester comme ça ?

– En général je vais patrouillé ça m’évite les bouquins.

– Ah ça y est ! On a trouvé. Avec K-9 on a pisté sa signature énergétique, avec les plan de la ville on a pu le retrouvé. Il est au Lycée de Sunnydale.

– Au Lycée ? Non pas encore !

– Qu’y a t’il dans ce lycée ?

– Rien juste la bouche de l’enfer.

– Alors allons-y !

Le Docteur sortie en courant de la boutique et revint doucement en enlevant son chapeau.

– Il est de quel coté ce Lycée ?

Plus tard au Lycée. La petite troupe avance dans les couloirs en chantier. Buffy une arbalète dans la main, Alex avec une grosse hache, Anya une batte de base-ball suivis de Willow, Tara accompagné de K-9. Le Docteur suivait en agitant son instrument qu’il appelait tournevis sonique.

– Je crois que je préférai quand j’étais Démon au moins j’avais de quoi me défendre.

– Oui tes veines purulentes !

– Alex !

– Désolé c’est sortie tout seul.

– C’est au sous sol.

– Attention de ne pas trop m’endommager les murs ils viennent d’être repeint.

– Quel étrange endroit pour l’apprentissage. Si le professeur Chronotis était là il en perdrait son gallifreyen.

Le groupe avançait sans bruit. Les un derrière les autres. Les petits couloirs ne leurs permettant pas de s’écarter. Puis ils arrivèrent au grand sous sol. Par terre un grand pentagramme était dessiné et le Dalek se trouvait au centre. Devant lui un homme feuilleté un livre. Lorsque le petit groupe entra dans la pièce l’homme leva la tête.

– Ethan Rayne ! J’aurais du m’en douter

– Vous connaissez cet individu ?

– C’est une vieille connaissance verser dans les forces obscure.

– Giles mon vieil ami.

– D.O.C.T.O.R*

– J’ai comme une sensation de déjà-vu trop familière.

– Que fait tu ici Ethan.

– Et bien voit tu je renvois cette créature dans son monde. Je fais une bonne action.

– Et en échange que t’a t’il offert ?

– LA VIE SAUVE*

– Je n’ai pas pu refuser.

A ce moment un carreau d’arbalète vola dans la pièce et vain s’écraser contre le Dalek.

– Oups ! Le coup est parti tout seul.

Tout le groupe se jeta a terre sous les rayons mal ajusté du dalek.

Willow et Tara incantèrent une formule qui fit apparaître une espèce de bouclier autour du groupe armé. Anya se faufila à l’arrière du dalek et le frappa avec sa batte. Une gros bruit de ferraille se fit entendre. Tout le monde se retourna vers elle.

– Quoi je dois pas être la seule a avoir fait ça ?

Chacun se lança à l’assaut de la machine qui continuait a tirer de façon anarchique et non précise.

Le Docteur toujours debout à l’entré observait de façon étrange le combat. Quelques chose n’était pas normal.

– Attendez, arrêtez tout !

Les coups et les lasers s’arrêtèrent nette.

– Tu n’es pas le Dalek que je recherche. Tu vise beaucoup trop mal.

– JE NE VEUX PAS VOUS FAIRE DE MAL !*

Le Docteur s’approcha du dalek.

– Qui est tu ? Et où est l’autre.

– JE L’AI DETRUIT, LES DALEKS DOIVENT ETRE DETRUIT.

– Qui est tu ? Tu est défectueux ?

– NON VOUS M’AVEZ REPARE DANS LE FUTURE, JE SUIS RUSTY*

Ethan ferma le livre qu’il tenait à la main et dit une formule.

De violents éclaires fusèrent dans la pièce et se concentrèrent autour du Dalek qui disparut.

– Où l’avez vous envoyé ?

– Je ne sais pas ? C’est lui qui me l’a demandé. Ripper une chose obscure arrive encore plus obscure que tout ce qui s’est déjà passé ici. Laisse moi partir, je n’ai rien fait de mal ici.

Giles laissa Ethan partir qui courut sans demander son reste.

– Et Bien Docteur je crois que votre dalek est partie. Rentrons, demain nous devons affronter encore un cours de psycho. D’ailleurs Willow est ce que tu as les notes du dernier cours ? Je crois que j’ai du m’endormis.

– Oui, tu progresse, on ne t’entend presque plus quand tu ronfle. Demande a Tara tu faisais un de ses boucans en histoire de l’art !

– C’est vrai j’ai du plusieurs fois incriminer la climatisation pour te couvrir.

– Ah ah très drôle ! Mais tu sais que si madame Walsh m’attrape c’est fichu pour ce semestre.

Elles s’éloignèrent en discutant. Suivis de d’Alex et Anya

– Tu l’as vraiment frappé avec ça ?

– Ben oui, ça peut faire très mal, si ce machin peut envoyé une balle a plus de 100m alors pourquoi pas un robot.

– Une vrai américaine hein !

Giles resta avec le Docteur et K-9 un moment.

– Et bien quel drôle d’histoire.

– Effectivement ce genre de chose n’arriverai pas a Coal Hill school !

– Vous êtes anglais ?

– Non je viens de Gallifrey.

– Oh oui bien sure.

– Mais j’aime beaucoup l’Angleterre.

– Oui parfois elle me manque. Je pense y retourner bientôt.

– Alors nous nous y retrouverons peut être. Dans un lycée peut être. Il faudra que je vous présente a mon amie Sarah Jane Smith elle est comment dit-on ? Journaliste ?

– Oh et bien pourquoi pas.

Les deux hommes sortirent du lycée et retournèrent à la boutique magique. Le Docteur entra dans son TARDIS avec K-9 et disparut dans un bruit rock.

Giles essuya ses lunettes et entreprit de ranger les livres qui étaient encore en vrac sur la table.

Fin

*Voix de Dalek

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Lise Hamaide (fanart)

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K9-separateur-small4Lou Ann (fanart)

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Marie Valerio (texte)

Celui qui voyageait dans le temps

Avançant prudemment à travers la dense végétation de la jungle Saturnienne, le commandant Xeror gardait prudemment le poing serré sur la détente de son canon laser, prêt à dégainer au moindre mouvement. Lui et ses hommes ne devaient plus être très loin du nid des extra-terrestres. Une fois que son bataillon aurait anéanti la reine, ces ignobles créatures se retrouverait alors sans défense et cette interminable guerre dans laquelle l’Union Terrienne était englué depuis les débuts de la colonisation spatiale pourrait alors prendre fin.
« Attention commandant, derrière vous ! »
Xeror eut à peine le temps de se retourner que déjà son assaillant aux tentacules verdâtres avait craché vers lui un jet de venin mortel. Instantanément, l’un de ses hommes s’interposa courageusement entre la créature et lui, prêt à se sacrifier pour son bataillon. Malheureusement pour le commandant, celui-ci trébucha sur une racine malencontreusement placée et tomba face contre terre, laissant échapper son arme. Un cri surgit alors des ténèbres :
« Coupez ! »
Les hommes du bataillon galactique 44 baissèrent alors leurs armes et poussèrent un soupir à l’unisson. Excédé, le réalisateur déboula en trombe sur le plateau tandis que l’acteur qui jouait Xeror rejoignait les coulisses en hurlant au scandale.
« Mais qui m’a fichu un figurant pareil ! Quand il oublie pas sa réplique, il met des coups de canon laser dans les côtes de ses collègues ou il se vautre lamentablement ! À ce rythme-là, on arrivera jamais à tourner cette foutue scène ! »
Le jeune soldat se releva penaud et enleva maladroitement son casque.
« Je suis vraiment désolé, je crois que mes chaussures sont trop grandes. Peut-être que si vous me laissiez jouer pieds nus… »
« Mais enfin, vous allez pas vous baladez pieds nus en plein milieu d’une jungle cosmique à haute teneur en radiations ! Allez chercher une autre paire dans les loges ! La porte bleue au fond à gauche du couloir à droite. Et dépêchez-vous ! »
Sans se faire prier, Joey se débarrassa de son fusil laser et se précipita vers le couloir aussi vite que le lui permettait son armure de soldat. Quand son agent lui avait parlé d’un rôle majeur dans un film de science-fiction à gros budget, il ne s’était certainement pas attendu à cela. Avait-il vraiment quitté New-York pour Los Angeles pour jouer un figurant dans une série B, dont le seul rôle consistait à mourir une demi-heure avant la fin du film, le tout dans une armure très inconfortable ? Avait-il vraiment quitté ses amis et son bien-aimé appartement de Manhattan pour se faire hurler dessus par un réalisateur hystérique dont la direction d’acteur consistait principalement à lancer des chaises aux figurants ? Allait-il un jour percer au cinéma ? Et où était donc cette foutue porte bleue ?
Après avoir tourné dans de multiples couloirs, il se retrouva finalement face à une porte bleu vif. Bizarrement, elle se présentait sous la forme d’une sorte de cabine, pas plus grand qu’une cabine de téléphone. « Drôle d’endroit pour ranger des accessoires» se dit Joey. Lorsqu’il l’ouvrit, il ne trouva pas une salle remplie de costumes de spationautes en tout genre mais ce qui ressemblait à l’intérieur d’un vaisseau spatial plongé dans une semi-obscurité peu engageante. En son centre, quatre imposantes colonnes entouraient ce qui semblait être le poste de contrôle, constellé de trucs et de machins qui clignotaient en émettant des sons étranges, et sur lequel était penché un homme à la veste en velours et aux cheveux bouclés.
« Wow, j’aurais pas dû manger ce triple hot-dog au beurre de cacahuètes ce midi… » réalisa Joey.
À ces mots, l’occupant des lieux se retourna en sursaut comme s’il venait de s’apercevoir de la présence de l’intrus.
« Ah ! » s’exclama-t-il en accourant à sa rencontre. « Un militaire !Vous tombez à pic ! Dites-moi, suis-je bien sur Hypérion 4 ? Je crains m’être égaré, les coordonnées spatio-temporelles sont assez confuses…. »
« Euh, pas franchement non. Vous êtes dans un studio de cinéma. Et j’ai bien peur d’être qu’un figurant. Je joue un soldat de l’espace dans Toxic Aliens War 3. »
L’inconnu se mordit la lèvre, l’air profondément embarrassé, et se tourna vers la console du vaisseau le regard lourd de reproches.
« Très amusant, vraiment. Je ne te connaissais pas ce sens de l’humour pittoresque. »
« Dites, vous êtes au courant que votre machin est vachement plus grand à l’intérieur qu’à l’extérieur ? Comment vous faites ça ? »
« Euh, c’est un peu complexe à expliquer. Disons que tout est une question de relativité. On m’appelle le Docteur voyez-vous, ceci est mon vaisseau spatial. »
« Enchanté Doc, moi c’est Joey. Attendez, vous avez dit…c’est un vrai vaisseau spatial ? »
« Ceci est mon TARDIS. Cela signifie Temps À Relativité Dimensionnelle Inter-Spatiale. Grâce à sa technologie extrêmement avancée de voyage inter-dimensionnel, je peux me déplacer librement à travers le temps et l’espace. Je peux ainsi me rendre à n’importe quel point de notre univers, à n’importe quelle période, et ce dans n’importe quel… »
« Ça fait quoi le levier, là ? »
« Non non, ne touchez surtout pas à… »
********
Hors d’haleine, le Docteur se précipita à l’intérieur du TARDIS, entraînant Joey à sa suite pour refermer les portes en toute hâte
« J’en reviens pas ! » s’exclamait le comédien en herbe. « J’en reviens pas, de vrais extra-terrestres ! Avec de vrais fusils de l’espace ! Ils étaient bien réels, hein ? »
« Terriblement réels oui, et vous les avez mis très en colère. Il ne vous est pas venu à l’esprit qu’il ne valait mieux pas rire au nez d’un extra-terrestre armé jusqu’aux dents ? »
« Désolé, mais avouez que des hommes-patates en armure, c’est plutôt rigolo. »
« Ce que vous avez vu étaient des Sontariens, une des races les plus belliqueuses et les plus meurtrières de la galaxie. Bien des peuples ont disparu après leur passage. »
« N’empêche qu’on dirait des patates. J’en reviens pas d’être allé dans l’espace ! Où est-ce qu’on va maintenant Doc ? »
« Docteur, s’il-vous-plait, et nous n’allons nulle part. C’est déjà un miracle que vous n’ayez pas été pulvérisé quand vous avez tenté de mordre dans le crâne de leur adjudant-chef.. »
« Mais j’avais faim ! »
« Écoutez, je ne pense pas que vous soyez fait pour les voyages spatio-temporels. Je vous ramène sur le tournage de votre film. »
« Quoi ? Déjà ? Mais je veux voir d’autres planète moi ! Et je croyais qu’on allait voyager dans le temps. S’il-vous-plait Doc…teur, juste un petit tour dans le passé ! Et un petit tour dans le futur, pour voir les voitures volantes et les types avec des téléphones portables dans le cerveau. »
Le Docteur eut un léger sourire. Il avait beau être une catastrophe ambulante, le bonhomme avait en lui une naïveté et une sincérité qui inspirait la sympathie.
« Bon, je vous accorde un voyage, un seul. L’époque, le lieu, la planète que vous voulez. Essayez d’être assez précis quand même. »
Joey trépigna. Le choix était vaste, à quelle époque se rendre ? Visiter le far-west, au temps des cow-boys et des indiens ? Faire un tour du côté de l’âge d’or d’Hollywood ? Ou remonter carrément à l’époque des dinosaures ! C’est Ross qui aurait été vert de jalousie ! Il songea alors que cela faisait un moment qu’il n’avait pas vu Ross. En y repensant, il compris aussitôt qu’il y avait un époque où il souhaitait se rendre plus que tout au monde.
« En fait, Docteur, j’ai une idée très précise de là où je voudrais aller. »
« Où vous voudrez ! C’est parti ! »
********
L’instant d’après, l’étrange cabine téléphonique du Doc se matérialisa en chuintant dans une grande rue de Manhattan, sur un trottoir couvert d’un épais manteau de neige.
« Et voilà ! » fit-il en ouvrant la porte d’un ton théâtral. « New-York, décembre 1995. »
« Wow, c’est exactement comme dans mes souvenirs. » s’émerveilla Joey.
« Il y a quand même une chose qui m’échappe : vous aviez le choix entre n’importe quelle époque, n’importe quel endroit de la galaxie, et vous choisissez de revenir 20 ans en arrière, dans le quartier où vous habitiez à l’époque ? »
« C’est pas n’importe quel quartier, Docteur. On sert le meilleur café de Manhattan dans cette rue. Venez, je vais vous montrer. »
Heureux comme un enfant qui découvre ses cadeaux de Noël, Joey pris le Docteur par le bras et l’entraîna avec enthousiasme vers le Central Perk.
Ils furent accueilli par une alléchante odeur de café et un petit homme aux cheveux blonds péroxydés, arborant une cravate douteuse..
« Gunther ! Ça fait plaisir de te revoir mon vieux ! Ça fait une paye ! »
Le gérant du café lui jeta un regard ahuri.
« Joey ? C’est toi ? Tu…tu as quelque chose de changé, non ? »
« Oh, tu sais ce que c’est, le temps fait des ravages mais je me trouve encore pas trop mal pour mon âge. Comme d’habitude, ste-plait. Et pour vous, Doc ? »
« Vous avez du thé ? »
Tandis que Gunther partait chercher la carte des thés d’un air déboussolé, Joey embrassa la salle du regard, les yeux brillants de nostalgie.
« On venait ici tous les jours, avec les copains. On s’asseyait toujours sur ce canapé, là. Mais…je rêve ! Il y a des types qui nous ont piqué notre place ! »
Une voix familière s’éleva alors de derrière le canapé :
« Dites, c’est moi où le type qui vient d’entrer ressemble à mort Joey, avec trente ans de plus au compteur ? »
«Eh !Vingt ans de plus ! » s’indigna Joey.
Il reconnut alors les deux hommes assis sur le canapé et resta figé de stupeur. Ses deux vieux potes Ross et Chandler le regardait interloqué, Ross manquant de s’étouffer avec son muffin au chocolat. À leurs côtés, assises confortablement dans de profonds fauteuils, Monica et Rachel était plongées dans la consultation d’un obscur magazine. Très ému, il bondit joyeusement sur le canapé pour prendre ses amis par les épaules comme au bon vieux temps.
« J’en reviens pas, les gars, c’est vraiment vous ! Regardez-vous…vous êtes si jeunes ! »
« Ross » marmonna Chandler. « Pourquoi le vieil oncle bizarroïde de Joey essaie de me peloter ? »
« Je propose de faire comme si de rien n’était et de s’esquiver en pas chassé par les sorties de secours. » chuchota Ross.
« C’est dingue. » soupira le comédien. « Vous avez pas idée d’à quel point ça me manque de traîner ici avec vous. Le café à Los Angeles est tellement fadasse… Et Rachel, oh Rachel ! j’ai complètement oublié que tu avais eu cette coupe de cheveux. C’est peut-être pas plus mal au fond… »
« Je rêve où ce type se moque de mes cheveux ? » fit Rachel, sur la défensive.
« Dites-donc vous, si vous vous moquer du look de ma copine, je vais, euh…protester vivement ! »
le menaça Ross, en louchant d’un air inquiet sur ses biceps.
« Vous ne seriez pas de la famille de Joey Tribbiani par hasard ? » l’interrogea Monica, l’air circonspect.
« Peut-être bien, c’est possible. » s’amusa Joey. « Ou peut-être que je viens du fut… »
« Vous en avez déjà trop dit. » lui souffla le Docteur à l’oreille « Il faudrait peut-être filer d’ici avant que votre autre moi ne débarque. Croyez-moi, vous ne voudriez pas créer un paradoxe temporel. »
« Faites pas attention, c’est mon pote l’extra-terrestre. »
« Les copains, vous devinerez jamais qui j’ai vu au salon de massage aujourd’hui ! Tiens, salut Joey. »
Une grande blonde filiforme venait de faire son entrée, saluant nonchalamment Joey comme si elle ne remarquait rien d’anormal chez lui. Cependant, lorsque ses yeux se posèrent sur le Docteur, elle prit soudain un air ébahi.
« Docteur ? »
« Phoebe ? C’est toi ? »
« Docteur ! Après tout ce temps, vous êtes enfin revenu me chercher ! »
« Vous vous connaissez ? » s’étonna Joey.
« C’est une longue histoire » marmonna le seigneur du temps, visiblement gêné.
« Le Docteur et moi avons passé un week-end ensemble, il y a bien longtemps. Enfin, un week-end de quelques années pour être précise. » expliqua Phoebe d’un ton malicieux. «Et on en a vu, des étoiles… »
Joey jeta un regard intrigué à son ami extra-terrestre.
« Une longue histoire, comme je le disais. Pour le moins…mouvementée. Disons simplement que lors de son séjour dans le TARDIS, votre amie a réveillé quelques tensions entre les Zyrtat et les Sycorax, provoqué une super nova d’une ampleur jamais observée auparavant et que depuis, je suis totalement interdit de séjour dans la galaxie du sombrero. »
« Et vous ne m’avez jamais rappelée. Je vous ai attendu moi… » bougonna la jeune femme.
« Écoute Phoebe, j’aurais aimé rester mais malheureusement, Joey et moi avons à faire à l’autre bout de la galaxie. Des planètes à sauver, des paradoxes temporels à résoudre… »
« Mais…et le café alors ? »
Et sous les protestations de Joey, ils regagnèrent le TARDIS sous la neige.
********
« …et à la fin, alors qu’on croit la Terre enfin hors de danger, on remarque que le commandant a encore accroché dans le dos le reste du fœtus du bébé extra-terrestre, qui fait un clin d’oeil à la caméra. »
« Cela m’a l’air d’un très très mauvais film. » conclut le Docteur. « Vous voulez vraiment voir votre nom apparaître au générique de fin ? »
« Qu’est-ce que vous voulez, il faut bien que je mange… »
Le vaisseau émit à nouveau son chuintement, signe qu’ils étaient arrivés à destination.
« Je crois qu’il est temps pour vous de retourner sur le plateau. »
Joey poussa un long soupir de désespoir.
« Pas de petite virée dans le futur ? Je voulais voir si Ross et Rachel étaient encore ensemble… »
« Parfois, il faut mieux ignorer ce genre de choses, vous savez. Les histoires de cœur peuvent finir de façon bien compliqué. »
« Parce que vous et Phoebe, vous… »
« Je crois que nos chemins se séparent ici, Joey. » le coupa le Docteur.
Il lui serra chaleureusement la main, avant de se replonger dans des manœuvres de pilotage aussi étranges que complexes. Mais alors que Joey allait franchir la porte du TARDIS, il l’interpella :
« J’allais oublier : voici pour vous ! »
Joey se retourna et attrapa au vol une paire de bottes bleu éclatant.
« D’authentiques bottes de spationaute. » l’assura le Docteur. « Elle sont programmées pour s’adapter à la pointure du porteur. »
Le comédien à l’armure en plastique sourit jusqu’aux oreilles.
« J’en prendrais soin, Doc. »
Il sortit du vaisseau lentement, prit le temps de regarder la cabine téléphonique disparaître, se volatilisant dans les airs comme par magie. En revenant, sur ses pas, il se demanda naturellement s’il n’avait pas rêvé tout cela, s’il avait réellement voyagé dans le temps et l’espace. Mais en y repensant, il réalisa qu’au fond, ce n’était pas cela l’important.

Après s’être débarrassé de son costume de soldat, Joey quitta sans tarder les studios, ses bottes spatiales sous le bras. Il sortit de sa poche son téléphone portable et composa un numéro qu’il n’avait plus composé de depuis longtemps.
« Allo, Chandler ? Ouais, c’est bien moi. Ouais, ça fait un bail. Écoute, je me disais…je ferais bien un saut à New-York ce week-end. »

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Nata Luna Sans (photos)

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Rien de mieux qu’un télépathique tactile.

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Le Docteur trouve Uhura charmante.

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Le Docteur est charmé par Uhura.

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Nous venons en paix. Longue vie et prospérité.

K9-separateur-small4Umanimo (photo-montage)

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Petite explication, car peu de gens doivent connaitre cette série. Le Voyageur des Siècles est une mini série française (quatre épisodes de une heure) diffusée en 1971. Le personnage, un jeune scientifique, revient au XVIIIème siècle pour tenter de sauver une de ses ancêtres de la guillotine et, pour cela, il modifie l’histoire en faisant parvenir à Louis XVI des éléments (par l’intermédiaire de son serrurier, le personnage qu’on voit sur la première image) lui permettant d’éviter la Révolution, mais aussi de moderniser son pays. Bien entendu, cela tourne à la catastrophe et n’empêche même pas son ancêtre de mourir.

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Le Whoniverse rencontre d’autres Univers

Vous avez été nombreux à voter pour ce thème, pour notre prochain Artisons : un crossover Doctor Who avec une autre série télé.

Nous attendons donc avec impatience de voir quel univers va se télescoper avec le Whoniverse. Ne vous cantonnez pas aux séries anglophones (malgré l’image, mais il est difficile de trouver des représentations de séries non anglophones), ni à la science-fiction. Les portes de tous les univers vous sont ouvertes.

Surprenez-nous !

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Vos participations à envoyer à umanimo@live.fr d’ici le 13 décembre 2016

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Le Docteur les a rencontrés

Des personnages historiques très variés pour cet Artisons, femmes, hommes, politiques, scientifiques ou artistes, le Docteur les a tous rencontrés.

(cliquez sur les images pour les voir en plus grand)

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Dominique Loiseau (photomontage)

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Flavichou (texte)

Le Café Mondain

Je suis vieillissant. Ma dernière régénération va bientôt se dissiper en fumée. Il est temps d’écrire mes mémoires. Ne donnez pas trop de crédit à ce que vous allez lire ; ce ne sont après tout que des élucubrations de vieillard qui, au mieux, occuperont mes derniers jours.

Comme les plus anciens le savent sûrement, je fus, il y a bien longtemps de cela, il y a quelques vies, un journaliste relativement influent. Je pense que je peux donc séparer le récit de ma vie en 3 moments clefs : le moment qui me fit découvrir quel genre de journaliste je voulais être, celui où je me fis un nom et enfin celui où j’ai décidé qu’il était temps pour moi de me retirer de ce milieu si difficile.

Commençons alors par le commencement. Ma vie de journaliste commença véritablement à l’Académie des Time Lords de Gallifrey. Là bas, je me fis remarquer par différents écrits à la qualité très médiocre. J’étais rempli de bêtises et d’utopies à l’époque de cette première vie qui était la mienne. Un texte allait m’entraîner dans des réflexions qui ne me quitteraient jamais. Ce texte était intitulé De L’Importance du Journalisme. Je vous passe le contenu, mais sachez seulement que j’y disais que le journalisme n’était là que pour informer de la vérité, que c’était un art pur, qu’il était sacré et que jamais il ne pouvait être détourné de sa fonction première et qu’on ne pouvait nous priver de ses bienfaits. Ce texte était tellement innocent et bête qu’il attira un certain Tetha Sigma. Celui-ci vint me trouver, un exemplaire de mon texte à la main :

« C’est toi qui est responsable de cela, hmmm ?

-Oui, c’est bien moi. » répondis-je bêtement, tout fier.

-D’accord, viens avec moi. » dit-il, jetant vigoureusement mon œuvre à la poubelle.

Il faut savoir qu’il y avait, à l’époque, à l’Académie, des laboratoires dotés de dispositifs qui jouaient avec la science des Time Lords. Ceux-ci étaient dangereux, auraient pu altérer l’espace-temps de façon grave. Nous étions pourtant jeunes et nous ne portions pas le même regard sur ces outils. Theta Sigma lui-même a, je pense, regretté d’avoir utilisé ces instruments puisqu’il répétait lorsque je l’ai rencontré par hasard des décennies plus tard qu’il ne fallait pas changer l’histoire. Mais bref, nous étions loins de ces considérations à l’époque, et Sigma m’entraînait dans ce que nous appelions le « café mondain ». Cette grosse caisse expérimentale utilisait la science des TARDIS et la force du vortex temporel pour kidnapper des personnes de leur timeline pendant un temps, les faire venir en notre présence, avant de les remettre à leur juste place. Ils étaient censés ne garder aucun souvenir de ce qu’ils avaient vécu une fois qu’ils avaient retrouvé leur timeline mais cela comportait bien sûr des risques gigantesques. Les étudiants s’en servaient pour discuter avec des personnes issues de toutes les périodes et de toutes les planètes. Je me demandais bien avec qui Theta Sigma voulait qu’on discute. Il bidouillait sur les écrans et les boutons jusqu’à ce que je vois deux formes se matérialiser.

« -Mais enfin, lui dis-je, je n’ai jamais entendu parler de la possibilité d’extraire deux personnes de leur timelines et de les faire se rencontrer ici.

-Un peu de silence, jeune homme (ce qui était étrange, puisque nous avions à peu près le même âge). Je me concentre. Comme vous l’avez sous-entendu, c’est risqué et j’ai besoin de toutes mes facultés mentales. Elles sont peut-être grandes et dépassent de loin les vôtres, mais il ne faudrait pas que vous me déconcentriez. Bien. Mon cher, je vous présente deux terriens avec lesquels j’aimerais que l’on débatte : voici à gauche Camille Desmoulins et à droite Charles Maurras. Tout comme vous, ils se rêvaient journalistes. Je suis sûr que vous avez beaucoup à apprendre de ces deux-ci ! »

Deux silhouette se dessinaient dans les recoins du Café Mondain. L’une était de taille moyenne. La personne à qui appartenait la silhouette était brun et il portait un chapeau qui lui donnait beaucoup de prestance. Il portait sur lui des idées révolutionnaires, ça se voyait. Sigma me présenta : « Camille Desmoulins, Pitha Deca – Pitha Deca, Camilles Desmoulins ». La deuxième silhouette était bien différente : plus petit, barbu, grisonnant, il avait lui aussi une prestance qu’il imposait directement, je sentais chez lui une rage qu’il gardait en lui mais qui était prêt à sortir à tout moment. Sigma nous présenta également de la même façon « Charles Maurras, Pitha Deca – Pitha Deca, Charles Maurras ». Le trajet de ces deux terriens jusqu’au Café Mondain les avait assommés, cela arrivait toujours, mais le fait qu’ils fussent deux et non pas une seule personne avait accentué le processus, et c’est pourquoi les deux personnages ne cherchèrent nullement à se révolter, savoir où ils étaient, mais s’effondrèrent sur les fauteuils qui se trouvaient derrière eux. Le plus souvent, les personnages qui étaient appelé au Café Mondain mettaient un quart d’heure avant de se réveiller d’une sorte de transe et se demander ce qu’ils faisaient là. Tout ceci est bien sûr très théorique, et le fait qu’ils étaient le double par rapport à d’habitude était un facteur tout à fait nouveau qui pouvait tout changer. C’est Sigma qui prit, une fois de plus, la parole :

« -Monsieur Desmoulins, hmmm, c’est un grand honneur bien sûr. Mon cher ami ici présent est journaliste. Qu’en est-il pour vous ? Hmm !

-J’aimerai bien l’être ! Mais ce n’est pas si simple ! Je ne sais pas dans quel pays vous exercez, mais je vous admire. Dans mon pays, le liberté de la presse est loin d’être atteinte, même si nous progressons.

-Mais, dis-je bêtement, la liberté d’informer une population n’est-il pas un droit fondamental ?

-Je le pense aussi, répondit Desmoulins, mais ce n’est pas toujours aussi simple ! Avez-vous ne serait-ce que pensé qu’un gouvernement, quelle que soit sa forme, ne voudrait pas toujours que la population soit informée de tout ce qui se trame ? Il existe moult censure pour nous brider et de grandes peines attendent ceux qui aimeraient exercer d’avantage une liberté d’écrire ce qu’il veut.

-C’est à cause des lobbies ! » s’exclama tout d’un coup Maurras, qui était jusqu’ici resté muet.

-Pardon ? » demanda Desmoulins

-La liberté de la presse ne sera jamais atteinte à cause des lobbies ! Oui, je me tue à le dire dans mon Action Française, mon journal, des lobbies contrôlent le monde et il ne voudrait pas que ça se sache ! Ha ! Ha oui, ça oui ! Je les connais moi ! Ils cherchent à me faire taire ! Juifs, bolcheviques, francs-maçons,… Ils cherchent à détruire de l’intérieur mon beau pays français, et ça grâce à l’aide de traîtres à la patrie qui les aident de l’intérieur. »

Nous étions tous fort interloqués par ce monologue. Je tentais alors :

« -Monsieur Maurras : vous possédez alors un journal ?

-Oui, monsieur ! L’Action Française, monsieur ! J’y dit tout ce que je veux, malgré les lobbies qui aimeraient que j’évite de dévoiler les menaces qui flottent sur la grande nation française !

-Et vous monsieur Desmoulins, vous n’exercez donc pas ?

-J’exerce, si » me répondit-il, « mais souvent dans l’anonymat ou dans le secret. Je commence à avoir plus de liberté, mais ce n’est pas encore totalement le cas. Dans mon pays, c’est difficile de progresser, mais nous y venons, nous y venons !

-Et » posais-je encore, « de quel pays venez-vous, tous les deux ?

-De France », répondaient-ils, tous les deux d’une seule voix, et je sentis une grosse pincée de nationalisme en plus lorsque Maurras prononçait le nom de son pays, qui n’existait guère dans la façon de le dire chez Desmoulins. Ils se regardèrent alors, étonnés, se dévisagèrent, et je sentis alors que la transe venait d’être levée lorsqu’ils comprirent qu’ils venaient de la même France, sans que les libertés de la presse soient les mêmes. Devant mes yeux, j’admirais alors un paradoxe temporel qui pouvait mal se terminer. Sigma le voyait lui aussi. Et alors que les deux personnages se mettaient à demander si l’autre mentait, si l’autre était dans le vrai alors que Maurras hurlait au complot bolchévico-judeo-franc-maçon, et qu’il voulait en venir aux poings avec Desmoulins qui n’était pas prêt à se laisser faire, Sigma bidouillait dans les réglages du Café Mondain pour faire disparaître les deux personnages, sans que nous puissions conclure dans les règles cette discussion qui tournait, de toutes façons, au vinaigre. Nous sortîmes tous les deux de la machine, et nous nous aperçûmes alors qu’elle fumait beaucoup. Sigma regarda l’extérieur du Café Mondain et me cria : « Ha, les circuits ont trop chauffé ! La machine ne pouvait pas supporter deux personnages venant d’époques différentes, semble-t-il. Mince ! Rappelez-moi, mon cher ami, de ne plus jouer à l’apprenti technicien avec la technologie TARDIS ! C’est beaucoup trop instable ! Je vais essayer de m’en tenir écarté dorénavant, hmm ! ».

Alors que nous nous dirigions rapidement avant d’être vus vers la bibliothèque, mon nouvel ami me demanda :

« -Bien, cette mésaventure vous aura-t-elle au moins appris quelque chose ?

-Oui » répondis-je. « Penser que le journalisme est acquis, et qu’une personne ne peut pas le détourner en fonction de son opinion, possiblement biaisé, était bête. Le journalisme est chose précieuse et importante, mais il n’en est pas moins hypothétiquement dangereux ! »

Après cet incident, je suis resté en contact avec Theta Sigma tout le temps de nos études. Je ne l’ai revu qu’en de très rares occasions par la suite, mais nos retrouvailles auront toujours été précieuses, quoi qu’il avait la fameuse tendance très agaçante de penser qu’il était responsable de la totalité de mon éthique et de mes écrits. Le plus énervant était pourtant le fait que je ne pouvais décemment pas le contredire…

Flavichou.

P.S : Après relecture d’une tierce personne, il apparaît qu’il est possible que tout le monde ne connaisse pas les deux personnages historiques qui sont évoqués ici. Donc :

-Camille Desmoulins est un journaliste qui a pris part à la Révolution Française, se battant pour une plus grande liberté de la presse

-Charles Maurras est le co-fondateur du journal l’Action Française, il y montre ses idées nationalistes, complitistes et très ancrées à l’extrême-droite.

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Johannes (fanarts)

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Two rencontre Mary Anning

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Five et Julie d’Aubigny

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Eight et Nicola Tesla

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Kathwho (fanart)

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Les Temps Modernes

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Laureline (drabble)

Un homme , vêtu de façon victorienne, mais tout dépenaillé, entra dans la pièce où tous les scientifiques travaillant sur le projet d’utilisation du nucléaire :

« ARRÊTEZ TOUT, VOUS ALLEZ CONTRIBUER A CONSTRUIRE UNE BOMBE. »

Interloqué par la présence d’un grand homme aux cheveux blancs, coiffé en pétards, il dit :

« Albert , mon ami, sortez d’ici, je refuse que vous contribuiez à tuer des millions de personnes. »

Albert rétorqua :

« Que faites vous de la non interférence dans les faits de l’histoire, Docteur. ceci ne vous ressemble pas

– Je viens de voir trop de morts sur Gallifrey, je refuse de revoir cela sur ma planète préférée. »

Et ils sortirent de la pièce bras dessus dessous.

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Lise Hamaide (fanart)

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Chagal

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Umanimo (texte)

The Master’s masters [Les maitres du Maitre]

Chapitre 1

Les yeux pétillants de joie mauvaise, le Maître regarde, en riant, le Docteur quitter les locaux d’UNIT pour grimper dans sa ridicule vieille voiture jaune vif.

« Tu ne sais pas ce que je te prépare, Docteur. Ça va être particulièrement spectaculaire. Oh, tu vas adorer ! »

Fredonnant une chanson gallifreyenne, un large sourire aux lèvres, il manœuvre son TARDIS qui disparaît de la surface de la Terre. Puis il va jeter un coup d’œil aux écrans qui lui montre les chambres de ses invités. Il a aménagé chacune d’elles pour qu’elle s’adapte au goût de son occupant.

Dans la première dont l’aspect rappelle l’intérieur d’une yourte, un homme de petite taille, à la grosse tête, aux traits asiatiques, tourne en rond en grimaçant et en sifflant des injures entre ses dents jaunes. Ses mains jouent avec un coutelas qu’il plante de temps en temps sur les poteaux en bois qui soutiennent les parois de peau.

La deuxième abrite un homme d’un certain âge, vêtu d’une toge. Il est presque chauve et son visage est ridé, mais ses yeux noirs sont animés par une flamme juvénile. Il passe le temps à lire, mais on sent qu’une certaine impatience l’agite à la façon dont son pied se balance et au regard qu’il jette souvent à la porte.

Le Maître s’approche du troisième écran : un colosse à la peau noire, que sangle un uniforme chamarré, arpente la pièce. Il donne des coups sur une table de style rococo qu’il a déjà fendu sur toute sa longueur. Puis il hurle des insultes en sango en agitant ses poings massifs vers la caméra.

La quatrième chambre est occupée par un petit homme aux cheveux noirs, dont la lèvre s’orne d’une petite moustache carrée. Il marche nerveusement de long en large, les mains dans le dos. Il s’arrête parfois devant un portrait le représentant et semble plongé dans ses réflexions.

 

Chapitre 2

« Messieurs ! Messieurs ! Du calme ! Il faut sérieusement nous mettre au travail si nous voulons réussir. »

Le Maître essuie son front à l’aide d’un mouchoir immaculé qu’il vient de sortir de son gant. Il fait plutôt frais dans la salle où ils sont en conférence, mais il transpire abondamment. Les quatre dictateurs sont plus difficiles à manipuler qu’il ne l’avait imaginé. Son pouvoir hypnotique est totalement sans effet sur eux. Et chacun revendique la place de leader.

Attila grince des mots cruels et promet mille morts atroces à ceux qui ne lui obéissent pas.

César (Caius Julius) parle calmement, mais au bout d’un moment tous finissent pas se taire pour l’écouter.

Dada (Idi Amin) roule des yeux furieux et tape du poing sur les meubles en vociférant.

Hitler (Adolf) commence toujours ses discours à voix presque basse, mais s’enflamme progressivement et finit par des harangues passionnées.

Il leur avait expliqué ce qu’il attendait d’eux : mettre le monde sous leur coupe et se le partager. Puis il avait tenté de concrétiser ce projet. Mais, dès le début des discussions, les diverses et fortes personnalités se heurtaient, et cela dérivait inévitablement vers de violentes disputes.

À plusieurs reprises, il avait dû fuir, fermer la porte et envoyer un gaz anesthésiant pour éviter le bain de sang. Attila jouait du couteau avec conviction et Idi Amin utilisait ses poings comme des armes.

« Pourquoi devrions-nous t’écouter, maigre freluquet ? s’écrie le colosse noir, en s’avançant vers lui. Qui es-tu et qu’as-tu donc accompli pour oser nous donner des ordres ? »

Pour commencer à le connaitre, le Maître sait que le « nous » n’est pas collectif, mais désigne la seule personne d’Idi Amin.

« Ça recommence », pense-t-il.

Et il recule doucement vers la porte, prêt à fuir à nouveau. Mais il se heurte à quelqu’un qui le repousse vers la table. La voix susurrante de César glisse à son oreille :

« Oh, non, tu ne vas pas fuir à nouveau, cher Maître. Tu as rassemblé ici un certain nombre de personnes que tu pensais pouvoir servir ton ambition et tu ne sais pas les contrôler. Fais face à ton incompétence, maintenant. Fini de t’esquiver et de nous endormir pour résoudre les problèmes. »

Il parle en latin, comme Idi Amin parle en français, Attila dans sa langue hunique et Adolf en allemand, mais grâce au champ de traduction du TARDIS, tous se comprennent.

Avec une poigne plus puissante que ne le laisse supposer son allure fragile d’homme déjà vieux, Caius Julius oblige le Maître à s’asseoir.

 

Chapitre 3

Triste retournement de situation. Le Maître tourne en rond dans sa chambre. C’est lui qui est enfermé maintenant. César a pris le pouvoir au sein du petit groupe. C’est le plus intelligent et ses trois camarades sont trop dominés par leurs caractères mégalomaniaques, pour tenir tête à sa facilité à les flatter et à les manipuler.

« Un petit malin, ce César », songe-t-il avec une pointe d’admiration.

Ils l’ont enfermé et s’en servent comme un outil, uniquement pour les mener où ils le souhaitent. Ils ne le laissent sortir de cette pièce que pour manœuvrer le vaisseau. Les mains en battoir d’Amin Dada et le couteau d’Attila le maintiennent dans le droit chemin.

Heureusement, ils ne comprennent rien aux commandes du TARDIS. Ils ne voient que le résultat. Aussi, tout en les menant dans le lieu et le temps qu’ils désirent rejoindre, le Maître a subtilement fait quelques aménagements.
Son programme : « prendre le pouvoir sur la Terre du vingtième siècle » semble avoir l’aval des quatre chefs guerriers. Peu à peu, le TARDIS s’emplit de soldats différents : des Huns à cheval, des légionnaires et quelques cavaliers Romains, une armée complète et disciplinée de la Wehrmacht et un groupe de soldats du plus bel ébène.
***

« Que faites-vous ici ? »

Le Maître est réveillé par un glissement dans son dos. Il a la surprise de découvrir César, vêtu d’une simple tunique, couché contre lui. Le Romain a passé un bras autour de sa taille et sourit avec malice. Pour le peu d’heures de sommeil dont il a besoin, le Maître se couche toujours habillé. Surtout depuis que sa machine est envahie de combattants de toutes sortes. Il se tient ainsi prêt à toute éventualité.

Il bénit cette précaution qui lui évite un contact trop intime avec le vieux dictateur.

« Tu as beaucoup de charme dans ton genre, lui chuchote Caius Julius en resserrant sa prise sur le torse du Time Lord.

– Je ne suis pas intéressé, rétorque le Maître en détachant les doigts qui tentent de se glisser dans sa chemise, vous avez sûrement, parmi vos hommes, des soldats qui pourraient satisfaire vos besoins. »

Il se lève et rajuste sa tenue. César contourne le lit et vient se planter devant lui. Ses yeux noirs le détaillent avec gourmandise.

« Tu ne comprends pas, lui dit-il. La partie la plus importante du plaisir, c’est l’échange intellectuel. Que veux-tu que je fasse avec ces paysans lourdauds ? Ou même ces patriciens sans cervelle ? Tu es le seul à être de mon niveau ici. »

Il se frotte le menton d’un air pensif.

« Je crois même que, dans certains domaines, tu me surpasses. C’est très excitant, ajoute-t-il, avec un sourire qui redonne à son visage une jeunesse que démentent les rides et la calvitie.

– Si vous voulez discuter, je ne dis pas non, mais le reste, pas question, répond le Maître qui se demande s’il ne va pas pouvoir utiliser cette situation, qu’il n’avait pas prévu, à son avantage.

– Tu as tort, tu rates quelque chose. Une bonne discussion de philosophie ou de science quand on est comblé par le plaisir charnel, il n’y a rien de meilleur. Mais je ne te force pas, ça perd tout son charme, sinon. »

Il se dirige vers la porte. Puis se retourne juste avant de la franchir.

« Si tu changes d’avis, fais-le-moi savoir. Pour toi, je serai disponible à tout moment. »

Le Maître pousse un soupir de soulagement quand le battant se referme, aussitôt suivi par une grimace de déception quand il constate que sa lubricité n’a pas fait oublier au Romain de verrouiller derrière lui.

 

Chapitre 4

C’est la guerre !

Pas sur Terre, non. Pas comme il l’avait prévu et planifié. Enlever les quatre dictateurs de leur époque respective. Les lâcher, avec leurs troupes bien entraînées, sur toutes les parties du monde en même temps. Puis prendre le pouvoir grâce à ça, c’était son plan. Et c’est un fiasco.

Le Maître est dissimulé dans sa garde-robe parmi ses costumes noirs. C’est le seul endroit dans sa chambre, à la décoration très dépouillée, qui offre un semblant de cachette. Il a un sourire amer en songeant qu’il n’y a pas si longtemps, sa plus grande crainte était que César revienne à la charge avec sa proposition salace.

Les couloirs du TARDIS retentissent de coups de feu, de hurlements, de galopades humaines ou équines. Toujours enfermé, il ne sait pas comment cela a démarré. Mais ça fait plusieurs jours que personne n’est venu lui ouvrir, ni lui donner à manger. Il peut boire dans sa salle de bain, heureusement, mais la faim commence à le torturer.

Il se demande ce qu’il est advenu des hommes qu’il a enlevé. Sont-ils à la tête de leurs troupes, se combattant les uns les autres ? En ont-ils perdu le contrôle ? Il ne dort plus maintenant, il reste sur ses gardes tout le temps car la bataille ne s’arrête jamais.

Pire encore : aux secousses qu’il sent parfois, il sait qu’on touche aux commandes du TARDIS. Probablement pas dans l’intention de le faire fonctionner, mais sans doute au hasard. Il n’ose imaginer ce qui risque de se passer si quelqu’un appuie sur un mauvais bouton et engage une manœuvre périlleuse.

***

« Maître ! Sors de ta planque, méprisable lâche, ou je te décolle la tête à mains nues. »

La voix tonitruante d’Idi Amin retentit puissamment. La porte de la chambre du Maître vient d’être soufflée par un engin explosif. Le colosse noir enjambe les décombres de ce qui fut son mobilier et l’extirpe du placard, dont il ne reste presque rien. Il le soulève de terre par le devant de ses habits et éclate d’un rire homérique quand il voit à la fois son expression terrorisée et son visage où un petit morceau de bois s’est fiché dans la pommette juste sous l’œil.

Le tenant par le col, le géant le traîne vers la salle des commandes. Ils sont entourés de soldats africains qui tirent sur d’autres soldats. Le Maître arrive à distinguer des Romains et des Allemands mêlés, faisant le coup de feu côte à côte. D’étranges alliances semblent s’être nouées entre les divers groupes de guerriers.

Il est propulsé contre la console. Le dictateur plaque un papier devant lui :

« Tu vas nous amener là. »

Les coordonnées inscrites sur la feuille sont en Afrique. Mais le Maître a un autre projet. Il doit profiter de l’occasion qui lui est donnée, il n’en aura pas d’autres. Sous le regard attentif d’Amin Dada, il commence à manœuvrer le vaisseau. Certaines de ces manipulations sont destinées à diriger la machine vers la Terre, mais d’autres ont un but plus secret.

 

Chapitre 5

Le Docteur vient de monter dans son véhicule jaune vif. Il n’a pas remarqué l’abri de jardin qui a disparu quelques secondes plus tôt d’une des collines environnantes. Il freine précipitamment, lorsque cette cabane se matérialise sur la route à quelques mètres devant la vieille voiture.

La porte s’ouvre violemment et le Maître en surgit suivi par un nuage de fumée verdâtre. Il court, se tenant un mouchoir sur le visage, d’abord en ligne droite. Puis tournant brusquement vers sa gauche, il s’éloigne à toute vitesse sur la route.

Le Docteur le suit des yeux, ébahi. Mais son attention est bientôt requise par quelque chose de bien plus surprenant : de la porte de la cabane jaillit une foule. Des dizaines d’hommes, qui se bousculent, courent dans tous les sens, tombent, se relèvent, se dispersent partout autour de lui. De plus en plus éberlué, il reconnait des guerriers Romains, des uniformes de la Wehrmacht, des cavaliers huns et les tenues camouflage d’un groupe de soldats africains.

Il n’est pas encore revenu de son ahurissement quand un petit Asiatique à la grosse tête plate se plante devant la voiture, un poignard à la main, et lui hurle :

« Je vais tuer Maître ! Lui, un trrrrraîtrrrrre ! Où allé ? Dis-moi ou je tue aussi. »

Le Docteur jette un coup d’œil alentour. Il n’y a plus trace du Maître. Dans la fumée qui continue à se déverser, émergent toujours plus de gens qui courent. Ils toussent et tombent parfois sans se relever. Quand la nuée parvient jusqu’à lui, il comprend pourquoi. Elle est très irritante avec une forte odeur d’ammoniaque et de soufre. Le petit Asiatique qui le menaçait en est environné et s’effondre au milieu de sa harangue.

Il saute de son véhicule et s’engouffre dans les locaux de l’UNIT en criant le plus fort possible :

« Brigadier !
– Que se passe-t-il, Docteur ? questionne Alistair Lethbridge-Stewart, émergeant de son bureau.
– Vite, faites rentrer tous vos hommes, fermez toutes les issues et avertissez le reste de vos troupes de se tenir loin d’ici. »

***

« Qui est à l’origine de ce désordre et de ce massacre ? »

Le Brigadier, en compagnie du Docteur, regarde par la fenêtre le monceau d’étranges cadavres qui entourent la cabane en bois et la vieille Bessie. La fumée verte s’échappe toujours de la porte grande ouverte, mais elle est moins dense. Les différentes sortes de guerriers qui en sont sorties errent aux alentours. Des échauffourées ont lieu autour des bâtiments et dans les bois qui entourent le quartier général de l’UNIT.

« Le Maître bien sûr, qui voulez-vous que ce soit ? Cette cabane est son TARDIS.

– Mais où est-il ?

– Hum, il a fui. Par là-bas. »

Le Docteur désigne la route qui part vers l’ouest.

« Je ne sais ce qu’il cherchait à faire, mais je parie que ça a mal tourné. Par contre, il va être obligé de revenir ici, pour reprendre son vaisseau. Nous n’avons plus qu’à l’attendre. Où en sommes-nous avec les renforts ? »

Lethbridge-Stewart regarde sa montre :

« Ils ne devraient plus tarder. Récupérer tous ces gens sans trop de casse va être difficile. Ils ont tous l’air plus enragés les uns que les autres.

– Et pour les renvoyer chez eux, je vais devoir faire appel aux Seigneurs du Temps, répond le Docteur. »

Il ajoute avec une petite grimace :

« Ça me rappelle de mauvais souvenirs ! »

 

Chapitre 6

« Tu joues à cache-cache ? »

Le petit garçon se tient au dessus de lui, sur le bord du fossé boueux dans lequel il a fini par sauter pour se dissimuler et éviter les balles perdues. Les bois retentissent d’appels et de cris en plusieurs langues différentes, ainsi que de tirs de diverses armes.

« Ils font du bruit, tes copains. Vous jouez à la guerre ? »

Une rafale de mitraillette crépite dans les feuillages et une pluie de balles retombent sur lui et sur le gosse. Avec une sorte de réflexe qu’il ne s’explique pas, le Maître attrape la cheville de l’enfant, inconscient du danger, et le fait tomber dans le fossé. Puis il se glisse sous une grosse branche morte recouverte de nombreux débris végétaux en l’entrainant avec lui. C’est une parfaite cachette. Un groupe de soldats vociférant saute le trou juste à l’aplomb de leurs têtes.

« Chut, murmure-t-il au môme qui rit dans la main qu’il a plaqué sur sa bouche, ils vont nous entendre. »

« Ça fait un parfait otage pour récupérer mon TARDIS », songe-t-il pour justifier son geste à ses propres yeux.

Une heure plus tôt, il avait matérialisé l’engin près des bâtiments de l’UNIT, très peu de temps après avoir quitté les lieux, pour laisser le Docteur se débrouiller avec son chargement de guerriers. C’était une petite satisfaction morale de lui confier le soin de ce désordre, pour compenser le ratage de son plan. Puis, au moment où il ouvrait la porte pour s’enfuir, il avait inondé sa machine avec un gaz mortel de sa fabrication. Il avait ainsi réussi à s’échapper des mains du gros dictateur africain.

Maintenant il faut qu’il rentre en possession de son TARDIS et le petit garçon va l’y aider. Le plus difficile étant de regagner le vaisseau spatio-temporel sans se faire trucider par les troupes diverses qui hantent les environs.

« Tu connais UNIT ? demande-t-il au gamin.

– Bien sûr, rétorque celui-ci, il faut être idiot ou aveugle pour pas connaître. C’est des bons soldats, tu sais !

– Et toi, sais-tu comment aller là-bas sans être vu de mes … « copains » ?

– Peuh ! Facile ! Comment tu t’appelles ? ajoute-t-il en s’extirpant des branchages en rampant.

– Le Maître.

– C’est pas un nom ça ! C’est ridicule ! Il te faut un vrai nom. Pourquoi pas … Arthur ? C’est joli, Arthur, j’aime bien. Et puis c’était un grand roi, un roi légendre. Non pas légendre, lé … gen … dai … re, c’est ça légendaire. Moi, mon nom, c’est Conloach [prononcer Conleya ou Conley], ça veut dire « chef suprême ». Maman dit que ça me va bien parce que je veux toujours commander. Mais c’est difficile à dire, alors on m’appelle Coco. Tu viens, Arthur ? »

Tout en babillant à voix basse, le garçonnet, qui ne doit pas avoir plus de sept ans, s’est mis à marcher, courbé, le long du ruisselet. Le Maître le suit, lui aussi plié en deux.

Ils filent à travers bois, par des passages improbables, derrières des haies, le long de murs, sous des clôtures délabrées. Au moment où le Maître pense qu’ils sont totalement perdus, ils débouchent près des bâtiments arrière de la base. Il voit même son TARDIS à travers un étroit boyau entre deux locaux. La porte en est toujours ouverte, mais il n’y a plus de fumée qui en sort.

Seuls les soldats de l’UNIT continuent à s’affairer autour d’elle, il n’y en a pas d’autres. Plus de Romains en jupettes, d’uniformes de la Wehrmacht, ni de tenue camouflage ou de petits chevaux des Huns. Tous se sont dispersés dans les environs où ils s’affrontent toujours. Deux ambulances démarrent, emportant leur contingent de morts ou de blessés. Le Brigadier et le Docteur ne sont pas visibles. Mais ils doivent être par là, à l’intérieur des bureaux. Il va avoir besoin de Coco pour passer.

Il saisit l’enfant pas le bras :

« Tu vas venir avec moi !

– Hey ! C’est pas la peine de me faire mal ! Bien sûr que je viens, Arthur ! »

Arrachant son poignet de la main qui le tenait, il s’engage dans la trouée avec assurance. Le Maître le suit difficilement. Bien qu’il soit très mince, ce goulet le laisse à peine passer. Arrivés presque au bout, il attrape le col du garçon.

« Attends, on va leur faire une surprise ! »

Coco, tiré en arrière, pouffe.

« Tu es drôle tu sais, Arthur ! Je m’ennuyais cet après-midi. Je suis bien content de t’avoir rencontré.

– Moi aussi ! » grommelle le Maître entre ses dents.

Ils sortent tous les deux, l’un derrière et tenant fermement l’autre par le cou. Ils sont à mi-chemin de son TARDIS quand, enfin, un des soldats les remarque.

« Hé, s’écrie-t-il, pas de civils dans l’enceinte de la base ! Comment êtes vous entrés ?

– Je suis le Maître et vous devez m’obéir, les apostrophe-t-il d’une voix forte pour bien se faire entendre de tout le monde, laissez moi passer ou je brise la nuque du gamin ! »

 

Chapitre 7

« Oh, bon sang ! »

Le Docteur a entendu la harangue du Maître et regarde par la vitre. Il le voit avancer vers sa machine avec son otage. L’enfant doit avoir six ou sept ans. Il a des cheveux noirs et raides qui entourent son visage rond aux grands yeux bleus. Il n’a pas l’air effrayé du tout. Plutôt amusé. Il ne semble pas comprendre le danger que représente l’homme derrière lui.

Sortant du bureau du Brigadier par la fenêtre, le Docteur interpelle le Maître :

« Laisse-le aller. Je suis sûr que tu ne veux pas faire ça !

– Parierais-tu dessus, Docteur ? »

La voix ironique est pleine d’assurance, mais le Docteur, qui le connait bien, a vu une lueur d’hésitation dans son regard. Cependant il préfère ne pas tenter quelque chose. Impuissant, il regarde le Maître rentrer dans son TARDIS. Juste avant d’en refermer la porte, il rejette violemment l’enfant qui tombe sur les fesses.

Le bruit de la dématérialisation commence à s’élever et le Docteur se précipite pour récupérer le petit garçon, quand il voit celui-ci se relever d’un bond, rouvrir la porte et s’engouffrer dans le vaisseau. L’engin disparait.

« Il s’est passé quoi exactement ? demande le Brigadier. Pourquoi s’est-il encombré de ce gosse ? Que compte-t-il en faire ?

– Je ne suis pas bien sûr, répond le Docteur, perplexe, mais il me semble que c’est le garçon qui est entré volontairement. »

***

Le Maître est trop occupé à démarrer son TARDIS et à s’éloigner le plus rapidement possible de la Terre pour remarquer tout de suite qu’il n’est pas seul dans la salle de commandes. L’odeur du gaz est encore un peu sensible et irrite le nez et les yeux. Il entend une petite toux et une voix enfantine :

« Ça sent pas bon chez toi ! Mais c’est sympa, c’est grand ! »

Le polisson court vers les sorties internes de la pièce et sa voix se perd rapidement dans le couloir :

« Oh, c’est très grand, c’est super pour jouer à cache-cache. C’est toi qui t’y colle en premier, Arthur ! Compte jusqu’à cent !

– Coco ! Reviens ! On ne joue plus ! »

Le Maître donne un coup de poing rageur sur la console. Ce gamin va tout gâcher ! Il avait réussi à s’en sortir et à apporter des ennuis au Docteur. Ils vont mettre un temps fou à récupérer tous les soldats et certainement pas sans problèmes. Mais que va-t-il faire de ce gosse ?

Le jeter dans l’espace est la solution la plus simple. Encore faut-il pouvoir l’attraper ! Il stabilise le TARDIS dans le vortex et part à la recherche du bambin.

 

Chapitre 8

La porte est grande ouverte sur les étoiles. Il tient Coco par les épaules et s’apprête à le pousser dans le vide de l’espace. La galopade pour le rattraper avait durée plus d’une heure et il avait dû le chercher et subir ses cris de joie quand il avait enfin réussi à le dénicher dans une des salles de bain. Le petit garçon avait été trahi par le tas de serviettes qu’il avait enlevé d’un placard pour pouvoir s’y dissimuler.

« Oh, comme c’est beau, s’écrie l’enfant. Regarde là-bas, ajoute-t-il en tendant un bras vers une galaxie lointaine, on dirait un soleil qui tourne. Un soleil avec des cheveux. Qu’est-ce que c’est ? » questionne-t-il, en levant son visage confiant vers le Maître.

Il serre les mains sur les épaules du petit garçon et se répète :

« Jette-le dehors ! Que vas-tu faire de lui, sinon ? Pas question de retourner sur Terre pour le ramener !

Pourtant, il s’entend répondre :

« C’est une galaxie spirale, un groupement d’étoiles qui tournent toutes ensembles autour d’un axe, comme la Terre tourne sur elle-même autour de son axe.

– Ah, oui, la Terre, je connais. C’est le pôle Nord le naxe. Et ça là-bas ? C’est de toutes les couleurs, c’est super joli aussi !

– Un amas d’étoiles également, mais d’une forme différente, une galaxie spirale en train de se créer. »

« Qu’est-ce que je raconte ? Jette-le dehors ! » pense-t-il.

« Oh, zut ! » fait-il à voix haute. Il repousse l’enfant vers l’intérieur de la pièce et referme la porte.

Celui-ci se jette contre lui et l’entoure de ses petits bras :

« Comme j’ai eu de la chance de te rencontrer ! Qu’est-ce que je m’amuse ! Maman n’en reviendra pas quand je lui raconterais tout ça ! »

Il s’accroupit en face du gamin et lui dit :

« Tu ne racontes rien à personne, d’accord ? Pas à maman et même pas à ton meilleur copain.

– J’ai pas de meilleur copain. Ils sont tous trop idiots et trop nuls.

– Ah, oui ? Tiens, ça me rappelle quelqu’un, ajoute-t-il avec amertume.

– Je dirais rien, si tu veux pas. Je sais garder un secret. Bouche cousue ! »

Il fait le geste de refermer sa bouche avec une fermeture éclair.

***

« Difficile de tuer un gosse de sang froid, n’est-ce pas ? Plus difficile que d’envoyer une fumée mortelle se charger du travail ! »

Le Maître sursaute et se relève. Appuyé à la console, César le regarde, les bras croisés.

« Comment …

– … j’ai réussi à m’en sortir ? » l’interrompt le Romain.

Il montre ses mains et ses avant-bras rouges et couverts de cloques :

« Pas sans dégâts, avoue-t-il. Quand j’ai senti l’odeur de ton poison, j’ai compris qu’essayer de fuir vers l’extérieur était une mauvaise idée. Au contraire, je me suis enfoncé plus avant dans les entrailles de ta machine. Et j’ai eu la chance de découvrir la piscine. Je suis resté sous l’eau autant que je pouvais et quand il fallait que je respire, je me protégeais le visage de ma toge mouillée. Il n’y a que mes bras qui tenaient le tissu qui sont entrés en contact avec ton fluide. »

Il tousse.

« J’en ai quand même un peu pris dans les poumons, mais ça ira, je suis solide. »

Il ajoute, toujours souriant, le regard plein d’ironie :

« Te voila bien embarrassé ! Tu voulais des chefs pour faire ta guerre et tirer les marrons du feu à ta place. Et que te reste-t-il sur les bras ? Un vieillard et un bambin. Que vas-tu donc en faire, puisque tu n’as pas le courage de les éliminer ?

– J’ai faim ! » intervient Coco, en glissant sa menotte dans la main « d’Arthur ».

Le Maître se rend compte que lui aussi est affamé. Ces dernières heures ont été trop chargées en évènements pour qu’il se préoccupe de son estomac, mais cela fait plusieurs jours qu’il n’a pas mangé.

Ils se retrouvent tous les trois dans la cuisine où la machine leur délivre le repas qu’ils souhaitent. Il avale un plat de Gallifrey à base d’un légume rouge qui ressemble à une pomme de terre mâtinée d’un artichaut. Caius Julius déguste une bouillie de blé, salée au garum et parsemée de petits morceaux de poisson séché. Le petit garçon engloutit deux énormes tartines dégoulinantes de miel avec un grand bol de lait.

« Après cha, hon choue à quoi ? demande-t-il, la bouche pleine.

– Après ça, tu rentres chez toi, on a assez joué.

– Oh ? D’accord ! Mais tu promets de revenir demain ? Tu m’emmèneras encore voir les kalaxies psirales et les mamas d’étoiles ?

– Heu … »

Il sent le regard aigu de César sur lui. Il lève la tête et affronte la lueur sarcastique dans les yeux noirs.

« Non, je ne pourrais pas revenir », répond-il à l’enfant.

Puis il ajoute, fixant toujours le visage du Romain :

« Ni demain, ni un autre jour.

– Tu as trop de choses à faire ? Les grands ont toujours trop de choses à faire et les autres enfants sont ennuyeux. »

Puis il hausse les épaules, les yeux légèrement humides.

« Bah, tant pis ! »

 

Epilogue

Il dépose Coco quasiment à l’endroit où ils se sont rencontrés. C’est le même jour, presque à la nuit et les bois sont maintenant silencieux et vides de toute présence guerrière. L’UNIT a bien fait son travail.

Le petit garçon déclare avant de s’éloigner sans se retourner :

« C’était un après-midi vachement bien ! Je m’en souviendrais tout le temps ! Au revoir Arthur, ajoute-t-il, après une hésitation, fais attention aux méchants, c’est ce que maman me dit toujours. »

***

Maintenant il est avec César dans une petite rue de Rome. Son TARDIS a pris l’aspect d’une colonne sur la façade d’une maison.

« Tu n’as pas changé d’avis sur ce que je t’ai proposé l’autre jour ? demande le vieux dictateur, l’œil toujours allumé d’un feu lascif.

– Non !

– Dommage, encore une fois. J’ai rarement l’occasion de tomber sur un esprit qui vaut le mien. »

Il le regarde un long moment avant d’ajouter :

« Ton ambition est démesurée ! Ça je peux le comprendre. Mais tu ne réussiras jamais parce que tu es trop brouillon et que tu ne mesures pas les conséquences de tes actes.

– Dites donc … » s’insurge le Maître.

Il ne peut terminer sa phrase. Le Romain l’attrape par la nuque, l’attire à lui et l’embrasse sur la bouche. Puis il se détourne et s’en va le long de la ruelle en agitant une main en l’air en guise d’adieu.

Le Maître essuie ses lèvres du bout des doigts. Il a eu la tentation de le rappeler pour lui dire quelque chose, mais ne l’a pas fait. On est à quelques jours des Ides de Mars en l’an 44 avant Jésus Christ.

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Le Docteur et un Personnage Historique

Le résultat du vote est sans appel. À une très grosse majorité, vous avez souhaité un Artisons historique. Le Docteur a déjà rencontré un certain nombre de femmes et d’hommes célèbres de l’Histoire de la Terre, mais il en reste tant à découvrir. Justement, il y a celle ou celui avec la.lequel.le vous auriez bien aimé le voir se confronter. Cet Artisons est l’occasion de réunir le Docteur (classique) que vous souhaitez avec votre personnage historique préféré (ou celle.celui que vous détestez le plus).

À vos claviers, crayons, pinceaux, logiciels de photomontage ou autres !

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Vous avez jusqu’au lundi 24 octobre et vous devez envoyer votre participation à umanimo@live.fr

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Spécial Anniversaire Pepperp… heu Pauline

Le 22 septembre… il parait qu’il y a un anniversaire ce jour-là. Alors, on a rassemblé quelques trucs et on les a posé là.

(cliquez sur les images pour les voir en plus grand)

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 Flavichou Bacca

Introducing The New Doctor As…

C’était l’effervescence dans les bureaux du Mirror. Stan qui arrivait (une fois encore dirait le rédacteur en chef) en retard se demandait ce qu’il pouvait encore se passer. Alors que Miranda courrait dans le couloir à une vitesse dépassant l’entendement, compte tenu du fait que nous étions un lundi matin à 8h24, il en profita pour lui hurler :

« Mais qu’est-ce qu’il se passe bon dieu ? ». Ce à quoi elle lui répondit seulement :

« REUNION ? 9H, DOCTOR WHO ! »

Doctor Who ? Mais bien sûr, Doctor Who ! Dès qu’il y avait de l’animation comme cela, c’était toujours Doctor Who ! Cette série était définitivement du pain béni car la BBC n’avait pas prévu de l’arrêter malgré des audiences de plus en plus dérisoires. Stan était persuadé que la chaîne continuait de commander des saisons déjà car les produits se vendaient toujours aussi bien, mais surtout car la direction était terrifiée par le fandom. Ceci dit, il y avait de quoi ! Il n’y a qu’à revoir les horribles images du précédent directeur des programmes de la BBC, pris pour cible par toute une horde de fan de Sherlock à l’annonce de la fin de la série !

Bref, ceci étant, Stan se rendit vers la salle de réunion. Le rédacteur en chef arriva échevelé et se mit à parler à toute vitesse :

-Bon, les gars, Chibnail est sur le départ. Et son docteur s’en irait avec lui. Un quatorzième docteur serait en passe d’être casté. Enfin, ce serait plutôt un nouveau showrunner qui emmènerait son petit protégé avec lui dans le rôle du docteur. Il semblerait que le départ de Chibnail soit dû à une dispute avec la BBC. C’est encore peu clair. Je veux une équipe qui enquête sur le départ de Chibnail, une autre sur le nouveau showrunner et le nouveau docteur !

-Mais monsieur, osa Stan, quelles sont vos sources ?

-Mes.. SOURCES ? Quelles sources ? Qui a besoin de source pour faire du journalisme ? Bon… Enfin… Un tweet !

Les équipes allaient toutes les deux partir en quête d’informations quand Stan, vissé sur sa TL Twitter, dit très fort :

« Ok. Ce n’est plus la peine de chercher. L’annonce officielle a été, hélas, plus rapide que nous. Et le nouveau docteur a été révélé. Mais… C’est qui celui-là ? Jamais entendu parler de cet acteur… »

Il montra alors l’écran de son portable à ses collègues, qui découvrirent avec étonnement la photo dévoilée par le compte Doctor Who :

Il fallut attendre quelques semaines de plus pour avoir de nouvelles informations sur ce nouveau docteur, français, semblait-il. Le nouveau showrunner était une showrunneuse au final, une certaine Pauline. Cette dernière fit d’ailleurs une conférence de presse où elle annonça que le choix de Kev Adams était tout naturel pour elle, et qu’elle n’avait jamais envisagé quelqu’un d’autre pour le rôle. Son contrat avait été négocié avec la BBC en accord avec le fait que le rôle du docteur échouerait à ce dernier. Cette Pauline semblait très étrange, et les déclarations qu’elle fit ce jour-là n’allait pas rassurer les fans puisque cette dernière expliqua sa volonté de revenir aux classics, voulant faire revenir tous les acteurs encore en vie ayant joué des compagnons sous les 7 premiers docteurs, malgré leur grand âge, mais surtout elle voulait faire des Zarbis les adversaires principaux de ce nouveau docteur. « Comment ne pas aimer les Zarbis, dit-elle. Ils sont charismatiques, beaux, intenses. Je ne voudrais pas trop en dévoiler sur les grands plans que j’ai pour le futur de la série, mais il se pourrait que ces malicieux Zarbis aient la possibilité de concocter un complot contre le docteur à l’aide des non moins délicieux Chumblies ! »

Stan, en écrivant l’article résumant ces déclarations, ne le savait pas encore mais cela allait signer la fin de la série. Après une seule saison aux audiences négatives, Doctor Who s’achèvera, Pauline et Kev conspués. Big Finish fermera également ses portes après une volonté de faire une série sur ce quatorzième docteur, mais dû déposer le bilan devant le stock invendu. Pauline, a qui nous souhaitons toutefois un excellent anniversaire, sera bien connue de tous pour être la personnalité la plus controversée et détestée du monde de Doctor Who, devant Steven Moffat et John Nathan Turner.

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Florent et Laureline

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Johannes

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Lise Hamaide

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Marie Devigne

C’était gluant, infect et repoussant, mais Susan trouvait ça absolument « Blobby-Blobby ». La petite créature la regardait de son œil torve, et ça l’attendrissait. Elle lui lançait une balle et il l’attrapait pour la crever.

« Diiiis grand-père, on peut le garder ? On peut le garder, dis, dis, dis ?

– Certainement pas, chère enfant ! Vous avez vu cette chose ? Il peut à peine se déplacer, et l’odeur…

– Je lui créerais une petite unité ambulatoire ! »

Le Docteur regarda au loin, vers le TARDIS. Il ne redécollerait pas tout de suite, de toute manière. Il se demandait si un peu de stabilité ne ferait pas du bien à la jeune fille, car pour qu’elle se prenne d’amitié pour une telle horreur…

« Bricole-lui quelque chose, mais n’abime pas mes outils, j’en ai besoin pour quelques réglages…

– Ooooh, grand-père ! »

Elle lui sauta au cou.

Enfin tranquille, le Time Lord à l’apparence vénérable put se mettre au travail sur la console. Il ne fit pas attention à sa petite fille, mais il était heureux de retrouver tous ses outils à la fin de la journée.

« Tadaaaa ! » s’écria Susan, fière de sa réalisation.

Le Docteur baissa le regard sur la créature.

« J’ai utilisé une voiture téléguidée, surmonté de tôle…

– On dirait une poivrière.

– Et les boites d’œufs c’est pour décorer !

– Très joli. Très joli, ma petite Susan.

– C’est dommage que Blobby ne l’aime pas, il ne veut pas y entrer.

– Oh, tiens ? On va avoir du mal à le prendre avec nous, dans ce cas. »

Susan eu un regard triste. « Dans un sens, il vaut mieux qu’il reste avec les siens, au lieu d’errer dans le temps et l’espace… » Elle stoppa un instant, et repris en murmurant : « Comme nous. »

Le Docteur tapota son épaule pour la consoler. « Dès que nous atterrirons dans un temps et un lieu hospitalier, je te promets qu’on y restera quelques temps. Tu pourras te faire des amis.

– C’est vrais grand-père ! Oh, merci, merci ! »

Elle agita la main pour dire au revoir à Blobby, qui agita péniblement un tentacule en réponse, puis repartis bras-dessus, bras-dessous avec son si mystérieux grand-père.

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Marie Valerio

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Umanimo

uma

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That’s all folks!

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